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EAN : 9782878626940
1 pages
Éditeur : Editions Thélème (23/11/2011)
Édition audio (Voir tous les livres audio)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 1271 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

Il commença par la blouse, il arracha les agrafes métalliques du col, coupa les boutons des manches ainsi que ceux qui fermaient le devant de la blouse, puis il fendit entièrement les boutonnières, ensuite de quoi Camus fit sauter ce vêtement inutile ; les boutons du tricot et les boutonnières subirent un sort pareil ; les bretelles n'échappèrent point, on fit sauter le tricot.
Ce fut ensuite le tour de la chemise : du col au plas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  02 décembre 2012
Un livre qui fête ses 100 ans et qui n'a rien perdu de sa fraîcheur. Voici un petit bijou de la littérature, devenue classique, tant le texte est drôle et vivant. Nous replongeons délicieusement avec l'auteur dans le passé et revivons l'existence de nos ancêtres campagnards, voyant ce que pouvait être leur vie en classe et dans leurs familles. Ces galopins rivaux des villages de Longeverne et de Velrans nous entraînent dans leurs combats où ne sont pas épargnés les mauvais coups et les gros mots! Nous les suivons à la trace dans leurs mauvaises farces et il faut bien admettre qu'ils ne manquent pas de motivation et d'imagination. Ce livre est un régal, une belle récréation. Il m'a valu de belles séance de rire. Mon regret, ne pas l'avoir découvert plus tôt. Je repense aussi à l'auteur Louis Pergaud, qui avait obtenu un prix Goncourt pour une autre oeuvre, et songe que lorsqu'il est tombé au champ d'honneur en 1915, la France a perdu un des ses grands écrivains. Que de merveilles aurait-il pu nous offrir s'il avait fait carrière. Un excellent roman, classé jeunesse parfois, mais qu'il est bon de lire à tous les âges de la vie. Un grand et beau roman.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Gwen21
  19 mai 2017
"La guerre des boutons" dégage un puissant parfum d'enfance, rien que son titre retentit à mes oreilles avec tous les accents de la nostalgie la plus émouvante. Quel enfant né avant 1980 ne s'est pas enthousiasmé pour le film d'Yves Robert ? Quel enfant n'a pas joué à la bataille et ne s'est pas fabriqué une fronde ? Quel enfant n'a pas fait partie d'un clan ou d'une bande ? Bon, ok, c'était avant que les smartphones et les manettes Wii ne remplacent dans les mains enfantines les marrons, bâtons, mousses et autres cailloux, mais je suis certaine que beaucoup d'entre vous me comprennent.
Longeverne et Velrans sont deux villages du Doubs dont les garçons s'affrontent dans une guérilla sans merci déployée dans les bois et les carrières désaffectées. "Ceusses" de Longeverne, les Lebrac, Tintin, Camus, Grangibus et Tigibus, Gambette et compagnie, s'opposent presque chaque jour après la classe à "ceusses" de Velrans : l'Aztèque, Migue la Lune, Tatti, Touegueule, etc. Gnons et coups pleuvent dru, tout comme les boutons qui sont la rançon de la gloire, confisqués d'autorité aux vaincus qui, bastonnés, humiliés et le froc sur les talons, rentrent chez eux dans un piteux état physique et vestimentaire. Ces deux bandes de garnements et de brise-cous font évidemment le désespoir de leurs parents, fermiers, artisans et commerçants de ce coin de campagne authentique, et surtout celui de leur maître d'école, le père Simon, dont l'enseignement et les tentatives d'assujettissement des vauriens m'ont fait énormément rire.
Au-delà d'une narration très rythmée et bonne enfant, "La guerre des boutons" offre une véritable réflexion sur l'antagonisme viscéral des hommes pour leurs frères et voisins ; ça en dit aussi beaucoup sur l'éducation rurale au début du XXème siècle, plus rude que de nos jours, ce qu'on ne peut raisonnablement pas regretter mais qui fait tout de même s'interroger sur le phénomène de surprotection que subissent les enfants du XXIème siècle.
