AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266281003
Éditeur : Pocket (04/01/2018)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Paris, 1982 : fuyant le coup d’État, des centaines d’Argentins se réfugient dans la capitale française, des images macabres plein la mémoire. La vie de Josèphe, 22 ans, bascule lorsqu’elle croise l’un d’entre eux. À peine le coup de foudre s’est-il produit que le mystérieux « Antoine » disparaît. Josèphe se met alors à enquêter : qui est Antoine ? Que lui est-il arrivé ? Est-ce vrai, ce que Josèphe a lu sur les « disparus », sur ces « folles de la place de Mai » ?>Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Luna26275
  31 janvier 2017
C'est pour moi un grand tournant, une lecture plus mature que je découvre sous la plume délicate de Mazarine Pingeot. C'est phrases fluides et gracieuses nous charmes pour nous plonger entièrement dans son roman. Avec des longs paragraphes et très peu de dialogue, les descriptions sont fournies et intéressantes à lire. C'était un vrai régal de découvrir ce livre.

En lisant la quatrième de couverture je m'attendais à une histoire bien compliqué qu'il me serais difficile de résumer. Finalement, je suis agréablement surprise, le contenu était vraiment très intéressant et assez aisé à lire. Une bel histoire d'amour, prenante et instructive.
Josèphe est une jeune femme de 22 ans qui voit sa bouleversé lorsque elle rencontre Antoine, un exilé argentin qui ne manque pas de la charmer. C'est un vrai coup de foudre entre les deux jeunes gens. Théa, le surnom qu'Antoine a donné à Josèphe, ( la délivrant ainsi du nom dont elle a hérité de la mort tragique de son frère), ne cesse de se poser des questions sur son amant. Obnubilé par le passer énigmatique d'Antoine, Théa tente de résoudre le puzzle que forme celui-ci. En récoltant les indices et en interrogeant les personnes de son entourage elle découvre les horreurs de la guerre d'argentine et les conflits politiques qui se sont répercutés sur les civils. En fouillant au plus profond des secrets d'Antoine elle découvre également la vérité sur les mystères qui plane sur sa famille...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Marcuyttendaele
  02 juillet 2017
Je n'avais jamais lu Mazarine Pingeot. Sans doute en raison d'un préjugé informulé et informulable. Préjugé surmonté avec Théa… Belle narration d'une écriture riche et fluide sur les années 80, sur la quête d'identité, sur les moments de l'histoire qui s'emmêlent et sur le retour sur le passé, sur des histoires familiales, sur ce qui ne se compare pas et se heurte néanmoins. Chacun a ses fêlures et ses lâchetés. Théa rebaptisée ainsi par son amant alors quelle s'appelle Josèphe en souvenir de son frère mort est confrontée à une double quête et un double amour et s'en trouve écartelée. Entre un père qui a fait la guerre d'Algérie et un amant qui a fui la dictature argentine, elle essaye de les comprendre l'un et l'autre et de décrypter leur passé qui est toujours indicible et inavouable. C'est un beau livre sur l'indulgence : chacun fait ce qu'il peut, comme il peut. Et chacun porte ses affres, ses lâchetés et en est irrémédiablement abîmé. Au bout du compte, faut-il juger ? Sans doute pas ou pas trop en tout cas. C'est aussi un beau livre sur la construction tardive d'un dialogue entre une mère et une fille, dans l'amour des siens qui constitue la première marche de l'acceptation, sinon de la construction de soi…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Maracudja29
  25 février 2018
Josèphe est une fille de son époque; arrivée à l'age où l'on sort de l'adolescence et où l'on rentre dans le monde des adultes. L'age où l'on commence à comprendre que le monde n'est pas noir ou blanc, qu'il existe des nuances, des zones grises, qu'il est difficile de juger. C'est à ce tournant de la vie aussi que l'on réalise que les parents ne sont pas seulement ceux qui nous empêche de vivre la vie que l'on souhaiterait . Mais ce sont surtout les derniers qui nous aimeront quoi qu'il arrive. C'est d'ailleurs pour cela que nous oublions parfois leur présence car nous savons que nous pourrons les retrouver une fois épuisés des bonheurs éphémères. Commencer à vivre c'est commencer à subir les violences de la vie et les échecs. Nos cicatrices nous rapprochent des leurs.Le dialogue devient enfin possible.
Je n'avais encore rien lu de Mazarine Pingeot et c'est par hasard que j'ai acheté ce livre. Je ne le regrette pas car c'est bien écrit avec des mots justes et précis. L'amour est le fil directeur de ce livre qui nous fait revivre deux périodes difficiles de l'histoire de ce monde qui ont influencé et divisé les milieux intellectuels .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Esorlecram
  22 juillet 2018
Josèphe, étudiante gauchiste à La Sorbonne en 1982, se retrouve dans une situation bien inconfortable: son amant est un réfugié argentin, opposant armé à Videla avant de fuir son pays. Son père est un Français né en Algérie qui combattit le FLN. Tous deux ont du sang sur les mains...
Au départ tout est simple: les bons sont à gauche et mon père est un "facho". Mais le silence des deux personnages fait que Josèphe (Théa pour son compagnon) se sent complètement désarçonnée. Leur première rencontre sera orageuse mais va débloquer la situation. le père et l'amant vont enfin commencer à parler et Théa comprend petit à petit que tout n'est pas noir ou blanc: il n' y a pas que des bons et des méchants. Cette confrontation arrive aux deux tiers du livre et donne quelques chapitres remarquables.
Mais avant d'en arriver là, Théa se livre à une quasi psychanalyse d'elle-même, comme le font trop souvent les personnages d'auteurs féminins. Elle s'interroge sur ses comportements, sur ses réactions : pourquoi ai-je fait ceci, pourquoi n'ai-je pas dit cela: que de phrases interrogatives! Selon moi, c'est le lecteur qui doit découvrir la psychologie des personnages au travers du récit.
Roman inégal donc à mes yeux, mais le mélange de deux tranches d'histoire, en Argentine et en Algérie, a été traité avec talent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
LeaTouchBook
  16 janvier 2017
3.5/5
Avec Théa je découvre la plume de Mazarine Pingeot, une lecture agréable...
Certes ce livre n'est pas unique, original en son genre mais peu importe : cela reste intéressant dans les thématiques et émouvant au travers des personnages. L'auteure va dépeindre un pan de l'Histoire et ce grâce à la quête éperdue de Josèphe pour retrouver l'homme qu'elle aime. C'est un roman d'apprentissage bien écrit avec une prise de position politique et philosophique.
Les thématiques abordées sont toujours d'actualité même si plus de trente ans sont passés, ce sont des questions existentielles qui perdurent dans le temps et dans le coeur des hommes. C'est ainsi que le lecteur sera confronté à de tels questionnements : la quête d'identité, trouver un chez-soi, l'amour, l'histoire personnelle au sein de la grande Histoire, la guerre...
L'histoire d'amour reste le moteur, fil conducteur de l'ensemble, une jeune femme d'une vingtaine d'années qui se livre corps et âme à la recherche de son amour, un immigré Argentin qui s'est réfugié avec les siens en France. Des secrets seront dévoilés, des mystères découverts car chaque famille, chaque personne a sa part d'ombre...
En définitive, une lecture intrigante portée par la voix de la jeune Josèphe...

