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ISBN : 2370560444
Éditeur : Super 8 éditions (28/04/2016)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 24 notes)
Résumé :
La première règle du Fight Club, vous vous souvenez ? Mais ça, c'était avant. La cendre des glorieuses explosions d'antan est depuis longtemps retombée.
Nous sommes dix ans après la fin de la première histoire. Marla et "celui qui se fait appeler Sebastian" sont désormais mariés, englués dans une haïssable petite existence bourgeoise. Ils ont une maison, un petit garçon, sans doute une carte d'électeur – plus rien ne les distingue de leurs voisins.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  04 décembre 2016
Ce tome fait suite au roman Fight Club de Chuck Palahniuk, publié en 1996 qu'il vaut mieux avoir lu avant, ou au moins avoir vu le film de David Fincher Fight Club (1999). Il comprend les 10 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2015/2016, écrits par Chuck Palahniuk, dessinés et encrés par Cameron Stewart, avec une mise en couleurs de Dave Stewart. Les couvertures sont l'oeuvre de David Mack. le tome commence par une introduction de 2 pages rédigée par Gerard Howard, le responsable d'édition qui a poussé pour que son employeur publie le roman initial. Il se termine par une fin alternative au roman, en 10 pages de bandes dessinées réalisées par les mêmes auteurs.
Dix ans après les événements racontés dans Fight Club (le roman), le Narrateur a pris le nom de Sebastian. Il est marié avec Marla Singer, et ils ont un fils appelé Junior. Sebastian travaille pur une entreprise de conseil nommé Rize or Die, où il occupe un poste de bureau, sans joie et sans motivation. Il est sous traitement médicamenteux afin d'éviter une rechute et la réapparition de Tyler Durden. Marla souffre d'ennui et a recommencé à fréquenter des groupes d'entraide psychologiques, le dernier étant destiné aux malades souffrant de progéria (maladie également connue sous le nom de syndrome de Hutchinson-Gilford, provoquant des changements physiques ressemblant à une sénescence accélérée). La babysitteur de Junior a un comportement un peu apeuré vis-à-vis de Sebastian quand il rentre plus tôt que d'habitude.
En fait, Marla Singer n'en peut plus de cette normalité castratrice dans un pavillon de banlieue avec une pelouse bien entretenue et un mari d'une banalité effroyable et ennuyeuse. Elle a donc décidé de neutraliser le traitement médicamenteux de Sebastian. le résultat ne se fait pas attendre : il se montre beaucoup plus fougueux au lit, même s'il ne s'en souvient pas forcément. Tyler Durden est de retour et il a de grands projets. Les succursales du Club vont pouvoir retrouver un objectif : projet Mayhem. Dans un bar, Sebastian se rend compte que le serveur a le visage tuméfié et une référence à la Genèse tatouée sur le cou. Il va en avoir des choses à raconter au docteur Wrong, son psychanalyste, lors de la prochaine séance.
20 ans après la parution du roman original, Chuck Palahniuk répond enfin à l'attente des lecteurs et des adorateurs du Fight Club : Tyler Durden, l'homme (le vrai) qui refuse la médiocrité de la société moderne, est de retour. Les clubs n'ont jamais cessé d'exister, mais sans leur maître idéologique, ils n'ont pu que perpétrer la mécanique des combats, sans que cette forme de préparation ne débouche sur quoi que ce soit. Au vu du titre, le lecteur s'attend à une suite en bonne et due forme au roman (à la rigueur au film de David Fincher). Dès les premières séquences, l'auteur confirme cet état de fait. le lecteur doit être familier du récit original. Il doit se souvenir des personnages secondaires afin de les reconnaître lors de leur retour et pour comprendre le sens de leurs actions. Lorsque plusieurs membres d'un Club se mettent à psalmodier le nom de Robert Paulson, il faut savoir de qui il s'agit pour comprendre le sens de ce passage. de la même manière, il faut pouvoir se rappeler que la fréquentation de groupes d'entraide avait permis à Sebastian et Marla de se rencontrer initialement.
Rasséréné, le lecteur s'installe confortablement et se prête au jeu d'identifier les références à l'oeuvre originale et s'en remet à l'auteur pour le secouer dans son fauteuil, le faire sortir de sa zone de confort et le contraindre à regarder la vérité en face. Les thèmes présents dans l'original resurgissent : l'absence de sens de la vie moderne, la sensation d'émasculation de l'homme végétant dans une vie banale sans pouvoir s'accomplir, l'asservissement de l'individu à sa sécurité matérielle, le recours aux médicaments pour supporter un quotidien médiocre et navrant, la pulsion de d'agir sur son environnement pour le maîtriser et le modeler. Tous les doutes sont balayés d'un revers de main : cette suite est légitime dans tous les sens du terme. Pour donner une suite à son roman le plus populaire, l'auteur a choisi une forme tout aussi populaire, celle de la bande dessinée. Les couvertures prennent la forme de peintures magnifiques et ironiques, réalisées par David Mack, l'auteur de la série Kabuki.
