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ISBN : 2924519071
Éditeur : La Peuplade (05/10/2015)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Une jeune femme du Sud qui, comme les oies, fait souvent le voyage jusqu’à Salluit, parle à Eva, son amie du Nord disparue, dont le corps est dans l’eau du fjord et l’esprit, partout. Le Nord est dur – «il y a de l’amour violent entre les murs de ces maisons presque identiques» – et la missionnaire aventurière se demande «comment on fait pour guérir son cœur». Elle s’active, s’occupe des enfants qui peuplent ses journées, donne une voix aux petites filles inuites et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  29 septembre 2018
Ce que j'ai ressenti:
***Jour et Nuit en peuple Inuit…
Eva est au centre du récit. Vivante et absente à la fois. Au coeur d'un peuple en souffrance et fantôme d'amitié. Incarnation d'un visage Inuit et disparition d'une culture ancestrale. Eva, jeune fille aimante…
Elijah est au centre des commérages. Père ou amant, qui saura vraiment? Au coeur de la vie et des tourments d'amour. Témoin de la vie et Effacement devant la peine. Elijah, future descendance…
Deux façons d'appréhender la vie du côté Nord, entre anthropologie et intimité des coeurs, nous voyageons jusqu'à Salluit. Là où la nuit ne vient pas, là où le froid rythme le quotidien, là où la toundra donne ses présents…
Julianna Léveillé-Trudel met beaucoup de coeur et de mystère dans son écriture, une sincérité désarmante, pour que l'on puisse ressentir toutes les qualités et les contradictions de cette population, entre la richesse des mots empruntés à la langue Inuit, l'Anglais et le Québécois, nous avons un joli panel qui nous emmène, tout simplement, en Evasion. Qu'il est doux de partir à l'autre bout du monde, de lire d'autres paysages éblouissants, de connaître d'autres moeurs…
« Vas-y, frappe, c'est rien à côté de ce que j'ai enduré. »
***Un coeur qui s'arrête et des oies qui s'envolent…
Je suis trop sensible, et ça me joue des tours…Des tours de sang, des loopings au coeur, des vertiges au corps…Il est difficile de lire que toute une jeunesse est désenchantée, que leur avenir se fracasse sur la violence, la drogue et l'alcool…Les seuls dérivatifs qu'on leur a proposé à leur culture, après leur avoir volé leurs terres…Du vent et de la superficialité contre la richesse de leur enseignement face à un climat rude…De la frivolité contre le froid.
J'ai trouvé Juliana Léveillé-Trudel avait une écriture incisive mais aussi une immense douceur…Un curieux mélange entre dénonciation et fascination. C'est un cri de détresse, un ultime cri d'amour et de déchirement pour que l'on prenne conscience au delà des frontières, d'une réalité brute. Et pourtant, au delà de la rudesse, il y a aussi de la tendresse, pour décrire l'enchantement qu'elle ressent à faire ses allers-retours en terre froide…Nirliit, où le vol au dessus des fjords…
« Tout le monde veut toujours entendre le sordide, le scandaleux, le juteux, le violent, le troublant. »
***Ulluriaq is born…
J'ai mis du temps à écrire cette chronique, parce que l'impact de cette lecture a été plus intense que l'on aurait pu le croire…175 pages, et un coeur en miettes, c'est le résultat de ce bouleversement…Je suis à la fois révoltée et remplie d'une douceur protectrice envers ces enfants, ceux du village, ceux qui appartiennent à tout le monde, mais que personne ne protège…Tellement de peine à voir le sort de ses jeunes filles, tellement de mal à réaliser que, encore de nos jours, de telles pratiques soient commises…J'avais une appréhension à les quitter à leur triste sort…Mais, si vous découvrez cette histoire, il se peut aussi, que la glace réchauffe vos sangs…En tout cas, Julianna Léveillé-Trudel a captivée mon attention avec ce premier roman…
J'ai ressenti une myriade d'émotions, j'espère vous en avoir fait passer quelques unes, pour que vous preniez un envol prochain pour Salluit…
« Je manque toi » Eva, et je t'admire Nirliit, petit étoile mauve de cette rentrée littéraire…

« (…), mais peut-on empêcher un coeur d'aimer? »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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argali
  02 mars 2016
Recommandé par ma libraire québécoise, Nirliit est le premier roman de Juliana Léveille-Trudel. Travaillant dans le domaine de l'éducation au Nunavik depuis 2011, elle nous parle de situations qu'elle côtoie au quotidien et cela confère au récit un accent de sincérité indéniable.
L'action se déroule à Salluit, sur les rives de la baie d'Ungava dont elle nous fait de magnifiques descriptions. Les paysages sont grandioses dans ce Nord mais la vie est rude et impitoyable, comme le climat, ce qui nous offre des pages tout en contrastes.
