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EAN : 9782752903976
266 pages
Éditeur : Phébus (14/05/2009)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Imaginez des chemins à la verdure luxuriante, des vignobles aux cépages prestigieux, des brumes matinales flottant autour de nobles châteaux, un fleuve majestueux. Et comme Bernard Ollivier, partez pour une odyssée hors du commun : 1000 kilomètres en six semaines sur les bords de Loire, du mont Gerbier-de-Jonc jusqu'à Nantes. A pied tout d'abord, puis vogue la galère ! troquez vos godillots contre un canoë. Vous découvrirez que l'aventure n'est pas toujours à l'autr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
NathalC
  13 juin 2019
Bernard Ollivier est un auteur qui est dans ma PAL depuis bien longtemps, avec son aventure de marche sur la route de la soie.
Et pourtant, c'est sur la Loire que je le découvre.
Une aventure de quelques semaines (mais qu'est-ce donc par rapport à cette route de la soie pour cet homme !!) qui lui permet de suivre la Loire de sa source, au Mont Jerbier de Jonc, à Nantes. Au total 6 semaines, au total 1 000 km, à pied et en canoë.
Cet aventurier a 70 ans lorsqu'il se lance dans cette aventure. On y découvre l'homme, ses réflexions au fil de l'eau, au fil des jours, au fils des rencontres, au fil des difficultés rencontrées, au fil de la météo pluvieuse aussi…
J'avoue avoir été frustrée par moment… Et oui, Monsieur Ollivier, j'aurai aimé, tout comme vous, m'arrêter plus longtemps, observer cette Loire sauvage, avoir plus de ressentis par rapport aux rencontres fortuites !!!
Autre chose m'a manqué : quelques jolies photos souvenirs de ce périple ligérien !!
Mais aussi quel plaisir de découvrir qu'on découvre encore, à 70 ans, une nouvelle activité (ici, le canoë !!), qu'on se lance dans une aventure à bras le corps, qu'on ne se laisse pas rattraper par l'âge, qu'on prend plaisir à cette vie de rencontres, de découvertes, de surprises…
Et qu'il est vrai que l'aventure ne se situe pas à l'autre bout du monde, mais parfois à notre porte, car comme le dit si bien cet homme, l'aventure est dans le regard porté sur les choses !
Alors, je dis bravo à cet auteur, à cet homme… Respect !!! Merci de partager ces moments.
Prochaine étape pour moi, la route de la soie...

Petite pensée personnelle : en lisant ce livre, j'ai énormément pensé à mon père qui, en guise d'aventure, partait sur les routes en vélo...
J'ai aussi pensé à mon frère qui lui aussi voyage par monts et par vaux pour découvrir l'Europe en camping car, et qui, l'année dernière est parti seul, en vélo, de la Belgique aux Alpes… sous la canicule… Aller et retour, car il faut bien rentrer un jour !
Chacun son aventure… à sa mesure… car une aventure est effectivement personnelle !!
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manU17
  28 juin 2012
De Bernard OLLIVIER, je n'ai pas encore lu Longue Marche mais ces trois livres figurent dans la longue, très longue, liste de mes livres à lire. C'est donc par ces Aventures en Loire que je le découvre, sans point de comparaison.

Après des périples beaucoup plus dépaysants, notamment sur la route de la Soie, ce grand marcheur s'attaque à un nouveau défi, remonter la Loire de sa source au Mont Gerbier-de-Jonc jusqu'à Nantes où elle se jette dans l'Atlantique. Ceci en partie sur la Loire même, à bord de « Canard » son canoë en plastique. On le suit donc, voguant tant bien que mal sur le fleuve. Au fil de son récit, on a parfois l'impression d'avoir embarqué avec lui et de découvrir tous ces paysages de bord de Loire.

