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ISBN : 2374910784
Éditeur : Quidam (04/01/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes)
Résumé :
« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »
Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  16 janvier 2018
Ce que j'ai ressenti:…Une très bonne pêche…
"En langue mi'gmaq, on nomme taqawan un saumon qui revient dans sa rivière natale pour la première fois. "
J'ai remonté la rivière du temps, tel un taqawan pour m'imprégner d'un conflit qui a fait de moult remous sanguinolents, dans les années 80 au Québec. Avec cette lecture, j'ai redécouvert la culture indienne, ressenti la puissance de ses transes, entendu la Nature me parler à travers leurs traditions, mais plus que tout, j'ai vu tout ce sang versé et des droits bafoués…A frétiller ainsi dans ses eaux troubles, on ressent tellement d'injustices, tellement de violences, elles nous frappent aussi sûrement que des flèches en plein coeur. L'Homme Blanc encore et toujours dans sa folle conquête en vient à vouloir rayer toute une communauté de ses terres, à bannir tout un savoir générationnel, à tuer envers et contre toute logique. Un peuple parqué, déraciné, humilié: les Indiens d'Amérique. Des lois biscornues, des ordres incohérents, des actes impardonnables…Eric Plamondon redessine la toile de cet affrontement en un patchwork de textes, et d'histoires qui nous explique les causes et les conséquences des émeutes de la réserve de Restigouche.
"Avec elle, Océane avait commencé à comprendre que le pouvoir des uns reposait sur la résignation des autres."
Ce polar original dans sa forme est aussi une très belle histoire humaine avec des personnages en marge de ces deux cultures qui s'affrontent…J'ai trouvé ce quatuor touchant, avec chacun leurs passés, leurs failles, leurs différences mais qui choisissent l'Essentiel avant leurs cultures, les valeurs de la Vie avant le sang dans les veines, la Protection avant les batailles…Derrière tous les points de vues politiques et sociaux, l'auteur nous montre que les frontières entre les deux opposants sont parfois floues, et c'est ce qui rend ce récit si bouleversant : il laisse le lecteur, se faire sa propre opinion, tout en lui faisant ressentir une flopée d'émotions…
« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains. »
J'ai lu cette nouveauté quasiment d'une traite, tellement le sujet était passionnant! J'ai adoré partir en ces lieux, découvrir les petites habitudes et astuces de la pêche aux saumons, m'enivrer encore de ses grands espaces de nature, comprendre ce conflit. Instructif et à la fois sensible, Eric Plamondon a su m'emporter dans ses filets de pages!

Ma note Plaisir de lecture 9/10
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motspourmots
  04 janvier 2018
Ce n'est pas toujours facile de se glisser dans un univers et une culture dont on ne maîtrise pas toutes les subtilités. Il faut donc reconnaître un sacré talent à l'auteur pour avoir réussi à m'embarquer et surtout à me garder, puis à me toucher. Il faut dire que j'ai tendance à faire confiance aux choix éditoriaux de Quidam qui me propose souvent de sortir de ma zone de confort et d'aller à la rencontre d'auteurs singuliers qui racontent le monde loin des stéréotypes et du prêt à penser.
Eric Plamondon explore donc l'Histoire du vaste territoire canadien, où se mêlent conquêtes, colonialisme, affrontement de cultures et oppression des minorités. Un territoire où, au commencement étaient les Indiens et où, à la fin l'homme blanc conquérant entend bien imposer sa loi, sa société de consommation et sa passion de l'argent. Pour cela, il tisse une intrigue qui se lit comme un thriller où il est question de trafic, de braconnage ou d'enlèvements, mais qui se déroule sur une toile de fond mettant en scène les habitants d'une réserve indienne, des flics chargés de réprimer les émeutes, un garde-chasse passé du côté des Indiens et une institutrice française venue se frotter aux grandes étendues sauvages. L'occasion de brosser un tableau saisissant des réalités qui sous-tendent l'existence d'une nation qui ne semble pas très au clair avec son passé.
