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François Maspero (Traducteur)
EAN : 9782020663991
544 pages
Seuil (18/05/2004)
3.83/5   282 notes
Résumé :
Nom : Mendoza. Prénom : Teresa. Probablement à la tête de la plus grosse entreprise de transport de cocaïne et de haschich en Méditerranée pour le compte du cartel de Medellin, qui regroupe des mafieux russes et italiens. Femme d'affaires redoutable et dangereuse. Multimillionnaire, mène une vie discrète, aime le rêve et la solitude en mer à bord de son yacht. Aucune preuve n'a pu être retenue contre elle. Surnommée la Reine du Sud.

"Un feuilleton à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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sur 282 notes
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migdal
  17 août 2021
La Reine du Sud est bien plus qu'un roman de plage car le cocktail « sea, sun and sex » introduit une intrigue pleine de rebondissements dont l'actrice principale est progressivement dévoilée grâce à la multiplication des narrateurs et des angles de vue.
Arturo Perez-Reverte, ici au sommet de son art, déroule un scénario parfaitement millimétré en exploitant les multiples ressorts d'un parcours qui nous entraine du Mexique à l'Espagne, via le Maroc en compagnie des narco trafiquants latino américains et européens, progressivement concurrencés par les maffias russes.
Nourri de références littéraires, ces pages nous font naviguer d'Edmond Dantés à Teresa Mendoza au milieu des requins et des enquêteurs états-uniens …
Une évasion idyllique au coeur de l'été qui m'a régalé.
PS : mon avis sur le Cimetière des bateaux sans nom :
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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afriqueah
  01 novembre 2020

