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EAN : 9782260029441
360 pages
Editions Julliard (05/01/2017)
3.48/5   59 notes
Résumé :
Paris, 1982 : fuyant le coup d’État, des centaines d’Argentins se réfugient dans la capitale française, des images macabres plein la mémoire. La vie de Josèphe, 22 ans, bascule lorsqu’elle croise l’un d’entre eux. À peine le coup de foudre s’est-il produit que le mystérieux « Antoine » disparaît. Josèphe se met alors à enquêter : qui est Antoine ? Que lui est-il arrivé ? Est-ce vrai, ce que Josèphe a lu sur les « disparus », sur ces « folles de la place de Mai » ?>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Luna26275
  31 janvier 2017
C'est pour moi un grand tournant, une lecture plus mature que je découvre sous la plume délicate de Mazarine Pingeot. C'est phrases fluides et gracieuses nous charmes pour nous plonger entièrement dans son roman. Avec des longs paragraphes et très peu de dialogue, les descriptions sont fournies et intéressantes à lire. C'était un vrai régal de découvrir ce livre.

En lisant la quatrième de couverture je m'attendais à une histoire bien compliqué qu'il me serais difficile de résumer. Finalement, je suis agréablement surprise, le contenu était vraiment très intéressant et assez aisé à lire. Une bel histoire d'amour, prenante et instructive.
Josèphe est une jeune femme de 22 ans qui voit sa bouleversé lorsque elle rencontre Antoine, un exilé argentin qui ne manque pas de la charmer. C'est un vrai coup de foudre entre les deux jeunes gens. Théa, le surnom qu'Antoine a donné à Josèphe, ( la délivrant ainsi du nom dont elle a hérité de la mort tragique de son frère), ne cesse de se poser des questions sur son amant. Obnubilé par le passer énigmatique d'Antoine, Théa tente de résoudre le puzzle que forme celui-ci. En récoltant les indices et en interrogeant les personnes de son entourage elle découvre les horreurs de la guerre d'argentine et les conflits politiques qui se sont répercutés sur les civils. En fouillant au plus profond des secrets d'Antoine elle découvre également la vérité sur les mystères qui plane sur sa famille...
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Doralex72
  16 novembre 2021
Josèphe a vingt-deux ans et vit seule dans un petit appartement à Paris. En journée, elle donne des cours, et dès qu'elle le peut, elle avance sur son mémoire.
Dans ce début des années 80, Mitterrand est Président de la République et une certaine insouciance profite aux jeunes. Josèphe trouve sa liberté en soirée. Elle s'émancipe de ses parents autant qu'elle se change les idées.
Josèphe a déposé ses parents à l'aéroport qui vont passer deux semaines en Algérie quand elle rencontre Antoine, un réfugié argentin.
L'Algérie. Ses parents l'ont quitté il y a vingt-cinq ans, à l'indépendance. Leur premier enfant, Joseph, est mort bébé. Leur second enfant, une fille, a hérité du même prénom mais féminisé. Drôle d'idée pour se construire une identité que d'attribuer le même prénom qu'un mort. Josèphe est étouffée par ses parents, toujours en lutte pour exister et pour couper le cordon.
Antoine est un vent de nouveauté dans la vie de Josèphe. Il est exotique. le coup de foudre est immédiat. Son histoire est sulfureuse et loin du quotidien de la jeune femme : Antoine est un nom d'emprunt et il a fui la dictature argentine. Il se cache, il est en fuite. Il est aussi insaisissable qu'un courant d'air, un jour en bas de chez Josèphe puis deux semaines sans donner de nouvelles. Ce n'est pas encore l'ère des téléphones portables et le jeune homme est donc maître de ses apparitions et disparitions.
Josèphe est intriguée par cet homme magnétique. Elle commence à s'intéresser à l'Argentine. Mais ses recherches font ressurgir l'Algérie et le passé de ses parents et surtout celui de son père. Pour la première fois de sa vie elle se demande le rôle qu'a joué son père pendant la guerre d'Algérie.
Dans ce roman, il est question de passé, de crime et d'exil. de départ et de fuite aussi. Il est aussi question d'identité. Josèphe, qui peine à assumer son prénom, est rebaptisée Théa par Antoine.
Comme souvent dans les romans de Mazarine Pingeot, il est question de l'enfance, du secret et de la reconstruction. Son héroïne est écrasée par une famille étouffante et dissimulatrice qu'un réfugié va paradoxalement libérer.
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Marcuyttendaele
  02 juillet 2017
Je n'avais jamais lu Mazarine Pingeot. Sans doute en raison d'un préjugé informulé et informulable. Préjugé surmonté avec Théa… Belle narration d'une écriture riche et fluide sur les années 80, sur la quête d'identité, sur les moments de l'histoire qui s'emmêlent et sur le retour sur le passé, sur des histoires familiales, sur ce qui ne se compare pas et se heurte néanmoins. Chacun a ses fêlures et ses lâchetés. Théa rebaptisée ainsi par son amant alors quelle s'appelle Josèphe en souvenir de son frère mort est confrontée à une double quête et un double amour et s'en trouve écartelée. Entre un père qui a fait la guerre d'Algérie et un amant qui a fui la dictature argentine, elle essaye de les comprendre l'un et l'autre et de décrypter leur passé qui est toujours indicible et inavouable. C'est un beau livre sur l'indulgence : chacun fait ce qu'il peut, comme il peut. Et chacun porte ses affres, ses lâchetés et en est irrémédiablement abîmé. Au bout du compte, faut-il juger ? Sans doute pas ou pas trop en tout cas. C'est aussi un beau livre sur la construction tardive d'un dialogue entre une mère et une fille, dans l'amour des siens qui constitue la première marche de l'acceptation, sinon de la construction de soi…
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LeaTouchBook
  16 janvier 2017
3.5/5
Avec Théa je découvre la plume de Mazarine Pingeot, une lecture agréable...