Si le saumon est l'un des personnages centraux de l'histoire (superbe spécimen sur la couverture par ailleurs), c'est qu'il représente le symbole de ce qui se joue sur ce territoire. Pour les Indiens c'est une ressource importante qu'ils pêchaient pour se nourrir avant qu'on ne leur impose des règles les obligeant à vendre le produit de leur pêche pour pouvoir acheter de quoi se nourrir et s'aligner ainsi sur les pratiques de la "civilisation"... Absurde ? Pire que ça si l'on en croit l'auteur qui explique comment on a organisé la pénurie et qui parle de "génocide par tuerie interposés".
"Dans l'Ouest, l'homme blanc a réussi à éliminer les Indiens en éliminant les bisons. Dans l'Est, il y a des saumons. On les a pêchés à coups de barrages, de nasses et de filets jusqu'à l'épuisement des stocks. Les Indiens aussi sont épuisés."
Pour expliquer les crises d'un pays il faut la plupart du temps remonter à la source comme le font les saumons qui reviennent sur leur lieu de naissance et que l'on nomme alors Taqawan dans certaines tribus. Et Eric Plamondon fait ici preuve d'une rare ambition, de celles qui ne se contentent pas d'aligner les faits mais utilisent le maximum de points de vue pour mettre au jour toutes les salissures enfouies sous des couches multiples de badigeon. On en sort un peu plus instruit, pas mal secoué aussi parce que L Histoire est souvent la même dans différents endroits du monde. Comme le dit l'un des personnages "le colonialisme, c'est un peu comme le saumon, tu peux le jeter à la mer, il finit toujours par remonter là où il est né."
Roman aussi ambitieux que divertissant, Taqawan est de ces lectures dont on mesure l'importance au fur et à mesure que ses propos s'ancrent en nous et contribuent à enrichir notre regard sur le monde.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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encoredunoir
  04 janvier 2018
En 1981 débute au Québec ce que l'on a appelé « la guerre du saumon ». Conflit autour du droit de pêche dans lequel sont impliqués les clubs de pêche, le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et les Indiens Mig'maq. Ces derniers, qui pêchent traditionnellement le saumon au filet dans la rivière Restigouche, sur leur réserve, se voient interdire ce droit ancestral par les autorités québécoises qui, le 11 juin 1981, lance un raid contre les autochtones qui refusent de céder. Trois cents hommes de la Sûreté du Québec sont envoyés sur place pour mater la rébellion des Mig'maq. Un second raid a lieu quelques jours plus tard. C'est à partir de ces événements qu'Éric Plamondon tisse la toile de son roman.
Océane, adolescente Mig'maq qui vient de fêter ses quinze ans assiste aux raids et à la violente arrestation de son père. Lors du second raid, alors qu'elle se heurte aux agents de la Sûreté, elle est frappée, violée et abandonnée dans les bois. C'est là qu'Yves Leclerc, agent de conservation de la faune la trouve le lendemain matin. Une rencontre qui va sceller le destin de ces deux personnes et de ceux qui vont les aider dans les jours suivants à tenter de reprendre pied tout en essayant d'échapper à ceux qui veulent remettre la main sur Océane.
C'est un livre étonnant que Taqawan. Roman noir, roman historique, traité sur les traditions Mig'maq, le saumon et l'histoire de la colonisation du Québec et pamphlet sur l'hypocrisie de la société québécoise à propos des droits des autochtones. C'est ce dernier aspect, autour du paradoxe que constitue cette volonté du gouvernement provincial d'affirmer son autonomie vis-à-vis du gouvernement fédéral en s'en prenant aux Mig'mac dont la réserve dépend de l'État fédéral qui est au coeur du livre d'Éric Plamondon. C'est ce paradoxe qui place Yves Leclerc dans une situation dont il peine à s'extraire et que Caroline, l'institutrice des Landes venue enseigner au Québec, et Océane vont pointer d'une manière douloureuse. Peut-on se battre pour son droit à parler sa langue, à gérer son territoire de manière autonome, tout en niant ceux de la population autochtone que l'on a mis en coupe réglée ? Pas question ici de convergence des luttes, Plamondon le montre bien à travers ces courts chapitres consacrés à l'émergence de Céline Dion ou aux exploits en formule 1 de Gilles Villeneuve qui semblent bien plus intéresser la population que ce qui se joue sur la Restigouche.
