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EAN : 9782072829420
192 pages
Éditeur : Gallimard (06/02/2020)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Une jeune femme du Sud qui, comme les oies, fait souvent le voyage jusqu’à Salluit, parle à Eva, son amie du Nord disparue, dont le corps est dans l’eau du fjord et l’esprit, partout. Le Nord est dur – « il y a de l’amour violent entre les murs de ces maisons presque identiques » – et la missionnaire aventurière se demande « comment on fait pour guérir son cœur ». Elle s’active, s’occupe des enfants qui peuplent ses journées, donne une voix aux petites filles inuite... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  08 avril 2019
“Eux, les épaves imbibées d'alcool qui ne sont plus l'ombre des fiers chasseurs qu'ils ont été, eux dont les formidables talents ne trouvent plus leur utilité dans notre assourdissante modernité, eux massacrés jusqu'à la moelle par l'une ou l'autre des merdes qui, paraît-il, viennent inévitablement avec la civilisation.”
Eux, sont les Inuits, un autre de ces peuples abusés, délaissés par “les Blancs” , qui vivent dans des conditions sanitaires dignes de 1850, que ce petit livre reintégre dans la conscience humaine.
Un cri désespéré, comme un cri d'oie sauvage, nirliit !, dans le silence du froid polaire,
Où les bêtes sont plus tendres que les hommes,
Où les enfants souffrent le plus, maman suicidée, papa alcoolique, des enfants qui ne comptent pas, conçus sous l'emprise de l'alcool, enfants violés, maltraités,
“Dix ans tout au plus, en t-shirt, il dormait en boule sur une planche devant un cabanon. Les policiers l'ont amené à l'hôpital, on va soigner son hypothermie, mais qui va soigner le reste ?”
““I used to smoke weed a long time ago.”* A long time ago, quand on a dix ans, ça veut dire quoi.”
“Il y a la petite fille aux yeux rouges, elle aime beaucoup la marijuana, elle a treize ans et pas les moyens de s'en acheter, une pipe un joint, c'est la loi de l'offre et de la demande.”
Où tout n'est pas pourtant gris,
“Elisapie, enfant adoptée, comme tant d'autres au village. C'est si simple, pour vous, l'adoption, vous avez le don de tout compliquer, mais pas l'adoption, et je vous aime tellement d'aimer les enfants des autres comme les vôtres, si simplement.”
Où tout les Blancs ne sont pas des méchants,
“Suzanne levée aux aurores chaque jour pour préparer ses célèbres sandwichs aux oeufs, vendus à l'école toute l'année pour payer des séjours au Sud à ses élèves les plus persévérants.”
Où il y a aussi des histoires d'amour, mais qui sont trop tristes......
C'est la voix douce d'une Blanche, qui témoigne sans jugement, sans apitoiement mais avec beaucoup d'amour, “j'aime les enfants, les gens, la langue, les chiens, le paysage, le soleil de minuit, les aurores boréales,...”. Une Blanche qui s'y rend chaque été pour s'occuper des enfants inuites. Une prose magnifique chargée d'émotion, d'amour, de poésie et de sensibilité pour raconter une situation inhumaine. Quel talent !
Que puis-je dire ? Crisse, ça m'a touchée, émue, profondément ! Merci Viou.
“des régiments d'outardes filent .......donnent le signal aux voyageurs qu'il est temps de rentrer, et les autres oiseaux du Sud leur emboîtent tranquillement le pas, un par un, ils s'en vont. Nirliit. « Des oies ».....

*Je fumais des joints il y a longtemps.”
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Kirzy
  29 mars 2019
De la littérature québécoise, autant dire que je ne connais rien. Juste une incursion, délirante, en compagnie d'Aliss de Patrick Sénécal.
Avec Nirliit , direction le Grand Nord, le Nunavik, le village de Salluit, 1483 habitants.
Ce qui m'a le plus surprise, c'est le travail formel sur la langue. Une écriture organique, paradoxale : apaisée, emplie de poésie pour décrire la toundra, les fjords, puis soudain les mots s'entrechoquent, rythmés par une ponctuation très vivante, se répètent jusqu'à s'exténuer.
En fait, on sent battre le coeur de l'auteure à chaque phrase, un coeur qui vibre d'amour pour le peuple inuit, mais vibre aussi de rage à le voir sombrer dans l'assistanat, l'infantilisation, la violence et l'alcoolisme.
Juliana Léveillé-Trudel s'est crée un double de fiction pour incarner ce cri d'amour et de rage : la narratrice, blanche, pleure son ami autochtone, Eva, jetée dans un fjord par un ancien amant.
Eva a disparu mais son âme, son visage semble flotter partout dans la toundra grâce au regard et aux mots de son amie.
