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EAN : 9782021477931
Seuil (07/10/2021)
4.2/5   35 notes
Résumé :
Quatrième de couverture:
Oiseau noir, célébré par les mythologies antiques et vénéré par les peuples du Nord qui louent son intelligence, sa mémoire et ses dons de prophéties, le corbeau est fortement dévalué par le christianisme. Comme la Bible, celui-ci en fait un oiseau impie. À dessein, les Pères de l'Église et les auteurs du Moyen Âge lui réservent une place de choix dans le bestiaire du Diable.
À l'époque moderne, cette symbolique devient encore ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Après celles du loup et du taureau, Michel Pastoureau nous propose une histoire culturelle du Corbeau de l'Antiquité à aujourd'hui. Nous comprenons que cet animal d'abord bien considéré s'est transformé progressivement, après l'avènement du catholicisme, en animal diabolique et malfaisant… Michel Pastoureau nous guide à travers les époques et dans différents pays, faisant la part belle à l'Antiquité et au Moyen Âge. Nous verrons le prestige du corbeau décroître, sa réputation s'entacher de toutes sortes d'histoires déplaisantes et de légendes maléfiques. La Fontaine ne l'épargne pas : il le présente comme un oiseau stupide. Pour leur part, les Romantiques en feront un messager de la mort. Et que dire de son rôle terrifiant dans Les Oiseaux d'Hitchcock ! On sait aujourd'hui, et l'auteur s'attache à le prouver dans les dernières pages de ce beau livre, mais trop brièvement à mon goût, qu'il fait mentir cette mauvaise réputation. Dans certains tests d'intelligence, « le corbeau se situe au niveau des grands singes, parfois les dépasse » (p.143).

***

J'aime beaucoup les ouvrages de Michel Pastoureau. J'en ai lu trois sur les couleurs, plus celui sur le loup et un autre m'attend dans ma PAL : Les Animaux célèbres. Je suis chaque fois épatée par la façon dont cet auteur partage son érudition, sans compliquer son propos ni le simplifier à outrance. le Corbeau : Une histoire culturelle ne fait pas exception. J'y ai appris une foule de choses passionnantes et, si je suis consciente que je n'en retiendrai que des miettes, certains détails et l'évolution de la perception que les hommes ont eue de cet oiseau au fil du temps m'ont assez marquée pour que je m'en souvienne durablement. Facile à lire, l'ouvrage est en plus magnifiquement illustré et imprimé sur un papier de qualité pour le prix d'un roman, ce qui est une bonne surprise, non ?J'attends le suivant !

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Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé les animaux mal-aimés : les serpents, les crapauds, les chauves-souris... Et bien sûr les corbeaux ! Depuis tout petit, je suis fasciné par ces volatiles qui m'ont toujours parus être très intelligents et, maintenant que je suis devenu un vieil adulte, je suis très satisfait de constater que, depuis quelques années, les scientifiques s'intéressent enfin de près aux corvidés et confirment remarquablement mes premières impressions !

C'est pourquoi mes enfants, qui me connaissent bien, m'ont offert ce livre de Michel Pastoureau qui constitue une remarquable petite encyclopédie illustrée de la façon dont, à travers les siècles, les hommes ont perçu le corbeau. Cette analyse se limite à l'Europe et l'auteur l'annonce dès le début de son livre.

J'ai découvert dans cet ouvrage, non sans une certaine satisfaction, qu'aux époques antérieures à la christianisation, le corbeau était souvent vénéré. On peut lire ainsi qu'aux premiers siècles de notre ère, « enterrer un mort avec un corbeau, c'est s'assurer que l'âme du défunt sera bien guidée par celle de l'oiseau vers l'autre monde ». Et même quand il n'était pas vénéré, il était souvent l'objet d'admiration ou d'intérêt.

Avec l'arrivée du christianisme, la symbolique du corbeau devient entièrement négative voire diabolique, et va le rester longtemps. Cette exécration propagée par l'Église a conduit à de véritables massacres de corbeaux.

Vous trouverez dans cet ouvrage tous les détails de cette évolution tout au long de l'histoire européenne. Je ne vais pas ici reprendre toutes les découvertes que vous pourrez faire en le lisant : il est une véritable mine d'informations relatives aux légendes, à la littérature, à la symbolique, etc., le tout parsemé d'anecdotes.

L'auteur n'oublie pas, pour terminer, de rappeler la reconnaissance récente apportée par la science pour l'intelligence remarquable de cet oiseau, qui rivalise avec celle de nos cousins les primates autres que l'homme et parfois même la dépasse dans certains tests ! le corbeau pourrait donc se situer deuxième dans le classement de l'intelligence des êtres vivants sur Terre, juste après l'homme, au moins pour certains tests. L'homme resterait le premier, mais ce classement est-il vraiment impartial ? N'oublions pas que ce sont des êtres humains qui l'ont établi…

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Ayant entendu dire que dans d'autres cultures plus orientales, les corbeaux avaient une réputation pluus positive, quand j'ai entendu par l'auteur lui-même dans l'émission Historiquement Show, en faire un résumé, expliquer comment la réputation du corbeau très positive dans l'antiquité, était par la suite, gênant l'Eglise Catholique , devenu de plus en plus négatives... deux raisons à cela.

