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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 2264032634
Éditeur : 10-18 (08/04/2004)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 96 notes)
Résumé :
Septembre 1888. Suite aux crimes commis par Jack l'éventreur, la police de Londres reçoit des renforts de tous les quartiers de la ville. Mais lorsqu'un incendie criminel ravage une maison du quartier tranquille d'Highgate, l'inspecteur Thomas Pitt vient épauler le commissariat local. La maîtresse de maison, Clemency Shaw, est morte carbonisée, pendant que son époux médecin était en train d'accoucher une de ses patientes. Pitt interroge le voisinage et seule une dom... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  20 août 2014
Un incendie qui ravage une maison pendant la nuit, l'épouse d'un honorable médecin qui périt dans les flammes, et personne n'a rien vu ni entendu comme d'habitude....voilà le point de départ de ce roman policier victorien.
L'inspecteur Pitt, personnage récurrent de presque 30 romans, est chargé de l'enquête, et sa mission va essentiellement consister à aller interroger avec tact et subtilité tous les nobles qui habitent le quartier.
Il sera secondé par son épouse, elle-même issue de la bonne société, et qui maîtrise mieux que lui l'art de soutirer des renseignements à ceux qui ne veulent rien dévoiler.
Cette enquête nous entraîne dans les bas-fonds de Londres, dans les quartiers miséreux, où les maisons de passe sont accolées aux masures des indigents, où les ivrognes dorment dans les rues jonchées de détritus et où tous les exclus se retrouvent cantonnés dans la crasse, le bruit et les odeurs pestilentielles.
Un roman qui montre bien les moeurs de l'époque et nous fait un état des lieux des conditions de vies des plus démunis.
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nameless
  15 décembre 2014
Que ce roman soit paru en 1991 n'a pas d'importance puisqu'en plantant ses intrigues dans l'époque victorienne, Anne Perry leur confère une forme d'intemporalité. Il s'agit de la 11ème aventure de la série dont l'inspecteur Pitt, et sa femme Charlotte sont les héros.
Dans le quartier de Highgate, l'incendie volontaire d'une maison cossue coûte la vie à Clemency Shaw, épouse du Docteur Shaw. Pitt, chargé de l'enquête et bénévolement assisté par Charlotte qui met sa curiosité et son intuition à son service, devra d'abord déterminer si la victime était bien la personne ciblée par le meurtrier, puisque Clemency avait annulé une sortie au dernier moment, alors, qu'au contraire, le Docteur Shaw qui aurait dû passer la soirée chez lui, avait été appelé en urgence pour assister une jeune maman en couches.
L'intrigue est de facture classique, soutenue par l'écriture irréprochable de l'auteure : recueil de témoignages, collecte d'indices, recoupement d'informations, auprès de la famille et des proches des Shaw. Nombreux sont les suspects, chacun et chacune ayant des activités délictueuses ou des secrets familiaux qu'ils ne souhaitent pas voir révélés.
Ce n'est pas tant le déroulement de l'enquête, dont le dénouement ne sera pas totalement inattendu, que l'atmosphère victorienne qu'Anne Perry restitue avec la précision d'un historien ou d'un sociologue, qui est savoureuse. Les "séries-philes anglophiles", retrouveront, en même temps, l'ambiance de The little Dorrit et de Ripper Street.
Sans discours revendicatifs, rien qu'en dépeignant scrupuleusement leur quotidien, Anne Perry dresse le tableau de la condition des femmes dans une société conservatrice et confite en dévotion (p.28), hypocrite, dans laquelle les convenances priment les sentiments personnels (p.365), travailler est vulgaire, et le niveau de vie se juge à la qualité et la quantité des loisirs. C'est pour ces raisons que le travail de Pitt est particulièrement compliqué à accomplir, car il est considéré comme un homme obligé de gagner sa vie, un minus habens, qui a l'outrecuidance de fouiner dans la vie des notables en les interrogeant.
Dans ce contexte étriqué, Charlotte quant à elle, apparaît comme un esprit libre et ouvert, une jeune femme progressiste, aux idées éclairées, considérées, of course, comme "anarchistes". En effet, il convenait pour les femmes bien nées, qu'elles ne connaissent que ce qu'on leur avait appris ; elles ne lisaient dans les journaux et magazines que ce qui était censé leur convenir (p.65) pour devenir des femmes vertueuses et obéissantes qui sont le coeur de la famille, la famille étant elle-même le coeur de la nation. Participer à des oeuvres de charité et distribuer de la soupe et des confitures aux pauvres indigents méritants de la paroisse, était le seul loisir envisageable pour elles.
Charlotte et Pitt, découvriront qu'en cachette, Clemency a livré un combat sans merci contre les propriétaires de taudis, extorquant à des miséreux des loyers exorbitants, exploitant la misère , vivant de la prostitution, des jeux illégaux, des ateliers clandestins, et du trafic d'opium. Ils découvriront que ces gens qui possèdent des rues entières dans les quartiers les plus insalubres de la capitale sont très puissants : banquiers, industriels, aristocrates (p.304).
Dans cette époque victorienne, où il était audacieux de supposer que les femmes ont un cerveau (p.141), ce combat courageux a coûté la vie à Clemency. Fort heureusement, ce temps est révolu,
is not it ?
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Sharon
  17 juillet 2015
C'est cette enquête qui m'a fait reprendre la lecture des romans d'Anne Perry, et plus particulièrement la série mettant en scène Charlotte et Thomas PItt.
J'ai été frappée d'abord par la méticulosité avec laquelle l'enquête est construite, le soin avec laquelle les descriptions sont écrites : j'ai vraiment cru me trouver au milieu de l'incendie de Highgate. Si j'ai un peu décroché quand le narrateur a laissé de côté Thomas Pitt pour s'attacher aux pas de Charlotte, ce ne fut que très momentané. Grâce à elle, le lecteur découvre la société anglaise victorienne de manière intime, des maisons les plus cossus aux taudis les plus infâmes, ce qui est nécessaire à la compréhension des mobiles du crime. Un solide roman policier.
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petitepom
  02 mars 2019
Toujours aussi passionnée par les aventures de Thomas et Charlotte Pitt, je poursuis cette série.
Quelque années se sont écoulé, car j'ai sauté quelque romans, ne les ayant pas en ma possession, j'ai donc appris les changements survenus dans la famille de Charlotte sans connaitre les détails, mais cela n'a pas perturbé ma lecture.
Alors que plusieurs incendies ravagent un quartier à l'extérieur de Londres, Pitt est envoyé sur place, mais c'est, encore une fois ,Charlotte avec l'aide de sa soeur Emilie et tante Vespasia que l'enquête avance le plus.
Ces dernières vont s'allier pour une même cause, dénoncer les propriétaires de taudis où vivent des pauvre gens dans des conditions épouvantables et là encore, la bourgeoisie n'est pas aussi propre que les apparences qu'elle se donne.
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FannyNetherfieldPark
  06 janvier 2014
Comme dans l'enquête précédente, celle-ci piétine et le dénouement se déroule en seulement quelques pages. Pour moi, ce roman manque d'action et de croustillant. Mais c'est encore la facilité de lecture, la sympathie pour les personnages et le contexte qui font que les livres d'Anne Perry restent agréables à lire. Malheureusement, le fantôme de l'excellent Silence à Hanover Close pour lequel j'ai eu un véritable coup de coeur est toujours présent et voile un peu les tomes suivants.
Un fond très intéressant est mis en place avec plusieurs mobiles de meurtre en lien avec la société anglaise de cette époque et les indigents. Ce crime ne va pas manquer de déterrer bien des secrets qui vont déranger certaines grandes personnalités. Dans chacun de ses livres, l'auteure prend plaisir à nous faire découvrir la société londonienne de la fin de XIXe siècle. Ici, elle nous présente les aristocrates qui acquièrent des immeubles dans des quartiers malfamés afin de profiter des faiblesses des pauvres pour leur demander des loyers astronomiques pour occuper des taudis où s'entassent plusieurs familles sans sanitaires ni aucune hygiène.
Dans ce tome Anne Perry nous laisse entrevoir de futurs enquêteurs en herbe dont Jemima, la fille de Charlotte et Thomas, mais aussi Gracie, la bonne. La première commence à poser des questions sur le travail de son père et la seconde est carrément embarquer par sa maitresse, Charlotte, pour enquêter. J'aime la façon qu'à cette dernière de persuader (sans trop de mal à vrai dire) son entourage de prendre part aux investigations.
Un opus qui m'a plutôt plu malgré une petite faiblesse du côté de l'enquête qui piétine. Je prends toujours autant de plaisir à lire ces enquêtes. Maintenant vivement le douzième avec Belgrave Square.
Lien : http://danslemanoirauxlivres..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   09 décembre 2014
Les femmes ne votaient pas ; or, paradoxalement, elles jouaient un rôle important dans une société qui autorisait les hommes à tous le dérèglements, même les plus abjects, du moment qu'ils se montraient discrets. En public au contraire, ou dans l'intimité de leur foyer, il feignaient de déplorer les affronts faits aux fondements même d'une société civilisée. Ils ne feraient donc en aucun cas pression pour modifier des lois qui leur étaient favorables.

