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Arturo Pérez-Reverte (Autre)Gabriel Iaculli (Traducteur)
EAN : 9782757880807
408 pages
Éditeur : Points (01/10/2020)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 31 notes)
Résumé :
[PEUT ETRE LU INDÉPENDAMMENT DES TOMES PRÉCÉDENTS]

Mars 1937. Le Mount Castle, un cargo républicain transportant trente tonnes d’or de la Banque d’Espagne et faisant route pour l’Union soviétique, s’est réfugié dans le port international de Tanger, où un destroyer franquiste le détruira s’il tente de reprendre la mer. Falcó reçoit pour mission de s’y rendre, de convaincre le capitaine du Mount Castle de changer de camp s’il veut sauver son bateau et s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
migdal
  04 novembre 2019
Débutant comme un SAS commis par Gérard de Villiers pour valoriser MALKO et son légendaire harem, cette nouvelle aventure de Lorenzo FALCO nous mène à Tanger où s'affrontent, lors de la Guerre d'Espagne, un cargo républicain et un destroyer nationaliste.
Dans ce port neutre, FALCO est plongé dans un enfer de trahison, de corruption, de torture, où sexe, alcool, drogue et fric forment un cocktail glauque qui permet à l'auteur de brosser le calvaire des anatoliens exterminés en 1922 par les turcs, puis celui des espagnols en 1936 et 1937.
Le décor étant dessiné, FALCO et la diabolique/divine EVA, passent assez vite au second plan, et les deux commandants QUIROS et NAVIA se respectent et s'affrontent dans un conflit croissant dont le paroxysme est le chapitre 15 « chacun fait ce qu'il peut » où Arturo Pérez-Reverte démontre une rare finesse psychologique et peint l'opposition entre deux conceptions de l'Espagne, deux conceptions du devoir.
La question pour chaque membre des deux équipages est qu'il est plus facile de faire son devoir que de le connaître … ils se retrouvent cote à cote lors d'une rixe contre les anglais … avant de se retrouver face à face dans une aube brumeuse et mortelle. Duel idéologique qui évoque quelques récits De La Varende …
Ces pages n'ont pas fini d'interpeller :
• Qu'aurait fait le lecteur à Tanger en 1937 ?
• Qu'aurait il fait à Mers el Kébir ou à Dakar en 1940 ?
• Qu'aurait il fait à Alger, Bizerte, Casablanca en 1942 ?
• Ou lors du sabordage de Toulon ?
• Et aujourd'hui où sont notre honneur et notre patrie en Méditerranée ?
Merci au Seuil de m'avoir offert ce livre inoubliable lors d'une masse critique.
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Pecosa
  27 septembre 2019
Bien, bien, bien….je me demande pour quelle raison j'ai ouvert le second roman de cette nouvelle série signée Pérez-Reverte, après ma déception à la lecture du premier volume, Falcó .
Au début je pensais que ce qui me faisait mal à l'oeil, finalement, c'était de suivre les aventures d'un tueur phalangiste, puis je me suis souvenue que je dévore les Sadorski de Slocombe, et que l'immonde Pete Bondurant que l'on croise chez Ellroy est un de mes salauds de polars préféré.
En repensant à une entrevue de Pérez-Reverte qui déclarait: « J'écris pour vivre des choses que je n'ai pas vécues, aimer les femmes que je n'ai pas pu aimer, tuer les hommes que je me suis retenu d'assassiner… » Falcó apparait tout à coup comme une sorte de substitut phallique, et que c'est pénible et caricatural à lire.
Falcó , la petite quarantaine, a roulé sa bosse, connut tous les coins chauds de la planète, été de tous les trafics, à toutes les époques, à croire qu'en barboteuse, il oeuvrait déjà pour les services d'espionnage.
Aussi monolithique qu'un menhir, il tue sans faillir, n'a aucun état d'âme, et pour ce qui est des femmes, c'est bien simple, il les a toutes dans son lit. Mais pas les paysannes mal dégrossies ou les moches, non, que des avions de chasse en Balenciaga et bas de soie, qu'il comble de plaisir…
D'ailleurs il n'y en a qu'une qu'il apprécie et pas seulement à l'horizontale, c'est Eva Neretva (qui donne son titre au roman alors qu'elle n'apparait que dans les cent dernières pages). La première fois qu'il l'a vue, avec ses cheveux courts et sa froideur, il a cru qu'elle était lesbienne…no comment Et comment croire à cette histoire d' « amour » entre un phalangiste et un super agent du NKVD? Il parait que les opposés s'attirent mais à ce niveau là, entre deux tourtereaux qui ont un taux d'empathie proche de celui d'Hannibal Lecter et de Pol Pot réunis…
