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ISBN : 2924519071
Éditeur : La Peuplade (05/10/2015)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Une jeune femme du Sud qui, comme les oies, fait souvent le voyage jusqu’à Salluit, parle à Eva, son amie du Nord disparue, dont le corps est dans l’eau du fjord et l’esprit, partout. Le Nord est dur – «il y a de l’amour violent entre les murs de ces maisons presque identiques» – et la missionnaire aventurière se demande «comment on fait pour guérir son cœur». Elle s’active, s’occupe des enfants qui peuplent ses journées, donne une voix aux petites filles inuites et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  29 septembre 2018
Ce que j'ai ressenti:
***Jour et Nuit en peuple Inuit…
Eva est au centre du récit. Vivante et absente à la fois. Au coeur d'un peuple en souffrance et fantôme d'amitié. Incarnation d'un visage Inuit et disparition d'une culture ancestrale. Eva, jeune fille aimante…
Elijah est au centre des commérages. Père ou amant, qui saura vraiment? Au coeur de la vie et des tourments d'amour. Témoin de la vie et Effacement devant la peine. Elijah, future descendance…
Deux façons d'appréhender la vie du côté Nord, entre anthropologie et intimité des coeurs, nous voyageons jusqu'à Salluit. Là où la nuit ne vient pas, là où le froid rythme le quotidien, là où la toundra donne ses présents…
Julianna Léveillé-Trudel met beaucoup de coeur et de mystère dans son écriture, une sincérité désarmante, pour que l'on puisse ressentir toutes les qualités et les contradictions de cette population, entre la richesse des mots empruntés à la langue Inuit, l'Anglais et le Québécois, nous avons un joli panel qui nous emmène, tout simplement, en Evasion. Qu'il est doux de partir à l'autre bout du monde, de lire d'autres paysages éblouissants, de connaître d'autres moeurs…
« Vas-y, frappe, c'est rien à côté de ce que j'ai enduré. »
***Un coeur qui s'arrête et des oies qui s'envolent…
Je suis trop sensible, et ça me joue des tours…Des tours de sang, des loopings au coeur, des vertiges au corps…Il est difficile de lire que toute une jeunesse est désenchantée, que leur avenir se fracasse sur la violence, la drogue et l'alcool…Les seuls dérivatifs qu'on leur a proposé à leur culture, après leur avoir volé leurs terres…Du vent et de la superficialité contre la richesse de leur enseignement face à un climat rude…De la frivolité contre le froid.
J'ai trouvé Juliana Léveillé-Trudel avait une écriture incisive mais aussi une immense douceur…Un curieux mélange entre dénonciation et fascination. C'est un cri de détresse, un ultime cri d'amour et de déchirement pour que l'on prenne conscience au delà des frontières, d'une réalité brute. Et pourtant, au delà de la rudesse, il y a aussi de la tendresse, pour décrire l'enchantement qu'elle ressent à faire ses allers-retours en terre froide…Nirliit, où le vol au dessus des fjords…
« Tout le monde veut toujours entendre le sordide, le scandaleux, le juteux, le violent, le troublant. »
***Ulluriaq is born…
J'ai mis du temps à écrire cette chronique, parce que l'impact de cette lecture a été plus intense que l'on aurait pu le croire…175 pages, et un coeur en miettes, c'est le résultat de ce bouleversement…Je suis à la fois révoltée et remplie d'une douceur protectrice envers ces enfants, ceux du village, ceux qui appartiennent à tout le monde, mais que personne ne protège…Tellement de peine à voir le sort de ses jeunes filles, tellement de mal à réaliser que, encore de nos jours, de telles pratiques soient commises…J'avais une appréhension à les quitter à leur triste sort…Mais, si vous découvrez cette histoire, il se peut aussi, que la glace réchauffe vos sangs…En tout cas, Julianna Léveillé-Trudel a captivée mon attention avec ce premier roman…
J'ai ressenti une myriade d'émotions, j'espère vous en avoir fait passer quelques unes, pour que vous preniez un envol prochain pour Salluit…
« Je manque toi » Eva, et je t'admire Nirliit, petit étoile mauve de cette rentrée littéraire…

« (…), mais peut-on empêcher un coeur d'aimer? »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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argali
  02 mars 2016
Recommandé par ma libraire québécoise, Nirliit est le premier roman de Juliana Léveille-Trudel. Travaillant dans le domaine de l'éducation au Nunavik depuis 2011, elle nous parle de situations qu'elle côtoie au quotidien et cela confère au récit un accent de sincérité indéniable.
L'action se déroule à Salluit, sur les rives de la baie d'Ungava dont elle nous fait de magnifiques descriptions. Les paysages sont grandioses dans ce Nord mais la vie est rude et impitoyable, comme le climat, ce qui nous offre des pages tout en contrastes.