Page 61 - Edition 10/18 - Page 61
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namelessnameless   07 décembre 2014
Nous autres critiques littéraires avons des devoirs, vous savez. Nous façonnons l'opinion des lecteurs, en louant ou condamnant une oeuvre.

Page 17 - Collection 10/18 - Grands détectives
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namelessnameless   13 décembre 2014
Vous n'avez pas lu les œuvres sataniques de cet Irlandais, George Bernard Shaw, je suppose ? Ses écrits sèment l'insatisfaction et la discorde, comme s'il voulait monter les gens les uns contre les autres. Il parle des affamés qui n'ont rien à manger et des nantis qui ne désirent plus rien.

Page 208 - 10/18 Grands détectives
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CLMOHCLMOH   25 septembre 2013
Lorsque vous vivez dans un pays étranger quelque singulier qu'il puisse vous paraitre au début, il faut très peu de temps pour que ses habitants vous deviennent familiers. Leur chagrin, leurs pleurs, leurs vies vous touchent autant que ceux de vos proches.
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namelessnameless   09 décembre 2014
Qui tenait à la faire échouer dans son entreprise ? (...)

- Presque tous ceux qui investissent leur argent dans des taudis qu'ils louent un prix exorbitant à de pauvres diables s'entassant parfois à deux ou trois familles dans une seule pièce. Ces profiteurs achètent aussi, pour les louer, des ateliers de confection clandestins, des tripots, des maisons de passe et même des fumeries d'opium. Activités fort lucratives au demeurant. Vous seriez surprise d'apprendre le nom de ceux qui en tirent profit.

Page 59 - Edition 10/18 - Grands détectives
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Vidéo de Anne Perry
Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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