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ISBN : 2847423729
Éditeur : PASSAGE (05/10/2017)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 12 notes)
Résumé :
En ce torride mois d’été romain, le petit Mario, dix ans, ne monte pas sur la terrasse de son immeuble pour y prendre l’air, mais pour épier son voisin du dernier étage, monsieur Ruper, un homme sans histoire qui vit seul et mène une vie rangée. Personne ne lui connaît la moindre relation, personne ne l’a jamais vu rentrer chez lui accompagné, et pourtant… Tous les soirs, Mario l’observe dans sa baignoire en train de coiffer et de savonner une très jolie jeune femme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
canel
  18 novembre 2017
Un petit garçon curieux et sa maman esseulée, un voisin bizarre, une auteur à succès amoureuse...
Je n'en dirai pas plus sur ce thriller hors du commun, qui m'a surprise dès le deuxième chapitre. J'ai failli être agacée par ce retournement, je suis finalement entrée dans ce jeu vertigineux avec délice.
Tout en nous baladant avec brio entre deux intrigues, Gilda Piersanti nous interpelle sur la création littéraire, le flou entre fiction et réel, les relations de pouvoir, les traumatismes d'enfance, les apparences et le mensonge...
Je ne connaissais pas cette auteur d'origine italienne qui écrit en français. Je crie au génie, et je me réjouis déjà de découvrir ses autres romans policiers, en espérant qu'ils sont aussi alambiqués et ingénieux que cette 'Illusion tragique'. ♥
• Merci à Babelio et aux éditions le Passage pour cette excellente découverte !
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Apikrus
  08 décembre 2017
Mario, dix ans, s'amuse à épier un de ses voisins par la fenêtre de sa salle de bain. Sous ses apparences d'homme rangé, le monsieur a des choses à cacher, et Mario pourrait bien regretter sa curiosité.
Elisabetta, elle, écrit des romans policiers à succès. Quelle part d'elle-même met-elle dans ses personnages ? Apparemment, pas la meilleure, et bien plus qu'un simple lecteur ne peut l'imaginer. A tel point qu'elle finit par mélanger fiction et réalité.
Pour le lecteur de cette 'Illusion tragique', Elisabetta n'en est que plus inquiétante.
Avec ce roman, c'est quasiment trois histoires pour le prix d'une que l'on découvre, habilement imbriquées les unes dans les autres.
Ce polar n'est pas un « page turner » (bien que j'aie souvent été impatient de découvrir ce qu'il allait advenir du jeune Mario). J'ai particulièrement apprécié l'originalité de sa construction, ainsi que la réflexion sur le processus d'écriture et sur le rôle du lecteur lui-même pour faire exister les personnages.
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Luxi
  30 octobre 2017
Quelle expérience de lecture que cette « Illusion tragique » de Gilda Piersanti !
Nous sommes en Italie et nous suivons le petit Mario, une dizaine d'années, accompagné de son ami Riccardo, qui adore aller espionner chez le voisin du neuvième : Monsieur Ruper. Chaque soir, comme un rituel, cet homme étrange donne le bain à une femme, Maddalena, ce qui intrigue particulièrement les gamins qui décident un jour de pénétrer dans l'appartement de Ruper. Sauf que le bruit de la clef va tinter dans la serrure, et que si Mario va réussir à s'échapper, son ami Riccardo va se retrouver piégé dans la salle de bains.
En parallèle de cette histoire, on suit Elisabetta, grande écrivain à succès. Et chaque chapitre nous agrippe dans l'univers de l'un de ces personnages, ce qui a captivé l'amatrice de romans choral que je suis. le souci, c'est que je ne peux rien dire de plus sans dévoiler de grands pans de l'intrigue, donc je m'arrêterai là.
Alors je vais être parfaitement honnête : je n'ai pas vraiment aimé ce roman. Et comme j'ai horreur de malmener un livre – et que d'ailleurs je ne suis personne pour avoir le droit de le faire –, cette critique sera relativement courte, ce qui me changera de mes exposés bavards…
Oui ce roman est tout en originalité, étonnant, insolite, mais il est aussi incroyablement oppressant. Durant toute ma lecture, ne m'ont jamais quittée une profonde sensation de dégoût, un sentiment de malaise, de soumission et de captivité. C'est une lecture qui glace, qui enchaîne, qui étouffe. Et on se sent piégé, violenté et manipulé. J'ai détesté cette sensation, preuve toutefois que le roman réussit extrêmement bien à capturer les abîmes de la perversion et de l'emprisonnement psychologique.
Après, j'ai apprécié toute la réflexion qui accompagne le métier d'écrivain, que l'on découvre aux côtés d'Elisabetta. Les révélations sont inattendues; la plume est belle, précise, soignée : « L'amour résiste au pire, on peut détester et aimer encore », écrit l'auteur. Mais je me suis perdue et c'est un vertige qui ne m'a pas plu.
C'est donc un roman plutôt court mais dense et exceptionnellement dérangeant qui plaira aux amateurs de personnages retors. C'est un roman dédaléen qui s'enroule autour de soi tel un serpent constrictor. Qui resserre son emprise. On ne sait plus où est le vrai, le faux, la fiction, la réalité. On ne sait plus à qui se fier. Et on erre, désorienté, dans les méandres de ces esprits sombres et malsains. « Avant de sombrer dans le sommeil, je vis monsieur Ruper se pencher sur moi et me murmurer à l'oreille : la meilleure manière d'être innocent, c'est encore de trouver un coupable. »
Merci à Babelio et aux éditions Le Passage pour cette découverte italienne.
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LettresItBe
  05 novembre 2017
Attention : confirmation d'auteure à l'horizon. Gilda Piersanti fait son retour dans les rayonnages de nos librairies avec Illusion tragique, un roman à la croisée des chemins entre thriller psychologique, roman noir et pourquoi pas science-fiction discrète, tout cela publié chez le Passage (un merci en passant). On vous laisse découvrir tout ça avec cette chronique Lettres it be !