L'intrigue d'Eva, pourtant, est alléchante. A Tanger, en mars 1937, un cargo chargé de trente tonnes d'or de la Banque d'Espagne, le Mount Castle, et destiné à l'URSS s'apprête à quitter le port marocain, ce que les services franquistes veulent absolument empêcher, quite à ce qu'un destroyer le détruise en pleine mer.. Le thème de l'Or de la République, toujours sujet à débat, et à recherches aujourd'hui, est passionnant mais il m'a laissée de glace, la faute à une intrigue bancale, remplie de poncifs sur la guerre civile, dans laquelle la conduite de Falcó défie toute logique. A la fin de ce second volume, je n'ai toujours pas saisi ses motivations. La documentation rassemblée sur l'époque, chansons, films, personnages historiques comme Philby apparait ça et là comme un cheveu sur la soupe… Pour lire un roman avec un personnage phalangiste, autant s'épargner cette série et ouvrir Une imposture de Juan Manuel de Prada.
Bref, super amant, super agent, super sapé, accro au luxe, Falcó est super lassant. "Une aventure de Lorenzo Falcó", dit le sous-titre, pour moi elle reste "Une aventure d'un gros connard", seul qualificatif qui me soit venu à l'esprit à la lecture de ces deux volumes (Ce n'est pas très constructif, je le reconnais). Le troisième, intitulé Sabotaje, est sorti l'année dernière mais je passe mon tour, pour lire son dernier roman, Sidi, consacré au Cid Campeador, en espérant que Pérez-Reverte aura retrouvé son mojo.
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umezzu
  05 novembre 2019
Eva est le deuxième épisode de la suite romanesque consacrée par Perez-Reverte à l'agent secret Lorenzo Falco durant la guerre civile espagnole. En interview, Perez-Reverte a souvent dit qu'il adorait les romans-feuilletons comme on les concevait au dix-neuvième siècle. Falco, comme Alastriste précédemment, est de cette veine. Les personnages sont introduits au début, puis on les suit de lieux en lieux, d'aventures en aventures. Entamer la série par ce tome deux serait donc une très mauvaise idée. Les éléments clés de la psychologie de Falco seraient absents. Et il est difficile de comprendre ce qui anime cet agent secret, qui bascule dans le camp nationaliste, non par convictions, mais par fidélité à l'Amiral, le chef de son service d'espionnage. Aventurier avant tout, sans grand scrupules, ancien trafiquant d'armes, collectionneur de conquêtes féminines, tueur à l'occasion, Falco est loin d'être un héro. Avec lui rien n'est net. Il vit fort et prend tous les risques, sans trop se préoccuper de politique. Sauf quand Eva, une espionne russe, agent du NKVD en zone républicaine, est concernée. Avec elle, Falco perd ses réflexes d'agent secret face au camp d'en face.
Dans ce deuxième épisode, le gouvernement républicain a essayé d'envoyer en Russie le reste du stock d'or de la banque centrale espagnole. Mais le Mount Castle, le cargo qui a chargé l'or, est poursuivi par un destroyer franquiste. Une seule issue : se réfugier dans le port de Tanger, zone neutre où le navire ne peut séjourner qu'un temps limité. S'il sort du port, la puissance de feu nationaliste va l'envoyer par le fond, et l'or avec. Falco est envoyé à Tanger tenter de récupérer l'or, par tous moyens. Sauf que la responsable de fait du navire républicain est Eva, toujours aussi convaincue par le communisme, version procès de Moscou 1936.
Tanger pendant ces années de guerre civile espagnole est un vrai nid d'espions. Tout le monde est susceptible de trahir son camp. Les accidents malheureux se succèdent. Certains glissent malencontreusement sur des lames de rasoir, d'autres comme le commissaire politique espagnol à bord du Mount Castle disparaissent tout simplement… Falco est toujours aussi snob, excessif. S'y ajoute une absence totale de limites : avec ses acolytes, il tue ou torture sans hésitation. Au passage, on apprend un peu sur les débuts de ce méchant garçon aux côtés de Basil Zaharoff, le célèbre marchand d'armes.
Le roman vaut plus par le climat qui s'en dégage que par l'intrigue elle-même. Le drame est quasiment annoncé par avance. Les quelques pages sur le respect entre gens de mer (autre thématique habituelle de Perez-Reverte) sont les plus réussies. Les personnages ont leurs raisons d'agir comme ils le font, mais il est difficile d'avoir de l'empathie pour Falco, brutal, violent et fourbe. Et c'est finalement ce qui manque à cette série : un héro positif.
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Herve-Lionel
  03 novembre 2019