Cameron Stewart est un dessinateur ayant travaillé à plusieurs reprises avec Grant Morrison, scénariste exigeant et ambitieux, ayant également réalisé le scénario d'une des incarnations de la série Batgirl. En découvrant les premières pages, le lecteur observe des dessins réalisés dans une approche réaliste et descriptive, avec un degré de simplification qui les éloignent du photoréalisme, et qui leur donne une apparence moqueuse, voire ironique, dans certaines séquences. Il retrouve à plusieurs reprises des échos visuels du film de David Fincher, Stewart s'en inspirant pour créer des liens avec le premier Fight Club. Il retrouve ainsi l'ambiance un peu glauque de la salle où se tiennent les réunions du groupe d'entraide (renforcée par la mise en couleurs intelligente et sensible de Dave Stewart), la maison délabrée que Tyler Durden avait choisie comme quartier général (après la destruction de l'appartement du Narrateur), la vivacité et le tonus des rapports sexuels entre Marla et Tyler, et quelques autres éléments.
Dès la page 10, le lecteur observe que l'artiste surimpose des éléments dessinés par-dessus les cases proprement dites. C'est ainsi qu'apparaissent des gélules qui viennent masquer des visages ou des parties de phylactères, puis des pétales de fleurs, puis des comprimés qui semblent comme apposés sur les visages pour les masquer intentionnellement. Cameron Stewart dessine ces éléments de manière plus réalistes que ceux dans les cases, en y ajoutant un ombrage, comme s'ils étaient vraiment posés par-dessus la planche dessinée. Il constate également que l'artiste ne recherche pas une ressemblance avec les acteurs du film. Il n'est pas possible de reconnaître Brad Pitt et le visage de Sebastian n'évoque que vaguement celui d'Edward Norton.
De séquence en séquence, le lecteur se rend compte que l'approche de Cameron Stewart permet de mettre sur le même plan graphique des éléments qui sinon seraient apparus comme disparates parce qu'appartenant à des environnements trop éloignés (par exemple la pelouse bien tondue et la guérilla urbaine à Mogadiscio en Somalie). Il constate également que l'artiste ne se contente pas d'illustrer le scénario, mais qu'il utilise des techniques spécifiques à ce média. Par exemple, en page 20, le lecteur peut voir la tête de Sebastian ayant explosé (avec un oeil voletant à travers la page) et expulsant les biens matériels qui constituaient sa prison. Il y a également le recours à ces éléments comme apposés sur la page. Il y a aussi possibilité de disposer côte à côte une case au temps présent et une case dans le passé. Dans le chapitre 4, il représente les déplacements d'un personnage par des pointillés sur un fond de plan. La page finale de ce même chapitre montre le sceau du Comics Code Authority (un organise d'autocensure des comics) maculé de sang, image à destination de lecteurs de comics.
Le choix de Cameron Stewart se révèle de plus en plus pertinent au fur et à mesure que l'intrigue avance. En effet, son approche graphique lui permet de représenter au premier degré les éléments de plus en plus déconcertants du récit, virant parfois à la parodie. Il faut dire que Chuck Palahniuk ne fait pas dans la demi-mesure : un dessin en pleine page montrant en contre plongée une dizaine d'individus atteints de progéria descendant en parachute sur un château (dont un dans son fauteuil roulant), des spermatozoïdes serpentant sur la page par-dessus les cases, des individus avec de franches expressions d'exaspération sur le visage, et bien d'autres surprises visuelles. le lecteur peut alors trouver que la narration visuelle vire trop vers la farce, malgré une mise en couleurs qui reste discrète et sobre.
