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EAN : 9782757896815
504 pages
Points (24/06/2022)
4.07/5   122 notes
Résumé :
Le désert du Kalahari occupe la plus grande partie de la république du Botswana, au nord de l'Afrique du Sud. C'est au cœur de cette savane inhabitée que deux jeunes universitaires américains, Marc et Delia Owens, viennent dresser leur camp, un beau jour de 1974. À "Deception Valley", ils demeurent sept années, le temps qu'il faut pour étudier une faune superbe, pour apprendre à vivre en toute intelligence avec les lions, les lionnes, les hyènes, les chacals.
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Après avoir lu « Là où chantent les écrevisses », le premier roman de Delia OWENS, à sa sortie, et en attendant son prochain qui ne devrait pas tarder, je me suis lancée dans la lecture de ce remarquable témoignage. Mark et Delia OWENS, fraîchement diplômés, étudient, en plein désert du Kalahari les animaux sauvages, que ce soit les lions, les hyènes, les oiseaux, les oryx et autres troupeaux d'animaux, avec très peu de moyens, c'est le moins que l'on puisse dire. Ils racontent leurs péripéties, leurs espoirs, leurs découragements, leurs déboires, leurs réussites. On découvre un pays fabuleux, encore vierge, qui ne le restera malheureusement pas longtemps.

A travers ce récit, ils racontent la fragilité de l'espèce animale et humaine, de la nature et du désastre causé par les hommes, qui a chaque fois qu'ils foulent un territoire, met en péril l'équilibre naturel. L'homme en pâtira. Il suffit de voir le changement climatique actuel. Tout est lié.

Le travail de fourmi de Mark et de Delia a permis de faire prendre conscience, à certains, et aux populations qui vivent en Afrique, de l'importance de préserver cette nature sauvage, avec plus ou moins de succès.

Mais ne dit-on pas « les petits ruisseaux font les grandes rivières » ?
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Le couple Owens raconte sa vie et ses recherches au Botswana, en plein désert du Kalahari pendant 7 ans, dans les années 70. A cette époque, la compétition entre l'homme et la vie sauvage se développe mais il reste encore ce désert sauvage qu'ils choisissent, zone protégée par son climat hostile (sécheresse 9 mois/12). Ils sont naturalistes et écologistes, et ils conduisent des observations sur les prédateurs : les hyènes brunes et les lions. Ce récit est passionnant, il traduit la passion et les difficultés rencontrées par les 2 jeunes sans ressources et livrés à eux mêmes. Passionnant!
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Une lecture fascinante relatant une expérience fascinante!

Dans les années 70, les auteurs, un couple de zoologistes américains, sont partis, sans aucun autre financement que celui provenant de la vente de leurs modestes biens personnels (au total 6000 dollars), pour le Botswana et plus précisément le désert du Kalahari. Ils voulaient, avec tout l'enthousiasme de leur jeunesse et de cette époque optimiste, explorer une zone encore inconnue, découvrir et observer le mode de vie des animaux du Kalahari et particulièrement des grands prédateurs, se faire tout petit pour s'intégrer à la vie animale et pouvoir les observer. Leur but était également de faire leurs preuves sur le terrain pour obtenir des financements des organismes de recherche et/ou de protection de l'environnement. Leur récit est éblouissant.

Ils s'installent au coeur de Deception Valley, à des heures de camion du premier village. Les premiers chapitres évoquent d'abord leur difficultés matérielles et leurs déboires de débutants : citernes inutilisables, camion qui chauffe en permanence, approvisionnement lointain, nourriture frugale ;
mais aussi l'éblouissement de leurs premiers contacts avec les chacals, les hyènes brunes et les lions qui viennent visiter leur modeste campement. Petit à petit, leur objectif est atteint : ils apprennent à se comporter face aux différentes espèces, et seront en quelque sorte acceptés, notamment par les lions d'un clan qu'ils baptisent la Blue Pride. Nous les suivons dans leur patient travail d'observation et de prises de notes, des nuits entières à tenter de suivre les hyènes brunes et les lions, leur principaux sujets d'étude. Ils font face au feu, aux sécheresses, aux températures extrêmes et aux pluies diluviennes. de temps en temps, un voyage de réapprovisionnement au village de Maun leur permet de retrouver quelques relations sociales.
Au fil des saisons et des années, ils s'installent davantage avec plus de moyens de matériel et l'assistance d'un Botswanais appellé Mox. Ils ont obtenu des financements. le récit nous permet alors de partager leur découverte sur les modes de vie de ces animaux, par exemple l'émouvante découverte de la nurserie des hyènes brunes, qui élèvent en communauté leurs rejetons.

Nous suivons aussi le lion Bones, qu'ils découvrent au début de leur séjour, dénutri et blessé et qu'ils décident de sauver malgré leur souhait de rester le plus neutre dans la vie des animaux sauvages. Bones devient le male dominant de la Blue Pride.

Vers la fin du récit, nous assistons à un basculement : plusieurs années de sécheresses se succèdent dans le Kalahari. Les grands herbivores ne reviennent pas, les prédateurs doivent chasser au long cours quittant la réserve et risquant d'être tués par des chasseurs de safari ou des fermiers soucieux de protéger leur troupeau. La sécheresse durant, les herbivores migrent pour accéder à l'eau des lacs mais les clôtures qui entourent les grands fermes empêchent l'accès à l'eau et les animaux meurent par milliers sous les yeux des deux chercheurs impuissants.

Ils vont dès lors chercher à mobiliser les pouvoirs publics, les organismes de recherches ou des mécènes pour sensibiliser sur le sort de ces animaux et la nécessité de trouver d'autres voies pour concilier activité humaine et préservation de la vie sauvage.

