AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Freddy Michalski (Traducteur)
EAN : 9782070422401
290 pages
Gallimard (31/03/2002)
4.07/5   905 notes
Résumé :
«Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C’est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t’offre cette liberté. Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Deuxième règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c’est rien que de la branlette. Tyler dit que l’autodestruction est sans dout... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
4,07

sur 905 notes

Philippe67
  19 octobre 2011
"Première règle : on ne parle pas du fight club"
Je ne dirai donc que : lisez le.
Commenter  J’apprécie          1136
Zinaida
  01 septembre 2012

Je suis dans mon pieu. Dos au mur. Genoux remontés. Livre posé dessus. Je m'installe tranquille.
J'éteins le plafonnier. Deux trois bougies. Je suis prête.
Je lis une deux trois pages, puis quatre cinq six ! Norton est à ma droite ! Sept huit neuf dix ! Pitt me gueule dans l'oreille gauche ! Je ne veux pas de VOUS ! Vingt trente quarante cinquante pages ! Ils sont encore là ! Les jointures de mes doigts sont blanches tant je serre le livre de peur qu'ils ne me l'arrachent des mains. Soixante pages : ils hurlent en coeur « fight club est à nous !!! » Quatre vingt dix pages et quelques coups de coudes dans la tronche plus tard, je suis débarrassée d'eux ! Fallait pas me chercher les mecs ;) Je suis chez Palahniuk, avec Tyler ... Y a Marla pas loin...je continue de m'enfoncer , cent pages, cent dix, j'avance encore. J'ai viré Palahniuk. Je suis chez moi. Je me régale. Je suis Tyler. Je suis moi. J'ai mal partout. Je bois du sang. Je suis fatigué. Je serre gros Bob. On pleure. Je baise Marla. Elle est à moi. Je suis Marla. Je suis une ordure, un déchet d'humanité contagieux, j'ai pas toute ma tête, j'ai peur de m'engager et de me tromper, aussi je refuse de m'engager. Alors je veux crever. Je ne suis plus Marla. Je suis Tyler. Je dois surveiller Marla contre l'avis de Joe les boyaux en spasme. Il me veut. Je veux qu'elle disparaisse. Il la veut. On veut fabriquer du savon. On veut fabriquer des bombes. Je ne possède rien. Ils ne possèdent rien. NOUS ne possédons rien et surtout pas nous même ...
Je n'ajouterai rien.
Pourquoi ?
Parce que ...
« La première règle du Fight Club c'est qu'il est interdit de parler du Fight Club »
Et que ...
« La Deuxième règle du Fight Club c'est QU'IL EST INTERDIT DE PARLER DU FIGHT CLUB ! »
Alors LISEZ-LE !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          421
ibon
  02 novembre 2013
Récit vif et cruel qui, comme son nom l'indique, parle de combats. A mains nues contre son prochain. Ou avec des moyens plus conséquents contre, cette fois-ci, toute la société de consommation.
Le catalyseur de cette réaction en chaîne est un type qui travaille passivement dans un bureau et s'ennuie aussi fermement chez lui dans son appartement, parmi des meubles standards, dans une grande ville américaine. Comme il ne parvient pas à changer les choses, qu'il ne vit que pour consommer et qu'il devient insomniaque alors il part en vacances. Sur une plage, il fait la connaissance de Tyler Durden qui va changer sa vie et celle de beaucoup d'autres.
Palahniuk suggère l'espoir de renaissance d'un monde, le nôtre agonisant, par le moyen de l'autodestruction, le chaos. Avant, sous l'effet des pilules, chacun survit, certains se retrouvent dans des groupes de soutien pour parler de leur maladie (le cancer), mais avec le fight club, c'est le commencement du changement.
"Le meilleur des mondes" parlait déjà des pilules qui neutralisaient les frustrations. Palahniuk, dans ce récit de science fiction, présente un autre mode opératoire pour faire évoluer l'humanité: l'anarchie.
Le style haché, parsemé de retours en arrière, parfois illogiques, donne l'impression de lire un écrivain incohérent, sous acide, mais cela se comprend, si si, à la fin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
JacobBenayoune
  30 octobre 2013
C'est un roman qui vous frappe d'un coup de poing et bouleverse vos idées reçues.

Je suis de ceux qui ont vu le film avant de lire le roman. Aucune crainte! le roman garde toujours sa valeur et même les lecteurs à qui importe beaucoup la fin d'un roman, je leur annonce qu'il y a une différence avec l'adaptation. Dans le roman, aussi, il y a plus de détails et d'autres idées qu'on ne trouve pas dans le film.