"La guerre des boutons", c'est aussi un récit chantant, à la langue riche et argotique pleine de saveurs (presque) oubliées. Enfin c'est le témoignage d'un talent fauché trop tôt par la guerre de 14-18 puisque son auteur Louis Pergaud (Goncourt 1910 pour mémoire) en sera l'une des innombrables victimes, à seulement 33 ans.
En bref, un incontournable de la littérature française qu'il est selon moi indispensable de faire découvrir aux enfants... comme aux adultes.

Challenge MULTI-DÉFIS 2017
Challenge XIXème siècle 2017
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
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PiertyM
  14 novembre 2017
Les enfants, ça joue plus honnêtement que les comédiens, ils ne simulent pas, tout ce qui leur passe par la tête est une vérité, ils jouent pour de vrai. Face à une guerre des boutons, s'il faut trouver la meilleure stratégie pour ne pas se faire arracher les boutons.. .hé bien, la meilleure la voici: on n'a qu'à aller en guerre tout nu, et ça, ce n'est pas un jeu, c'est, en effet, un homme en danger qui réfléchit.... Ce que je me suis marrée avec ce livre, lu dans ma jeunesse avec un air un peu plus sérieux, mais là je l'ai encore un plus savouré, ayant éveillé en moi certains souvenirs amusants d'enfance, plutôt des souvenirs de certains enfants que je connaissais, tellement que le livre est vivant, alléchant avec des personnages loquaces, intrépides et créatifs. Certains classiques n'ont pas l'air d'être si loin de nous.
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HORUSFONCK
  08 décembre 2016
Ah! le beau livre que je viens de refermer!
Deux ou trois fois, j'ai vu le film de 1962 réalisé par yves Robert et qui réactualise le roman de Louis Pergaud.
Ce récit des batailles, menées entre les enfants de Longeverne et ceux de Velrans; est d'une sublime écriture. Les dialogues sont ensoleillés de patois, mais juste ce qu'il faut. Des épigraphes, en tête de chapitres, mettent un relief coloré et bienvenu.
Cette guerre, avec ses triomphe, ses défaites et ses retours piteux ou glorieux; est proprement captivante... Elle est, en tout cas, bien moins dangereuse (voire meurtrière) que celle évoquée par la Crique et qui opposait les adultes des deux villages à une époque antérieure!..
C'est aussi un livre, d'une poignante prophétie: pour nombre de ces enfants, la guerre qui les attend en 1914 sera atroce et sans merci. Louis Pergaud y perdra la vie, comme Alain-Fournier le père du Grand Meaulnes.
Louis Pergaud nous a laissé, avec La Guerre des Boutons, un livre précieux pour tous les enfants qui subsistent en chacun de nous. Il nous dit que ce temps est si court, si vite passé... La dernière phrase, prononcée par La Crique (encore lui) à la fin du livre est, à ce sujet, saisissante.
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fabienne1809
  30 décembre 2019
Merci à Babelio et aux éditions Thélème pour ce livre audio reçu dans le cadre de la Masse critique.
C'est le premier roman que je découvre en version audio. Le lecteur, Pierre-François Garel, relève le défi haut-la-main !
J'avais lu ce livre il y a presque 40 ans. Ce fut un réel bonheur de le retrouver et de re-découvrir les facéties des gamins et leur inventivité.
En version audio, je ne le conseille pas pour les générations actuelles, sauf si elles ont un énorme bagage au niveau du vocabulaire.
Pour ma part, j'ai eu parfois un peu de mal à retenir qui avait fait quoi parce que j'ai plus une mémoire visuelle. Mais j'ai pu faire des tâches ménagères dans la bonne humeur.
Bref, c'est un audio que je recommande vraiment !
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   01 décembre 2012
Lebrac, en connaisseur, agitait son litre d'eau-de-vie où des bulles d'air se formaient qui venaient s'épanouir et crever en couronne au goulot.
- C'est de la bonne, affirma-t-il. Elle a de la religion, elle fait le chapelet.
"Attention, j'vas passer; que personne ne bouge!"
