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EAN : 9782878626940
1 pages
Editions Thélème (23/11/2011)
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3.84/5   1732 notes
Résumé :
Existe en LIVRE AUDIO

Il commença par la blouse, il arracha les agrafes métalliques du col, coupa les boutons des manches ainsi que ceux qui fermaient le devant de la blouse, puis il fendit entièrement les boutonnières, ensuite de quoi Camus fit sauter ce vêtement inutile ; les boutons du tricot et les boutonnières subirent un sort pareil ; les bretelles n'échappèrent point, on fit sauter le tricot.
Ce fut ensuite le tour de la chemise : du col... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
3,84

sur 1732 notes
Un livre qui fête ses 100 ans et qui n'a rien perdu de sa fraîcheur. Voici un petit bijou de la littérature, devenue classique, tant le texte est drôle et vivant. Nous replongeons délicieusement avec l'auteur dans le passé et revivons l'existence de nos ancêtres campagnards, voyant ce que pouvait être leur vie en classe et dans leurs familles. Ces galopins rivaux des villages de Longeverne et de Velrans nous entraînent dans leurs combats où ne sont pas épargnés les mauvais coups et les gros mots! Nous les suivons à la trace dans leurs mauvaises farces et il faut bien admettre qu'ils ne manquent pas de motivation et d'imagination. Ce livre est un régal, une belle récréation. Il m'a valu de belles séance de rire. Mon regret, ne pas l'avoir découvert plus tôt. Je repense aussi à l'auteur Louis Pergaud, qui avait obtenu un prix Goncourt pour une autre oeuvre, et songe que lorsqu'il est tombé au champ d'honneur en 1915, la France a perdu un des ses grands écrivains. Que de merveilles aurait-il pu nous offrir s'il avait fait carrière. Un excellent roman, classé jeunesse parfois, mais qu'il est bon de lire à tous les âges de la vie. Un grand et beau roman.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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"La guerre des boutons" dégage un puissant parfum d'enfance, rien que son titre retentit à mes oreilles avec tous les accents de la nostalgie la plus émouvante. Quel enfant né avant 1980 ne s'est pas enthousiasmé pour le film d'Yves Robert ? Quel enfant n'a pas joué à la bataille et ne s'est pas fabriqué une fronde ? Quel enfant n'a pas fait partie d'un clan ou d'une bande ? Bon, ok, c'était avant que les smartphones et les manettes Wii ne remplacent dans les mains enfantines les marrons, bâtons, mousses et autres cailloux, mais je suis certaine que beaucoup d'entre vous me comprennent.

Longeverne et Velrans sont deux villages du Doubs dont les garçons s'affrontent dans une guérilla sans merci déployée dans les bois et les carrières désaffectées. "Ceusses" de Longeverne, les Lebrac, Tintin, Camus, Grangibus et Tigibus, Gambette et compagnie, s'opposent presque chaque jour après la classe à "ceusses" de Velrans : l'Aztèque, Migue la Lune, Tatti, Touegueule, etc. Gnons et coups pleuvent dru, tout comme les boutons qui sont la rançon de la gloire, confisqués d'autorité aux vaincus qui, bastonnés, humiliés et le froc sur les talons, rentrent chez eux dans un piteux état physique et vestimentaire. Ces deux bandes de garnements et de brise-cous font évidemment le désespoir de leurs parents, fermiers, artisans et commerçants de ce coin de campagne authentique, et surtout celui de leur maître d'école, le père Simon, dont l'enseignement et les tentatives d'assujettissement des vauriens m'ont fait énormément rire.

Au-delà d'une narration très rythmée et bonne enfant, "La guerre des boutons" offre une véritable réflexion sur l'antagonisme viscéral des hommes pour leurs frères et voisins ; ça en dit aussi beaucoup sur l'éducation rurale au début du XXème siècle, plus rude que de nos jours, ce qu'on ne peut raisonnablement pas regretter mais qui fait tout de même s'interroger sur le phénomène de surprotection que subissent les enfants du XXIème siècle.

"La guerre des boutons", c'est aussi un récit chantant, à la langue riche et argotique pleine de saveurs (presque) oubliées. Enfin c'est le témoignage d'un talent fauché trop tôt par la guerre de 14-18 puisque son auteur Louis Pergaud (Goncourt 1910 pour mémoire) en sera l'une des innombrables victimes, à seulement 33 ans.

En bref, un incontournable de la littérature française qu'il est selon moi indispensable de faire découvrir aux enfants... comme aux adultes.