Au bout de 8 ans au Kalahari, ils décident de repartir malgré leur amour de cette terre : en restant ils ne peuvent rien faire pour améliorer les choses. C'est en publiant en parlant au décideur qu'ils pourront faire une différence.
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Un superbe récit naturaliste qui m'a beaucoup émue. le couple a choisi d'étudier la vie des lions et des hyènes (comportement peu documenté à l'époque) et s'installe en 1974 dans le vaste désert du Kalahari. J'en profite pour saluer leur courage car ils ont enduré mille et un tracas mais surtout une chaleur infernale et le manque de d'eau sur des périodes plus ou moins longues. Malgré cela, leur histoire transpire l'amour du désert et de ses occupants, qu'ils soient oiseaux ou lions. J'y ai beaucoup appris sur la vie de famille des hyènes dont la réputation de mauvaises bêtes est injustifiée. Leur aventure s'est terminée en 1980, sur une note plutôt amère, la faune africaine était déjà menacée à cette époque, les choses ne se sont pas arrangées depuis...
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Pour pouvoir vivre dans de telles conditions hostiles en plein désert du Kalahari pendant 7 ans, il faut être vraiment débrouillard, ingénieux et un couple sacrément solide. Pour pouvoir transformer en opportunité les mésaventures qui surviennent au quotidien, il faut posséder une fameuse dose d'optimisme et de créativité. Pour pouvoir renoncer au confort à ce point, il faut vraiment aimer la nature avec l'idéal suprême de la préserver. Mon coeur s'est serré à plusieurs reprises quand, au nom de la démarche scientifiques, ils ont choisi de ne pas interférer avec la nature, en n' intervenant pas pour sauver un animal voué à la mort mais ce récit et les thèse doctorat qu'ils ont rédigées sont très certainement un patrimoine inestimable pour mieux comprendre le fonctionnement des animaux de la savane africaine. Ils m'ont même rendu les hyènes sympathiques ! Même si ce témoignage écologiste et naturaliste était très intéressant, j'ai quand même préféré « là où chantent les écrevisses» qui bien qu'étant également une ode à la nature très descriptive, était un vrai roman qui m'avait donc captivée davantage.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
La saison sèche et chaude survient en septembre. Nous y sommes aussi peu préparés qu'au froid de juillet dernier. Brusquement, la température, à midi, monte jusqu'à 43 °C, puis, très vite, notre thermomètre, pourtant posé à l'ombre de l'arbre couché, indique 46 °C. Le sol, dès que l'on est au soleil, est bien trop chaud pour notre thermomètre, il doit faire 60 °C.
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Quand nous perdons le piste, pour une raison ou une autre, il m'arrive souvent de retourner sur mes pas afin de glaner quelques indices qui auraient pu m'échapper lors de mon premier passage. Comme nous ne cherchons pas à retrouver l'animal, ça ne fait aucune différence de suivre la piste dans un sens ou dans l'autre. Mais chaque fois que nous remontons la piste, Mox se désintéresse totalement de nos recherches. Il reste debout, les mains derrière le dos, regardant au loin dans la savane, l'air absent. Insensible à nos encouragements, il ne peut pas comprendre qu'on "suive une piste en sens contraire". Il se dit que nous sommes vraiment de drôles de gens pour nous obstiner à chasser une hyène en rebroussant chemin. En outre, comme la plupart des gens, les Africains considèrent que les hyènes sont une calamité de la nature. Qu'on puisse suivre leurs traces pendant des heures, et, comble de bizarrerie, à l'envers, paraît à Mox tout à fait incompréhensible.
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Nous prenons nous aussi le chemin de la ville, bâtie au pied de collines rocheuses et noyée dans une épaisse brume. Gaborone est la capitale du Bostwana, ancien protectorat britannique connu, jusqu'à son indépendance en 1967, sous le nom de Bechuanaland. Elle se caractérise par une architecture des plus hybrides : l'avenue principale est bordée de petites boutiques et de rares bâtiments administratifs ne dépassant pas trois étages, de conception occidentale ; ils s'élèvent au-dessus d'un enchevêtrement serré de huttes aux murs en torchis qu'on appelle rondavels.Une foule d'Africains en costume européen et d'Européens revêtus de tissus africains déambule dans les rues poussiéreuses.
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Les pluies de 1974, qui provoquèrent des inondations dans la majeure partie du pays, furent les plus abondantes jamais enregistrées au Bostwana. Elles ne cessèrent qu'à la fin du mois de mai, transformant la savane aride en terres d'une fertilité prodigieuse : l'herbe y dépassa la taille des Bochimans, transformant le désert en immenses champs dorés à l'infini et frissonnants sous le vent. En juillet, notre troisième mois, la moisson d'or n'est déjà plus sous le soleil ardent que paille craquante.Il ne restera bientôt qu'un chaume sec et ras. On a coutume de dire, au Bostwana, qu'un rayon de soleil qui traverse une perle de rosée la fait s'évaporer.
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Quel étonnant mélange de comportements chez ces hyènes brunes tout à la fois solitaires et tribales !
Elles cherchent leur nourriture et dorment seules; elles dévorent les carcasses ensemble, mais dès qu'elles le peuvent, elles se taillent la part la plus grosse possible et elles l'emportent à l'écart ; elles ne communiquent pas vocalement, mais déposent des messages chimiques. Enfin, les femelles autorisent les petits à les suivre dans leur quête de nourriture, mais seulement pendant un certain temps.
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