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ISBN : 2709630362
Éditeur : J.-C. Lattès (04/03/2009)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 186 notes)
Résumé :
1778, Versailles est en ébullition. Les quolibets se multiplient contre la reine, alors qu'elle attend son premier enfant.
Au cours d'un bal, elle a perdu un bijou en diamant constituant une clé pour accéder à ses appartements.
Mais Nicolas Le Floch n'a pas le temps de résoudre ce délicat problème. Le roi l'envoie sur un navire afin de surveiller son cousin, l'intrigant duc de Chartres.
Après avoir participé à la bataille navale contre les Ang... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  23 septembre 2016

Été 1778, presque un an et demi est passé depuis l'aventure du cadavre anglais. La France s'est rangée du côté des jeunes États Unis, contre l'Angleterre, qu'elle rencontre lors de la bataille navale d'Ouessant. Nicolas le Floch y est présent afin de surveiller le duc de Chartres, futur Louis-Philippe d'Orléans.
Par ailleurs, la Reine attend un enfant, sans que cela la rende plus prudente dans ses distractions. Ainsi lors d'une sortie à l'Opéra, elle s'entretient avec un masque avant de s'apercevoir qu'un bijou de grand prix offert par le Roi et qu'elle portait, a disparu.
Ne voulant pas mêler le Floch à cette affaire car elle ne veut pas que le Roi l'apprenne, elle obtient que l'enquête soit confié à l'inspecteur Renard, mari d'une de ses lingères.
Mais voilà qu'un homme est retrouvé apparemment noyé dans le grand canal du château de Versailles. Ce ne sera pas le seul cadavre de cette histoire assez retorse à laquelle sont mêlés de loin les princes Provence et Chartres.

Une enquête dans laquelle, monsieur de Paris, le bourreau Sanson est peu présent malgré quelques “ouvertures” de cadavres. En revanche Nicolas retrouve tout au long du livre Semacgus, ex-chirurgien de Marine, personnage sympathique, de bon sens, et doué comme son ami d'un goût prononcé pour la bonne chère.
Chaque titre de cette série est une promesse de plaisir. L'immersion dans la fin du dix-huitième est très sensible, les enquêtes se tiennent et la découverte d'éléments précis de l'époque toujours au rendez-vous.
Dans cet épisode nous découvrons les Grands Communs, ensemble de petites chambres pour les domestiques, dans lequel à lieu le très étonnant vol du contenu des seaux d'aisance. Également l'existence peu connue de castrats à la Chapelle.
Heureusement il me reste encore plusieurs aventures à suivre.

Défi le siècle des Lumières
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ibon
  19 janvier 2013
Une enquête en vêtements d'époque sous le règne du jeune Louis XVI, figure plutôt sympathique dans ce roman puisqu'il y dévoile ses états d'âme (généraux...).
Le début: C'est encore la guerre avec la perfide Albion, mais il y a plus grave à la cour: Marie Antoinette a perdu un bijou, cadeau du roi, qui ouvre les appartements de la reine. Un scandale pourrait éclater et menacer le trône.
Mais heureusement que l'intrépide Nicolas le Floch, marquis de Ranreuil s'il vous plaît, mène l'enquête.
Et il la mène, me semble-t-il, un peu trop doucement au début. C'est long, très long si bien qu'en proie à un commencement de veille végétative, la page 150 me réveille à la faveur d'un événement en relation avec le titre. Bref, une noyade inexpliquée à Versailles ramène enfin le lecteur au sujet.
Le milieu et la fin de ce livre sont alors conformes à ce que j'attends d'un roman policier: plusieurs hypothèses, des démonstrations, du rythme et des rebondissements.
L'autre point positif est le style d'écriture, en vieux français mais lisible, qui ajoute de la crédibilité aux références historiques et à cette enquête policière à la cour du roi.
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edwige31
  21 août 2013
Nicolas le Floch m'a intrigué depuis que j'ai pu visualiser son adaptation télévisuelle ; même si cette dernière est plutôt réussie, elle ne fait pas honneur à la densité des romans de Jean François Parot.