Si on me bute, bang, lui dit son compagnon, cours, ne restes pas là, à Culiacan, si tu entends le téléphone sonner, fuis loin , le plus loin possible, tu entends ?
Alors, elle fuit, cette petite mexicaine innocente et pauvre. Son compagnon est mort, et lui avait appris à reconnaître La Situation, le moment de grand danger, qu'il faut voir, appréhender, en deviner les signes, surtout s'il a cette odeur de sueur, de mâle en rut, d'alcool et que la drogue en est la vertèbre à double tranchant : vendre, se faire vendre, mourir, tuer.
En très peu de temps, pour sauver sa vie, elle fuit, bien sûr, et elle doit comprendre que la complicité autour du transport de drogue par gros Boeing, Caravelles et DC8, se fait avec la complicité de la police, du Ministère de la défense, et même de la présidence du gouvernement mexicain ; les transports effectués par son compagnon étaient des leurres, mais transports quand même et qui lui ont coûté la vie.
Perez Reverte nous promène depuis le Sinaloa, ouest mexicain, jusqu'aux côtes andalouses, Marbella la mondaine, truffée d'agents et d'argent russe, Gibraltar dont la nationalité anglaise permet tous les trafics, Jerez la noble, dont les portails en pierre rappellent ceux de Cuba, puisque le commerce du sucre avait été son monopole, le Puerto de Santa Maria, avec sa prison modèle, dans laquelle notre héroïne, Tereza Mendoza, est enfermée quelque temps.
Et le Maroc.
Tereza doit être forte dans ce monde d'hommes, elle devient une femme puissante, trafiquante de drogue dans la Méditerranée , avec l'appui de personne au départ puis de presque tous, l'argent étant la solution idéale pour apaiser les possibles interventions ; elle calcule, elle montre son sang froid, elle apprend à se méfier après la mort de son deuxième compagnon , elle ne fait confiance à personne, et on la comprend, les trahisons se bousculant autour d'elle de la part de ses plus proches.
Elle est étrange, cette Tereza, elle sait à qui déléguer les basses besognes, elle parle peu, elle regarde ses interlocuteurs, elle les jauge. Elle les écoute, et sort de tous les pièges (nombreux) qui lui sont opposés, et triomphe de tous les morts qu'elle a côtoyé et les morts qu'elle a dû donner par personne interposée et sans que l'on puisse retrouver son origine.
En prison, elle a fait la connaissance de celle qui changera son destin de pauvre exilée en riche héritière.
Portrait de femme qui a sans doute existé, car Arturo Perez Reverte cite hommes politiques, juges et hauts placés de la police andalouse, tout en inventant les plus corrompus, bien entendu.
Elle va faire fructifier sa chance jusqu'à devenir multimillionnaire.
Voilà, le destin change pour Tereza et on s'en réjouit.
C'est un roman, bien sûr, pas un hymne à la drogue.
Un très bon roman, avec des références à la lecture, qui t'apprend, te fais rêver, te fais vivre d'autres vies et multiplie la tienne par mille, occupe ta tête, la remplit des pensées des autres, et finalement parle de toi.
Le premier roman que lit Tereza, c'est le Comte de Monte-Cristo, vengeance sur le destin, elle la multimillionnaire qui, petite fille, n'avait qu'une seule paire de chaussures, pour aller an classe.
L'histoire de Tereza est entrecoupée par le reportage de Perez Reverte en vue d'écrire le livre que nous lisons : pour lui non plus, ce n'est pas simple, la corruption n'aime pas tellement être dévoilée, pas plus que les trafiquants ne pensent céder leurs secrets.
Mais on lit, on se régale, on lit sur le fait de lire, avec des passages entiers d'une écriture magnifique, sur la mer, sur les blessures, sur la solitude et sur la volonté de changer son sort.
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artemisia02
  09 juin 2021
Un roman qui nous plonge dans l'engrenage du transport de la cocaïne et du haschisch avec à sa tête une femme hors du commun.
Nous suivons son parcours depuis la Mexique, sa fuite pour atterrir en Espagne et son ascension impressionnante en tant que telle d'affaire.
Tout ce parcours ne sera pas sans heurts, ni tension, ni trahison, ni amour. C'est le parfait cocktail pour écrire un roman d'aventure passionnant, centré sur Terre, cette femme au destin hors du commun, sa capacité d'adaptation et de survie dans ce milieu archi masculin et très particulier.
Un bon roman pour se détendre et vivre de l'action bien calé dans son transat.
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Krout
  17 juillet 2015
Je sais (*) qu'Arturo Pérez-Reverte aime le jeu d'échec et les constructions cérébrales raffinées. Ce livre est bâti comme un long flash back avec en sus des incursions du narrateur racontant la construction de son enquête devant conduire à l'écriture du roman que je suis en train de lire. C'est fin, c'est subtil. Et pourtant, p.13 je croise Edmond Dantes sans même m'arrêter. Honte à moi ! Je le retrouve plus tard en prison, logique me direz-vous, lorsque Teresa Mendoza arrêtée pour trafic de drogue le lit sous les conseils de sa codétenue Pati O'Farrell. Tout s'éclaire !
Premier amour rendu impossible, évasion, revanche, élévation sociale et adaptation, vengeance : l'histoire est connue et se répète. Comme pour le comte de Monte Christo, roman culte de Dumas, les forces principales résident dans la justesse des situations, dans la profondeur de la psychologie des personnages ainsi que dans l'universalité de la lutte intérieure du bien et du mal à laquelle chacun est confronté.
L'auteur nous invite à nous glisser carrément dans la tête de son héroïne Mexicaine et à découvrir le fonctionnement qui lui a permis en peu de temps, avec énormément d'audace et de cran, d'obtenir le monopole du transport de la drogue en Méditerranée et finalement de construire la légende de la reine du sud. Pas facile, car vous apprendrez qu'elles sont parfois deux là-dedans. En plus, elle nous dit en fin de livre être morte il y déjà 12 ans. Enfin, çà je l'avais compris dès le début. Très interpellant et moralement enrichissant.
Bon, tout cela ce n'est jamais que le décryptage que j'en fait. Ce n'est même pas ma lecture plus personnelle influencée par mes lectures précédentes, le film Traffic de Steven Soderbergh (4 Oscars) et surtout le très beau film Amy qui vient de sortir retraçant la vie de Amy Winehouse. J'y ai pensé, souvent, et à sa chanson Rehab. Cela d'habitude je le tais comme le fait Teresa. Bon, il doit bien y avoir une raison pour moi de mettre en parallèle ces deux destins tragiques.
Je vous souhaite bonne lecture et bon film et vous laisse avec cette question qui me hante : peut-on réellement se détacher de son enfance ?
(*) voir ma critique le tango de la vieille garde
autre référence Cadix : ou la diagonale du fou


