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Claude Seban (Traducteur)
ISBN : 225311426X
Éditeur : Le Livre de Poche (15/11/2006)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Anellia a toujours vécu envers et contre. Fille de rien, elle trompe le destin en intégrant l'université. Intellectuelle brillante, elle renvoie ses camarades à leur médiocrité et à leur ambition risible de trouver un mari. Mais sa rencontre avec Vernon Matheius, un étudiant noir qui tient tête au professeur et aux insultes racistes fusant dans l'amphithéâtre, lui fera lever un tabou beaucoup plus grand.
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  04 décembre 2017
Avec Je vous emmène, Joyce Carol Oates nous transporte sur un campus universitaire de Nouvelle-Angleterre du début des années 1960. Époque riche en événements divers et en évolution de la société. La narratrice, brillante lycéenne qui a fini majeure de sa promotion, a décroché une bourse pour intégrer la faculté de philosophie de Syracuse. Entre rappel de son passé/passif familial et péripéties estudiantines, elle nous livre introspections et réflexions d'ordre philosophiques sur la vie, sur les hommes, sur la vérité, ... Bref, une jeune fille qui se pose beaucoup de questions et se veut pur esprit.
Son récit nous permet d'entrer dans l'une de ces fameuses sororités de campus, la Kappa Gama Pi en l'occurrence. Et bien, sous la plume de Mme Oates comme sous celle d'autres auteurs, fraternités et sororités ne font pas rêver! L'auteure dépeint un monde faux, glaçant et hypocrite. Des filles se prétendant d'une distinction incommensurable et finissant dans une flaque de vomi après être passé sous un nombre qui lui reste inconnu de garçons... Quoique ayant opté pour l'étude de la philosophie, on a envie de citer Molière à la narratrice: qu'allait-elle faire dans cette galère? Maudite galère!
En plus d'être déjà hors norme dans sa façon d'être, trop sérieuse, trop réfléchie, trop intellectuelle pour ses "soeurs", la jeune femme noue une liaison amoureuse avec un doctorant noir. Les luttes pour les droits civiques, la fin de la ségrégation et l'égalité Noirs-Blancs font de plus en plus de bruit dans cette Amérique des sixties, celle de Kennedy et d'un vent du renouveau. Vent qui se heurte trop souvent avec violence à la haine et aux préjugés raciaux, aux tenants de la suprématie blanche, à une bourgeoisie protestante puritaine, ... Malgré les avancées, il n'est qu'à voir les actualités américaines pour se rendre compte que le débat et le combat continuent. D'autant plus depuis l'élection de Trump à la tête du pays.
Le contexte socio-historique du roman est donc très dense et source de complications pour la narratrice. Comme toujours, l'écriture est nette, précise et incisive. Je reconnais néanmoins que Je vous emmène est d'un accès nettement plus ardu que d'autres ouvrages de JCO. On n'y entre pas comme ça et le plaisir de lecture nécessite quelques efforts. Sans pour autant tomber dans l'élitisme. Cette difficulté tient en partie aux réflexions philosophiques qui parcourent un récit émaillé de citations des augustes penseurs occidentaux tels que Spinoza, Wittgenstein ou encore Nietzsche. L'auteure sait heureusement mesure garder et je n'ai pas trouvé le tout indigeste. Juste un peu moins accessible. Mais le résultat, passionnant, âpre et éclairant, en vaut la peine.
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sabine59
  08 novembre 2016
Comme dans tous ses romans ,cette romancière géniale nous emmène effectivement, et nous nous laissons entraîner sans aucune hésitation...
Ce livre passionnant, au ton mordant, à l'humour bien trempé, nous fait découvrir les campus universitaires américains des années 60, avec leurs codes sociaux, leurs conventions bien établies et étroites, sous une apparence trompeuse de liberté et d'indépendance.Il s'y passe, des choses, au sein de ces " sororités"...
Le roman donne le point de vue- et c'est là son originalité- d'une jeune fille différente, peinant à se fondre dans la masse étudiante.Décrivant son " bizutage", elle avoue: " Ma cérémonie d'initiation se déroula dans un brouillard d'anxiété et de vertige teinté de nausée(...) Pourquoi suis-je ici ?"
Et elle va définitivement rompre avec l'univers bien-pensant et raciste ( la ségrégation raciale sévissait pleinement à l'époque, rien n'a changé d'ailleurs...) de cette jeunesse dorée et frivole, où l'on tolérait que les jeunes femmes fassent quelques études en attendant de se marier et de rester bien sagement dans leur foyer .Car elle va tomber amoureuse de Vernor , un étudiant noir...