Sur le fil tiré par l'intrigue principale, violente et fulgurante, viennent se rattacher toute une volée de chapitres a priori hétéroclites qui finissent par former un étonnant patchwork qui prend petit à petit tout son sens. Plamondon fait intervenir traités d'histoires, traditions orales, extraits de conférences de presse et, bien entendu, littérature autour du saumon, de ce taqawan qui revient pour la première fois à la rivière qui l'a vu naître, pour mieux parler de ce qui se déroule alors, des enjeux plus profonds et des origines de cette « guerre du saumon ». Et la grande réussite de ce roman tient dans la manière dont l'auteur arrive à ne jamais verser dans la caricature, dans la métaphore trop lourde ou attendue pour nous dire tout cela ainsi que dans le fait qu'il ne sacrifie pour autant rien de son intrigue noire qui, pour être relativement classique, se tient et illustre encore son propos. Tout cela constitue un mille-feuilles littéraire que l'on prend un évident plaisir à déguster en en savourant chacune des strates.

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tilly
  30 décembre 2017
Pour commencer, deux comparaisons certainement discutables (les commentaires sont là pour ça, discuter), mais ça m'aide pour vous situer le genre de ce roman singulier : Brautigan, Harrison.
Richard pour l'écriture fragmentée, allusive, élusive. Jim pour les grands espaces, les mouches (pêche à la) sèches, les contes et légendes amérindiens.
Sauf que là on est plus au nord, et tout au bord des terres de l'est du Canada, à l'embouchure de la Ristigouche que les saumoneaux (les taqawans, en langue mi'gmaq ou micmac) remontent en quittant l'océan pour revenir au lieu exact de leur éclosion (trois ans plus tôt), et devenir à leur tour les acteurs de la survie de l'espèce.
Là aussi où vivent aujourd'hui dans une réserve quelques centaines de descendants Mi'gmaqs, pêcheurs-chasseurs amenés par la grande migration multi-millénaire des peuplades autochtones d'Amérique, venant du détroit de Béring.
Ristigouche, Gaspésie, sont les lieux, les noms, les sons, de Taqawan.
Juillet 1760. Louis XV a envoyé une petite flottille pour aider la Nouvelle-France et Montréal contre les Anglais. L'affrontement naval se déroule dans la baie des Chaleurs, à l'embouchure de la rivière Ristigouche. Les navires français piégés, se sabordent. Les soldats rescapés sont secourus par les Mi'gmacs, mais finissent par se rendre aux Anglais. Eric Plamondon a publié en 2013 une belle novella (Ristigouche) qui a cet épisode pour arrière-plan historique ; il n'y est pas question cette fois de saumon, mais de beluga échoué !
Juin 1981. le gouvernement de Québec envoie les forces de l'ordre dans la réserve Restigouche saisir les filets des Mi'gmaqs qui contreviennent soi disant à la règlementation sur la pêche au saumon (dans les faits, c'est le gouvernement fédéral, Ottawa, qui administre les réserves indiennes, le conflit est donc éminemment politique, les Mi'gmaqs en sont les fusibles). L'affrontement très inégal dégénère, nombreux blessés et arrestations parmi les Mi'gmaqs. Une deuxième descente a lieu quelques jours plus tard, aggravant la situation. le 25 juin 1981 dans une conférence de presse, René Levesque, premier ministre du Québec, reconnait que " l'image d'une grosse troupe qui crée un corps de débarquement, cela reste une décision, le moins qu'on puisse dire, discutable, ce qui a été fait. "
Je n'étais pas partie pour faire si long sur le contexte géo-politico-historique de Taqawan, j'aurais peut-être pas du... surtout ne pensez pas que Taqawan est un roman historique, ou politique, ou géographique ! Un peu quand même, mais pas que.
Pareil, je pourrais m'étaler sur les sonorités Plamondon, ce toune québécois si délicieux : le chiard, le choke, mon jeep, ma job, à soir, toé mon p'tit crisse, etc.. Mais vous iriez croire que Taqawan est un roman de terroir ! Un peu, mais pas que.