La narratrice revient à Salluit, s'occuper des enfants comme tous les étés. (Nirliit « oie » en inuktitut, ces grands oiseaux migrateurs.) Mais cette fois, son amie Eva n'est pas là pour l'accueillir. Disparue ? Assassinée ? Qui s'en soucie ? Elle lui manque terriblement et lui confie ses pensées, comme un compte rendu de la vie au village. Des conditions de vie inacceptables. Sans espoir, sans avenir.
Désoeuvrés, les Inuits s'abrutissent d'alcool qui réchauffe le corps et panse un temps les plaies de l'âme. L'ivresse est cause de bagarres, d'accidents, d'abus de toutes sortes... L'ennui pousse les jeunes dans les bras les uns des autres prématurément et de toutes jeunes filles mettent au monde des enfants qu'elles n'élèveront pas pour la plupart, les confiant à d'autres. "Ils appartiennent à tout le village, les enfants." Les femmes, elles, sont attirées par la peau claire des Blancs qui viennent travailler quelque temps à Salluit. Ils sont une possibilité d'ailleurs, d'une autre vie. Un peu de bonheur peut-être.
"Ils appartiennent au village, les enfants." Mais tout le monde ne les protège pas. La narratrice prend Eva à témoin et crie sa révolte et sa colère de voir le sort réservé aux filles, parfois des fillettes encore. Tout le monde sait. Tout finit toujours par se savoir. Mais on garde le silence, on fuit la vérité devant ces existences gâchées, sacrifiées.
Juliana Léveillé-Trudel raconte la vie brute des Premières Nations, ne déguise pas la réalité. Son regard est à la fois implacable et tendre, lucide et gonflé d'amour. Et cela en fait un témoignage dur, précieux et nécessaire. Sa proximité lui donne toute crédibilité et fait de son récit une lecture saisissante et indispensable. Un cri d'amour pour un peuple qui se meurt et qu'elle voudrait vivant.
Superbe.
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laetibulles
  12 décembre 2018
Merci à Babelio et aux éditions La peuplade pour l'envoi de ce premier roman qui me tentait depuis un moment.
Chaque été, la narratrice vole du sud vers le nord, à Salluit plus exactement, pour s'occuper des enfants en tant que missionnaire. Mais cet été à une saveur bien différente : son amie Eva est decedee dans des circonstances mystérieuses. Son corps plongé dans les fjords n'a jamais été retrouvé. C'est assez fréquent d'ailleurs, les gens disparaissent, réapparaissent, ne reviennent plus... Elle partage donc à son amie, à travers des mots qui tranchent et une langue poignante, ce qu'elle vit durant ces quelques mois. Les enfants ne sont les enfants de personne, ou bien veux de tout un village, l'alcool les attrape très jeune, ces enfants font eux-mêmes des enfants, le taux de suicide est alarmant. La narratrice se prend beaucoup d'affection pour eux. L'occasion également de parler des différences entre les inuits et les blancs qui passent de temps en temps dans ces villages, pour parfois les bouleverser plus qu'ils ne l'imaginent.
Dans la seconde partie, elle présente la vie non moins compliquée d'Elijah le fils d'Eva.
Ce premier roman sonne comme un cri de dénonciation. Dénoncer des conditions de vie précaires et dangereuses, dénoncer grand nombre d'injustices, dénoncer ce manque d'espoir de pouvoir vivre des jours meilleurs pour ce peuple qui s'enlise dans les problèmes.
La langue de cette jeune autrice est singulière, marquante, parfois brutale. le sujet lui tient à coeur et ce roman porte son message haut et fort.
Il n'y a pas réellement de fil conducteur dans ce roman, le lecteur se laisse envahir par ce flot de sentiments très forts qui le submergent dès les premières lignes. C'est la découverte d'un peuple, de portraits, de destins.
Un texte fort qui se lit avec grande curiosité et d'amour pour la langue. Mais qui me laisse sur une note mitigée du à ce côté un peu décousu.
À découvrir sans aucun doute pour sa singularité.
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adtraviata
  23 mars 2018
Je ne sais plus qui m'a donné envie de lire ce (premier) roman, en tout cas je peux le rapprocher de Kuessipan de Naomi Fontaine, de Rivière Mékiskan de Lucie Lachapelle ou encore du dernier lu en date, Matisiwin de Marie-Christine Bernard. Nous sommes dans le grand Nord canadien, chez les Inuits, dont les terres ont jadis été volées, les enfants acculturés de force dans les pensionnats, les habitants privés de leurs ressources traditionnelles, de leur lien à la mère nature et parqués dans des villages où l'alcool, le désoeuvrement, le suicide font des ravages. Vous me direz que j'ai compris le sujet mais non, chaque roman a sa manière d'aborder les choses et de vous cueillir par les émotions et je continuerai à en lire d'autres.