J'ai beaucoup aimé la narratrice, son originalité, sa façon de se dissocier courageusement de l'hypocrisie sociale et d'aller vers son destin, même s'il lui faudra traverser la douleur et l'isolement.Et elle vit les choses avec une bonne dose d'humour et d'auto-dérision." J'avais détruit Anellia, cette terrible sotte", dira-t-elle d'elle -même , au terme de sa relation avec Vernor. C'est un drame familial qui sera pour elle l'issue.Et la conduira à la maturité.
Un voyage bien prenant, corrosif et sensible à la fois.

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Eve-Yeshe
  01 juillet 2017
L'auteure raconte trois épisodes distincts mais rapprochés de la vie de son héroïne dont on ne saura jamais le prénom: la « mère » de la sororité l'appelle Mary-Alice, Vernor l'appelle Anellia et à la fin, son identité se résume à être la fille de de son père…
L'histoire familiale est particulière: la mère de l'héroïne est morte peu après sa naissance, elle a eu trois fils, et eu du mal à arriver à avoir une quatrième grossesse: pour le père et les frères, c'est à cause d'elle que la mère est morte. On rajoute à cela les parents du père (émigrés allemands très croyants) qui se comportent de manière odieuse… le père est alcoolique est disparaît régulièrement, on finit par le croire mort.
J'en retiens une belle description du milieu étudiant des années soixante, avec une jeune femme qui accède au campus via une bourse d'études et veut absolument intégrer une de ses maisons bourgeoises qu'on nomme les « sororités »: il s'agit de la Kappa Gamma Pi, pour accéder à un autre milieu, trouver une famille de substitution, la sienne étant tellement défaillante. En fait, elle a été acceptée parce que les autres filles comptaient sur elle pour leurs dissertations. Beaucoup de beuveries….
Elle est étudiante en philosophie, brillante, mais un peu dérangée car seuls comptent la pensée, l'esprit, avec des références multiples (Spinoza, Kant, Descartes, Nietzsche…) et ce au détriment du corps qu'elle néglige totalement, se privant de nourriture, faisant les poubelles, s'habillant de vêtements d'occasion qui ne sont pas à sa taille… Une dichotomie corps esprit inquiétante qui fait craindre le pire pour sa santé mentale…
« J'en vins à considérer mon corps comme invisible; un corps à cacher sous de vêtements; un corps qui se défiait sans cesse d'être vu, défini; un corps dont mes frères et les autres hommes ne pouvaient se moquer puisqu'ils ne pouvaient pas le voir, un corps dont, pensais-je, les grands philosophes morts que je révérais ne se détourneraient pas avec dégoût. Un corps au service de l'Esprit. » P 141
Dans la deuxième partie, l'auteure raconte son histoire d'amour avec un doctorant en philosophie, extrêmement brillant, noir ce qui en pleine période de haine raciale lui vaut l'étiquette de « négrophile » : mais amour à sens unique car elle est ce qu'il veut qu'elle soit, probablement même ce qu'elle pense qu'il veut qu'elle soit et elle accepte qu'il la maltraite psychologiquement…
« Car ce qui rend heureux celui que nous aimons nous rend heureux; et, inversement; sinon l'univers serait un néant, un encrier sans fond. » P 262
Toujours, elle leur trouvera des excuses qu'il s'agisse de son père, ses frères, ses compagnes de sororité, Vernor et d'autres encore, car elle se sent fautive, coupable, à la recherche de l'amour des autres.
Je suis incapable de dire si j'ai vraiment aimé ce roman : il décrit très bien, le racisme, les émeutes raciales qui commencent, les réactions des autres lorsque Vernor et elle s'affichent en public, la situation des femmes qui font des études pour pouvoir trouver un bon mari et regarde avec dédain celles qui sont issues d'un milieu social moins favorisé… mais, les références philosophiques qui me plaisaient beaucoup au départ ont fini par devenir pesantes.
Je vais lire un autre roman de Joyce Carol Oates pour ne pas rester sur ce sentiment mitigé.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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LiliGalipette
  29 novembre 2014
Début des années soixante. Orpheline de mère, mal aimée de son père, de ses frères et de ses grands-parents, la narratrice postule pour intégrer une sororité universitaire, la Kappa Gamma Pi. Elle espère ainsi éteindre son sentiment de solitude en se choisissant des soeurs. Admise par la Kappa, elle ne trouve cependant jamais sa place et met bien longtemps à comprendre qu'elle n'a été acceptée qu'en raison de son excellent niveau scolaire et des avantages que ses consoeurs pensaient en tirer. « Mes soeurs Kappa me fascinaient comme des rapaces géants au plumage bariolé fascinent un petit oiseau chanteur caché dans les buissons. Ou qui essaie de se cacher dans les buissons. » (p. 84) Méprisée par la sororité, la jeune fille tombe dans une sombre dépression dont elle sort in extremis.