La narratrice revient à Salluit, s'occuper des enfants comme tous les étés. (Nirliit « oie » en inuktitut, ces grands oiseaux migrateurs.) Mais cette fois, son amie Eva n'est pas là pour l'accueillir. Disparue ? Assassinée ? Qui s'en soucie ? Elle lui manque terriblement et lui confie ses pensées, comme un compte rendu de la vie au village. Des conditions de vie inacceptables. Sans espoir, sans avenir.
Désoeuvrés, les Inuits s'abrutissent d'alcool qui réchauffe le corps et panse un temps les plaies de l'âme. L'ivresse est cause de bagarres, d'accidents, d'abus de toutes sortes... L'ennui pousse les jeunes dans les bras les uns des autres prématurément et de toutes jeunes filles mettent au monde des enfants qu'elles n'élèveront pas pour la plupart, les confiant à d'autres. "Ils appartiennent à tout le village, les enfants." Les femmes, elles, sont attirées par la peau claire des Blancs qui viennent travailler quelque temps à Salluit. Ils sont une possibilité d'ailleurs, d'une autre vie. Un peu de bonheur peut-être.
"Ils appartiennent au village, les enfants." Mais tout le monde ne les protège pas. La narratrice prend Eva à témoin et crie sa révolte et sa colère de voir le sort réservé aux filles, parfois des fillettes encore. Tout le monde sait. Tout finit toujours par se savoir. Mais on garde le silence, on fuit la vérité devant ces existences gâchées, sacrifiées.
Juliana Léveillé-Trudel raconte la vie brute des Premières Nations, ne déguise pas la réalité. Son regard est à la fois implacable et tendre, lucide et gonflé d'amour. Et cela en fait un témoignage dur, précieux et nécessaire. Sa proximité lui donne toute crédibilité et fait de son récit une lecture saisissante et indispensable. Un cri d'amour pour un peuple qui se meurt et qu'elle voudrait vivant.
Superbe.
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adtraviata
  23 mars 2018
Je ne sais plus qui m'a donné envie de lire ce (premier) roman, en tout cas je peux le rapprocher de Kuessipan de Naomi Fontaine, de Rivière Mékiskan de Lucie Lachapelle ou encore du dernier lu en date, Matisiwin de Marie-Christine Bernard. Nous sommes dans le grand Nord canadien, chez les Inuits, dont les terres ont jadis été volées, les enfants acculturés de force dans les pensionnats, les habitants privés de leurs ressources traditionnelles, de leur lien à la mère nature et parqués dans des villages où l'alcool, le désoeuvrement, le suicide font des ravages. Vous me direz que j'ai compris le sujet mais non, chaque roman a sa manière d'aborder les choses et de vous cueillir par les émotions et je continuerai à en lire d'autres.
Ici, c'est par le regard d'une femme du Sud, qui monte, comme beaucoup d'autres « Blancs » – et comme les oies sauvages (c'est la signification de Nirliit en inuttitut) – , travailler pendant les mois d'été à Salluit et qui s'adresse d'abord à son amie Eva, victime de la violence d'un homme qui l'a jetée dans le fjord, ensuite au fils d'Eva, Elijah, amoureux de Maata, qui en aime aussi un autre… L'ennui, le sentiment de déchéance, et sans doute aussi la lumière permanente des mois d'été attisent les sentiments amoureux et les pulsions sexuelles. Bien difficile de démêler les deux, bien difficile aussi de rester fidèle ou au contraire de ne pas avoir le coeur déchiré quand l'été s'achève et que les avions ramènent les Blancs dans le Sud…
Il y a de la crudité, de l'urgence et de la colère dans l'écriture de Juliana Léveillé-Trudel. Il y a aussi une infinie tristesse et un certain fatalisme aussi. Sa langue est belle par son empathie. Tout cela rend son roman très touchant.
J'ai deux petits bémols : ça manque peut-être un peu de construction, on se demande où va la première partie et heureusement arrive la seconde, avec un fil narratif plus évident. Et il me faut avouer que j'ai trouvé la fin un peu plate, j'ai cru que cela allait très mal finir aussi pour Elijah et Maata (je sentais ma gorge se nouer au fil de la seconde partie) mais non, cela se termine sur une forme d'apaisement, qui se rattache certes au fatalisme dont je parlais plus haut, mais un poil décevant.