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- ATTENTION - La suite du commentaire comprend des divulgâcheurs. -
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En fin de tome, le lecteur se retrouve en butte au fait que Chuck Palahniuk lui a donné exactement ce qu'il attendait, et que pourtant le résultat constitue quelque chose de bien différent qui défie les attentes. Il a apprécié la simplicité narrative des dessins de Cameron Stewart, tout ayant conscience que les images ont permis de faire passer des associations d'idées mieux que le langage écrit ne l'aurait permis. Il a l'impression que cette histoire se termine en grosse farce, et que la leçon à en tirer n'est pas celle qu'il aurait souhaitée. Comme l'indique la phrase sur la couverture peinte de David Mack : il y a des amis imaginaires qui ne s'en vont jamais. Après lecture, ce constat s'applique bien sûr à Tyler Durden, mais aussi à Robert Paulson, un ami imaginaire dont l'auteur lui-même n'a pas pu se défaire, du fait de la pression de son lectorat, ou plutôt de la popularité acquise par le personnage. Cette suite de Fight Club ne fait pas que dépasser les attentes, elle dépasse les espérances en reprenant le récit et les thématiques là où l'auteur s'en était arrêté il y a 20 ans et en les ouvrant sur d'autres réflexions, tout aussi brutales (à commencer par le mélange entre réalité et fiction de l'auteur, mais aussi du lecteur).
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gruz
  03 mai 2016
La BD n'est pas mon univers habituel et j'ai donc posé des yeux de profane sur la suite de Fight Club en version dessinée. Non-initié ne veut pas dire que je me suis plongé dans l'ouvrage à reculons. Bien au contraire, c'est avec un état d'esprit particulièrement curieux que j'ai découvert les premières planches. Pour bien me plonger dans l'ambiance, j'ai d'ailleurs revisionné le film de David Fincher datant de 1999.
Mais n'oublions pas que FC est avant tout un livre (1996) ! Chuck Palahniuk est le géniteur de cette histoire dingue et violente. On le retrouve aux manettes du scénario de cette bande-dessinée (où il se moque d'ailleurs un peu du film au détour de quelques passages), avec Cameron Stewart comme compère pour l'illustration.
Comment résumer l'expérience qu'aura été cette lecture... Démente, surprenante, violente, déstabilisante, renversante... Une plongée au plus profond des esprits malades des personnages (et de leurs auteurs).
Une vraie expérience sensorielle pour le profane que je suis, donc. J'y ai perdu mes repères, ma voix et un peu la tête. Il faut dire qu'il n'est pas toujours évident de suivre cette intrigue déstructurée, découpée en dix parties (Fight Club 2 a été publié en feuilletons aux États-Unis). Heureusement que chaque nouvelle partie s'ouvre sur une sorte de résumé (déjanté et franchement très drôle).
FC 2 fourmille d'idées, d'inspiration, d'imagination et de délires. A travers l'histoire et le texte de Chuck Palahniuk, clairement décalé au point d'intégrer sa propre personne dans le récit. Par le dessin de Cameron Stewart où chaque bulle explose dans un tourbillon de créativité.
J'ai lu les premières pages avec enthousiasme, j'ai commencé à perdre le fil ensuite, je me suis raccroché aux branches, j'ai tenté de laisser s'évader mon esprit et mettre de coté ma raison trop cartésienne. Une vraie expérimentation assez exigeante, qui m'aura fait passer par nombre d'états, de l'excitation à l'énervement, de la réflexion à la rêverie. Et ce n'est pas le final qui m'aura permis de retomber les pieds sur terre.
On a parfois l'impression que les deux auteurs sont en roue libre, même s'ils s'en donnent à coeur joie. Une sensation déstabilisante et assez improbable, surtout concernant la fin qui est... particulière.
Les dessins de Cameron Stewart sont en tout cas d'une expressivité et d'une inventivité étonnantes. Je n'ai aucune compétence pour parler de technique, mais sa manière d'illustrer cette intrigue folle est à son image : franchement barjo.
Un mot sur l'objet, absolument superbe, à l'image de sa couverture intérieure très différente de la sur-couverture, et des étonnantes planches de couvertures alternatives proposées en fin d'ouvrage.
Oubliez tous vos repères, gardez l'esprit ouvert, pas besoin d'être expert, tant qu'on accepte de plonger dans un récit non linéaire. Perturbante, mais vraiment intéressante expérience sensorielle que ce Fight Club 2.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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XIX
  29 avril 2016
Dix ans après les évènements du Fight Club (du livre, dont la fin est différente du film), nous retrouvons Sebastian (le nouveau nom du personnage principal hébergeant Tyler Durden) en proie à la monotonie d'une vie principalement composée d'absorption de médicaments principalement d'anxiolytiques, antipsychotiques etc. Il s'est marié avec Marla qui désespère de la disparition de Tyler. Ils ont eu un enfant ensemble.
Et... et voilà, ça ne commence pas forcément très bien mais le développement aurait pu valoir quelque chose. Sauf que non... Tout ce qui faisait de Fight Club une oeuvre explosive n'est plus là : l'humour grinçant disparu, les idées percutantes devenues flasques.
