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ISBN : 2253082694
Éditeur : Le Livre de Poche (25/02/2009)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 149 notes)
Résumé :
Deux des nouvelles les plus célèbres des "Histoires extraordinaires" traduites par Baudelaire
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  09 avril 2014
Une lettre est volée intelligemment. Elle comporte des secret du palais. Des secret pouvant faire basculer les affaires du pays. Il faut la retrouver. La piste est là claire et nette, pas d'ambages, pas de nuages de moindre doute car la volée connait le voleur et le voleur connait aussi que la volée le connait très bien.
Mais c' est une affaire qui ne peut être porter au devant du grand public, il faut de la tactique. Alors M. G... le préfet sollicite Dubin afin de retrouver la dite lettre.
La plus grande surprise dans cette nouvelle qui comporte d'acte imprévisible, c'est que, quand le préfet revient se plaindre de sa situation et que Dubin lui annonce de lui donner la récompense et lui, il lui rendrait la lettre. Donc Dubin avait mené l'enquête à l'insu de tout le monde et même du préfet le commanditaire...
Enfin, une histoire qui se déroule en quelque sorte sur une échelle cyclique! Cette nouvelle vous offre un petit voyage agréable!
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Kirsikka
  12 novembre 2015
Deux nouvelles d'Egar Poe mettant en scène le détective amateur C. Auguste Dupin et son ami, le narrateur, couple qui est dit-on le modèle d'un autre couple célèbre de la littérature policière, Sherlock Holmes et le Docteur Watson.
Contemporaines d'Une ténébreuse affaire d'Honoré de Balzac (1841), dont il est dit également qu'il s'agit du premier roman policier, ces deux nouvelles mettent en place nombre d'éléments qui seront repris par la suite, créant le genre du roman policier. le détective, logique, méthodique, un brin arrogant, un (double) meurtre sordide ou un mystère sur lequel la police se casse les dents, la description des faits et détails qui égarent le raisonnement, et le fin mot de l'histoire, qui se doit d'être inattendu.
Dans la première nouvelle, j'avoue ne pas avoir compris la démonstration, toute basée sur la position d'un clou ; quand à l'identité de l'assassin, elle ne me convainc pas dut tout, car basée sur une vision fausse. Dans la seconde nouvelle, on s'attend à l'explication, mais il faut dire que le procédé a eu beaucoup de succès par la suite, on l'a lu ou vu maintes fois, ce qui n'enlève rien à l'ingéniosité du raisonnement initial.
Le format très court des deux nouvelles font regretter que n'aient pas été approfondis l'atmosphère un peu étrange, ce goût de la nuit qui lient Dupin et le narrateur, alors que la préface en parle très bien.
Les deux nouvelles ont été traduites par Baudelaire, grand admirateur de Poe ; cette édition propose en plusieurs occasions une traduction un peu différente en notes de bas de page. C'est une façon de resituer les récits dans la lecture de Baudelaire.
Il existe une troisième nouvelle d'Edgar Poe mettant en scène C. Auguste Dupin et traduite par Baudelaire, le mystère de Marie Roget, dans Histoires grotesques et mystérieuse, et dont le sous-titre est Pour faire suite à Double assassinat dans la rue Morgue. On peut la lire sur Wikisource.
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Zoe
  17 octobre 2010
Tout le monde semble s'accorder sur le fait qu'Edgar Allan Poe serait l'inventeur du roman policier. Impossible donc de faire l'impasse sur ses premières nouvelles policières !