Dans cet épisode, l'inspecteur va devoir déjouer les multiples intrigues qui se nouent autour de Marie Antoinette afin de la discréditer. le roman débute par une bataille navale contre les anglais avec comme commandant de la flotte française, l'intrigant duc de Chartres. Au nom du roi Louis XVI, Nicolas le Floch a pour mission d'évaluer la capacité du duc de Chartres pour ce poste : ce dernier subodore le stratagème et comme la bataille n'est pas très concluante, la position de Nicolas le Floch au milieu de ces personnes ambitieuses et susceptibles est inconfortable. Malgré les blessures reçues au combat, à son retour à la cour de Versailles, il est amené à reprendre 2 enquêtes en cours, menées jusqu'ici par l'inspecteur Renard, agent peu reluisant et peu fiable : le vol d'un bijou très symbolique de la reine et la recherche des auteurs de pamphlet satyrique contre celle-ci. La découverte d'un mort dans le grand Canal, qui se trouve être le secrétaire du Duc de Chartres va donner à ces affaires un tour extrêmement politique.
Quelle érudition et quelle connaissance de l'époque !!! Vraiment au niveau historique, c'est dense, très riche et complet : la tournure des phrases et le vocabulaire employé est bluffant, la reproduction de la vie quotidienne est précise. Cela peut même parfois être assez rebutant : j'ai du par moment relire la phrase pour bien en comprendre le sens étant peu habitué à ce type de grammaire. Par contre, j'ai beaucoup apprécié la dimension politique et la description des enjeux à la Cour : toute phrase, tout geste peuvent avoir un sens caché et des conséquences importantes. On ressent aussi les troubles, qui apparaissent au sein de la population dans la Nation : les bases de la Révolution sont parfaitement explicités et argumentés. J'ai moins accroché aux multiples intrigues qui s'entrecroisent : le suspens n'est pas très soutenu et j'ai eu l'impression parfois qu'il me manquait certains éléments des épisodes précédents pour comprendre la complexité des relations entre les personnages.
J'ai pris malgré ces petites difficultés beaucoup de plaisir à lire ce roman, et j'emprunterais très certainement d‘autres aventures du Sieur Nicolas le Floch.
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Herve-Lionel
  04 avril 2014
N°543 – Novembre 2011.
LE NOYE DU GRAND CANALJean-François PAROT – JC Lattès.
En cette année 1778, alors qu'à Paris on ne parle que de la venue de Voltaire dans la capitale et de la prochaine naissance de l'héritier du Trône. Nicolas le Floch, Marquis de Ranreuil et commissaire au Châtelet se voit confier une mission extraordinaire : celle d'être l'espion du Roi en surveillant le duc de Chartres, son cousin qui lorgne la charge d'amiral de la flotte et doit s'embarquer à Brest, à bord du « Saint-Esprit », pour aller guerroyer sur mer contre les Anglais. C'est un prince de sang mais aussi un libertin à la fois débauché, joueur et franc-maçon. Pour autant, la mission de le Floch s'annonce mal. Pour les autres officiers, il sera en inspection, ce qui sera sa « couverture », mais en réalité il sera l'oeil du Roi et celui de Sartine, ministre de la marine qui ne peut se résoudre à abandonner ses habits de Lieutenant Général de Police et qui entretient toujours une solide amitié avec Ranreuil. La bataille s'engage avec l'escadre anglais et le Marquis tente de protéger le duc qui revient sain et sauf. Pourtant notre commissaire a vent d'un complot et retrouve cette histoire de bijou volé à la reine au bal de l 'Opéra quelque temps plus tôt et qui menace de devenir une affaire d'État, sur fond de pamphlets et de diatribes contre la couronne. de plus, on attire son attention sur le rôle quelque peu trouble que joue le mystérieux mais authentique inspecteur Renard dont l'épouse est également lingère de la reine. Ce policier serait non seulement corrompu mais aussi séditieux, peut-être l'auteur ou le propagateur des libelles qui circulent contre la reine tout en lui fournissant éventuellement des livres licencieux. Quant à Rétif de la Bretonne, écrivain, polémiste, libertin et noctambule impénitent, il sert à l'occasion à le Floch d'informateur, mais son rôle est trouble.