On dirait que le but de l'auteur est de déconstruire tout le mythe de Tyler Durden, au point où
En bref Fight Club n'est plus, avec le temps il s'est transformé en ce Fight Club 2 puéril, puisant à outrance dans tous les pires travers de ce qui fait l'univers niais de la BD, roman graphique, ou quel que soit le nom de ces choses avec dessins et dialogues. J'imagine que les amateurs de romans graphiques y trouveront leur compte, beaucoup de critiques encensent ce Fight Club 2, pour ma part c'est 25 euros mis à la poubelle et la déception de voir l'un de mes livres/films favoris détruit.
Objectivement les dessins sont modernes, parfois pas mauvais bien qu'on sent qu'ils ne sont qu'inspirés de photos calquées (le château de Louis II de Bavière agrémenté d'autres éléments, les visages du club de lecture, etc), et il faut avouer que ça se lit très facilement et très rapidement, qu'on ne passe pas un trop mauvais moment pourvu qu'on ne soit pas trop attaché à Mr Durden, que l'objet en lui-même est de qualité, que les artworks de fin sont beaux, mais le fond reste insipide et a perdu toute la saveur du Fight Club.
La fougue et le nihilisme ont vieilli. Certes, même la Joconde subit les outrages du temps, pourtant certaines idées ne méritent pas de devenir trop matures.
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Davpunk
  03 juin 2016
Lorsque David Fincher adapte le Fight Club de Chuck Palahniuk au cinéma, une suite est rapidement évoqué mais ne voit jamais le jour. Jusqu'à ce que l'auteur surprenne son monde en l'annonçant l'an dernier…
Car celui-ci n'a jamais caché qu'il aimait le film même s'il comportait quelques différences avec son roman. Notamment son final. D'ailleurs, lorsqu'il a annoncé qu'il s'attelait à l'écriture d'une suite sous forme de comics en 10 parties (Un seul en France, un intégral), il a d'emblée affirmé qu'il serait heureux que David Fincher l'adapte. Bon, ça risque d'être compliqué au vu du livre, mais pourquoi pas…
Cela fait maintenant 10 ans que Sebastian (le narrateur) est marié avec Marla. Ils ont un enfant et Tyler Durden a disparu en même temps que Sebastian a été mis sous traitement. Mais Marla s'ennuie et décide de baisser les doses, histoire de laisser un peu de place à Tyler de temps en temps. Sauf que le bonhomme n'a pas l'intention de laisser tout ça se passer si facilement et a désormais un nouveau projet : détruire le monde pour le guérir de tout ses maux !
Pas facile de parler du livre car il posséde toute une partie méta qui risque de décevoir une grande partie des lecteurs. Si cela commence de maniére trés calme (un appel vers un certain Mr. Palahniuk qui ne pourrait être qu'un clin d'oeil), cela avance rapidement avec le passage des personnages devant l'affiche d'un cinéma proposant un certain Fight Club avec Edward Norton et Brad Pitt, suivi d'une image représentant une scéne du film, avec Brad Pitt en Tyler Durden. Et on finira décontenancé avec un Chuck Palahniuk illustrant ses difficultés à boucler l'histoire. Il ne se générera d'ailleurs pas, en début de livre, pour préciser que cette suite suit la fin du roman, et non celle du film !
Perdu ? Décontenancé ? On peut l'être, ce sera légitime mais le livre illustre au final parfaitement un propos schizophrène, autant que son personnage, que l'oeuvre elle même (le livre par rapport au film), que son auteur ou ses lecteurs. Impertinent comme souvent, Palahniuk fait ce qu'il veut et moi je le suis sur les 10 chapitres (le 11éme revisite la fin du roman original) et vous conseille ce Fight Club 2, qui posséde d'ailleurs de trés beaux dessins !
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MarieKey
  26 juin 2017
Fight Club 2 est l'un des livres que j'attendais le plus en 2016 et, à la fois, l'une des parutions que je redoutais. Il faut dire qu'on ne parle pas là d'une simple suite. Il s'agit de la suite de Fight Club, sans doute le roman le plus célèbre de Chuck Palahniuk, le plus alambiqué et le plus spectaculaire (sans la moindre objectivité, c'est clairement un de mes livres préférés).
Outre la perspective d'une suite à un livre qui n'appelle à aucune suite, le format de ce deuxième tome était également surprenant : d'un roman, on se retrouve à un comics. Palahniuk, connu pour son trash et sa verve venimeuse à souhait, imagé sur papier ? Ça avait de quoi laissé les lecteurs songeurs, moi la première. Et au terme de ma lecture, je dois avouer être toujours aussi songeuse.