D'abord, à cause d'un épisode de la génèse (Noé) où le corbeau se comporte en égoiste, et sans doute à cause de sa qualité de charognard, l''oiseau ne semble pas être aprécié des des Hébreux... mais il semblerait que ce ne soit pas la principale raison... même si, même dans l'épisode du déluge, joouant un rôle aussi important que la colombe, les artistes évitent de le repéésenté... Il y a au moins un passage avec le prophète Elie où le corbeau à un rôle positif... que l'on tente d'éluder.

C'est plutôt les pratiques payennes et l'idolâtrie à l'image du corbeau dans le Nord de l'Europe qui aurait été le principal déclencheur de cette proopagande : il fallait convertir à des pratiques plus civiliser, et ne pas idolâtrer d'idole... Et donc l'Eglise a fait la guerre au corbeau.

Ce magnifique ouuvrage est très illustrés de magnifiques photographies d'oeuvres d'arts, que se soit des pages de livres, des peintures, des mosaiques, des scultures, des accessoires vestimentaires... tout y passe... et la couverrtuure beige sobre (intérieur bleu gris) nous donne vraiment le ton réhaussé d'un bandeau que l'éditeur à rajouter pour nous montrer Hichcoock avec le fameux volatile, à cause du fameux film Les Oiseaux, dont bien enteendu l'atuer parle dans la période la plus moderne.... Tout ce que vous avez voulu savoir sr le corbeau... enfin presque... l'auteur à éluder certains détails qui n'interresseont que les spcialistes, que ce soient en symbolique ou en ornithologie... car oui, il sera questioon d'ornithoologie... dans les périoodes les plus réécentes, même si la biologie de l'oiseaux ne sera pas le sujet principal du livre... et donc si vous vous demandez pourquoi le corbeau accompagne la mort ou le bourreau, pouurquoi autrefois on le considérait comme un protecteur, un messager des dieux doué de don de clairvoyance, avant de le considérer comme un vil charognard, qui dans la fable De La Fontaine devient bête, lui que les antiquités considéraient comme étant tellement doé de savoir... avec grâce aux études d'intelligence, un retour à une vision beaucoup plus positive aujoud'hui... et bien oui, cest ce livre qu'il faut lire.

La lecture est facile, même si retenir les détais necessitera cetainement plusieurs relectures si vouus avez un but pouur lire cet ouvrage... pour retenir tous les détails. L'auteur à fait exprès, bien que spécialiste du corbeau, en ayant fait un point important de sa thèse sur l'héraldique, d'élaguer du livre tout détail qui n'interesserrait qu'un biologiste ou un spécialiste de l'art ou de l'héraldique... Facile à lire donc.

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Voici un bel ouvrage sur un animal commun sous nos latitudes, le corbeau. Si ce n'est que Michel Pastoureau évoque ici le grand corbeau qui a presque disparu de nos contrées suite aux massacres qu'il subit depuis le Moyen-Age à cause du christianisme. Cet animal controversé a pourtant été admiré et révéré en Europe dans toutes les civilisations antiques de notre continent.

J'ignorais par exemple que la plupart des fêtes chrétiennes avaient été placées à certains moments de l'année spécifiquement pour combattre les cultes qui lui avaient été associés.

Une histoire culturelle qui prouve à quel point elle peut influencer l'histoire naturelle d'une espèce: un livre qui se lit agréablement et qui est richement illustré, ce qui en renforce l'attrait.

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Outre sa série sur la couleurs de notre mémoire collective ,Michel Pastoureau poursuit son exploration dans le zoo de nos croyances , superstitions , imaginaire et savoirs sur les animaux .Dans cet ouvrage , c'est la place du corbeau dans l'histoire culturelle qui est l'objet de son étude . Comme toujours il s'agit d'un condensé d'érudition , couvrant les civilisations européennes de l'Antiquité à nos jours , dans une langue très accessible et remarquablement illustré . Fascinant destin de l'oiseau noir passé d'idole , truchement des dieux , symbole de savoir à charognard réprouvé , compagnon de la mort et du diable . Cette leçon vaut bien un fromage sans doute … ou du moins le prix de ce passionnant ouvrage.