A travers une riche galeries de portraits, on découvre un monde inuit authentique, loin de tout cliché, sans aucun mythe folklorique qui pourrait éloigner l'auteur de son propos. On découvre le drame vécu par les jeunes, surtout les femmes, «  prises comme des sculptures en pierre en savon, un joli souvenir », séduites, rejetées, violées, battues, enceintes très jeunes, abandonnant leurs études très tôt, alcooliques … leurs beautés majestueuses fanées à vingt ans, leurs existences abimées.
" Et moi, Eva, je refuse qu'on te salisse, je refuse qu'on crache sur ta beauté, je refuse qu'on te condamne pour avoir aimé le mari d'une autre. Je refuse qu'on écrase brutalement ceux qui sont trop lumineux pour le reste du monde, je refuse qu'on empêche les étoiles de briller, je refuse qu'on force les comètes à ralentir pour ne pas faire de jaloux. Je refuse que certains trouvent que c'est bien fait pour toi, je veux te porter comme un drapeau dans les rues de Salluit, à bout de bras, je veux te jeter au visage des bien-pensants et leur hurler qu'ils ont tort, je veux que tu reviennes, Eva. "
Cela fait quinze jours que j'ai refermé Nirliit, et sa beauté rude crépite encore en moi.
Merci à Léa du Picabo River Book Club pour cette magnifique découverte.
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viou1108
  30 mars 2019
Comme les oies sauvages (Nirliit en langue inuite), la narratrice fait chaque année le voyage vers Salluit, dans le Grand Nord québécois. le temps d'un été sans nuit, elle quitte Montréal pour s'occuper des enfants du village, livrés à eux-mêmes pendant les vacances scolaires. Au fil du temps, cette jeune femme du Sud s'est liée d'amitié avec Eva, jeune femme de ce coin de Nord perdu dans la toundra. Mais cette année est différente. Eva n'est plus. Elle a disparu dans le fjord, accident, assassinat, personne ne sait, tout le monde s'en fiche. La narratrice s'adresse à elle, lui raconte comment la vie continue à Salluit. Ou la survie, plutôt. Salluit au taux de suicide trop élevé, aux habitants laissés-pour-compte subsistant grâce à l'assistance publique, abrutis de malbouffe, d'alcool et de drogue, qui se donnent parfois la peine de travailler mais laissent le plus souvent le boulot aux émigrés du Sud. Ceux-ci, installés à demeure ou saisonniers, viennent dans le Grand Nord chercher un salaire plus lucratif. Ils résistent rarement à la tentation de la chair fraîche. Qui est d'ailleurs peu farouche, les (parfois très) jeunes filles s'y laissent prendre, s'accrochant au maigre espoir d'un vrai amour et d'une vie meilleure. Las ! La fin de l'été sonne l'heure du déchirement. Et si beaucoup d'enfants naissent quelques mois plus tard, et que beaucoup de ces jeunes filles ne se donnent pas la peine de les élever, qu'à cela ne tienne, le village y pourvoira...
Entre rage et désespoir, la narratrice se confie à Eva, elle s'emporte contre la violence et la rudesse qui tourmentent Salluit, dont les adolescentes sont les premières victimes et les enfants les dégâts collatéraux, eux qui "appartiennent au village", c'est-à-dire à tout le monde, c'est-à-dire à personne, en tout cas personne qui les protège. Rage et désespoir donc, et lucidité, mais aussi énormément d'amour et de tendresse pour ce peuple qui se laisse mourir à petit feu, à coup d'inertie et d'existences gâchées faute d'avenir, au milieu d'une Nature grandiose.
Nirliit est autant un roman qu'un documentaire sur l'extinction silencieuse d'un peuple malmené par la "civilisation" blanche et qui semble incapable de lutter pour sa survie et celle de ses traditions. le texte met particulièrement en lumière la condition effarante des femmes et celle des enfants, encore plus révoltante. L'auteure a la formule percutante, son écriture est implacable et sans concessions mais elle est sincère, belle et âpre, puissante. Ce roman offre un témoignage nécessaire et urgent. Rage, désespoir, amour, amitié, il est un cri du coeur, un crève-coeur et au final, un coup de coeur.
En partenariat avec les Editions La Peuplade et le Picabo River Book Club, que je remercie vivement tous deux !
#picaboriverbookclub
#MarsQuébécois
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Ziliz
  19 mai 2020
Salluit, « un nid de misère parfait pour nourrir une criminalité florissante et rafler année après année le titre de communauté la plus violente du Nunavik. »
La narratrice vit à Montréal.
Chaque été, elle rejoint le grand Nord pour s'occuper d'enfants à Salluit, un village canadien inuit, pourri depuis plusieurs décennies par la colonisation économique occidentale, à l'instar des communautés indiennes aux Etats-Unis.