Cela n'enlève rien aux qualités documentaires et émotionnelles de ce premier roman et je relirai la plume de Juliana Léveillé-Trudel avec plaisir.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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clairejeanne
  04 mars 2019
Ce livre est un cri : cri d'amour pour le peuple Inuit, mais aussi cri de colère pour ce que les "Blancs" soit-disant civilisés leur ont fait, et enfin cri d'alarme pour cette jeunesse amérindienne qui n'a pas toujours envie de vivre... en tout cas la vie qui leur est proposée.
Et c'est un cri magnifique ! La narratrice travaille à Montréal et "monte" passer dans le Grand Nord les mois de juillet et août ; de la vie d'Éva, son amie, à laquelle elle s'adresse pendant la première partie du livre, de la vie de la petite ville de Salluit, elle ne connaît que l'été, l'été Arctique, sans nuit et sans sommeil. Et quand elle arrive, elle ne sait pas qui elle va retrouver de l'année précedente, ils n'arrêtent pas de mourir les Inuits...
" Votre maison ne vous appartient pas. Votre terrain non plus. Tout ça vous est gracieusement prêté par le gouvernement. N'est-ce pas qu'on est fins ? (En québecois, fin veut dire gentil) On vous pique votre territoire, mais on vous le prête après..." (p 27)
Les difficultés à se comprendre - la langue d'Agaguk pleine de q, de k et de j - est si difficile ! Mais il y a aussi les vous autres les Inuit ou les vous autres les Blancs qui peuvent faire mal, une humanité différente parce que les conditions de vie sont différentes depuis si longtemps ! Et pourtant, elle vient chaque année celle qui raconte, elle vient parce qu'elle aime "les enfants, les gens, la langue, les chiens, le paysage, le soleil de minuit..."
Pourquoi tant de violence, d'alcool, de malbouffe, de bébés concus par des parents trop jeunes ? Ce sont les questions que ce livre nous pose et les réponses proposées ne font pas honneur aux occupants plus récents de ce très grand pays.
Et pourtant la beauté de cette immensité, des animaux, des êtres humains de ces régions, du ciel et du soleil, des aurores boréales : " Une beauté en forme de coup de poing dans le ventre, il y a juste la toundra qui fait ça, paysage complètement démesuré et bouleversant tout seul au bout du monde avec si peu de gens pour l'admirer." (p 43)
Un livre très fort, riche, remuant et émouvant qui nous fait comprendre la complexité de la vie actuelle des peuples autochtones du Grand Nord canadien.
Premières phrases : " La route est longue jusqu'à chez toi, Eva. Salluit, 62e parallèle, bien au-delà de la limite des arbres, Salluit roulé en boule au pied des montagnes, Salluit le fjord au creux des reins, et, seize kilomètres plus loin seulement, le grand détroit d'Hudson qui te conduira peut-être jusqu'à l'océan Arctique, qui sait. Il faut venir par les airs, comme les oies, nirliit, je refais inlassablement le chemin du sud au nord puis du nord au sud, chaque fois que l'été revient, chaque fois que l'été se termine."
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elishebaa
  13 mars 2019
Dans ce petit livre à la couverture énigmatique, à la fois douce et inquiétante, la narratrice s'adresse à une certaine Eva.
Eva est son amie inuit aujourd'hui disparue dans les eaux glacées du Nord. Disparue... car jetée dans ces eaux intentionnellement.
La narratrice, elle, est une jeune québécoise qui tous les étés vient travailler dans le Nord auprès des enfants de Salluit. Elle raconte cette société désenchantée, où la tradition des chasseurs/pêcheurs se perd au profit d'un quotidien rempli de drogues et de violences. Elle raconte ces destins de jeunes filles, telle qu'Eva, constamment exposées au sexisme, et même, au viol. Elle raconte aussi la beauté de ces paysages froids et, au milieu, de ces enfants qui appartiennent à tout le village. Elle raconte avec sincérité, sans masquer la vérité, aussi brutale soit-elle.
On se dit mais alors pourquoi ne quittent-ils pas cette terre qui les plonge dans l'alcoolémie et les font mourir prématurément, d'accidents ou de suicides ? le continent n'est pas loin. Et pourtant, on découvre que là aussi la vérité n'est pas belle à entendre. Rongés par leurs addictions et leur méconnaissance du monde extérieur, ceux qui tentent l'aventure américaine n'y trouvent jamais leur place, ou rarement.
Mais si la narratrice dépeint cette société dans toute sa laideur, elle lui écrit aussi une véritable déclaration d'amour et d'affection, et exprime son désespoir de la voir périr. Elle dénonce aussi l'influence néfaste et irréversible de la société américaine, qui détruit puis s'excuse avec des dédommagements parfois encore plus néfastes.
Nirliit est un roman coup de fouet, qui casse nos clichés innocents sur les inuits, et nous met dans la confidence de ce secret trop peu abordé. le sujet est désespérant, et la sincérité de l'écriture ne nous laisse pas indifférent.