Double assassinat dans la rue Morgue (1841) est non seulement la première nouvelle policière, mais c'est aussi le premier mystère en chambre close. Et son héros, Charles Auguste Dupin, est le premier personnage de détective amateur. Pour cela, parce qu'il a inventé un genre et des motifs qui ont été beaucoup repris, on ne peut que tirer son chapeau à Edgar Poe. Néanmoins cette première nouvelle m'a paru particulièrement laborieuse. Elle s'ouvre sur un long exposé théorique sur l'art de la déduction qui passe par des réflexions sur le jeu d'échecs, les dames, le whist, etc. Il s'ensuit une longue présentation de Dupin, un ami français du narrateur, qui aurait justement un esprit de déduction particulièrement affuté. Puis nous on en arrivons enfin à l'affaire policière. Rue Morgue à Paris, deux femmes, une mère et sa fille, sont retrouvées mortes chez elles. Rien n'a été volé. Elles ont été tuées de manière particulièrement violente : l'une a été étranglée et jetée dans la cheminée, l'autre a été égorgée et presque décapitée au rasoir avant d'être jetée dans la cour intérieure de l'immeuble. Les voisins ont entendu des cris et particulièrement deux voix qui n'étaient pas celles des deux femmes : la voix grave d'un français et la voix plus aigüe d'un étranger dont on ne parvient pas à établir la nationalité. Mais le plus mystérieux dans l'affaire est que la porte de l'appartement des deux femmes était fermée de l'intérieur. Là encore, les témoignages des voisins nous sont exposés de manière vraiment laborieuse et répétitive. Naturellement l'enquête de police n'aboutit pas. Dupin découvre l'affaire dans la presse et le narrateur obtient du préfet de police, qu'il connaît personnellement, l'autorisation pour Dupin et lui-même de se rendre sur les lieux du crime. Bien entendu Dupin va réussir là où la police avait échoué. L'identité du coupable est plus que surprenante. Au moment de sa révélation, je n'ai pu m'empêcher de me sentir un peu escroquée par l'auteur, mais j'ai été également amusée par ce coupable au profil original. C'est donc une nouvelle qui m'a arraché au début quelques bâillements d'ennui mais aussi à la fin quelques sourires.
L'action de la lettre volée (1845) démarre beaucoup plus rapidement que celle de Double assassinat dans la rue Morgue. Dupin semble être devenu un expert reconnu, car le préfet de police vient lui demander conseil. Quelqu'un a dérobé une lettre dont il use pour faire chanter la personne à laquelle elle était adressée. On sait que la lettre est cachée à son domicile, mais une perquisition très poussée de la police n'a pas permis de la retrouver. Les policiers, à l'insu du propriétaire des lieux, sont pourtant allés jusqu'à démonter les pieds de table, les montants des lits, chercher dans les rideaux, les tapis… mais la lettre est restée introuvable. Là encore, il va suffire à Dupin d'une visite chez le maître chanteur pour retrouver la lettre. Celle-ci était tellement en évidence qu'elle avait pu passer inaperçue aux yeux des policiers. Cette deuxième nouvelle m'a moins surprise que la précédente, sans doute parce que c'est un tel classique, auquel on fait si souvent référence, qu'on a l'impression de la connaître avant de l'avoir lue.
Ces deux nouvelles m'ont donc bien intéressée, mais sans m'avoir enthousiasmée, comme l'a fait par exemple le chien des Baskerville que j'avais trouvé étonnamment moderne. Ces deux nouvelles, certes plus anciennes, sont aussi beaucoup plus datées. Mais j'ai refermé mon livre un peu moins inculte et même un peu émue d'avoir assisté à la naissance d'un genre.
Lien : http://deambulla.wordpress.c..
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BazaR
  04 juillet 2013
Je ne suis pas fan de Poe. Je n'ai par exemple pas pu finir les "Nouvelles histoires extraordinaires".
Mais j'ai trouvé ces deux nouvelles - authentifiées comme à la source du roman policier - agréables à lire, malines, érudites. Je voulais connaître le fameux Dupin entraperçu dans la BD "Les gentlemen extraordinaires". Je l'ai aimé: froid, calculateur, cartésien jusqu'au bout des ongles, peu empathique. Il aurait mérité plus d'histoires à lui.
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Zazette97
  11 novembre 2013
Publiées entre 1841 et 1845, "Double assassinat dans la rue Morgue suivi de la lettre volée" sont deux nouvelles écrites par l'écrivain américain Edgar Allan Poe, également auteur des textes "Le chat noir et autres nouvelles".
Le détective Dupin et son ami enquêtent sur le "Double assassinat dans la rue Morgue". Une jeune fille et sa mère ont été sauvagement assassinées mais aucun de leurs biens ne semble avoir été dérobé.
Des témoins affirment avoir entendu une voix à l'accent étranger. La police piétine mais Dupin a quant à lui son idée sur l'identité du coupable.