Challenge MULTI-DÉFIS 2017
Challenge XIXème siècle 2017
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
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Un classique de la littérature que je n'avais jamais lu.
A presque 50 ans, je me lance dans cette lecture.
Une écriture vieillotte, des longueurs... j'avoue ne pas accrocher à ce roman.
Je m'ennuie. J'ai dû passer à côté... J'abandonne au 1/3 de ma lecture.
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Les enfants, ça joue plus honnêtement que les comédiens, ils ne simulent pas, tout ce qui leur passe par la tête est une vérité, ils jouent pour de vrai. Face à une guerre des boutons, s'il faut trouver la meilleure stratégie pour ne pas se faire arracher les boutons.. .hé bien, la meilleure la voici: on n'a qu'à aller en guerre tout nu, et ça, ce n'est pas un jeu, c'est, en effet, un homme en danger qui réfléchit.... Ce que je me suis marrée avec ce livre, lu dans ma jeunesse avec un air un peu plus sérieux, mais là je l'ai encore un plus savouré, ayant éveillé en moi certains souvenirs amusants d'enfance, plutôt des souvenirs de certains enfants que je connaissais, tellement que le livre est vivant, alléchant avec des personnages loquaces, intrépides et créatifs. Certains classiques n'ont pas l'air d'être si loin de nous.
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Un bon moment de lecture, qui nous plonge dans une rivalité de villages où les personnalités et les valeurs des personnages émergent admirablement. Les Longeverne et les Velran, adversaires historiques, déploient des trésors d'ingéniosité pour se combattre et sauver leur honneur. Un conflit qui ne regarde pas les adultes et qui révèle la véritable nature de ces adolescents grâce au texte magnifique de Louis Pergaud, dans lequel nous retrouvons l'argot d'antan.
Il y a beaucoup de passages très amusants. Mais c'est un texte dont le vocabulaire ne convient pas forcément aux plus jeunes. de plus, il nécessite un minimum de connaissances sur la société de l'époque (les métiers, l'école, le rôle du curé de village, etc) pour apprécier pleinement les aventures rocambolesques de ces jeunes "guerriers".
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Citations et extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
Lebrac, en connaisseur, agitait son litre d'eau-de-vie où des bulles d'air se formaient qui venaient s'épanouir et crever en couronne au goulot.
- C'est de la bonne, affirma-t-il. Elle a de la religion, elle fait le chapelet.
"Attention, j'vas passer; que personne ne bouge!"
Et, lentement, il partagea entre les quarante-cinq convives le litre d'alcool. Cela dura bien dix minutes, mais personne ne but avant le signal. On porta alors de nouveaux toasts plus verts et plus violents que jamais; ensuite on trempa les morceaux de sucre et on pompa le liquide à petits coups.
Vingt dieux! ce qu'elle était forte! Les petits en éternuaient, toussaient, crachaient, devenaient rouges, violets, cramoisis, mais pas un ne voulait avouer que cela lui brûlait la gorge et que ça lui tordait les tripes.
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Le maître, du haut de sa chaire, droit et sévère, sa règle d'ébène à la main, commença par flétrir en termes énergiques leur conduite sauvage de la veille, indigne de citoyens civilisés, vivant en République dont la devise était : liberté, égalité, fraternité!
Il les compara ensuite aux êtres apparemment les plus horrifiques et les plus dégradés de la création : aux apaches, aux anthropophages, aux ilotes antiques, aux singes de Sumatra et de l'Afrique équatoriale, aux tigres, aux loups, aux indigènes de Bornéo, aux Bachibouzouks, aux Barbares des temps jadis, et, c'était le plus grave, comme conclusion à ce discours, déclara qu'il ne tolérait pas un mot, que le premier geste de communication qu'il surprendrait soit en classe, soit en récréation vaudrait, à son auteur, trente jours de retenue et dix pages, par soir, d'Histoire de France ou de Géographie à copier et à réciter.
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"Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire de ces boutons?
- Ah! sacré arsouille! Je vais t'apprendre un peu l'ordre et l'économie, et "pisse que" les mots ne servent à rien, c'est à coups de pied au derrière que je vais t'instruire, moi, tu vas voir ça, gronda le père Tintin.
Aussitôt, joignant le geste à la parole, saisissant son rejeton par le bras et le faisant pivoter devant lui, il lui imprima sur le bas du dos, avec ses sabots noirs de purin, quelques cachets de garantie qui, pensait-il, le guériraient pendant quelque temps du désir et de la manie de chiper des boutons dans le "catrignot" de sa mère.
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- Faut acheter des sardines, insinua Tintin. C'est bon les sardines. Ah ! Tu sais pas ce que c'est, Guerreuilas ! Eh bien, mon vieux, c'est des petits poissons sans tête cuits "dedans" une boîte en fer-blanc, mais tu sais, c'est salement bon ! Seulement on n'en achète pas souvent chez nous passe que c'est cher.
"Achetons-en une boîte, voulez-vous ? Il y en a dix, douze, même quelquefois "tienze" par boîte, on partagera.
- Ah ! Oui ! que c'est bon, renchérit Tigibus, et l'huile aussi mes amis ; moi, ce que j'aime l'huile de sardine ! Je relèche les boîtes quand on en achète ; c'est pas comme l'huile à salade.
On vota d'enthousiasme l'achat d'une boîte de sardines de onze sous.
Restaient dix sous de disponible...
(extrait du chapitre III "le festin dans la forêt")
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De la tête, des pieds, des mains, des coudes, des genoux, des reins, des dents, cognant, ruant, sautant, giflant, tapant, boxant, mordant, il se débattait terriblement, culbutant les uns, déchirant les autres, éborgnait celui-ci, giflait celui-là, en bosselait un troisième, et pan par-ci, et toc par-là, et zon sur un autre, tant et si bien que, laissant pour compte une demi-manche de blouse, il se faisait lâcher enfin par la meute ennemie et s'élançait déjà vers Longeverne d'un élan irrésistible, quand un traîte croc-en-jambe de Migue la Lune l'allongea net, le nez dans une taupinière, les bras en avant et la gueule ouverte.
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