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ISBN : 2234060583
Éditeur : Stock (26/08/2009)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 136 notes)
Résumé :
"Et maintenant ?

Je savais bien que jamais je n'en aurais fini avec la ponctuation. Aussi longtemps que je vivrais, et donc aussi longtemps que j'écrirais, je me battrais avec les signes, je m'acharnerais à bien placer les virgules. Et les points. Et les points-virgules. Sans oublier les tirets, les crochets, les chevrons auxquels je n'avais pas jusqu'ici prêté assez d'attention.

Mais une petite voix me parlait. Elle me vait de tout au ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  18 janvier 2013
Poursuivant sa démarche d'explication de la langue aux enfants, Erik Orsenna s'attaque à la ponctuation. Et si la ponctuation était le rythme – au sens musical du terme – de la langue ?
Virgule et point virgule, points divers (de suspension, d'exclamation, d'interrogation) ne sont-ils pas comme silences et poses, piano et forte, en musique...des indications du rythme dans la phrase ?
Bien sûr que la comparaison est pertinente !
Il reste néanmoins que ce quatrième volume en forme de conte sent un peu le réchauffé : autant « La grammaire est une chanson douce » et « Les chevaliers du subjonctif », les deux premiers ouvrages traitant respectivement des mots et de la phrase et des conjugaisons furent un régal pour moi, autant déjà « La révolte des accents » m'avait paru plus faible ; quant à « Et si on dansait ? »…
On retrouve Jeanne et son frère ; Jeanne qui rédige les devoirs des élèves de l'île, moyennant finance… Arrivée en première, elle ambitionne de devenir romancière et fait déjà commerce de sa plume dans le monde politique auprès d'un parlementaire … et pourquoi pas finalement écrire pour un chef d'état.
Un dernier « ouvrage grammairien » qui m'a un peu laissé sur ma faim, à part pour les magnifiques illustrations.
? ! . ; … Il ne manque que le « point d'ironie » en forme de parapluie renversé qu'on découvre dans « Plumons l'oiseau » d'Hervé Bazin
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nbocklandt
  03 juillet 2018
Simplement magique ! Je pourrais reprendre presque chaque phrase pour en émettre une citation. Beau, frais, drôle. Comment arrive-t-il à parler de la langue et de la musique sans me lasser ? Je n'aurais jamais cru que j'aimerais ce genre de livre ! C'est rangé à tort sous une catégorie qui parait trop sérieuse en se nommant « essai ». Orsenna ne se prend pas trop au sérieux et nous partage son sourire ! Merci pour ces belles paroles !!!
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Ktyminilit
  03 juillet 2016
Il arrive que l'on lise certains passages d'un livre où l'on se dit « c'est exactement cela, je n'aurais pas réussi à l'exprimer aussi bien, mais c'est exactement ce que je ressens ».
C'est ce qui m'est arrivé à la lecture de « Si on dansait », merci Monsieur Orsenna, vous avez mis les points sur mes « i » et surtout trouvé les mots justes pour allier mes deux mondes « adorés », celui des mots et celui des notes !
Les mots donnent généralement du mouvement par leur sens, ici il est question du mouvement des mots par leur forme, leur existence selon une orchestration les faisant osciller selon un rythme, une mélodie.
Cette musicalité n'est autre en terme grammairien que « la ponctuation » qui établie selon s'il s'agit d'un point ou d'une virgule, si l'histoire s'arrête, se poursuit ou a des chances de … par des points de suspension.
La musique est un langage au même titre que l'écriture et suit un code de ponctuation. Elle est porteuse de messages (parfois plus faciles à exprimer en notes qu'en mots) à qui saura l'apprécier, la comprendre. Elle sait mettre en mouvement et répondre à cette attente.
Ici, l'auteur lance le défi de nous faire danser sur des mots, sur la puissance de leur capacité à donner du rythme à nos vies.
L'illustration par quelques belles toiles donnent un ton bucolique, nostalgique, enchanté à ce conte où les mots sont les héros, les princes et les princesses de l'histoire nous invitant à la danse et à l'allégresse.
Une lecture gourmandise que j'ai adorée et que je vous conseille.
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Yvonnele
  18 août 2014
Après La grammaire est une chanson douce, après Les Chevaliers du Subjonctif, après La révolte des accents, Erik Orsenna poursuit les aventures grammaticales de son héroïne Jeanne et de son frère Tom. Ou comment vont-ils découvrir cette fois l'art de ponctuer leur vie.
