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ISBN : 220333228X
Éditeur : Casterman (30/11/-1)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 265 notes)
Résumé :

" Je suis l'océan Pacifique et je suis le plus grand " : ainsi s'ouvre cette fantastique ballade, qui conduira Corto Maltese jusqu'à Escondida, l'île cachée où un mystérieux moine règne sur les pirates des mers du Sud. Récit d'initiation, chef-d'oeuvre de " la littérature dessinée " si chère à Hugo Pratt, La Ballade de la mer salée est avant tout une formidable BD d'aventure. Auteur, personn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Pavlik
  27 avril 2014
Hugo Pratt avait initialement conçu Corto Maltese comme un personnage secondaire, avant de le faire évoluer au premier plan. Ainsi, l'invention géniale ne se remarque pas forcement au premier coup d'oeil. La Ballade de la mer salée est le premier album de l'insaisissable pirate et reste, à ce jour, un des meilleurs de la série.
Avec Corto c'est l'Aventure (avec un grand A donc) qui est convoquée à chaque case : dans celle-ci c'est l'exotisme des mers du sud, les histoires de pirates, les batailles maritimes et même les sociétés secrètes, avec le Moine, éphémère patron de Raspoutine et de notre héros. le scénario n'est pas des plus complexe, mettant simplement en scène, sur une période allant de 1913 à 1915, l'errance, dans le pacifique sud, de Corto et de Raspoutine, sur fond de première guerre mondiale. Mais l'oeuvre se démarque pour plusieurs raisons. D'abord l'ambiance, épique mais également très mélancolique (voir la scène d'adieu entre Corto et Pandora). Les personnages ensuite, en premier lieu Corto : intrépide, mais pas vraiment un héros au sens propre du terme, il ne verse jamais dans le manichéisme. Il semble toujours à distance des événements, mais n'affiche jamais aucune volonté de contrôle. Corto est à l'image de la complexité de l'âme humaine et s'il est une chose qu'il incarne à jamais, c'est la soif de liberté.
Enfin le dessin, magnifique noir et blanc, Pratt est un des maître en la matière, influencé par l'école argentine, qu'il découvre vers 20 ans et qui publie sans couleur pour des raisons d'économie. C'est souvent par la contrainte que le talent se révèle et que la nécessité se sublime en art.
Pratt sera couronné dans le cadre d'un festival qui débute : Angoulême. Dans la foulée de se succès inattendu, son éditeur français, Casterman, inventera la notion de roman en bande dessinée et lancera le mensuel A suivre. La Ballade de la mer salée est un chef-d'oeuvre de la bande dessinée et Corto, personnage emblématique, ne mourra jamais, tant que l'homme regardera l'horizon en se demandant ce qu'il y a au-delà.
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jamiK
  14 janvier 2017
Ce que j'aime par dessus tout chez Hugo Pratt, c'est l'aspect "carnet de voyage", comme si chaque dessin était une prise de note sur le vif. le coup de pinceau est léger, cinglant, efficace et furtif, chaque tache d'encre, chaque trait est à sa place exacte alors qu'on a l'impression que le dessinateur l'a jeté le plus rapidement possible pour rendre compte de ce qu'il voit, de l'instant. Les contrastes apportent une luminosité, même dans sa version noir et blanc on sent les couleurs, cette lumière "Pacifique". Et dans cet opus, on voyage, on navigue. Les personnages sont ce qu'on s'imagine des aventuriers du début du XXe siècle, sortes de Henri de Monfreid, sans foi ni loi.
Et c'est ce côté "carnet de voyage" qui justement nous donne l'impression de faire partie de l'aventure. On est plus proche de Titouan Lamazou que de Hergé. Hugo Pratt est un peintre, un artiste romantique. Connaissez vous les dessins d'études de Delacroix sur les chevaux, la parenté est évidente.
C'est beau et on part à l'aventure... Que demander de plus.
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tchouk-tchouk-nougat
  17 janvier 2017
"La ballade de la mer salée" est le premier Corto Maltèse. Un grand récit d'aventure maritime qui nous emporte sur l'Océan Pacifique au milieu de ses iles inconnues et de ses peuples autochtones parfois encore cannibales!
Nous sommes au début de la première guerre mondiale, Raspoutine et Corto sont deux capitaines travaillant pour "le moine". Ils ravitaillement illégalement les allemands en charbon.
Une grande et belle aventure avec des liens d'amitié complexes, des batailles, des naufrages... Corto Maltèse y apparait avec son charme désormais légendaire. Il n'a pas vraiment une place de héros. C'est ici un pirate qui est surtout épris de sa liberté, qui n'a aucune envie de prendre des responsabilités. Mais il garde une âme d'ange gardien et un honneur que ne peut comprendre Raspoutine à la folie si particulière.
Ai-je vraiment besoin de dire que le trait de Hugo Pratt est à découvrir? Je ne pense pas...
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Vexiana
  09 septembre 2015
J'ai rencontré Corto Maltèse quand j'avais 13 ou 14 ans au détour d'un rayonnage poussiéreux dans une petite bibliothèque de campagne. La balade de la mer salée était posée à côté de BD que je lisais alors (Thorgal). Je l'ai feuilleté sans vraiment être convaincue (à l'époque je n'étais pas franchement convaincue par le noir et blanc...comme j'ai changé depuis) et la bibliothécaire m'a encouragée en me disant que c'était une très belle aventure à lire...Elle avait raison mais elle ne pouvait pas savoir, et moi non plus, que cette aventure allait devenir passionnelle et qu'elle dure toujours.