On retrouve, noyé dans le grand canal des jardins de Versailles, un mystérieux personnage qui pourrait bien être Lamaure, le propre valet du duc de Chartres. On a découvert sur son cadavre une étrange partition musicale et le nom d' « Horace » revient de plus en plus souvent sans qu'on sache exactement ce qu'il signifie, pas plus d'ailleurs que le message sibyllin qui l'accompagne... Que doit-on penser de ce second cadavre découvert à la pompe de la Samaritaine, lui aussi accompagné d'un fragment d'une partition musicale ? Quel est le sens réel de ce « modus operandi » qui conduit le meurtrier à ne pas dissimuler le cadavre de ses victimes ? Que signifient exactement les propos désordonnés mais qui se sont révélés prémonitoires de la Paulet, vieille connaissance de le Floch et aussi tenancière de lupanar ? Y a-t-il un lien entre le duc et le magnétiseur Mesmer dont on parle beaucoup ? Cet énigmatique personnage, authentique scientifique ou charlatan patenté, défraie la chronique de la cour par ses expériences. Des vols étranges y seraient liés. Que viennent faire ces castrats qui se retrouvent dans l'entourage du roi ? Tous ces faits sont compliqués par la mort bien étrange de l'inspecteur Renard qui prive le commissaire d'un acteur et d'un éventuel coupable autant que d'un témoin-clé dans cette affaire décidément bien compliquée. Quel est le rôle réel de Mme Renard, l'épouse de cet inspecteur qui elle-même se livre à des trafics illicites ? Que signifie l'enlèvement d'Aimée d'Arranet ? Chaque nouveau meurtre paraît non seulement au grand jour mais aussi est accompagné d'un rébus et d'un poignard de facture italienne qui se rattachent au bijou dérobé à la reine, à la personne des ducs de Chartes et de Provence et à l'ombre de l'Angleterre, ennemi héréditaire de la France. Dans cette affaire, la haine de la reine le dispute à la trahison, aux charges convoitées puis refusées par la couronne, aux cabales, aux complots et au jeu politique. Face à cette somme d'interrogations, le marquis reste partagé entre sa fidélité aux membres de la famille royale et sa volonté de la servir et à sa sagacité de policier, soucieux de l'ordre public.
Malgré de nombreuses digressions parfois longues et compliquées, l'auteur mêle avec bonheur fiction et réalité historique, replonge, avec un art consommé du suspense son lecteur dans cette atmosphère alternativement festive et inquiétante du Siècles des Lumières, du Paris des bas-fonds et des intrigues de cour. C'est assurément un bon moment de lecture !

©Hervé GAUTIER – Novembre 2011.http://hervegautier.e-monsite.com



















































Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Natacha79
  02 février 2014
L'intrigue se déroule entre février et décembre 1778 (quand Marie-Antoinette met au monde sa fille). Lors d'une soirée à l'opéra, la reine se fait voler un pendentif offert par le roi qui est aussi un passe-partout pour accéder à ses appartements. Tout d'abord l'enquête est confiée par la reine à l'inspecteur Renard, mari de sa lingère car la reine ne souhaite pas que le roi soit mis au courant de la perte du bijou.
Nicolas le Floch est quant à lui envoyé par le roi sur le navire français bataillant contre les anglais à Ouessant afin de surveiller son cousin, l'intrigant duc de Chartres. A son retour, Nicolas doit enquêter sur la mort du valet du duc de Chartres découvert noyé dans le grand canal de Versailles.