Au-delà de l'exploit en lui-même, c'est davantage l'aventure humaine qui prime ici. La succession de soirées conviviales, de diners revigorants, de rencontres et d'amitiés crées l'emportent sur le reste. Maintenant, contrairement à ce qu'il affirme à la fin, je pense qu'il est plus facile de débarque chez des amis d'amis pour se faire héberger pour la nuit quand on s'appelle Bernard OLLIVIER et qu'on a son parcours. Cette succession entraine un côté certes un peu répétitif mais quand l'auteur se laisse emporter et s'éloigne un peu de ses rencontres, la magie opère.
Je ne peux résister au plaisir de vous faire partager ce long passage, petit bijou auquel ce livre sert d'écrin :

« Une de ses amies […] lui a parlé de mon aventure ligérienne. Nous parlons de la Loire. Emmanuelle s'y promène souvent, s'émerveillant du nombre d'oiseaux qui nichent sur ses berges et bien sûr de cette luminosité si particulière au fleuve. Les couchers de soleil sont chaque soir un spectacle qui fait écho à la splendeur de l'aube, quand les rayons du levant ou du couchant, bien alignés dans le prolongement du courant, le prennent en enfilade en faisant miroiter les feuilles de peupliers. Cette lumière qui a inspiré les plus grands peintres à l'instar de Turner est probablement due à l'orientation, très exactement est-ouest, de la Loire. Il y a d'abord l'éclairage du matin. Lorsque les premiers frappent l'eau, s'élève comme une promesse de bonheur. Une vapeur presque invisible filtre les rayons rasants, la clarté, d'évanescente, devient palpable, c'est une buée, un encens offert par le fleuve au soleil levant. Et puis toute la vallée s'embrase, chasse les dernières ombres et rutile. Bizarrement, je tourne le dos à la lumière, et pourtant je me fais l'effet d'aller au-devant d'elle, de se glisser vers le jour alors que c'est lui qui me pousse.
La splendeur du soir est bien différente. le soleil se couche exactement dans l'axe de la Loire. Je le vois décliner jusqu'à ce qu'il devienne énorme et rouge, gonflé d'orgueil d'avoir une fois de plus, dominé nos existences. Tandis qu'il s'abaisse encore, son éclat irise les haies des berges, rend chaque feuille translucide, fait de chaque arbre un abat-jour cachant les ombres qui s'immiscent, pendant que le disque écarlate embrase l'eau d'un incendie dont chaque vaguelette est une flammèche. Quand les nuages prétendent jeter un rideau sur le spectacle, celui-ci n'est pas moins beau. Il s'offre aussi, mais dans des tons mineurs, pastel, comme s'il ne voulait pas trop déranger, pas trop bousculer l'âme du spectateur. Durant mon parcours, matin et soir, j'assisterai, fasciné, à cette admirable féerie. »

L'auteur en profite aussi pour nous faire découvrir l'association Seuil qui vient en aide aux adolescents en grandes difficultés, sorte de renaissance par la marche.

De cette aventure ligérienne ne découle pas un livre inoubliable mais assurément le récit d'une belle aventure humaine.

Un grand merci à aux Editions Libretto et à Babelio pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Folfaerie
  08 juin 2012
Habitant entre Loire et Allier, et ayant moi-même tâté un peu du canoë, je me réjouissais de lire les aventures de ce septuagénaire sur ce que je considère comme le plus beau fleuve d'Europe.
Mais je suis relativement déçue par ce récit. S'il transmet un beau message sur l'optimisme et le constat qu'une vie peut réellement commencer après la retraite, le livre est revanche bien avare de détails sur la vie sauvage du fleuve. L'auteur narre quasiment toutes ses rencontres avec des gens, à tel point que j'ai fini par me lasser. La rencontre avec la Loire méritait, je crois, un peu plus de poésie, et de sauvagerie.
Je vais être franche, avec un tel titre "Aventures en Loire", j'attendais tout de même autre chose qu'une énumération de rencontres humaines. Certes, nous ne sommes pas au coeur de l'Amazonie, il est donc fatal qu'un randonneur ou un aventurier amateur finisse par rencontrer ses semblables, mais fallait-il centrer le récit sur cet aspect ?
J'ai randonné un peu partout, et notamment en France. Je peux garantir que même aujourd'hui, il est plus aisé que l'on ne s'imagine de s'immerger dans dans une nature sauvage et une relative solitude. Je pense notamment aux Cévennes, à la Margeride ou au Cantal, pour l'avoir déjà expérimenté...
Ce qui est essentiellement bien retranscrit, c'est cette sensation d'impuissance, ce sentiment de modestie qui finit par habiter celui ou celle qui se mesure à La Loire. On est tributaire de sa force, du temps (l'auteur, manque de chance, a eu droit à un été...polaire !!) et de ses propres capacités physiques. A ce sujet, je ne peux qu'être admirative de l'esprit d'aventure qui a habité ce monsieur - qui parait par ailleurs fort sympathique - et je crois que peu de gens, et même plus jeunes, auraient osé se lancer dans une descente de la Loire sans réelle préparation.
Alors forcément, c'est une déception pour moi qui espérais un récit nature, et même, pourquoi pas, du Nature Writing à la française. le récit en revanche, plaira certainement aux amateurs de récits de voyages plus conventionnels où l'aventure humaine constitue le point d'orgue de ce type d'exploit.
Amis d'Edward Abbey, passez votre chemin !
Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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LN
  21 juin 2012
L'aventure de Bernard Ollivier est un exemple éloquent de renouveau et de renaissance, un modèle à suivre pour ceux qui s'enferrent dans leurs soucis quotidiens et leurs maux.

