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Pierre Léglise-Costa (Traducteur)André Velter (Traducteur)Eduardo Lourenço (Préfacier, etc.)Teresa Sobral Cunha (Éditeur scientifique)
ISBN : 2267019566
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (17/01/2008)

Note moyenne : 3.11/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Pessoa n'a jamais cessé de travailler à ce Faust. D'abord réellement dramatique, sur le modèle de Goethe, l'œuvre en cours d'élaboration s'est peu à peu transformée pour devenir un soliloque lyrique et métaphysique, un drame sans autre personnage que le protagoniste, sans autre théâtre que sa conscience. Ce n'est qu'en 1988 qu'a été publiée la totalité des fragments de cette œuvre posthume, assemblés dans un ordre plausible, suivant les indications de l'auteur. Tel ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
edouard-c
  05 novembre 2016
Une pièce magnifiquement écrite, où Faust réprésente une vision exacerbée du drame pessoen: intranquillité, souffrance d'exister, conscience de son inconscience...
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brigetoun
  30 novembre 2009
un flux, forme souple, l'idée même rêvée du théâtre se diluant au fil du texte, malgré la présence, comme des noeuds, de brides de dialogues
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   13 novembre 2016
FAUST

Le Soupir du Monde


Vie, mort,
Rire, pleurs,
Voilà le manteau
Qui me couvre.

Nature
Amour, beauté,
Voilà tout ce que
L'âme découvre.

Le Mystère
De ce monde
A déchiffré
Ton regard ;
D'épouvante
Ferme ton âme ! —
Je viens.
Rien, plus rien
Ne calme
Ta douleur.

Tu sais bien
Que ma voix est
Plus atroce
Dans la muette horreur
De ce qu'elle ne dit point,
Car toi seul peut sentir
Et comprendre.
Ferme, malheureux,
Ferme ton âme
À ma grande épouvante !

            *
p.39-40
+ Lire la suite
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brigetounbrigetoun   01 décembre 2009
La conscience d'exister est le tourment
Premier et dernier du raisonnement;
Qui, bien qu'étant son fils, ne l'atteint pas.
La conscience d'exister m'écrase
de Tout son mystère et de sa force
D'incompréhension profonde mais comprise
Et circonscrite, irréparablement.

Tant d'autres êtres, dans l'inconscience
Démesurée de leur inconscience !
Ce n'est pas en moi une horreur moindre
Que cette conscience de mon inconscience
Du mécanisme surnaturel
Que je suis, cercle de sensations
Roulant sans cesse, mais tujours à égale distance
Du sens inacessible de mon être.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   13 novembre 2016
FAUST



Le mystère suprême de l'Univers
L'unique mystère de tout et de partout
C'est qu'il y ait un mystère de l'univers,
Qu'il y ait un univers, qu'il y ait quelque chose,

Qu'il y ait un « qu'il y ait ». Ô forme abstraite et vague
Qui pousse une telle formule à demeurer en moi ;
Penser à cela est dans mon corps un froid glacial
Qui souffle d'outre-terre et d'outre-tombe
Et va de l'âme à Dieu.

            *

Le mystère de tout
S'approche tant de mon être,
Touche si près au regard de mon âme
Qu'en ténèbres je me dissous, et immergé
Dans les ténèbres je m'épouvante obscurément.

p.40-41
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brigetounbrigetoun   30 novembre 2009
En chaque Conscience la Grande Horreur
Donne à voir ses yeux derrière le masque.
Et le charnel,
Dans toute son excroissance nue
De chair et d'âme, dessèche
on âme par l'épouvante qu'il y a
De mettre la main, dans l'obscurité,
Sur le front du Mystère.
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coco4649coco4649   12 novembre 2016
PREMIER ACTE : le mystère du monde


Ah, tout est symbole et analogie !
Le vent qui passe, la nuit qui fraîchit
Sont autre chose que le vent et la nuit —
Seulement des ombres de pensée et de vie.

Tout ce que nous voyons est autre.
La marée vaste, la marée anxieuse
Est l'écho d'une autre marée qui demeure là
Où est réel le monde tel qu'il est.

Tout ce que nous possédons est oubli.
La nuit froide, le passage du vent
Sont des mains d'ombre dont les gestes
sont la réalité-mère de cette illusion.

               *

Tout transcende tout —
Voilà qui est plus réel,
Et moins que ce qui est.

               *

p.33
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