Jeanne a seize ans désormais. Depuis les débuts de son exploration de la grammaire, elle a grandi et s'est enhardie. Elle est aujourd'hui à la tête d'un commerce illicite : elle rédige et monnaye les devoirs des élèves de l'île. de fil en aiguille, elle va devenir le nègre des hommes politiques et rédiger leurs discours. C'est à cette occasion, l'élargissement de sa clientèle au monde politique, que l'importance de la ponctuation lui saute aux yeux, ou plutôt aux oreilles. Avec l'aide de Tom, son frère musicien, elle apprend les bases de la musique et du rythme pour parfaire les discours qu'elle écrit. Car qu'est-ce qu'un discours sinon une sorte de chanson où la musique, le ton, le rythme jouent un rôle aussi grand que les paroles ?
Jeanne va trouver à cette recherche un intérêt tout particulier. Car elle est tombée amoureuse. Et la ponctuation n'a-t-elle pas été inventée pour exprimer les sentiments, marquer le rythme du coeur, noter les nuances affectives ?
Alors comment ponctuer un texte ? Comment animer sa vie ? Et si, au lieu de la subir, on la dansait ?
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Yumiko
  25 juillet 2012
J'ai replongé avec délice dans cette histoire de la grammaire si poétique. Erik Orsenna nous offre un nouvel opus toujours aussi agréable à lire, servi par des métaphores sublimes.
Jeanne continue d'avancer sur le chemin de la grammaire de la langue française. Elle écrit des discours à ceux qui n'arrivent pas à aimer les mots ou à en faire façon. Elle va découvrir l'importance du rythme et de l'harmonie dans une phrase, rythme que seule la ponctuation peut mettre en place.
Ce volume a donc la ponctuation comme thème central. L'auteur sait une fois de plus nous faire comprendre de manière simple son importance et son utilité. Certaines métaphores illustrent bien ses propos et peuvent être reprises pour l'expliquer à d'autres personnes.
Au niveau de l'histoire, quelques passages plus lents entravent un peu le plaisir de lire. Mais malgré tout, cela reste une bonne suite. Jeanne grandit, aime, découvre le monde; Tom, son frère, est toujours passionné par la musique et par le rythme. Ils arriveront enfin à se comprendre et à se rendre compte qu'ils peuvent vivre en harmonie, malgré leurs passions très différentes et pourtant si complémentaires.
J'ai été embarquée une fois de plus dans cette univers et j'ai littéralement « dansé » avec les personnages. le sourire au lèvre tout du long, j'ai lu avec plaisir ce petit conte qui est ponctué d'images qui n'ôtent rien à son charme.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
lilibaliliba   16 février 2010
Aucun dictateur n'aime les livres, Jeanne. Car les livres aident à rêver, à réfléchir et donc à critiquer. Quel besoin de rêver, pensent les dictateurs, puisque la société que j'ai créée est la meilleure possible ? Quel besoin de réfléchir puisque je décide tout pour vous ? Quand à la critique, je ne l'accepterai jamais."
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KtyminilitKtyminilit   02 juillet 2016
- Quelle complexité la musique !
- Quelle intelligence, tu veux dire ! Autrement plus riche et plus libre que le langage des mots !
(..)
- Sais-tu qu'un écrivain argentin, Ricardo Güiraldes, avait proposé de remplacer toute la ponctuation par les signes musicaux ?
(...)
- Quelle bonne idée !
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lecassinlecassin   18 janvier 2013
Il suffit à un point d'en ajouter deux autres pour que le final devienne suspensif. Et que l'espoir renaisse.
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LittleMary226LittleMary226   17 juillet 2017
On a tous de drôles d’amis, des amis que nos autres amis détestent, des amis dont nos autres amis nous disent : mais vraiment, sois franche, qu’est-ce que tu lui trouves ?
Ce drôle d’ami, pour moi, c’est la grammaire.
La grammaire essaie de mettre de l’ordre dans le grand peuple des mots. Si on ne leur imposait pas des règles, ils iraient n’importe où, les mots. Ils s’assembleraient n’importe comment. Et plus personne ne se comprendrait. Ou alors ils resteraient chacun dans son coin, ils refuseraient de former des phrases. Quel dommage ! Quel gâchis ! La grammaire rapproche, la grammaire relie, la grammaire accorde.
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joedijoedi   24 mars 2011
La grammaire essaie de mettre de l'ordre dans le grand peuple des mots. Si on ne leur imposait pas des règles, ils iraient n'importe où, les mots. Ils s'assembleraient n'importe comment. Et plus personne ne se comprendrait. Ou alors ils resteraient chacun dans son coin, ils refuseraient de former des phrases. Quel dommage ! Quel gâchis ! La grammaire rapproche, la grammaire relie, la grammaire accorde.
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Videos de Erik Orsenna (123) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erik Orsenna
On embarque pour un « Voyage au pays des bibliothèques » (Editions Stock coécrit avec Noël Corbin), en compagnie d?Érik Orsenna. Un état des lieux très complet du réseau des 16 500 bibliothèques françaises, dans lequel le membre de l?Académie française propose également un certain nombre de changements possibles, afin de rendre les livres plus accessibles !
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