Fight Club est un roman subversif. Un roman qui anéantit toutes les conventions communes auxquelles s'attacherait un homme ordinaire, strictement ordinaire, et qui remet en question l'ordre des choses. Un roman au style direct, sans artifice. L'ordre des événements est perturbé (comme le personnage).
C'est "l'anti-ça-va-pas-la-tête". Tout est possible et permis du moment que ce vieux monde est devenu ce qu'il est. La vie est fragile, pourquoi y tenir? Peut-être aussi que la seule chose à laquelle on peut tenir c'est le fight club....et l'amour de Marla.
Commenter  J’apprécie          340
Tchev
  04 avril 2021
Salle. Tyler Durden. Combats entre hommes. Paper Street Soap Co. Première règle du Fight Club. Ne pas parler du Fight Club. Si Tyler le dit, Tyler le fait. La vie est morose : le Fight Club soulage. Pas de chemise ni de chaussure pour le combat. Dernière règle : le combat est obligatoire pour les nouveaux arrivants.
J'ai rencontré Marla Singer, cette femme, menteuse parmi les menteuses. Elle fréquentait comme moi les réunions d'anciens malades, des parasités cérébraux. Elle toxicomane, moi imposteur, il fallait bien ça pour survivre dans cette société. Tyler le savait, je l'avais rencontré lors d'un vol improvisé, premier traitement. Il avait eu l'idée du Fight Club, réunion d'hommes qui veulent maintenant exister. Je suivais Tyler, je rêvais de sa confiance : je n'étais rien et il était tout. Puis j'ai emménagé chez Tyler pour me rapprocher un peu plus de son aura de puissance. Toujours de brillantes idées, du Fight Club à la fabrique de savon, Tyler avait le sens des affaires. Je ne savais plus vivre mais Tyler le savait, quand je dormais, lui travaillait, quand je suffoquais, il respirait. Tyler connaissait beaucoup de choses, il avait plus de vécu que les autres, il ne voulait pas vivre à genoux.
Tyler avait conquis Marla comme le désespoir assombrit les malades, ceux dont la seule vie est d'attendre le nouveau traitement. Ceux là-même que l'on retrouvait le soir au Fight Club, qui voulaient extirper leur malheur, aux yeux couvert de bleus. Tyler le disait : « chaque homme doit se battre pour sa propre survie » ; les Fights Clubs s'ouvraient alors dans toutes les villes mortes. Au Paper Street Soap Co. Tyler avait un autre plan, il voulait programmer ce que l'humanité connaitrait de plus beau : l'autodestruction totale. Tyler était un homme de confiance, toute son existence m'était partagée : je le connaissais, il me contenait ; un matin des plus sombres, il disparut.
Je le cherchais partout, dans tous les Fights Clubs, personne ne connaissait le créateur du Fight Club, la première règle était de ne pas en parler. J'ai cru que Tyler m'avait abandonné, comme le reste de mon existence, que devais-je faire devant le vide de son absence, Tyler le repère. Noires étaient mes dernières nuits sans lune, sans Tyler pour me guider de sa philosophie, le chaos me guettait chez moi, peut-être devrais-je aller me battre ? Tyler aurait eu la réponse, il connaissait tout, des bombes artisanales aux recettes pour un braquage réussi et il n'avait aucun doute, tout lui glissait dessus sans aucun accroc. Tyler savait pour la vie, il ne fallait plus rien attendre d'un quotidien monotone : seule la violence entre hommes sauvait la descente aux enfers, le Fight Club était universel.
Lien : https://lethesaurex.wordpres..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          273

Citations et extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
ibon
ibon  
On achète des meubles. On se dit: ce sera le dernier canapé dont j'aurai jamais besoin de toute mon existence. On achète le canapé, et pendant quelques années on se satisfait du fait que, quoi qui puisse arriver, au moins on a réglé le problème du canapé. Et ensuite le bon service de table. Ensuite le lit parfait. Les rideaux. Le tapis.
Ensuite, on se trouve pris au piège de son adorable lit d'amour, et les choses qu'on possédait, ce sont elles qui vous possèdent maintenant.
Commenter  J’apprécie          660
Orphea
Orphea  
C'est la raison pour laquelle j'ai tant aimé les groupes de soutien; si les gens vous croyaient en train de mourir, il vous accordaient toute leur attention.
S'il s'agissait---qui pouvait savoir--- de la dernière fois où ils vous voyaient vraiment. Tout le reste, leur compte bancaire, les chansons à la radio, leurs cheveux emmêlés mal coiffés, plus rien n'avait d'importance.
Vous aviez leur attention pleine et entière.
Les gens écoutaient au lieu de simplement attendre leur tour de parler.
Commenter  J’apprécie          460
Orphea
Orphea  
Nous sommes les enfants de l'histoire, entre aînés et cadets, élevés par la télévision dans la conviction qu'un jour nous serons millionnaires, vedettes de cinéma, stars du rock, mais cela ne se fera pas. Et nous sommes simplement en train d'apprendre ce petit fait, dit Tyler. Alors ne déconnez pas avec nous.
Commenter  J’apprécie          320
leske
leske  
"Nous, les gens que vous essayez de piétiner, nous sommes tous ceux dont vous dépendez. Nous sommes ceux-là même qui vous blanchissent votre linge, qui vous préparent votre nourriture, vous servent à dîner. Nous faisons votre lit. Nous veillons sur vous pendant que vous dormez. Nous conduisons vos ambulances. Nous vous donnons vos correspondants au téléphone. Nous sommes cuisiniers et chauffeurs de taxi, et nous savons tout de vous. Nous traitons vos demandes d'indemnisation d'assurance et vos paiements par carte de crédit. Nous sommes au commande de la plus petite parcelle de vos existences."
Commenter  J’apprécie          150
Orphea
Orphea  
Il est facile de pleurer lorsqu'on prend conscience que tous ceux que l'on aime vous rejetteront ou mourront. Sur une échelle temporelle suffisamment longue, le taux de survie de tout un chacun retombe à zéro.
Commenter  J’apprécie          410

Videos de Chuck Palahniuk (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chuck Palahniuk

BooKalicious présente : Damnés de Chuck Palahniuk (#RL2014)
BooKalicious #RL2014! Chronique de "Damnés" de Chuck Palahniuk aux Editions Sonatine. Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ Quand Maddy Spencer, gosse de riches anciens...
autres livres classés : nihilismeVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus






Quiz Voir plus

Fight Club

« Fight Club » a été publié en...

1995
1999
1996
1997

12 questions
79 lecteurs ont répondu
Thème : Fight Club de Chuck PalahniukCréer un quiz sur ce livre