On a l'habitude si on a déjà lu Plamondon (Trilogie 1984, 2013) de son tour-de-main très personnel pour évoquer une époque : rapprocher des événements authentiques épars, des données factuelles d'importance inégale, apparemment sans lien avec le thème principal ; faire de brefs allers et retours dans le temps et l'espace ; consacrer chaque fois un court chapitre standalone à ces mini-histoires, pour créer au final une mosaïque subtilement évocatrice, une sorte de mind-map littéraire, de lecture heuristique.
C'est moins marqué ici que dans la Trilogie, mais quand même... Cela sert aussi à accentuer la dramaturgie, à illustrer le décalage entre points de vue. Ainsi quand Céline Dion interprète à la télé le 19 juin 1981 une chanson écrite par sa maman ; elle a 11 ans : “ [...] pendant que quelques milliers de québécois regardent Céline à la télé pour la première fois, des centaines d'Amérindiens fortifient les barricades autour de la réserve Restigouche en prévision d'une seconde descente. ”
Un peu plus loin, le pourquoi d'un superbe texte sur la recherche du droit-fil dans un tissu est moins évident... sauf qu'à la fin se révèle in extremis la métaphore de la quête de justice. Il y fait aussi le lien, via la description d'une machine à coudre, avec Mayonnaise (Trilogie 1984, 2, 2013) où l'on apprenait tout sur l'invention qui fit la fortune d'Isaac Singer et naître une des premières multinationales de l'histoire moderne. C'est ça la manière Plamondon.
Dans Taqawan, il y a moins d'histoires de progrès technologiques que dans la Trilogie 1984. C'est beaucoup plus organique, biologique, animal, naturel. Les paysages, la rivière, les bêtes que l'on pêche, celles que l'on chasse, les histoires chamaniques que l'on raconte encore, d'initiations, de totems, de rêves prémonitoires.
Une autre chose change significativement par rapport aux précédents livres de Plamondon : l'importance donnée à l'intrigue romanesque, au moins à égalité si ce n'est plus, avec la toile de fond sociale et historique.
Il est temps que je le dise : Taqawan est un roman d'action, un roman noir, presque un polar, sous des allures de western eastern moderne ! Avec une victime (une jeune fille Mi'gmaq violentée et re-violentée), un affreux traître, et un trio de justiciers aussi dissemblables que déterminés. le final n'a rien a envier en violence angoissante à Délivrance de Dickey/Boorman (un chapitre intitulé Némésis dans Taqawan).
200 pages intenses, indispensables.
#jesuisristigouche !
Lien : http://tillybayardrichard.ty..
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EvadezMoi
  20 janvier 2018
Je découvre la maison d'édition Quidam avec cet étrange roman noir.
Etrange comment ? Par sa construction totalement anarchique. L'auteur nous parle dans ce roman d'une multitude de choses avec ou sans rapport avec la trame noire du récit.
On suit bien sûr le déroulement des évènements dans la réserve Mig'Maq, ce que subit Océane et ce que va faire Yves pour la secourir avant de pouvoir tenter de la rendre à sa famille. L'histoire est noire mais si elle sert de fil rouge, elle n'a finalement pas plus de place que les autres morceaux composant ce roman indéniablement différent de ce qu'on peut lire habituellement. Violente, cette histoire n'est pas forcément des plus originales mais elle sert de fil rouge où l'auteur va attacher des bouts d'histoires, de politique, de légendes, de sciences naturelles qui vont former un tout finalement très cohérent.
L'auteur nous enseigne à peu près tout ce qu'il y a à savoir sur le saumon, de sa naissance à sa migration, sans oublier les techniques de pêche. Et c'est là le plus étonnant, sans pour autant ennuyer le lecteur parce qu'il émiette son enseignement un peu partout dans l'histoire.
Eric Plamondon n'hésite pas non plus à dénoncer clairement la politique du Québec envers ces peuples parqués dans des réserves faisant ressortir racisme et ségrégation, hypocrisie, ignorance, humiliation et finalement peur.