La Feuille Volante n° 1407– Novembre 2019.
Eva - Une aventure de Lorenzo falcó - Arturo Perez-Reverte - Seuil.
Traduit de l'espagnol par Gabriel Iaculli.
Je remercie Babelio et les éditions Seuil de m'avoir fait découvrir ce roman.
Lorenzo falcó est un ancien trafiquant d'armes reconverti en agent secret de la République espagnole et travaillant maintenant pour Franco. Autant dire que seul l'argent compte pour lui et que ce ne sont pas les scrupules qui l'étouffent. Il correspond à l'image traditionnelle de l'espion de cette époque, dans la force de l'âge, costume bien taillé, chapeau, trench-coat, browning, alcool, cigarettes, faux passeports et évidemment des femmes, mariées ou non, belles, désirables et consentantes qu'il n'apprécie que dans son lit, image d'Épinal, pas vraiment dans l'air du temps. Son rôle est clair, s'assurer d'un cargo républicain, le Mount Castle, transportant l'or de la banque d'Espagne à destination de la Russie afin qu'il échappe aux nationalistes en cas de victoire. le bâtiment est réfugié dans le port de Tanger et les franquistes entendent bien s'approprier sa cargaison pour financer la guerre civile. Il est bien entendu surveillé par deux destroyers espagnols des deux camps et fait l'objet de nombreuses tractations internationales. Bien sûr cette mission n'est pas sans risques et elle est émaillée de pas mal de luttes sanglantes, de rebondissements et de cadavres. La ville est un nid d'espions et d'assassins et l'argent achète tout, même peut-être le capitaine du navire républicain résolu à faire son devoir face à un autre capitaine, nationaliste celui-là, tout aussi déterminé à l'envoyer par le fond dans les eaux internationales s'il résiste à l'arraisonnement. Il y a de belles femmes avec parfois leur lot d'érotisme, de vieux loups de mer à la peau tannée, des tapis verts, des tueurs à gage, des nuits blanches, des cigarettes américaines, de l'excellent whisky, du kif, des exaltés qui voient dans cette guerre civile une occasion de vivre leur passion de tueurs ou leurs illusions politiques, des bagarres de bouges, des putes, des inconnus qui changent de noms, des aventuriers qu'aucune trahison n'arrête, des exécutions sommaires que les circonstances exigent... Mais le plus gênant pour falcó c'est que Eva Neretva , une Russe communiste à qui il a naguère sauvé la vie et qui lui a rendu la pareille et qui est à bord du Mount Castle. Cela va évidemment compliquer sa tâche d'autant que chacun des deux capitaines, celui du cargo républicain et celui du destroyer nationaliste, sont déterminés à faire leur devoir. Eva n'est pas vraiment son genre de femme, certes il l'a aimée et continue de la désirer, mais elle reste pour lui une énigme, quelqu'un qu'on ne peut manipuler ni acheter. Animée par la foi communiste, c'est une idéaliste, pleine d'illusions sur Staline et son régime dictatorial et capable de se sacrifier elle-même, ou de tuer falcó si on lui en donne l'ordre. Lui, au contraire, est imperméable à tout engagement idéologique, véritable mercenaire travaillant pour le plus offrant. Il y a donc entre entre eux un jeu macabre, une sorte de danse entre Eros et Thanatos!