Les populations locales ont été dépossédées de leur mode de vie ; le supermarché de la malbouffe a remplacé la chasse et la pêche traditionnelles ; le chômage, l'alcool, les armes et la promiscuité dans des logements exigus font des ravages.
Bagarres, accidents mortels, viols, suicides...
L'auteur rend bien compte de la misère, de la violence, du n'importe-quoi : les enfants qui traînent dehors, qui sont à tout le monde donc mal pris en charge, qui décrochent de l'école dès dix-onze ans ; les filles dont le destin bascule à l'aube de l'adolescence, au gré d'une grossesse (avec un local ou un 'blanc' venu travailler pour la saison), qui sombrent dans l'alcool, la drogue...
Mais l'ouvrage, bien que court, devient vite redondant, et l'on se perd parmi tous les personnages.
S'il s'agit de montrer que tout le monde est voué au même sort sinistre, c'est réussi.
C'est quand même dommage pour le lecteur. Je n'ai pas compris qui était Eva, ce qui lui était arrivé, et je me suis souvent égarée dans les tourments d'Elijah, de la femme qu'il aime, de l'homme du sud que celle-ci aime mais qui en aime finalement une autre, partie avec un autre homme...
Moins immersif, le témoignage de Julien Blanc-Gras sur son séjour en Arctique ('Briser la glace') me semble tout aussi instructif, montrant bien également la misère et la violence induits par "l'homme blanc" pour son profit, quand il détruit tout mais prétend réparer avec du fric ou des gadgets.
« [Elle] prie pour opposer la force de Dieu à celle puissante et autodestructrice des hommes de son pays, au suicide collectif à petites doses, à l'autogénocide programmé. »
« La meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à ne rien faire. »
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Stelphique
  29 septembre 2018
Ce que j'ai ressenti:
***Jour et Nuit en peuple Inuit…
Eva est au centre du récit. Vivante et absente à la fois. Au coeur d'un peuple en souffrance et fantôme d'amitié. Incarnation d'un visage Inuit et disparition d'une culture ancestrale. Eva, jeune fille aimante…
Elijah est au centre des commérages. Père ou amant, qui saura vraiment? Au coeur de la vie et des tourments d'amour. Témoin de la vie et Effacement devant la peine. Elijah, future descendance…
Deux façons d'appréhender la vie du côté Nord, entre anthropologie et intimité des coeurs, nous voyageons jusqu'à Salluit. Là où la nuit ne vient pas, là où le froid rythme le quotidien, là où la toundra donne ses présents…
Julianna Léveillé-Trudel met beaucoup de coeur et de mystère dans son écriture, une sincérité désarmante, pour que l'on puisse ressentir toutes les qualités et les contradictions de cette population, entre la richesse des mots empruntés à la langue Inuit, l'Anglais et le Québécois, nous avons un joli panel qui nous emmène, tout simplement, en Evasion. Qu'il est doux de partir à l'autre bout du monde, de lire d'autres paysages éblouissants, de connaître d'autres moeurs…
« Vas-y, frappe, c'est rien à côté de ce que j'ai enduré. »
***Un coeur qui s'arrête et des oies qui s'envolent…
Je suis trop sensible, et ça me joue des tours…Des tours de sang, des loopings au coeur, des vertiges au corps…Il est difficile de lire que toute une jeunesse est désenchantée, que leur avenir se fracasse sur la violence, la drogue et l'alcool…Les seuls dérivatifs qu'on leur a proposé à leur culture, après leur avoir volé leurs terres…Du vent et de la superficialité contre la richesse de leur enseignement face à un climat rude…De la frivolité contre le froid.