« A 70 ans, le risque est grand de considérer que c'est le bout de la route, que le trajet de vie va prendre fin. C''est absurde. La mort nous menace autant à 10 ou à 30 ans qu'à 70 ans. Là encore, c'est une question de statistique, mais il ne faut pas s'y fier, la mort, depuis la naissance, nous attend au coin de chaque rue, même s'il lui arrive de rater son mauvais coup. Attendre l'heure, son heure ? Non, il faut vivre. » (p. 215)

Car vivre une aventure ne signifie pas nécessairement partir à l'autre bout du monde, ce qui nous entoure mérite d'être redécouvert et contempler avec un oeil neuf et poétique comme l'est le regard de l'aventurier.

« Nul besoin, pour se dépayser, de s'envoler au bout du monde. L'important pour le voyage est de perdre volontairement ses repères pour mieux se retrouver. C'est d'aller vers de nouveaux horizons, et ils ne manquent pas dans notre environnement immédiat.» (p. 215)

L'une des motivations de l'auteur est l'envie de partir au -devant de nouvelles rencontres enrichissantes. Chaque soir il écoute une nouvelle histoire contée par des personnes qui lui ont ouvert leur porte bien volontiers, des hommes et des femmes accueillants, offerts à la rencontre.

« Pour moi, le voyage, c'est d'abord la rencontre. Un voyage sans nouvelles amitiés, c'est du tourisme, et je n'en ai pas le goût. » (p. 29)

« Mes musées à moi, ce sont les hauts fûts des arbres centenaires ou les à-pics vertigineux des montagnes, mon cinéma, le vol anarchique d'un papillon au-dessus de la prairie ou les ondulations lascives d'une truite dans l'attente patiente d'une proie. » (p.29)


« Nomade en Loire, je veux m'ouvrir au monde, à ses bonnes et à ses mauvaises surprises. Je prends tout. Je veux embrasser la terre entière, les arbres comme les hommes, retrouver mon humanité loin du réveille-matin ou du « 20 heures » télévisé. » (p. 48)
Une expérience enrichissante aussi bien pour l'aventurier qu'est l'auteur que pour son lecteur…
Par contre, l'écriture est plus journalistique que littéraire, serrant au plus près les évènements et les rencontres, sans leur laisser la place de s'épanouir en objets poétiques.