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mjaubrycoin
  09 février 2018
On sait que littérature et cinéma sont intimement liés, le second puisant son inspiration dans la première et contribuant (quelquefois) à faire connaître au grand public des livres tombés dans l'oubli.
Il en va bien sûr de même des séries télé qui puisent à la même source et ce genre culturel qui s'impose depuis plus de trois décennies a gagné ses lettres de noblesse en devenant un produit culturel incontournable.
Puisse la série télé "La Reine du Sud" diffusée sur Netflix, inviter les spectateurs à se plonger dans le somptueux roman qui l'a inspirée !
Certes on n'y trouvera pas le même sens de l'action trépidante (quoi que ?) et d'incessants rebondissements pour tenir en haleine jusqu'au prochain épisode, mais on y gagnera de découvrir un auteur qui fait honneur à la littérature contemporaine et qui a connu un succès éclatant à la fin du 20ème siècle avec deux grands romans "le Tableau du Maître Flamand" et "Club Dumas" et qui malheureusement aujourd'hui, ne se trouve pas particulièrement sur le devant de la scène bien qu'il continue à publier régulièrement des romans complexes, tragiques, passionnants, regorgeant de références littéraires et historiques.
Faut-il en déduire que le goût du lectorat s'est dévoyé au point de porter aux nues une pseudo-littérature faite de bons sentiments, de touches coquines sur fond d'intrigue insipide, de conseils de développement personnel ?
Pour en revenir à "La Reine du Sud", le livre cela va sans dire, Perez-Reverte nous présente sous forme d'une enquête journalistique (n'oublions pas qu'il a été grand reporter et qu'il connait son métier sur le bout des doigts), le parcours de Teresa Mendoza, la petite mexicaine échappée des griffes des narco trafiquants chargés de l'éliminer en même temps que son homme qui avait eu le tort de vouloir jouer sa partition personnelle par goût du risque et du profit.
Débarquant au sud de l'Espagne avec un sac (et un peu d'argent certes) elle tracera son chemin pour se retrouver douze années plus tard à la tête d'une multinationale de transport de stupéfiants. Pour cela, elle se sera battue, elle aura joué sa vie, elle aura vu bien des hommes mourir mais seule la solitude restera sa fidèle compagne.
Remarquablement précis, avec une documentation criante de vérité, l'auteur nous décrit les rouages du trafic de drogue à l'international , les sociétés écrans domiciliés dans des paradis fiscaux discrets, les compromissions nécessaires, la corruption généralisée, la violence omniprésente.
Bien sûr cela fait froid dans le dos et on ne peut que constater que le poison de la drogue n'a pas fini de faire son chemin ...
Et pourtant , on ne peut s'empêcher d'éprouver une grande empathie pour cette Teresa aux moyens d'existence très illégaux et aux méthodes très peu recommandables car cette histoire est avant tout celle de la revanche sur la vie d'une femme blessée, humiliée, considérée comme quantité négligeable... qui relève la tête pour affronter ses démons. Un roman féministe ? Pas vraiment, mais un roman dans la grande veine des histoires de vengeance chères à notre Alexandre Dumas national, tant admiré par Perez-Reverte qui a émaillé son récit de citations du "Comte de Monte-Cristo". Passionnant, érudit, complexe à souhait, un livre comme on devrait en lire plus souvent.
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
bibliophagebibliophage   10 mars 2009
Ce qui faisait la supériorité des livres, elle avait découvert ça à El Puerto de Santa Maria, c'était que l'on pouvait s'approprier des vies, des histoires et des réflexions qu'ils contenaient, et que l'on était jamais la même quand on les refermait que quand on les avait ouverts pour la première fois. Des gens très intelligents avaient écrit certaines de ces pages ; et si on était capable de les lire avec humilité, patience et envie d'apprendre, ils ne vous décevaient jamais. Même ce qu'on ne comprenait pas restait ancré dans un coin caché de votre tête : dans l'attente que l'avenir lui donne un sens en le transformant en choses belles et utiles.
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afriqueahafriqueah   01 novembre 2020
Si on me bute, bang, lui dit son compagnon, cours, ne restes pas là, à Culiacan, si tu entends le téléphone sonner, fuis loin , le plus loin possible, tu entends ?
Alors, elle fuit, cette petite mexicaine innocente et pauvre. Son compagnon est mort, et lui avait appris à reconnaître La Situation, le moment de grand danger, qu’il faut voir, appréhender, en deviner les signes, surtout s’il a cette odeur de sueur, de mâle en rut, d’alcool et que la drogue en est la vertèbre à double tranchant : vendre, se faire vendre, mourir, tuer.
En très peu de temps, pour sauver sa vie, elle fuit, bien sûr, et elle doit comprendre que la complicité autour du transport de drogue par gros Boeing, Caravelles et DC8, se fait avec la complicité de la police, du Ministère de la défense, et même de la présidence du gouvernement mexicain ; les transports effectués par son compagnon étaient des leurres, mais transports quand même et qui lui ont coûté la vie.