Ici, c'est par le regard d'une femme du Sud, qui monte, comme beaucoup d'autres « Blancs » – et comme les oies sauvages (c'est la signification de Nirliit en inuttitut) – , travailler pendant les mois d'été à Salluit et qui s'adresse d'abord à son amie Eva, victime de la violence d'un homme qui l'a jetée dans le fjord, ensuite au fils d'Eva, Elijah, amoureux de Maata, qui en aime aussi un autre… L'ennui, le sentiment de déchéance, et sans doute aussi la lumière permanente des mois d'été attisent les sentiments amoureux et les pulsions sexuelles. Bien difficile de démêler les deux, bien difficile aussi de rester fidèle ou au contraire de ne pas avoir le coeur déchiré quand l'été s'achève et que les avions ramènent les Blancs dans le Sud…
Il y a de la crudité, de l'urgence et de la colère dans l'écriture de Juliana Léveillé-Trudel. Il y a aussi une infinie tristesse et un certain fatalisme aussi. Sa langue est belle par son empathie. Tout cela rend son roman très touchant.
J'ai deux petits bémols : ça manque peut-être un peu de construction, on se demande où va la première partie et heureusement arrive la seconde, avec un fil narratif plus évident. Et il me faut avouer que j'ai trouvé la fin un peu plate, j'ai cru que cela allait très mal finir aussi pour Elijah et Maata (je sentais ma gorge se nouer au fil de la seconde partie) mais non, cela se termine sur une forme d'apaisement, qui se rattache certes au fatalisme dont je parlais plus haut, mais un poil décevant.
Cela n'enlève rien aux qualités documentaires et émotionnelles de ce premier roman et je relirai la plume de Juliana Léveillé-Trudel avec plaisir.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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simon6344a16
  21 septembre 2016
Pourquoi ce livre?
Nirliit m'est apparu, pour de multiples raisons, comme un de ces rares livres que l'on peut qualifier de « valeur sûre ». Tout d'abord, il m'a été chaudement recommandé par de nombreux collègues libraires, et plusieurs plateformes médiatiques que je consulte fréquemment pour leurs critiques l'ont placé dans leurs palmarès. Je fais également confiance à la ligne éditoriale des éditions La Peuplade, dont j'ai apprécié plusieurs publications. Finalement, mon intérêt pour le décor du roman, qui se déroule au Nunavik, a fini de me convaincre d'en faire la lecture.
Un premier aspect qui m'a plu :
Le propos même du roman, des plus délicats, en a fait pour moi une lecture importante. L'auteur y décrit les conditions de vie des communautés autochtones du Nunavik, leur rapport aux Blancs, et leur cohabitation. Tous ces éléments sont dépeints sur un ton engagé, critique autant à l'égard des Blancs que des Inuits. La narratrice n'a pas peur de pointer des doigts à tous ceux qui le méritent, incluant elle-même. Cela s'avère à la fois étrangement libérateur et embarrassant de vérité. le contenu du roman s'avère également instructif d'un point de vue sociologique et historique.
Un second aspect qui m'a plu :
L'écriture du roman est une autre de ses forces. La narratrice s'y exprime dans un québécois actuel, sans prétention, très près de la langue orale. L'utilisation d'une langue crue, vivante, à la fois dure et amoureuse, s'allie parfaitement au propos. La langue française déjà entrecoupée de québécismes et de formulations bien de chez nous, est couplée à l'inuktitut et à l'anglais, ce qui donne un mélange très réussi de sonorités, étonnamment harmonieux, qui parvient à refléter habilement les horizons langagières contrastantes du Nunavik.
Un aspect qui m'a moins plu :
Le roman est séparé en deux parties qui laissent une impression de déséquilibre et d'incohérence entre elles. Dans la première partie, la narratrice s'adresse à Eva, son amie disparue, tout en relatant son expérience du Nord. Bien que cette partie soit plus longue, la myriade de personnages secondaires qui y est présentée apparait désincarnée, et la trame narrative y est fragmentaire. Dans la deuxième partie, où la narratrice relate l'histoire du fils d'Eva, Elijah, le contraire se produit. Les personnages sont approfondis et la trame narrative suit un fil conducteur. Ainsi, les deux parties du roman présentent une certaine dissonance.