Lien : http://leatouchbook.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

critiques presse (2)
LePoint   06 février 2017
On ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments. Mazarine Pingeot a bien retenu la leçon, son nouveau roman est d'un mauvais esprit irrésistible.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   23 janvier 2017
Roman ambitieux, initiatique et politique, ou romance bavarde et caricaturale? Le débat est lancé.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Luna26275Luna26275   30 janvier 2017
J'avais grandi dans la méfiance, et tout m'y ramenait. Il ne fallait pas se risquer de vivre.
Commenter  J’apprécie          90
rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2017
C'est ennuyeux, souvent, les hommes qui se savent beaux. Lui était différent. Il s'en fichait. Peut-être qu'il ne s'en était pas toujours fichu, mais là il s'en fichait. Son jean épousait la forme de ses cuisses, longues, denses. Au-dessus, il portait un tee-shirt rayé. Genre Bowie, féminin comme Bowie, et Bowie avait sorti Scary Monsters et changé de coiffure. D'un coup, c'était plus facile pour les hommes androgynes. Mais ses cheveux à lui étaient noirs et mi-longs. Il avait un corps souple de félin, mais un félin civilisé, intégré déjà. Intégré dans le goût des autres, le goût parisien des beaux quartiers, un caméléon. J'ignorais alors qu'il n'avait mis que quelques mois, une année tout au plus, à comprendre les codes d'appartenance, au moins en surface.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MarcuyttendaeleMarcuyttendaele   02 juillet 2017
Ecrire était ma seule échappatoire. J'écrivais pour fuir, j'écrivais pour annuler. Ecrire la guerre l'annulait. Ecrire effaçait les autres rumeurs, éloignait les acouphènes. Les mots me façonnaient, me caressaient, m'accueillaient, m'obéissaient et me pansaient. Ils étaient mon unique possibilité de tendresse.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2017
C'était agréable, ce sentiment de regagner un peu d'anonymat. Ils restaient hors de la piste, regardaient, on devait je suppose assurer le spectacle des Occidentaux décadents – nous avions l'air joyeux et insouciants, ce qui est normalement incompatible avec des trotskistes en colère. Mais je n'en avais plus rien à foutre. Même à trois heures du matin je restais en dehors, en défense. Alors j'ai bu encore quelques verres, et les choses ont commencé à bouger.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ADAMSYADAMSY   27 décembre 2017
Et maman, elle est quoi ? Une sorte d'animal marin, un phoque échoué à Bourg-la-Reine, grâce à quoi elle est devenue une "Réginaburgienne". Avant, il n'y a pas si longtemps, je croyais que réginaburgienne c'était une catégorie moyenâgeuse, entre reine et princesse. Cependant devenir Réginaburgienne n'a en rien sauvé maman. Ca n'a pas levé le sortilège qui l'a maintenue toutes ces années en dessous du niveau de la mer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Mazarine Pingeot (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mazarine Pingeot
Mazarine Pingeot - Théa
autres livres classés : argentineVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Mazarine Pingeot

Sa discrète mère, conservateur de musée, a travaillé longtemps dans un musée qui fête ses vingt-cinq ans :

Le Musée Grévin
Le musée d'Orsay
La Pinacothèque de Paris

10 questions
25 lecteurs ont répondu
Thème : Mazarine PingeotCréer un quiz sur ce livre
. .