Perez Reverte nous promène depuis le Sinaloa, ouest mexicain, jusqu’aux côtes andalouses, Marbella la mondaine, truffée d’agents et d’argent russe, Gibraltar dont la nationalité anglaise permet tous les trafics, Jerez la noble, dont les portails en pierre rappellent ceux de Cuba, puisque le commerce du sucre avait été son monopole, le Puerto de Santa Maria, avec sa prison modèle, dans laquelle notre héroïne, Tereza Mendoza, est enfermée quelque temps.
Et le Maroc.
Tereza doit être forte dans ce monde d’hommes, elle devient une femme puissante, trafiquante de drogue dans la Méditerranée , avec l’appui de personne au départ puis de presque tous, l’argent étant la solution idéale pour apaiser les possibles interventions ; elle calcule, elle montre son sang froid, elle apprend à se méfier après la mort de son deuxième compagnon , elle ne fait confiance à personne, et on la comprend, les trahisons se bousculant autour d’elle de la part de ses plus proches.
Elle est étrange, cette Tereza, elle sait à qui déléguer les basses besognes, elle parle peu, elle regarde ses interlocuteurs, elle les jauge. Elle les écoute, et sort de tous les pièges (nombreux) qui lui sont opposés, et triomphe de tous les morts qu’elle a côtoyé et les morts qu’elle a dû donner par personne interposée et sans que l’on puisse retrouver son origine.

En prison, elle a fait la connaissance de celle qui changera son destin de pauvre exilée en riche héritière.
Portrait de femme qui a sans doute existé, car Arturo Perez Reverte cite hommes politiques, juges et hauts placés de la police andalouse, tout en inventant les plus corrompus, bien entendu.

Elle va faire fructifier sa chance jusqu’à devenir multimillionnaire.

Voilà, le destin change pour Tereza et on s’en réjouit.

C’est un roman, bien sûr, pas un hymne à la drogue.
Un très bon roman, avec des références à la lecture, qui t’apprend, te fais rêver, te fais vivre d’autres vies et multiplie la tienne par mille, occupe ta tête, la remplit des pensées des autres, et finalement parle de toi.
Le premier roman que lit Tereza, c’est Le Comte de Monte-Cristo, vengeance sur le destin, elle la multimillionnaire qui, petite fille, n’avait qu’une seule paire de chaussures, pour aller an classe.

L’histoire de Tereza est entrecoupée par le reportage de Perez Reverte en vue d’écrire le livre que nous lisons : pour lui non plus, ce n’est pas simple, la corruption n’aime pas tellement être dévoilée, pas plus que les trafiquants ne pensent céder leurs secrets.
Mais on lit, on se régale, on lit sur le fait de lire, avec des passages entiers d’une écriture magnifique, sur la mer, sur les blessures, sur la solitude et sur la volonté de changer son sort.
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migdalmigdal   17 août 2021
Chansons qui parlaient de trafics et de morts, de rafales de balles, de chargements de coke, d'avions Cessna et de camionnettes aménagées, de fédéraux, de guachos, de trafiquants et d'enterrements.

De même qu'en d'autres temps il y avait eu les corridos de la révolution, les corridos de la drogue étaient maintenant les nouveaux poèmes épiques, la légende moderne d'un Mexique qui en était arrivé là et n'avait plus l'intention de changer, entre autres parce qu'une partie de l'économie nationale en dépendait.

Un monde marginal et dur, armes, corruption et drogue, où l’unique loi qui n'était pas violée était celle de l’offre et de la demande.
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bibliophagebibliophage   10 mars 2009
Et maintenant, elle était certaine de ce qu'elle avait entrevu au début, quand elle commentait avec Pati O'Farrell les aventures de l'infortuné puis fortuné Edmond Dantès ; qu'il n'y a pas deux livres semblables, parce qu'il n'y a jamais eu deux lecteurs semblables. Et que chaque livre lu est, comme chaque être humain, un livre singulier, une histoire unique et un monde à part.
(p. 230)
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KroutKrout   18 juillet 2015
Se vêtir n'était pas seulement commodité ou séduction. Pas même élégance , ou statut social, mais subtilités dans le statut social. Tu continues à me suivre ? ... Le vêtement peut-être état d'esprit, caractère, pouvoir. On s'habille comme on est ou comme on veut être, et c'est là qu'est toute la différence.
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