Le roman se lit bien et même rapidement, est agréablement écrit avec de belles descriptions parfois pleine de sensibilité et de belles nuances, avec beaucoup de réalisme dans le récit des affrontements, entre coups de feu et de couteau, ce qui rend cet ouvrage passionnant jusqu'à la fin. le suspens est au rendez-vous dans le décor de cette ville neutre, cosmopolite et mystérieuses où chacun est à la solde d'un autre, voire de plusieurs, où la survie d'un espion est gravement menacée à chaque instant et où la vie de chacun ne tient qu'à un fil, avec en toile de fond ce cargo et sa cargaison d'or, les protagonistes de cette histoire, entre obéissance aux ordres et réalisme. Je n'attendais pas Perez-Reverte dans ce registre par rapport à ce que j'ai déjà lu de lui. J'avoue que je suis un peu partagé à propos du personnage de falcó que je trouve un peu trop caricatural et ses aventures un peu trop conventionnelles dans le cadre de ce genre de roman auquel il est vrai je suis assez peu habitué. Il a peut-être de beaux yeux gris, les cheveux brillantinés et un charme ravageur de beau gosse, je le trouve quand même un peu trop "donnaiollo" comme disent nos amis Italiens, mais ce fut quand même un bon moment de lecture.
©Hervé Gautier.http:// hervegautier.e-monsite.com
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Peteplume
  12 janvier 2020
Le roman, comme le précédent de cette série, s'inscrit dans le cadre de la guerre civile espagnole, et relate plus précisément un épisode du transfert des réserves en or de la Banque d'Espagne depuis son siège à Madrid vers l'Union soviétique à compter de 1936 (El oro de Moscú).
Ça se passe à Tanger et l'or doit partir par bateau vers la Mer Noire. Les deux protagonistes sont les mêmes que dans l'épisode précédent, soit Falcó — le redoutable espion à la solde des franquistes — et Eva, la non moins redoutable espionne soviétique travaillant pour Staline, le NKVD et accessoirement la République espagnole. Les relations entre ces deux-là sont pour le moins complexes, entre amour-désir et haine, respect mutuel pour le professionnalisme et mépris de l'un pour les idées de l'autre et vice-versa; quoique, à dire vrai, si les idées d'Eva sont bien arrêtées et sortent tout droit du « catéchisme » soviétique, Falcó lui semble n'obéir qu'à son goût pour les situations qui mettent en danger sa vie. Pérez-Reverte fait donc une analyse psychologique assez convaincante de ses personnages, de ceux-ci autant que des personnages secondaires, et les dialogues entre Falcó et Eva valent leur pesant d'or… Là où le bât blesse, selon moi, bien que je sois loin d'être une spécialiste des romans d'espionnage, c'est dans la construction, l'enchaînement des scènes, les raccourcis sur l'intrigue et les longueurs des descriptions inutiles au récit. Bref, je n'ai pas été emballée… pas plus que par le précédent et je me demande encore ce qui m'a conduite à poursuivre la lecture de cette épopée autour de Falcó « qui ne plaisait pas et qui n'était même pas mon genre ».
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   05 novembre 2019
- Je veux vous adresser une requête, commandant Navia. Ou plutôt deux, en réalité. - II avait sorti une enveloppe scellée d’une poche de sa veste, qu'il tint entre ses doigts et regarda. - J'ai une femme et deux enfants en zone nationale. Ils sont à Luarca, je crois. Et j'aimerais que si... Je veux dire... Si le sort vous était favorable, que vous leur fassiez parvenir cette lettre.