Ai-je aimé ou non Fight Club 2 ? Autant le dire directement : à la sortie de ma lecture, je n'en avais pas la moindre idée.
Côté graphisme, et pour illustrer les idées tordues de Palahniuk, on retrouve Cameron Stewart, dont le nom vous sera sans doute connu si vous êtes férus de comics, et spécialement de Batman. Si ses dessins m'ont parus assez quelconques, il faut bien avouer qu'il y a quelque chose de très percutant dans le style de Stewart, que ce soit dans sa façon de faire surgir les émotions des personnages à travers les planches ou dans le côté très méta-textuel de son coup de crayon qui insert des objets (pilules, pétales de roses) sur les planches pour nous empêcher de lire certaines bulles ou de reconnaître certains personnages (coucou Tyler, on sait que c'est toi !).
Au niveau du scénario, il n'était pas forcément évidemment de reprendre l'histoire là où Palahniuk l'avait laissé, on se retrouve donc projeté des années plus tard et il n'est pas toujours facile de se faire aux nouvelles facettes des personnages (dont la vraie nature repointe tout de même assez vite le bout de son nez). On se laisse malgré tout assez vite prendre au jeu de ce nouveau récit qui joue encore une fois sur l'ambiguïté entre Tyler et Sébastian (nouveau prénom de vous-savez-qui), mais également sur l'ambiguïté entre réalité et fiction grâce à des passages dans lesquels Monsieur Palahniuk se met lui-même en scène entouré d'un groupe d'auteurs qui semblent incider sur toute l'histoire de Tyler.
Ce livre va faire partie de ceux qui demandent du temps, un délai de décantation pour faire le point, pour revenir dessus, pour se décider et finalement faire pencher la balance. C'est le genre de livre dont on sort sans avis fixe et qu'on découvre avoir adoré des mois plus tard après avoir relu deux, trois planches ou quelques chapitres. Adoré, ou détesté.
Quelques semaines plus tard, je me suis enfin fait un avis sur la question et pour ma part, je serais un peu moins catégorique cette fois : pas d'avis tranché, plutôt un ressenti en demi-teinte car non, je n'ai pas adoré cette suite sous forme de comics, mais sur certains points, j'ai trouvé cette lecture à la fois intelligente, surprenante et, il faut l'avouer, rudement bien foutue.
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critiques presse (4)
Sceneario   24 juin 2016
Une excellente lecture que je vous recommande ! C'est toujours un plaisir de croiser un certain Tyler Durden !
Lire la critique sur le site : Sceneario
LeMonde   11 mai 2016
Si la fin de Fight Club, au crépuscule du siècle dernier, résonne encore chez vous comme une conclusion parfaite, ne feuilletez pas la suite. Qui veut préserver la magie ne devra pas faire preuve de curiosité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
ActuaBD   02 mai 2016
Un événement, indéniablement.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BulledEncre   29 avril 2016
l ne s’agit pas ici d’une suite adaptée en BD mais bien d’une suite entièrement pensée par Chuck Palahniuk pour ce format. Il joue avec ses codes, les onomatopées cachent les dialogues, (...) c’est barré.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
30553055   11 mai 2016
- Ce que je veux dire, c'est que les êtres humains n'engendrent pas les idées. Au contraire, ce sont les idées qui nous engendrent.
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30553055   08 mai 2016
- L'assassinat de ce soir est toujours programmé ?
- Toute mon équipe est prête.
- Et votre fils, Monsieur ? Pas de regrets ?
- Rappelez-vous Docteur... Je ne suis pas Sebastian. Cette pute n'est pas ma femme. Ce gamin n'est pas le mien.
Commenter  J’apprécie          80
30553055   08 mai 2016
Non mais, regardez-le. Maintenant, il se fait appeler Sebastian. Il y a dix ans, il aurait pu devenir le nouvel Alexandre le Grand. Le nouveau Gengis Kahn. Mais Sebastian...
Commenter  J’apprécie          60
30553055   08 mai 2016
Il épluche ses recherches à elle sur ses recherches à lui sur ses recherches à elle... Les mots-clés d'un mariage qui se défait.
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30553055   11 mai 2016
C'était une thérapie à coup de poing suivie d'un camp d'entraînement Gestalt. Le projet Chaos avait commencé à s'autoalimenter.
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Videos de Chuck Palahniuk (7) Voir plusAjouter une vidéo
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