J'ai trouvé Juliana Léveillé-Trudel avait une écriture incisive mais aussi une immense douceur…Un curieux mélange entre dénonciation et fascination. C'est un cri de détresse, un ultime cri d'amour et de déchirement pour que l'on prenne conscience au delà des frontières, d'une réalité brute. Et pourtant, au delà de la rudesse, il y a aussi de la tendresse, pour décrire l'enchantement qu'elle ressent à faire ses allers-retours en terre froide…Nirliit, où le vol au dessus des fjords…
« Tout le monde veut toujours entendre le sordide, le scandaleux, le juteux, le violent, le troublant. »
***Ulluriaq is born…
J'ai mis du temps à écrire cette chronique, parce que l'impact de cette lecture a été plus intense que l'on aurait pu le croire…175 pages, et un coeur en miettes, c'est le résultat de ce bouleversement…Je suis à la fois révoltée et remplie d'une douceur protectrice envers ces enfants, ceux du village, ceux qui appartiennent à tout le monde, mais que personne ne protège…Tellement de peine à voir le sort de ses jeunes filles, tellement de mal à réaliser que, encore de nos jours, de telles pratiques soient commises…J'avais une appréhension à les quitter à leur triste sort…Mais, si vous découvrez cette histoire, il se peut aussi, que la glace réchauffe vos sangs…En tout cas, Julianna Léveillé-Trudel a captivée mon attention avec ce premier roman…
J'ai ressenti une myriade d'émotions, j'espère vous en avoir fait passer quelques unes, pour que vous preniez un envol prochain pour Salluit…
« Je manque toi » Eva, et je t'admire Nirliit, petit étoile mauve de cette rentrée littéraire…

« (…), mais peut-on empêcher un coeur d'aimer? »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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critiques presse (2)
Actualitte   06 décembre 2018
Nirliit est un texte paradoxal : c’est dans une langue languide, extrêmement sensuelle, voire animale, parce que seuls les corps peuvent exprimer ce sur quoi l’on n’a pas de mots que tout est dit des violences conjugales, des addictions, du sexe, de la perte des gestes ancestraux et du combat pour maintenir la mémoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   30 mai 2016
Rares sont les auteurs qui réussissent à nous faire voyager au point qu'on oublie qu'on se trouve chez soi (...) Juliana Léveillé-Trudel réussit ce tour de force.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   18 mai 2020
[...] Il se sent con, il peut ajouter une autre fille à sa collection de coeurs brisés, parce que le sien est inconsolable, il finit toujours par massacrer ceux des autres, il se dit qu'il devrait éviter les femmes pour les vingt prochaines années, 'damage control'. (...)
Il s'ouvre une bière, il se dit qu'il devrait peut-être retourner dans le Nord pour qu'on lui fiche la paix, je m'excuse mesdames mais je suis un con, je n'y peux rien, vous êtes prévenues.
(p. 177)
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ZilizZiliz   17 mai 2020
Il y a Julia superbe l'été dernier, Julia comme une future reine, mais c'est fini maintenant, Julia le visage boursouflé par l'alcool et la drogue, le corps alourdi par toutes ces cochonneries que la Coop vend moins cher que les légumes, les yeux éteints par je ne sais quelle tristesse, oh, Julia. Julia traîne ses pas lourds dans les rues de Salluit, elle a laissé l'école et ne fout rien de ses journées sauf promener son désespoir, son renoncement au monde, parfois seule, parfois avec d'autres qui partagent la même misère. Je croise souvent leur chemin, et les fillettes qui me suivent me chuchotent à l'oreille en les pointant du doigt : 'les drop-out'. Elles pourraient me chuchoter 'les pestiférés' ou 'les sidéens' sur le même ton, le ton des calamités, le ton de la honte et du mépris, et pourtant vous aussi, mes pauvres petites chéries, vous risquez fort de connaître le même sort, dans votre école qui ne sait pas comment vous garder entre ses murs.
(p. 34-35)
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BookycookyBookycooky   07 avril 2019
DES FOIS ON SE SENT BIEN et protégés parce qu’on est seuls et tranquilles au bord d’un fjord magnifique, parce qu’on est loin de l’agitation des grandes villes, parce qu’en grimpant en haut de n’importe laquelle des montagnes autour on peut embrasser tout le village d’un seul regard, faire mentalement le chemin du fond de la baie au détroit, voir le ciel qui s’éclate en mille couleurs quand le soleil commence à descendre derrière les falaises. Une beauté en forme de coup de poing dans le ventre, il y a juste la toundra qui fait ça, paysage complètement démesuré et bouleversant tout seul au bout du monde avec si peu de gens pour l’admirer.
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viou1108viou1108   14 mars 2019
[A propos du Nunavik, territoire du nord du Québec, dont les habitants sont majoritairement des Inuits:]
C'est comme en Afrique, c'est bizarre… Comment deux coins du monde si éloignés l'un de l'autre peuvent-ils se ressembler autant?
Ce n'est pas bizarre: tout le monde est pareil au fond. Sauf les Occidentaux. Indian time, African time, Mexican time, c'est le même temps, c'est nous [les Occidentaux] qui vivons à l'envers, et c'est nous qui sommes convaincus d'avoir raison.
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viou1108viou1108   29 mars 2019
Les gens se demandent pourquoi vous partez de chez vous, Eva, pour atterrir sur l'impitoyable ciment d'une ville où vous ne connaissez personne, mais c'est tout simple, au fond, c'est pour ne connaître personne, justement. Dans un village de quatre cents habitants, c'est difficile de ne pas voir quelqu'un. Quand ce quelqu'un vous a violés ou a tué un membre de votre famille, le métro de Montréal peut sembler bien accueillant.
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Videos de Juliana Léveillé-Trudel (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Juliana Léveillé-Trudel
Juliana Léveillé-Trudel vous présente son ouvrage « Nirliit » aux éditions LA PEUPLADE.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/160418/juliana-leveille-trudel-nirliit
Notes de Musique : Audio Library YouTube.
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