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Note moyenne 3.5 /5 (sur 557 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tivoli , le 21/09/1957
Biographie :

Gilda Piersanti est une écrivaine française de romans policiers.

Née en Italie, Gilda Piersanti habite à Paris depuis vingt ans.

Elle reste un an à l’Ecole d'Architecture de Rome et obtient un doctorat en Philosophie (thèse sur l'esthétique de Baudelaire).

Elle exerce l'activité de critique littéraire, traduit des œuvres de la littérature française et est commissaire pour deux expositions concernant Constantin Guys et Charles Meryon.

Elle se consacre exclusivement à l'écriture depuis 1995.

Son premier roman, "Rouge abattoir" (2003), a été adapté pour France Télévision sous le titre "Hiver rouge" (2011), un film de Xavier Durringer, avec Patrick Chesnais et Jane Birkin.

"Bleu catacombes" en 2007 reçoit les Prix du Polar Méditerranéen 2007, Prix SNCF du polar européen 2007. Le roman est adapté pour France Télévisions, avec Patrick Chesnais et Jane Birkin.

Elle est aussi l’auteur d’un roman intitulé "Médées", dans lequel elle réinterroge à la faveur d’une intrigue très contemporaine le mythe de Médée, la mère infanticide.
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Le 02/05/2018

Entretien avec Gilda Piersanti à propos de son roman Illusion tragique


Il y a plusieurs récits dans votre roman Illusion tragique. Celui de Mario qui pénètre dans l`appartement de son voisin en compagnie de son ami Riccardo mais aussi celui d`Elisabetta, une auteur de romans policiers à succès. Quel a été pour vous le point de départ de ce roman ?

Mon point de départ a été exactement celui qui est décrit au début du roman : un Velux ouvert dans la terrasse d`un immeuble romain, et qui permet d`espionner la salle de bains du dernier étage. Le syndrome « Fenêtre sur cour »... J`étais allée chez une amie, c`était extraordinaire : de là-haut, on pouvait plonger dans une magnifique salle de bains en mosaïque bleu Bisazza, un vrai décor de théâtre, on s`attendait à y voir surgir la victime d`un drame qui allait se passer sous nos yeux sans pouvoir intervenir.


On suit en parallèle les deux récits qui révèlent chacun leurs surprises. Les avez-vous écrits simultanément ? Se sont-ils mutuellement influencés ?

Je les ai écrits presque tels qu`ils se succèdent actuellement dans le roman. Je passais d`autant plus facilement de l`un à l`autre que je m`immergeais vertigineusement dans cet effacement des frontières entre la réalité et l`imagination que je voulais explorer.


L`enfance ou plutôt la sortie, parfois douloureuse, du monde de l`enfance semble être au cœur de ce thriller. Est-ce un thème qui vous intéresse particulièrement et que vous souhaitiez explorer à travers ce roman noir ? Le monde de l`enfance s`oppose-t-il forcément à celui des adultes ?

Le monde de l`enfance ne s`oppose pas à celui des adultes, il en dépend. J`étais obsédée par l`idée que les adultes démissionnent souvent vis à vis de l`enfance, qu`ils se soustraient à leur devoir, qu`ils prennent la place des enfants et chargent ceux-ci d`une mission impossible, celle de protéger ceux qui devraient les protéger. Puis, par miracle, il arrive parfois que d`autres adultes les prennent sous leur aile, pas nécessairement ceux qui devraient le faire, d`ailleurs… J`ai vu apparaître quelque chose de ce genre dans Le Chardonneret de Donna Tart. Ça m`a plu.


Vous faites dire à votre personnage Elisabetta « Je me trompe rarement sur la noirceur des êtres, les passions destructrices, je connais : je suis écrivain. » La noirceur des êtres humains, est-ce votre matière première en tant qu`écrivain ?

Oui. La noirceur, et les passions destructives… tout ce qui nous interroge sur la présence du Mal dans le monde. Le Bien n`a pas besoin d`interrogation, c`est un cadeau.


Sans trop en dévoiler, Roberto, le voisin taciturne de Mario, incarne de nombreuses facettes de cette noirceur. Que représente-t-il exactement dans le récit ?

Le Mal, justement. Dans un sens dostoïevskien.


On plonge au cœur du métier et des passions d`écrivain avec Elisabetta. Les processus d`écriture, les relations entre un écrivain et ses personnages mais aussi le rôle que peut jouer le lecteur au cours d`une histoire vous intéressent-ils autant que le récit à proprement parler ?

Je suis fascinée par le besoin de littérature : pourquoi la vie ne suffit-elle pas, pourquoi le besoin de quelque chose de plus que la vie, d`un obsédant "more than life" ? Le besoin de littérature, et d`art, bien évidemment, est un besoin fondamental, essentiel, éternel. La seule éternité qui existe, probablement.