Certes ce livre n'est pas unique, original en son genre mais peu importe : cela reste intéressant dans les thématiques et émouvant au travers des personnages. L'auteure va dépeindre un pan de l'Histoire et ce grâce à la quête éperdue de Josèphe pour retrouver l'homme qu'elle aime. C'est un roman d'apprentissage bien écrit avec une prise de position politique et philosophique.
Les thématiques abordées sont toujours d'actualité même si plus de trente ans sont passés, ce sont des questions existentielles qui perdurent dans le temps et dans le coeur des hommes. C'est ainsi que le lecteur sera confronté à de tels questionnements : la quête d'identité, trouver un chez-soi, l'amour, l'histoire personnelle au sein de la grande Histoire, la guerre...
L'histoire d'amour reste le moteur, fil conducteur de l'ensemble, une jeune femme d'une vingtaine d'années qui se livre corps et âme à la recherche de son amour, un immigré Argentin qui s'est réfugié avec les siens en France. Des secrets seront dévoilés, des mystères découverts car chaque famille, chaque personne a sa part d'ombre...
En définitive, une lecture intrigante portée par la voix de la jeune Josèphe...

Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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ADAMSY
  20 décembre 2017
Josèphe, jeune étudiante,tombe amoureuse d'un jeune exilé argentin. la vie commence presque à deux mais non sans difficulté. Antoine ne réussit pas à mettre des mots sur sa souffrance. Il a l'impression d'avoir trahi son pays en le quittant. Il n'a plus personne, à part des fantômes : sa famille a été décimée par la dictature. Quant à Josèphe, les faits lui donnent envie de partir à la recherche du passé de ses parents. Elle veut savoir. Ses parents étaient pieds noirs et son père a connu la guerre d'Algérie. La guerre n'a jamais été simple et lui non plus ne sait pas mettre des mots sur les horreurs qu'il a infligées au peuple algérien. Josèphe est écoeurée quand elle apprend la vérité. Elle a l'impression qu'elle doit faire un choix et c'est alors partagée entre les deux hommes qu'elle va cheminer.
Pourquoi ce rapprochement entre L'Argentine et l'Algérie ? Parce qu'il y a similitude sur les manières de torturer la population. le sujet m'a attiré, mais ce n'est pourtant pas un livre des plus passionnants : j'ai eu l'impression que l'auteur avait tout dit dans les premières pages et le reste n'est que répétition. Les personnages sont peu attachants.
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critiques presse (2)
LePoint   06 février 2017
On ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments. Mazarine Pingeot a bien retenu la leçon, son nouveau roman est d'un mauvais esprit irrésistible.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   23 janvier 2017
Roman ambitieux, initiatique et politique, ou romance bavarde et caricaturale? Le débat est lancé.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
MarcuyttendaeleMarcuyttendaele   02 juillet 2017
Ecrire était ma seule échappatoire. J'écrivais pour fuir, j'écrivais pour annuler. Ecrire la guerre l'annulait. Ecrire effaçait les autres rumeurs, éloignait les acouphènes. Les mots me façonnaient, me caressaient, m'accueillaient, m'obéissaient et me pansaient. Ils étaient mon unique possibilité de tendresse.
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Luna26275Luna26275   30 janvier 2017
J'avais grandi dans la méfiance, et tout m'y ramenait. Il ne fallait pas se risquer de vivre.
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rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2017
C'est ennuyeux, souvent, les hommes qui se savent beaux. Lui était différent. Il s'en fichait. Peut-être qu'il ne s'en était pas toujours fichu, mais là il s'en fichait. Son jean épousait la forme de ses cuisses, longues, denses. Au-dessus, il portait un tee-shirt rayé. Genre Bowie, féminin comme Bowie, et Bowie avait sorti Scary Monsters et changé de coiffure. D'un coup, c'était plus facile pour les hommes androgynes. Mais ses cheveux à lui étaient noirs et mi-longs. Il avait un corps souple de félin, mais un félin civilisé, intégré déjà. Intégré dans le goût des autres, le goût parisien des beaux quartiers, un caméléon. J'ignorais alors qu'il n'avait mis que quelques mois, une année tout au plus, à comprendre les codes d'appartenance, au moins en surface.
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Doralex72Doralex72   16 novembre 2021
« (…) Je m’appelle Antoine pour essayer de vivre ici. Là-bas c’était pour me cacher, ici c’est pour vivre. – Alors tu continues à vivre en clandestin ? – Non. Tu ne peux pas comprendre. (…) – Moi je m’appelle Josèphe, et ici c’est un nom de garçon. – Tu vois, toi aussi tu aimerais changer de prénom », me dit-il en riant. « Oui », répondis-je sur le même ton. Puis, subitement grave, comme si un poids s’était abattu sur moi. « Mais je ne peux pas. – Et pourquoi pas ? Et si je t’appelais… Théa, ça te plait Théa ? »
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rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2017
C'était agréable, ce sentiment de regagner un peu d'anonymat. Ils restaient hors de la piste, regardaient, on devait je suppose assurer le spectacle des Occidentaux décadents – nous avions l'air joyeux et insouciants, ce qui est normalement incompatible avec des trotskistes en colère. Mais je n'en avais plus rien à foutre. Même à trois heures du matin je restais en dehors, en défense. Alors j'ai bu encore quelques verres, et les choses ont commencé à bouger.
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Mazarine Pingeot - Ainsi meurt la démocratie
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