Après un moment d'immobilité, comme s'il tergiversait, Navia tendit la main.

- Je ferai mon possible.

- Je vous remercie. La seconde requête concerne mes hommes... l’équipage du Mount Castle.

(...)

Quirôs fit trois pas en direction de la fenêtre. Il regarda la nuit, sortit de sa poche un paquet de cigarettes et en glissa une entre ses lèvres.

- Ce sont de braves gars, vous savez... Des marins comme les autres que la vie a conduits à bord du Mount Castle comme elle aurait pu les conduire à bord de votre destroyer. Une demi-douzaine d'entre eux a des idées radicales, les autres se bornent à rester ftdèles à leur bateau, à leur capitaine et à la République. Qu'ils servent en faisant leur travail aussi bien qu'ils le peuvent... C'est tout.

- Qu'attendez-vous de moi ?

Quirôs s'était tourné vers le commandant.

- Que vous ayez l'humanité de ne pas débarquer les survivants en zone nationale.
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migdalmigdal   04 novembre 2019
Une ville est toujours neutre, se rappela-t-il. Comme le sont la nuit ou la jungle. C'était ce que lui avait dit Rudi Kreiser, l'un de ses instructeurs de la Gestapo, pendant un cours sur les techniques modernes d'autodéfense qu'il avait suivi à Berlin. Même le côté pour lequel penche la ville dépend de toi, soutenait Kreiser, et Falcô savait que c'était vrai. Un centre urbain populeux comme Tanger ne dérogeait pas à la règle : tout territoire peut être un allié ou un ennemi, selon l'entraînement et les intentions de celui qui s'y déplace.

À proximité de l'hôtel, il s arrêta donc et retourna sur ses pas, attentif. Personne ne le suivait. Puis il passa par une rue étroite surplombée d'un vieil arc mauresque et posa la main sur la crosse de son arme quand un Marocain vêtu d'un bumous et coiffé d'un fez passa tout près de lui. Il se rappela alors un proverbe entendu dans les Balkans : « Quand le risque est grand d'être emporté par les eaux, accroche-toi même au diable jusqu'à l'autre bout du pont. » II savait que le moyen le plus sûr de traverser un pont est d'être son propre diable.
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migdalmigdal   04 novembre 2019
Commandant, je regrette que notre dernière rencontre se soit terminée comme elle s’est terminée, mais je crois que vous comprendrez ma situation. Ce sont là les enjeux d'une guerre que ni vous, j’imagine, ni moi n'avons voulue, mais que nous sommes forcés de livrer. Je vous serais très reconnaissant si vous acceptiez de vous entretenir avec moi une dernière fois. Dans une heure, je serai dans le bureau de mon consignataire, qui se trouve sur le port, en face de nos bateaux. Je vous donne ma parole d'honneur que tout se passera avec le respect que je vous dois, et j'attends la même chose de vous.

Signé : Femando Quirôs Galàn, capitaine du Mount Castle.
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migdalmigdal   03 novembre 2019
L'épisode lui avait appris une leçon qui allait lui être très utile pour la vie : dans le doute, liquide l'autre. Mieux vaut un « on ne sait jamais » qu’un « si j’avais su ».
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oreeoree   29 mars 2020
Lorenzo Falco était quelqu'un pour qui les années vécues, les incertitudes, les dangers et l'entraînement formaient un bloc compact de réflexes utiles et de routines défensives. Sa vision du monde était simple en sa forme et compliquée en ses origines. C'était un mécanisme d'horlogerie constitué d'automatismes, d'égoïsme vital, de réalisme cru, d'un sens de l'humour noir et fataliste, et de l'incertitude intellectuelle que le monde est un milieu hostile régi par des lois implacables et peuplé de bipèdes dangereux, où il est possible, avec force volonté et certaines aptitudes, d'être aussi redoutable qu'un autre. Tout ceci donnait à son caractère une sorte d'équanimité cruelle que son chef, l'Amiral, appelait devant les autres froideur opérationnelle. Tu es, lui avait-il dit un jour où ils buvaient un verre au bar du Grand Hôtel de Salamanque---hupa hupa pour Falco, scotch pour lui---, un pistolet dans un pain de glace.
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