Voilà qu'elle rencontre Vernor Matheius, doctorant en philosophie à l'intelligence flamboyante et au pessimisme étourdissant. Et Vernor est noir, dans une Amérique où la ségrégation n'a pas tout à fait fini de faire des ravages. « Je n'aurais pas isolé la négritude de ses autres qualités. Certes, c'était un fait de son être. La première chose qui frappait l'oeil, mais ce n'était pas un fait définissant ni définitif. » (p. 173) Vernor est indépendant, solitaire, parfois brutal. Bien qu'amants, les deux jeunes gens ne forment jamais un couple et la jeune fille s'épuise dans un amour dévorant et non payé de retour.
Finalement, elle retrouve son père mourant, défiguré par une cruelle maladie. Sur le lit d'agonie de cet homme dont elle pensait ne pas être aimée, elle déverse des torrents de larmes et de phrases réconfortantes.
Le roman se compose donc de trois parties totalement déconnectées les unes des autres. Une fois l'épisode Kappa terminé, on passa à l'épisode Vernor, puis à l'épisode Papa. L'ellipse confine ici à l'incohérence et le flou artistique n'est en fait qu'un épais brouillard. Dans chaque partie, la jeune fille est présentée comme une personne au bord du gouffre : on ne sait jamais vraiment comment elle reprend pied, ni comment elle échappe au traumatisme des évènements passés. Elle passe simplement à autre chose. Il semble que l'auteure ait voulu aborder trop de sujets pour un texte aussi court : la ségrégation, l'université, la féminité, la sexualité, l'amour, le rapport au père, tout cela se télescope sans se rencontrer et sans s'accorder.
Les personnages sont caricaturaux jusqu'à l'écoeurement. Les filles sont Kappa sont superficielles, trop maquillées, vulgaires et furieusement en quête d'un époux au mépris de leurs études. Vernor est un intellectuel tourmenté au passé lourd. Mais la palme du ridicule revient à la narratrice, personnage misérable, pauvre, fatigué, toujours affamé et mal fagoté. À trop vouloir attirer la sympathie sur son héroïne, l'auteure nous fait verser dans un apitoiement excessif parfaitement pathétique et contre-productif. Comment s'attacher à la jeune fille alors qu'elle s'entête à se frotter à des univers qui la malmènent et à des personnes qui la blessent ? La dernière partie fait déborder la coupe du pathos : les retrouvailles entre le père et la fille ne sont qu'une enfilade de clichés qui n'ont plus rien de littéraire depuis des siècles.
Le texte est émaillé de citations et de références philosophiques puisque – évidemment – la jeune fille étudie la philosophie, n'est préoccupée que de la vie de l'esprit et méprise son corps et ses sensations. À plusieurs reprises, il est dit d'elle qu'elle est trop intelligente pour son bien : cette affirmation me laisse profondément dubitative tant il me semble que ce personnage est condamné à revenir sans cesse sur les mêmes chemins accidentés. Certes, la narratrice raconte son histoire a posteriori et l'on peut donc supposer qu'elle a fini par s'en sortir, mais la dernière phrase révèle un interlocuteur parfaitement absent du reste du texte, à peine annoncé dans le titre. Qui est ce personnage ? Pourquoi l'héroïne lui raconte-t-elle sa triste histoire ?
Dernière question, et non des moindres. On ne sait pas comment s'appelle la narratrice. Trois prénoms sont utilisés au fil du récit, mais ce ne sont pas les siens. On sait vaguement que son prénom est banal, mais il n'est jamais cité. Pourquoi un tel flou sur l'identité du protagoniste ? Cela n'apporte qu'un supplément de pathétique à un personnage déjà bien difficile à cerner. Faut-il partir du présupposé que, le récit s'adressant finalement à un interlocuteur proche de la narratrice, il est inutile de mentionner un prénom qui est de toute façon connu ? C'est un procédé bien compliqué et qui n'apporte rien de significatif au récit.