Des indiens, ce sont des Indiens. On les a appelés comme ça parce qu'on croyait être arrivé en Inde. Mais non, on était arrivé en Amérique. Avec le temps, on s'est mis à les appeler des Amérindiens. Plus tard, on dira des autochtones. Avant ça, on les a longtemps traités de sauvages. Il faut se méfier des mots. Ils commencent parfois par désigner et finissent par définir. Celui qu'on traite de bâtard toute sa vie pour lui signifier sa différence ne voit pas le monde du même oeil que celui qui a connu son père. Quel monde pour un peuple qu'on traite de sauvage durant quatre siècles ?
L'auteur nous initie à certains rites ancestraux et à quelques légendes de ce peuple attaché à ses terres qu'on lui a volé il y a bien longtemps.
C'est un drôle de concept, la terre natale. Ce sont de drôles de concepts, le territoire, la culture, la langue, la famille. Comment ça fonctionne, dans la tête des humains ? Ils sont les enfants de leurs parents. Ils naissent au sein d'une communauté à un moment précis quelque part. Mais d'où vient cette incroyable force collective qui mène le monde depuis toujours : défendre son territoire, son identité, sa langue ? D'où vient cette nécessité, comme innée, depuis le fond des âges, qui veut que l'espèce humaine se batte et s'entretue au nom d'un lieu, d'une famille, d'une différence irréductible ? Pourquoi mourir pour tout ça ?
Ceci ajoute un plus certain et rend très enrichissante cette lecture toute en poésie dans ces passages qui alternent avec la violence du récit de ces évènements qu'a vécus cette adolescente.

Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   15 janvier 2018
En langue mi'gmaq, on nomme taqawan un saumon qui revient dans sa rivière natale pour la première fois. 
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StelphiqueStelphique   15 janvier 2018
Avec elle, Océane avait commencé à comprendre que le pouvoir des uns reposait sur la résignation des autres.
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tillytilly   30 décembre 2017
Il a eu le rêve de briser leurs chaînes, de libérer les Indiens des anneaux qu'on leur avait pendus au cou à force de Dieu, de perles de verre, de haches et de fusils. Des lois ont été votées pour qu'ils soient déclarés irresponsables, pupilles de la nation, des enfants.
Puis on leur a accroché les réserves au cou, les quotas de pêche et le mode de vie sédentaire. On a voulu les transformer en agriculteurs mais ça n'a pas marché. Ils n'ont rien voulu savoir. Il faut plus que deux siècles de sédentarité pour effacer dix mille ans de nomadisme. L'homme blanc a voulu imposer à l'Indien en un siècle ce qu'il a mis des millénaires à développer et à intérioriser : agriculture, écriture, villes, dieu unique, gastronomie, astronomie, logique, statistiques, mécanique, physique, transcendance, trinité, roue, machine à vapeur, aimant, périscope, verre, chimie, chirurgie, sextant, transistor, famille nucléaire et tondeuse à gazon. Comment faire comprendre à un Indien la nécessité de tondre l'herbe autour de sa propriété pour que ce soit beau et propre ? Comment imposer cette idée à un cerveau sain si on n'a rien à vendre ? Et pourquoi acheter quand la nature vous fournit tout ce dont vous avez besoin ? On leur a donc accroché au cou l'offre et la demande, le profit, le marché. A Restigouche, le seul bien monnayable étant le saumon, alors on les a obligés à vendre le saumon tout en réglementant son commerce. Un marché contrôlé par le pouvoir. Une variable d'ajustement. Le saumon, celui qu'il suffisait d'attraper pour vivre, ils devaient désormais le vendre pour survivre.
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Vidéo de Éric Plamondon
Eric Plamondon - 1984 Volume 1 : Hongrie-Hollywood Express .Eric Plamondon vous présente son ouvrage « 1984 Volume 1 : Hongrie-Hollywood Express »aux éditions Phébus. http://www.mollat.com/livres/plamondon-eric-hongrie-hollywood-express-9782752909657.html Notes de Musique : Johnny Weismuller Tarzan Call
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