Dupin et son acolyte reçoivent la visite imprévue du préfet de police de Paris qui sollicite l'avis de Dupin concernant l'affaire de "La lettre volée".
Un document de haute importance a été subtilisé dans les appartements royaux par un ministre dont la police connaît l'identité. le problème est ailleurs. Après avoir fouillé partout, aucun agent n'est parvenu à mettre la main sur la précieuse lettre.
Avec son flair légendaire, Dupin réussira-t-il là où la police a échoué ?
" Dans des investigations du genre de celle qui nous occupe, il ne faut pas tant se demander comment les choses se sont passées, qu'étudier en quoi elles se distinguent de tout ce qui est arrivé jusqu'à présent.
Bref, la facilité avec laquelle j'arriverai , - ou suis déjà arrivé,- à la solution du mystère, est en raison directe de son insolubilité apparente aux yeux de la police." p.43
"Double assassinat dans la rue Morgue" est le premier volet des aventures du détective Dupin. "La lettre volée" est quant à lui le troisième et dernier opus de ce triptyque.
Pourquoi le Livre de Poche n'a-t-il pas ajouté "Le Mystère de Marie Roget" afin que le recueil soit complet ? le mystère reste entier...
Ces deux nouvelles ont toutes deux pour narrateur l'ami de Dupin. Un ami qui s'avère absolument inutile aux enquêtes de Dupin, mais lequel se trouve être un fervent admirateur et reporter de ses brillantes capacités d'analyse.
Tout comme l'ami en question, le lecteur attendra patiemment (ou pas) que Dupin arrête de se faire mousser et veuille bien lui faire part de ses déductions pour finalement cracher le morceau.
Autant dire que dans ces deux nouvelles, Poe - considéré comme le précurseur du genre policier - ne ménage aucune place à l'enquête.
Le lecteur, témoin passif de l'arrogance de Dupin, ne se voit absolument pas offrir l'occasion de débusquer le coupable. Rien ne lui permet de participer en s'essayant aux devinettes car aucun indice suffisant ne suggère une piste.
Contrairement au "Chat noir et autres nouvelles", je n'ai pas du tout apprécié ce recueil-ci, qui n'a provoqué en moi qu'agacement et ennui.
Et sachant qu'Arthur Conan Doyle s'est inspiré de Poe pour écrire les aventures de Sherlock Holmes, je ne suis plus très sûre du coup de vouloir découvrir ce dernier...
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
Quand je veux savoir jusqu’à quel point quelqu’un est circonspect ou stupide, jusqu’à quel point il est bon ou méchant, ou quelles sont actuellement ses pensées je compose mon visage d’après le sien, aussi exactement que possible, et j’attends alors pour savoir quels pensers ou quels sentiments naîtront dans mon esprit ou dans mon cœur, comme pour s’appareiller et correspondre avec ma physionomie.
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brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
En somme, quant à ce qui regarde les notions qui nous intéressent de plus près, je crois qu’elle est invariablement à la surface. Nous la cherchons dans la profondeur de la vallée : c’est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.
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BazaRBazaR   04 juillet 2013
Citation de Sébastien Roch Nicolas de Chamfort (1741-1794):
"Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle convient au plus grand nombre"

[Relax67]: Phrase assez provocante vous en conviendrez. Nous faisons tous partie de ce "plus grand nombre" pour une idée donnée.
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aur4li4aur4li4   09 novembre 2010
- Voilà encore une de vos idées bizarres, - dit le préfet, qui avait la manie d'appeler bizarres toutes les choses situées au-delà de sa compréhension, et qui vivait ainsi au milieu d'une immense légion de bizarreries.
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brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
Ce qui est vrai d’un rapport de forme ou de quantité est souvent une grosse erreur relativement à la morale, par exemple. Dans cette dernière science, il est très-communément faux que la somme des fractions soit égale au tout.
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Videos de Edgar Allan Poe (71) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Allan Poe
À l'occasion du festival 2019 "Oh les beaux jours !" de Marseille, rencontre avec Thierry Gillyboeuf autour de l'ouvrage "Nouvelles intégrales. Volume 2, 1840-1844" d'Edgar Allan Poe, aux éditions Phébus.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2314516/edgar-allan-poe-nouvelles-integrales-volume-2-1840-1844
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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