L'ennui et l'agacement ont ponctué ma lecture. Joyce Carol Oates est capable de tellement mieux, comme elle l'a prouvé avec Mon coeur mis à nu, roman-fleuve qui pouvait se permettre d'aborder une foule de sujets au vu de sa densité. Mais pour rester dans le monde universitaire, Délicieuses pourritures ou Fille noire, fille blanche abordaient bien mieux les figures féminines du milieu de siècle. Bref, un roman sur deux, Joyce Carol Oates me déçoit. Il ne reste qu'à espérer que ma prochaine lecture de cette auteure sera meilleure.
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Bazart
  01 octobre 2017
Joyce Carol Oates publie un texte magnifique intitulé Paysage perdu aux éditions Philippe Rey qui parait ce 5 octobre 2017, avec un mélange d'honnêteté brute et d'intuition poignante Joyce Carol Oates revient sur ses années d'enfance et d'adolescence.
On en reparle prochainement, mais auparavant , on vous dit un petit mot sur "je vous emmène", un autre de ses romans, écrit il y a maintenant une quinzaine d'années, mais qu'on a lu en poche chez Points cet été.
Dans un récit qui s'inspire aussi pas mal de ses propres souvenirs, la narratrice nous raconte ses jeunes années, pendant plusieurs périodes distinctes de sa vie.
Une chronique de la vie d'un campus américain, ou l'on suit une jeune femme pas comme les autres suivre des études supérieures dans une société estudiantine qui n'est pas la sienne (avec le cercle des sororités et celle de Kappa Gamma Pi, qu'elle intègre particulièrement rigoureux) .
Elève boursière, elle intègre une maison où les jeunes filles viennent de familles aisées et dont le rêve est de trouver un bon parti.
Puis elle va s'éprendre d'un étudiant noir Vernor Matheius, étudiant torturé au cours d'un amour tumultueux pris dans la tourmente alors que la ségrégation raciale bat son plein , avec le mépris, la discrimination, et les humiliations que les moins aisés traversent au quotidien.
Tout autant quête identitaire, reflexion philosophique sur le monde, qu'histoire d'amour impossible, Joyce Carol Oates prouve une nouvelle fois à quel point elle maitrise parfaitement l'analyse psychologique et le portrait d'un personnage aussi complexe qu'insaissisable et toujours, comme dans tous ses romans, la peinture d'une Amérique en proie à ses contradictions, ses préjugés et son hypocrisie, dans laquelle les inégalités sociales et raciales sont criantes.
Un grand roman comme tous les romans de cette incroyable romancière.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   03 décembre 2017
Si souvent à Syracuse, le ciel était couvert, menaçant, comme lourd de secrets, de passions tues. Les nuages n'avaient jamais les deux dimensions des paysages peints, ils étaient amoncelés, massifs, boursouflés, tumescents, grêlés, troués, crevassés et bouillonnants, rarement blancs, rarement d'une seule couleur, mais d'une infinie variété de gris, gris foncé, gris pastel, gris meurtri, gris fer, gris violet, traversés d'une lumière solaire à l'avance mystérieuse et à la disparition brutale. La pluie tombait, ou venait de tomber, et tout était glissant, mouillé, brillant, lavé; maussade, renfrogné; ou étincelant d'optimisme, d'espoir.
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Eve-YesheEve-Yeshe   04 juillet 2017
La grande question qui sous-tend tout questionnement philosophique s’appliquait au mystère de ma conception et de ma naissance. Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? « Cela aurait été si facile de ne jamais naître. P 40
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kuroinekokuroineko   04 décembre 2017
Car telle est la façon de faire de la philosophie : réduire l'existence à de pitoyables lambeaux, ou l'enfler jusqu'à lui donner des proportions gigantesques et étouffantes. Dans l'un et l'autre cas, l'existence devient méconnaissable.
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Eve-YesheEve-Yeshe   01 juillet 2017
Ils me détestaient d’être née; par ma naissance, j’avais causé la mort de notre mère; ils voyaient toutefois que je n’étais qu’une petite fille; je n’étais pas une ennemie digne d’eux. P 33
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kuroinekokuroineko   03 décembre 2017
Étudier la philosophie, c'est étudier l'esprit humain. Bien que les philosophes prétendent étudier la "réalité", le "monde", l'"univers", "Dieu". Et pourtant, étudier l'esprit humain de près, sonder son propre esprit, ses propres motivations, c'est être totalement dérouté.
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Videos de Joyce Carol Oates (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Carol Oates
Direction Princeton, dans le New Jersey, à la rencontre de la poétesse, romancière et dramaturge Joyce Carol Oates. Elle signe un roman magistral sur les menaces qui planent aujourd?hui : violences faites aux femmes, avortement ou le poids de la religion... Fresque sur les travers de l?humanité, "Un livre de martyrs américains" est publié aux éditions Philippe Rey.
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