Une quantité d'intrigues vont s'entrecroiser, de nombreux personnages assez loufoques aussi (notamment un castrat de la chapelle royale, le peintre nouvelliste Gabriel de Saint-Aubin). Comme d'habitude, de nombreuses pauses culinaires (délicieusement décrites) et amoureuses avec Aimée d'Aranet - qui est enlevée dans cet épisode - (même si les moments amoureux ne sont pas les passages les plus réussis par JF Parot). Une intrigue un peu difficile à suivre tant les ramifications sont nombreuses, mais la qualité de l'écriture et la description des scènes de la vie à la cour et à Paris au 18è font oublier que le suspens n'est pas toujours bien entretenu.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   14 avril 2012
Après les feux premiers de leur amour, une période difficile avait suivi, faisant succéder querelles, provocations et inquiétudes. Chacun avait poussé l'autre dans ses retranchements comme s'il cherchait à vérifier la force de son attachement. La maturité venue, Nicolas en était d'autant plus éprouvé qu'il constatait qu'elle demeurait inchangée et immuable dans ce printemps des femmes qui dure souvent si longtemps.Quant à elle, elle avait pris conscience du besoin qu'elle avait de sa force, de sa protection et de sa gravité. Au bout du compte, elle mesurait que, au-delà de l'apparente dureté imposée par une carrière ouverte à tous les dangers, et de son courage, il persistait chez lui une fragilité, une mélancolie qu'elle seule était à même de distinguer et de soigner. Du moins en était elle convaincue. Cette découverte l'avait plongée dans une jubilation sans mélange et nourri une reconnaissance éperdue envers l'homme qui lui avait procuré ce sentiment. Ainsi étaient-ils entrés dans la période où, ayant découvert ce qui les unissait, l'apaisement dominait sans que s'en trouve diminué le flamboiement renouvelé de leur passion.
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athena1athena1   27 janvier 2011
- La foule ?
- Comment, mon cher, ignorez-vous donc la coutume ? L'accouchement de nos reines est toujours public pour que nul un jour n'en vienne à contester la légitimité du nouveau-né.
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ibonibon   19 janvier 2013
Acheter le silence des maîtres chanteurs encourage et multiplie ceux qui usent de cette voie odieuse.
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WictorianeWictoriane   26 janvier 2011
Soudain l'attention de Nicolas se figea ; un masque s'approchait de la loge de la reine. Vêtu comme une poissarde de la halle, il portait une coiffure déchirée et le reste de son habillement apparaissait à proportion. Hochant la tête et les mains sur les hanches, il se mit à entreprendre la souveraine sur un ton de familiarité singulier et d'une voix de fausset. etait-ce une femme comme son accoutrement le laissait supposer ? Son assurance même paraissait suggérer qu'il fût légitimement en pied de s'adresser à la reine.
- Alors belle Antoinette, te v'là pas honteuse d'être céans à te réjouir avec des godelureaux ? Devrais-tu pas être aux côtés de ton mari qui pour l'heure ronfle dans ses draps, solitaire ?Marie-Antoinette, tout d'abord stupéfaite, ne put s'empêcher de pouffer aux propos de l'inconnu masqué.
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GrouchoGroucho   15 novembre 2014
Sartine ne présentait pas son visage des bons jours.
- Alors, monsieur, dit-il railleur à l'excès, toujours semeurs de cadavres ! Après avoir souillé le Grand Canal, ensanglanté d'horrible manière la Samaritaine, voilà que vous vous en prenez au Grand Commun. Et pour couronner, si j'ose dire, le tableau, vous arrêtez une lingère des plus appréciées de Sa Majesté. Au moins, rassurez-moi, vous êtes sur le point d'aboutir, les coupables vont m'être présentés ?
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Videos de Jean-François Parot (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-François Parot
Cette année encore, les musées de Lyon se sont mis aux couleurs de Quais du Polar : les auteurs invités Claude Izner, Jean-François Parot, Deon Meyer et d'autres sont intervenus pour des visites atypiques dans les musées Gadagne, le musée gallo-romain de Fourvière, le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique et bien d'autres ! Des enquêtes et animations dans le cadre du festival étaient proposées aux visiteurs. Vidéo réalisée par les étudiants de Factory.
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