Et, lentement, il partagea entre les quarante-cinq convives le litre d'alcool. Cela dura bien dix minutes, mais personne ne but avant le signal. On porta alors de nouveaux toasts plus verts et plus violents que jamais; ensuite on trempa les morceaux de sucre et on pompa le liquide à petits coups.
Vingt dieux! ce qu'elle était forte! Les petits en éternuaient, toussaient, crachaient, devenaient rouges, violets, cramoisis, mais pas un ne voulait avouer que cela lui brûlait la gorge et que ça lui tordait les tripes.
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araucariaaraucaria   02 décembre 2012
Le maître, du haut de sa chaire, droit et sévère, sa règle d'ébène à la main, commença par flétrir en termes énergiques leur conduite sauvage de la veille, indigne de citoyens civilisés, vivant en République dont la devise était : liberté, égalité, fraternité!
Il les compara ensuite aux êtres apparemment les plus horrifiques et les plus dégradés de la création : aux apaches, aux anthropophages, aux ilotes antiques, aux singes de Sumatra et de l'Afrique équatoriale, aux tigres, aux loups, aux indigènes de Bornéo, aux Bachibouzouks, aux Barbares des temps jadis, et, c'était le plus grave, comme conclusion à ce discours, déclara qu'il ne tolérait pas un mot, que le premier geste de communication qu'il surprendrait soit en classe, soit en récréation vaudrait, à son auteur, trente jours de retenue et dix pages, par soir, d'Histoire de France ou de Géographie à copier et à réciter.
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araucariaaraucaria   30 novembre 2012
"Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire de ces boutons?
- Ah! sacré arsouille! Je vais t'apprendre un peu l'ordre et l'économie, et "pisse que" les mots ne servent à rien, c'est à coups de pied au derrière que je vais t'instruire, moi, tu vas voir ça, gronda le père Tintin.
Aussitôt, joignant le geste à la parole, saisissant son rejeton par le bras et le faisant pivoter devant lui, il lui imprima sur le bas du dos, avec ses sabots noirs de purin, quelques cachets de garantie qui, pensait-il, le guériraient pendant quelque temps du désir et de la manie de chiper des boutons dans le "catrignot" de sa mère.
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gillgill   28 février 2012
- Faut acheter des sardines, insinua Tintin. C'est bon les sardines. Ah ! Tu sais pas ce que c'est, Guerreuilas ! Eh bien, mon vieux, c'est des petits poissons sans tête cuits "dedans" une boîte en fer-blanc, mais tu sais, c'est salement bon ! Seulement on n'en achète pas souvent chez nous passe que c'est cher.
"Achetons-en une boîte, voulez-vous ? Il y en a dix, douze, même quelquefois "tienze" par boîte, on partagera.
- Ah ! Oui ! que c'est bon, renchérit Tigibus, et l'huile aussi mes amis ; moi, ce que j'aime l'huile de sardine ! Je relèche les boîtes quand on en achète ; c'est pas comme l'huile à salade.
On vota d'enthousiasme l'achat d'une boîte de sardines de onze sous.
Restaient dix sous de disponible...
(extrait du chapitre III "le festin dans la forêt")
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Jeanmarc30Jeanmarc30   02 avril 2020
Les quatre guerriers et le chef se déchaussèrent et mirent leurs bas dans leurs chaussures ; puis ils s'assurèrent qu'ils n'avaient pas perdu leur morceau de craie et, l'un derrière l'autre, le chef en tête, la pupille dilatée, l'oreille tendue, le nez frémissant, ils s'engagèrent sur le sentier de la guerre pour gagner le plus directement possible l'église du village ennemi, but de leur entreprise nocturne. Attentifs au moindre bruit, s'aplatissant au fond des fossés, se collant aux murs ou se noyant dans l'obscurité des haies, ils se glissaient, ils s'avançaient comme des ombres, craignant seulement l'apparition insolite d'une lanterne portée par un indigène se rendant à la veillée ou la présence d'un voyageur attardé menant boire son carcan. Mais rien ne les ennuya que l'aboi du chien de Jean des Gués, un salopiot qui gueulait continuellement. Enfin ils parvinrent sur la place du moutier et ils s'avancèrent sous les cloches. Tout était désert et silencieux.
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