# La bande-annonce


En ce torride mois d'été romain, le petit Mario, dix ans, ne monte pas sur la terrasse de son immeuble pour y prendre l'air, mais pour épier son voisin du dernier étage, monsieur Ruper, un homme sans histoire qui vit seul et mène une vie rangée. Personne ne lui connaît la moindre relation, personne ne l'a jamais vu rentrer chez lui accompagné, et pourtant… Tous les soirs, Mario l'observe dans sa baignoire en train de coiffer et de savonner une très jolie jeune femme.
Son ami Riccardo et lui ont décidé d'aller libérer la princesse, parce qu'il n'y a pas d'autre explication : monsieur Ruper l'a enfermée chez lui, elle est sa prisonnière ! le plus difficile, toutefois, n'est pas de s'introduire dans l'appartement de monsieur Ruper, mais d'en sortir une fois qu'on y est entré…


Dans ce thriller de l'enfance menacée, Gilda Piersanti interroge les méandres infinis de la perversité. Devenir la proie d'un pervers est une malédiction, une vie entière ne suffit pas pour y échapper. Illusion tragique nous entraîne dans une intrigue aux retournements imprévisibles, comme un labyrinthe dont le tracé se recompose à chaque détour, jusqu'au dénouement… inimaginable.

Car la réalité à laquelle nous nous croyons solidement ancrés se révèle parfois n'être que faux-semblant. le réveil sera alors sanglant, forcément sanglant.


# L'avis de Lettres it be


Avant de se livrer corps et plume à l'écriture, Gilda Piersanti suivait des études en architecture. Un souci du détail, un souci de la construction que l'on retrouve dans ses romans, des livres plusieurs fois primés et reconnus (prix SNCF du polar européen en 2007 pour Bleu catacombes, adaptation pour la télévision de Rouge abattoir en 2003). Une fois de plus, Illusion tragique n'échappe pas à la règle et présente une construction dite « chorale », tout un enchevêtrement de personnages, de situations qui s'avèreront très vite n'être pas si éloignées que cela. Et puis l'Italie comme cadre pour accueillir une histoire, c'est toujours du plus bel effet (on pense aux Enfants de Venise de Luca di Fulvio, évidemment).
La suite de la chronique sur le blog de Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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GabySensei
  02 novembre 2017
Je me suis régalé avec ce polar. D'abord parce son écriture et élégante. Ensuite parce que son intrigue nous surprend tout au long du livre. L'auteur pose magnifiquement des situations et des personnages, puis change notre point de vue en pervertissant cette même situation par un point de vu nouveau. Les chapitres se succèdent entre une histoire et un écrivain en train d'écrire cette histoire, si bien que la frontière entre fiction et réalité finit par nous échapper. Bref, un polar complexe et subtil, sans aucun cliché et bien écrit, ça fait du bien !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   26 novembre 2017
Autrefois, sa mère lui avait révélé ce qu'elle appelait 'le secret des femmes' : 'On croit que, par nature, nous sommes plus fidèles que les hommes, mais il n'en est rien. C'est que, généralement, nous nous satisfaisons de nos rêves et que nous ne passons pas à l'acte. Mais nous rêvons constamment d'une autre vie, ne t'y trompe pas ! Celles qui ne sont pas infidèles s'inventent des passions et couchent chaque nuit avec un homme différent. Et puis, il y a celles comme moi qui ont compris que mieux vaut s'offrir des passions réelles et remplacer par des feux nouveaux ceux qui se sont éteints. Comme le font les hommes.'
C'était la vie que sa mère s'était choisie. Mais son père ne voyait pas les choses de la même manière : le jour où il l'avait surprise avec un voisin, il avait décroché son fusil de chasse [...].
(p. 34-35)
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canelcanel   20 novembre 2017
- Contrairement à toi, moi je ne me sens pas coupable. Et c'est cette absence de culpabilité qui me rend invulnérable. Je ne reviens jamais sur ce que j'ai fait, je n'ai pas d'autres émotions que celles que je me permets d'avoir. Et il en va de même pour les sentiments : j'en connais une assez courte liste que j'ai appris à maîtriser, et la culpabilité n'en fait pas partie.
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canelcanel   17 novembre 2017
Je n'avais pas conscience, cette nuit-là, que j'avais pris l'habitude de glisser du monde de mes romans à celui de ma vie sans plus percevoir les limites du passage. J'ignorais que j'avais gommé toute frontière entre la fiction et le réel.
[...]
Corrompue par le va-et-vient des histoires que j'inventais depuis des décennies, je me croyais maîtresse du temps et des événements et ne faisais plus la distinction entre ma vie rêvée et ma vie réelle.
(p. 93 & 95)
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canelcanel   16 novembre 2017
Le pouvoir n'est souvent qu'une question de forme : il suffit d'en prendre la posture pour s'en sentir investi. Mario, qui n'avait pas l'âge pour ce genre de réflexion, en faisait néanmoins l'expérience. Riccardo n'avait pas l'habitude de laisser son ami prendre des décisions, encore moins d'en recevoir des ordres ; mais depuis que Mario lui avait exposé son plan, leurs rapports avaient changé.
(p. 17)
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canelcanel   15 novembre 2017
J'ai dû m'endormir [après avoir écrit] la fin du chapitre. Chaque fin, fût-elle une fin provisoire, provoquait en moi un soulagement immédiat, suivi d'un abandon physique comparable à l'écroulement après la jouissance.
(p. 44)
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Gilda Piersanti - Illusion tragique
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