Ma seule critique est sur le style d'écriture, qui sur la fin du roman devient un peu lassant, car répétitif. Les liens entre les personnages sont parfois durs à démêler, ce qui gâche les révélations.
Mais la cause servie dans ce récit presque documentaire vaut bien un peu de persévérance.
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critiques presse (2)
Actualitte   06 décembre 2018
Nirliit est un texte paradoxal : c’est dans une langue languide, extrêmement sensuelle, voire animale, parce que seuls les corps peuvent exprimer ce sur quoi l’on n’a pas de mots que tout est dit des violences conjugales, des addictions, du sexe, de la perte des gestes ancestraux et du combat pour maintenir la mémoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   30 mai 2016
Rares sont les auteurs qui réussissent à nous faire voyager au point qu'on oublie qu'on se trouve chez soi (...) Juliana Léveillé-Trudel réussit ce tour de force.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou1108   15 mars 2019
A chaque départ je me sens coupable de partir, pour ceux que je laisse derrière, dans les deux sens, de Montréal vers le Nord, du Nord vers Montréal, de Montréal vers tous les recoins de la planète où j'ai vagabondé depuis que j'ai l'âge d'acheter un billet d'avion. Quand je pars j'ai envie de rester, quand je reviens j'ai envie de partir, j'emporte avec moi ceux que j'aime, mais on est toujours tout seul dans un aéroport.
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viou1108viou1108   14 mars 2019
[A propos du Nunavik, territoire du nord du Québec, dont les habitants sont majoritairement des Inuits:]
C'est comme en Afrique, c'est bizarre… Comment deux coins du monde si éloignés l'un de l'autre peuvent-ils se ressembler autant?
Ce n'est pas bizarre: tout le monde est pareil au fond. Sauf les Occidentaux. Indian time, African time, Mexican time, c'est le même temps, c'est nous [les Occidentaux] qui vivons à l'envers, et c'est nous qui sommes convaincus d'avoir raison.
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argaliargali   02 mars 2016
Nous vivons dispersés sur cet énorme continent, dans des villes et des villages qui portent de jolis noms à faire rêver les Européens, de jolis noms qu’on s’empresse de traduire parce que nous sommes si fiers de savoir que « Québec » veut dire « là où le fleuve se rétrécit » en algonquin, que « Canada » signifie « village » en iroquois et que « Tadoussac » vient de l’innu et se traduit en français par « mamelles ». Nous avons de jolis mots dans le dictionnaire comme toboggan, kayak et caribou, il fut une époque où des hommes issus des générations de paysans de père en fils entendaient l’appel de la forêt et couraient y rejoindre les « Sauvages », il fut un temps où nous étions intimement liés, nous avons la mémoire courte, hélas.
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argaliargali   02 mars 2016
Rivière Foucaud, marée basse. Un champ de roches s’étend du fjord jusqu’au creux de la toundra, entre les deux falaises qui bordent Foucaud la magnifique. Du sable blond vient lécher le fond boueux du cours d’eau temporairement asséché pendant que le soleil fait du fjord un océan d’or, brillant, brillant à s’en arracher les yeux. (...) Il y a des jours où je ferais mon nid dans la toundra, entre le fjord aveuglant et la rivière qui fend le roc de son assurance tranquille, les jours de soleil et de marée basse à la rivière Foucaud.


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michelekastnermichelekastner   14 novembre 2018
Toi, Eva, tu es allée rejoindre d'autres statistiques, celles des femmes victimes de violence. Pas la violence conjugale, mais ça aurait pu, il y a de l'amour violent entre les murs de ces maisons identiques, il y a de la jalousie féroce, il y a confusion entre aimer et posséder, vous qui possédez beaucoup mais si peu de choses.
Votre maison ne vous appartient pas. Votre terrain non plus. Tout ça vous est gracieusement prêté par le gouvernement. N'est-ce pas qu'on est fins ? On vous pique votre territoire, mais on vous le prête après. Est-ce pour ça que vous avez tellement besoin de posséder ? Des motoneiges, des bateaux, des quads, des camions pour faire le tour d'un village de quatre rues. Pour vous échapper de vos maisons surpeuplées où vous vivez les uns sur les autres. Vous manquez d'espace dans votre immensité nordique. Comment ça se fait que toute cette richesse ressemble tellement au tiers-monde ?
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Videos de Juliana Léveillé-Trudel (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Juliana Léveillé-Trudel
Juliana Léveillé-Trudel vous présente son ouvrage « Nirliit » aux éditions LA PEUPLADE.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/160418/juliana-leveille-trudel-nirliit
Notes de Musique : Audio Library YouTube.
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