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critiques presse (2)
Actualitte   06 décembre 2018
Nirliit est un texte paradoxal : c’est dans une langue languide, extrêmement sensuelle, voire animale, parce que seuls les corps peuvent exprimer ce sur quoi l’on n’a pas de mots que tout est dit des violences conjugales, des addictions, du sexe, de la perte des gestes ancestraux et du combat pour maintenir la mémoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   30 mai 2016
Rares sont les auteurs qui réussissent à nous faire voyager au point qu'on oublie qu'on se trouve chez soi (...) Juliana Léveillé-Trudel réussit ce tour de force.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
19chantal19chantal   16 décembre 2018
Grimpés sur les toits à refaire ils me voient passer, flanquée de ma trâlée d'enfants, comme toujours, en route pour le kayak, la pêche ou la cueillette des bleuets, et ils trahissent leur envie folle de nous rejoindre en m'envoyant des commentaires moqueurs sur ma prétendue oisiveté. Et pourtant je travaille, complètement et fidèlement dévouée à mes oursons polaires, tous les jours je leur concocte mille et une activités pour occuper leurs longues journées d'été, parce que même ceux qui prétendent détester l'école s'ennuient lorsqu'elle finit et qu'ils n'ont nulle part où aller, entre la maison surpeuplée où ils devront se battre pour une manette de jeu vidéo et les routes poussiéreuses dont ils ont fait le tour cent fois. Je travaille aussi fort que les hommes des chantiers, mais pour eux je suis en vacances, je suis une paresseuse parce que je suis en congé le samedi et le dimanche. Ils voudraient que je les vénère parce qu'ils travaillent sept jours sur sept, parce qu'ils sont là pour regarnir leurs comptes en banque et parce qu'ils ne sauraient que faire d'une journée de congé parce que bien sûr, ici, il n'y a rien à faire. Ils viennent un mois, deux mois, trois, quatre ou cinq, et ils repartiront sans avoir appris un mot d'inuttitut, sans être allés à la pêche, sans avoir goûté au caribou, sans savoir que si tu veux attirer le beau temps, tu dois grimper sur la montagne et montrer tes fesses, la version inuite du chapelet sur la corde à linge. Mais je ne peux pas comprendre, moi je viens juste l'été, je me tape le soleil de minuit et la douceur des après-midis de juillet, moi je ne sais rien du froid assassin et des mois sans lumière qui tuent autant que le blizzard, moi je suis ben.
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19chantal19chantal   16 décembre 2018
Toé t'es ben. tu viens deux mois par année, tu te promènes, tu fais du bateau, pis tu retournes chez vous. Tu le sais pas mais février c'est long en estie. On vire tout' fous. Tout le monde est fou, mais ici ça paraît plus. Ici tu peux pas cacher ta folie. Le monde voit ta folie. Tu peux pas avoir de jardin secret, de trucs qui t'appartiennent juste à toi, des affaires débiles que tu le sais que c'est débile mais que tu fais pareil, ben ici, tout le monde le sait. Tout le monde sait tout', tout le temps. Pis en février quand t'as rien à faire en estie ben il te reste juste ça, la vie pis la folie des autres.
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19chantal19chantal   16 décembre 2018
Les Blancs travaillent presque tous comme des fous, c'est peut-être pour ça qu'ile en veulent autant aux Inuits qui ne font rien. Ils sont sur les chantiers avant sept heures et jusqu'au soir, ils s'écroulent de fatigue devant leur assiette à la cantine, puis s'enfoncent un millimètre à la fois dans le divan devant la télé avant de traîner leur grand corps d'homme jusqu'à leur lit.
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argaliargali   02 mars 2016
Nous vivons dispersés sur cet énorme continent, dans des villes et des villages qui portent de jolis noms à faire rêver les Européens, de jolis noms qu’on s’empresse de traduire parce que nous sommes si fiers de savoir que « Québec » veut dire « là où le fleuve se rétrécit » en algonquin, que « Canada » signifie « village » en iroquois et que « Tadoussac » vient de l’innu et se traduit en français par « mamelles ». Nous avons de jolis mots dans le dictionnaire comme toboggan, kayak et caribou, il fut une époque où des hommes issus des générations de paysans de père en fils entendaient l’appel de la forêt et couraient y rejoindre les « Sauvages », il fut un temps où nous étions intimement liés, nous avons la mémoire courte, hélas.
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argaliargali   02 mars 2016
Rivière Foucaud, marée basse. Un champ de roches s’étend du fjord jusqu’au creux de la toundra, entre les deux falaises qui bordent Foucaud la magnifique. Du sable blond vient lécher le fond boueux du cours d’eau temporairement asséché pendant que le soleil fait du fjord un océan d’or, brillant, brillant à s’en arracher les yeux. (...) Il y a des jours où je ferais mon nid dans la toundra, entre le fjord aveuglant et la rivière qui fend le roc de son assurance tranquille, les jours de soleil et de marée basse à la rivière Foucaud.


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