Gilda Piersanti et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Les quatre filles du docteur March (Little Women, de L. M. Alcott). J`avais 11 ans et je m`imaginais être Jo, celle qui veut devenir écrivain.


Quel est le livre que vous auriez rêvé d`écrire ?

L`Ulysse de James Joyce . Pour pouvoir le comprendre de l`intérieur.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

L`Enfer, de Dante. Au collège.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

L`Enfer, de Dante.


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

La Montagne magique, de Thomas Mann.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Méconnue, sûrement pas. Perle, oui. La Mort d`Ivan Ilitch, de Léon Tolstoï.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Je ne sais pas. Les réputations se font et se défont, le temps se charge de faire le tri.


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

J`en ai deux, la première de Jane Austen (Emma), la seconde de Virginia Wolf (Journal).
-« Je mérite toujours les traitements les plus doux, car je ne peux pas supporter les autres. »
George Eliot ne lisait jamais les critiques, car ce qu`on disait de ses romans l`empêchait d`écrire. Je commence à comprendre son attitude. »


Et en ce moment que lisez-vous ?

La Vierge dans le jardin, de A. S. Byatt. Et aussi tous les autres livres qui s`entassent à côté de mon lit, que je lis ou que je relis (je lis toujours plusieurs livres à la fois, avec des rythmes différents, certains je les termine en trois jours, d`autres en trois ans… Le Bruit et la Fureur, de William Faulkner, L`Odyssée, The Waste Land de T. S. Eliot… Et aussi La Femme à la fenêtre que j`ai acheté au Festival Quai du Polar (j`ai participé à un joli débat avec son auteur, A. J. Finn).


Découvrez Illusion tragique de Gilda Piersanti publié aux Editions du Passage :
Entretien réalisé par Pierre Krause

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Citations et extraits (149) Voir plus Ajouter une citation
marina53   02 février 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
On dit que les mots ne comptent pas, que seuls les actes comptent. En ce qui me concerne, ce sont toujours les mots qui, d'une manière ou d'une autre, ont déterminé mes actes.



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santorin   12 décembre 2019
Vert Palatino : Un printemps meurtrier de Gilda Piersanti
Questo amore è una camera a gas,

é un palazzo che brucia in città,

questo amore è una lama sottile,

è una scena al rallentatore



Cet amour est une chambre à gaz,

un immeuble qui brûle dans la ville,

cet amour est une lame très fine,

c'est une scène au ralenti
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marina53   03 février 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
On vit constamment dans le faux sans le savoir, on s'accommode d'une illusion qui répond à la perfection à ses fantasmes et qui permet d'éviter de faire face à la réalité.
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marina53   01 février 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
Parfois dans le couple, l'amour est entretenu par la conviction ferme, la foi presque, que le lien est d'un ordre singulier, exceptionnel, inconnu des autres. Il suffit alors d'avoir le sentiment d'être unique pour se croire irremplaçable.
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marina53   01 février 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
Les enfants se sentent coupables de tout, ils assument leurs fautes beaucoup plus facilement que les adultes. Les enfants, ça souffre en silence et ça s'imagine des revanches fictives.
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Ziliz   20 novembre 2017
Illusion tragique de Gilda Piersanti
- Contrairement à toi, moi je ne me sens pas coupable. Et c'est cette absence de culpabilité qui me rend invulnérable. Je ne reviens jamais sur ce que j'ai fait, je n'ai pas d'autres émotions que celles que je me permets d'avoir. Et il en va de même pour les sentiments : j'en connais une assez courte liste que j'ai appris à maîtriser, et la culpabilité n'en fait pas partie.

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marina53   02 février 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
Le temps fait des miracles et l'enfance n'est pas faite pour s'attarder sur les chagrins, encore moins pour s'y complaire.
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diablotin0   17 juillet 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
Ce que j'avais vu cette nuit-là n'avait pas changé mon avenir mais mon passé.
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marina53   03 février 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
Le pouvoir n'est souvent qu'une question de forme : il suffit d'en prendre la posture pour s'en sentir investi.
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marina53   02 février 2018
Illusion tragique de Gilda Piersanti
Une femme abandonnée et blessée peut parfois être dangereuse. Une mère abandonnée et blessée l'est toujours.
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Poursuivis par la police, Walter, un truand sans envergure, et Francesca, sa maîtresse, se réfugient dans un campement de «mondines», ces repiqueuses de riz de la plaine du Pô, où ils découvrent le dur travail des ouvrières agricoles. Ils y font la connaissance de la belle mais dangereuse Silvana. Celle-ci, voyant clair dans le jeu des deux fugitifs, dénonce Francesca au sergent Marco et, une fois la voie libre, devient la maîtresse de Walter. Le truand tombe vite sous le charme de cette femme aux mœurs libres et à l'allure farouche. Les deux amants, sentant tourner le vent, décident de s'enfuir. Le sergent Marco se lance à leur poursuite...

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