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critiques presse (2)
LeDevoir
07 février 2022
Le corbeau. Une histoire culturelle s’intéresse à cet oiseau qui a longtemps semé la peur et l’aversion dans les campagnes, inspirant au passage quantité de fables, de légendes et d’artistes.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Culturebox
09 janvier 2022
Après le cochon, l'ours, ou encore le loup, l'historien d'art également spécialiste de la couleur poursuit son travail sur les animaux avec ce nouvel ouvrage consacré au corbeau. […] Un livre passionnant qui nous fait voyager dans l'histoire du monde et de l'art, accompagné d'une riche iconographie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation

De nos jours, un certain occultisme de pacotille, commercial et puéril, continue de faire du corbeau un animal fréquemment sollicité par les revues militantes néo-celtes ou néo-vikings, les publications sataniques, la bande dessinée ésotérisante, les jeux vidéo "gothiques", le cinéma gore, l'heroic fantasy d'épouvante et les gadgets ou breloques démoniaques. Le noir de ses plumes s'y marie souvent avec le rouge du sang qui coule. Laissons aux exégètes futurs le soin d'apprécier dans quelques décennies l'apport de ce bric-à-brac à l'histoire et à la symbolique de notre oiseau.

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Ces massacres de corbeaux à l'époque de Charlemagne et de ses successeurs s'inscrivaient dans une politique générale d'éadication des cultes païens, spécialement ceux qui se touurnaient verrs les forces de la nature. Partout la religions chétienne tenta de suprimer les anciens cultes ou du moins e s'y superposer. De même que des centaines de milliers d'arbres furent coupés ou déracinés, des pieres déplacées ou maçonnées, des sources détournées ou transfirmées en fontaines, des lieux sacrés coonvertis en chapelles, de même que des miliers d'ours furent abattus et des quantités immenses de coorbeaux massacrée. L'oiseau noir par trop vénéré des Germains apparaissait comme n ennemi d Christ.

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Or l'historien que je suis ne peut évidemment pas connaître de première main les socciétés des cinq continents. N'ayant ni le goût ni l'envie de compiler les travaux des autres, je me limite à ce que je connais et qui fait l'objet de mes enquêtes et de mes réflexions depuis un demi-siècle : les sociétés européennes, ce qui est déjà considérable, surtout si leur histoire naturelle est envisagé dans un temps long depuis les mythologies antiques jusqu'au bestiaires contemporain, celui des faits de langue, des logos, de la publicité, des dessins animés, des bandes dessinées et des jeux vidéo. [note de Pégase Shiatsu : explication des limites du sujet traîté... à comparer avec d'autres auteurs qui eux critiques des sociétés étrangères qu'ils ne coonnaissent visiblement pas du tout... Merci à l'auteur de son humilité.]

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Son cerveau est énorme par rapport au volume et au poids de son corps et il remplit parfaitement sa boîte crânienne. L'indice de proportion entre le cerveau et la masse corporelle qui est fixé à 21 pour l'être humain, n'est que de 8 pour le chimpanzé mais il est de 37 ou 38 pour le grand corbeau. Certes, cela n'explique pas tout, tant s'en faut, mais force est de reconnaître que pour certains tests, le corbeau se situe au niveau des grands singes, parfois les dépasse.

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Nombreuses furent en Euroope les sociétés anciennes qui ont vénéré le corbeau. Il était l'oiseau solaire par excellence, le céater du monde, le messager des dieux, le guide des âmes dans les ténèbres, celui qui voyait tout, entendait tout, présageait tout. Il passait en outre pour l'ancêtre de certains peuples et à ce titre, faisait l'objet de différens cultes, rites, interdits ou partiquues fétichistes. En Europe, les mythologies portent la trace de cet ancien statut primordial de l'oiseau, et ce aussi bien chez les Celtes et chez les Slaves que chez les Germains.

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Videos de Michel Pastoureau (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Pastoureau
Le blanc matérialise et incarne de nombreux univers dont les symboliques varient au fil des siècles et selon les espaces.
L'historien des couleurs Michel Pastoureau revient avec un nouveau livre Blanc. Histoire d'une couleur, publié au Seuil. Dedans, il montre que le blanc est bel et bien considéré comme une couleur dans l'histoire, loin d'être "incolore". Pourtant, il reste extrêmement difficile de circonscrire précisément ce qu'est le blanc et la couleur en général : "si l'on ouvre un dictionnaire, les auteurs ont énormément de difficultés à définir ce qu'est la couleur", nous dit Michel Pastoureau.
François Garde, ancien haut fonctionnaire devenu écrivain voyageur, raconte le blanc avec A perte de vue la mer gelée (Paulsen, 2021), histoire d'une exploration de l'Atlantique Nord où la mer glacée blanchit tout l'espace environnant. Il publiera le 12 janvier 2022 L'empire du froid, un livre indispensable pour la saison : dedans, il y abordera l'adversité du froid, mais aussi toutes les joies hivernales qu'il nous apporte.
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