Lien : http://www.lecturissime.com/..
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Corboland78
  28 mars 2012
« L'aventure est dans la manière du voyage plus que dans le lieu » écrit avec raison dans les dernières pages de son ouvrage Bernard Ollivier et ce livre en est la preuve. Ancien journaliste, écrivain voyageur ayant pérégriné à pied sur la Route de la Soie, aujourd'hui âgé de près de soixante-dix ans mais toujours bon pied bon oeil, l'écrivain s'est jeté un défit, descendre la Loire du Mont Gerbier-de-Jonc à Nantes en canoë. Un parcours de près de 1000 kilomètres, à pied au début puis sur le fleuve ensuite. Sachez encore que lorsqu'il prend possession de son frêle esquif il n'a jamais pratiqué ce type de navigation !
Le récit de ces six semaines de voyage est surtout l'occasion de rencontres, fortuites ou programmées, véritable combustible qui pousse Ollivier à pagayer contre le vent ou sous la pluie, chavirant parfois, traînant hors de l'eau son minuscule rafiot quand certains passages sont infranchissables. La Loire n'est pas un long fleuve tranquille, sa descente selon les saisons ou les portions peut s'avérer périlleuse surtout quand on est un novice du canoë.
Grâce à des amis d'amis, des hasards aussi, chaque étape sera l'occasion de rencontrer des gens formidables, ouverts et chaleureux, toujours prêts à aider ou donner des renseignements sur leurs vies ou leurs villages.
On se laisse transporter et on suit avec plaisir sur la carte en tête d'ouvrage, la progression du voyageur, véritable humaniste ayant déjà vécu une vie pleine et riche d'émotions et d'aventures, la tête pleine de projets et à l'agenda chargé. Au-delà de l'exploit physique, un parfait manuel de savoir vivre, dans le sens de vivre « une vraie vie ». Un livre qui fait du bien à l'âme, à notre époque c'est une pépite sans prix.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   04 juin 2019
La peur ? Parlons-en de la peur. Qui n'a pas peur aujourd'hui ? Avec l'envie, c'est le sentiment le mieux partagé dans notre société pourtant protégée de toute part. Les mères ont peur pour leurs enfants, les pères pour leurs femmes qui, elles-mêmes, craignent qu'il n'"arrive quelque chose" à leurs époux. Les médias vendent de la peur comme les épiciers des pots de yaourts, il faut bien faire marcher les affaires. Et la peur rapporte gros. Demandez aux compagnies d'assurance dont c'est le fonds de commerce.
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NathalCNathalC   07 juin 2019
Non, ce qui me fait chanter dans les bourrasques, c'est la joie partagée avec ces femmes et ces hommes qui en m'offrant l'hospitalité ont compris, mieux que moi sans doute, que la seule valeur qui vaille, la seule richesse qui ne sera jamais cotée en bourse car elle est inestimable, c'est la relation humaine, l'ouverture à l'autre, le partage, d'un verre de vin ou d'un morceau de pain, l'amitié offerte sans contrepartie.
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NathalCNathalC   13 juin 2019
A 70 ans, le risque est grand de considérer que c'est le bout de la route, que le trajet de vie va prendre fin. C'est absurde. La mort nous menace autant à 10 ou 30 ans qu'à 70 ans. Là encore, c'est une question de statistique, mais il ne faut pas s'y fier, la mort, depuis la naissance, nous attend au coin de chaque rue, même s'il lui arrive de rater mon mauvais coup. Attendre l'heure, son heure ? Non, il faut vivre.
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Corboland78Corboland78   28 mars 2012
Ce n’est pas la peur mais la surprise qui provoque le silence tandis qu’une cinquantaine de regards se braquent sur moi. Il est vrai que le spectacle doit valoir la peine. Je suis recouvert d’un vaste imperméable bleu fripé qui me recouvre jusqu’aux mollets, assorti d’une capuche dissimulant partiellement mon visage tanné façon vieux cuivre. Pour éviter le choc des gouttes sur mon crâne chauve, j’y ai ajouté mon chapeau complètement trempé qui pend lamentablement. Mes lunettes, glacées comme le reste, se sont couvertes de buée en entrant dans la chaleur de la salle. A l’autre extrémité deux pieds bleus chaussés de sandales ruissellent, formant une petite mare. Je serre contre moi, tout en cherchant vainement dominer mon tremblement, mon bidon de plastique blanc à couvercle bleu. Derrière on bar, la patronne interrompt la confection d’une entrée, écarquille les yeux et résume la question que tout le monde se pose : - Ben ! D’où vous sortez-vous ?
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NathalCNathalC   08 juin 2019
Elle est belle, la Loire farouche. Il faut la laisser vivre librement, même si elle pratique parfois l'amour vache et brutal. Je suis venu avec l'idée de la dominer, de la conquérir. Je la quitterai en amoureux transi.
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