Dès les premières pages j'ai été happée, je n'ai pas pu m'arrêter de lire avant d'avoir tourné la dernière page. Je pense que ce tome n'est pas le meilleur qu'Hugo Pratt ait écrit et dessiné mais c'est celui vers lequel je reviens le plus régulièrement. Il incarne pour moi l'Aventure avec un grand A, le dépaysement.
Les personnages sont touchants, attachants. L'histoire semble se terminer, redémarre, on parcourt le Pacifique, on explore les îles, on découvre les Indigènes et leur mode de vie. On éprouve mille sentiments : on déteste le Moine, on aime déteste aimer Raspoutine (ou on déteste l'aimer) et inévitablement, quand on est une jeune fille de 13 ans, on tombe amoureuse de Corto (et j'avoue l'être encore plus de 20 ans plus tard).
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Alwenn
  11 janvier 2009
Il y a trèèès longtemps, profitant d'un séjour chez ma tante, j'avais lu certains albums. Mais depuis, j'ai oublié toutes les histoires et je n'avais pas les albums. Comment ? Pas d'album de Corto Maltese dans ta bédéthèque ? Ben oui. Enfin plutôt non, plus depuis cette semaine. J'ai profité de mon regain d'enthousiasme pour les bad boys maritimes pour m'acheter –ENFIN- mon premier album d'Hugo Pratt à moi.
Et quoi de mieux que de commencer avec le premier, La ballade en mer salée ? Publié pour la première fois en 1967 dans un magazine, c'est la première aventure au cours de laquelle le lecteur fait connaissance avec Corto. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne le découvre pas à son avantage : barbu, attaché à un radeau de fortune et livré aux flots après la mutinerie de sa goélette (à cause d'une histoire de femme !). C'est Raspoutine (brrr, il me fait froid ans le dos !) qui le récupère à bord de son catamaran.
Le ton est donné : nous sommes en 1913, et ces hommes-là ne font pas dans la dentelle. Ils travaillent pour un mystérieux chef, « le moine », homme dont le visage est toujours dissimulé sous l'ample capuchon de sa robe de bure, et qui dirige une organisation secrète de piraterie et qui s'est mis au service des Allemands qui préparent la guerre.
Et dans toute cette petite compagnie, l'irruption inattendue de deux naufragés supplémentaires, Pandora Groovesnore et son jeune cousin Caïn, va apporter son lot de retournements et rebondissements.
Dévoiler le reste de l'histoire serait gâcher la découverte de l'album pour ceux qui n'auraient pas encore fait connaissance à l'univers de Pratt. J'ai adoré m'y replonger, et même si j'avais dû probablement déjà lire cet album, j'ai eu l'impression de le lire pour la première fois. le synopsis est riche, et c'est un bonheur de voir évoluer le personnage de Corto.
Les relations entre les différents protagonistes sont loin d'être simples, d'autant que l'Histoire rattrape les personnages à leur arrivée sur l'île d'Escondida puisque la première guerre mondiale vient d'éclater : le prisme des sentiments se brise au travers des camps qu'il faut choisir ou auquel on a prêté allégeance.
Corto, c'est donc de l'Aventure, avec un grand A. C'est foisonnant et passionnant. Et l'humour n'est en reste, avec quelques traits de temps en temps.
Bon, eh bien il ne va pas falloir que je m'arrête en si bon chemin. Tous les autres albums m'attendent maintenant, et il faudra bien qu'ils rejoignent les rangs des étagères…
En tout cas, le Corto, il a la peau dure : avec tout ce qui lui arrive dans cet album, bien d'autres auraient ployé. Mais Corto n'est pas tout le monde. La preuve, ça doit bien être le seul personnage à avoir fait une pub pour le parfum de Dior :
Beau gosse, beau parleur, beau joueur… il a taillé lui-même sa ligne de chance dans la paume de sa main. Eh bien il ne s'est pas loupé !
Lien : http://fabulabovarya.canalbl..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
fannyvincentfannyvincent   05 novembre 2017
Eh ! Ma chère ! Ce n'est pas facile de te répondre ! Le "moine" est le grand mystère des mers du Sud. Tu sais qu'il existe et qu'il vaut mieux ne pas le rencontrer. Mais ces choses-là sont trop grandes pour toi !
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pbazilepbazile   16 février 2009
- Eh! comme tu es belle! Tu me fais penser à une valse que j'ai écoutée dans un cabaret de Buenos-Aires.
- Il y avait peut-être quelqu'un qui me ressemblait?
- Non, c'est justement parce que tu ne ressembles à personne que j'aurais voulu te rencontrer toujours... n'importe où...
[échange de regards]
- Je ne viendrai pas avec vous Corto Maltese
- Je sais.... Adieu Pandora!
- Au revoir, Corto Maltese!
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SachenkaSachenka   06 novembre 2015
- Je pensais aux années passées et je m'en allais ainsi... distraitement vers ma jeunesse! Bien qu'inconsciemment, on essaie toujours de la retrouver.
- S'arrêter ainsi dans le passé... c'est comme garder un cimetière.
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lunchlunch   05 décembre 2010
_ Ce que vous avez de mieux à faire, toi et Caïn, c'est de rester près de moi. Je porte bonheur.
_ Et vous pensez que vous allez toujours continuer à avoir de la chance aussi effrontément ?
_ Bien sûr ma chère... Quand j'étais petit, je me suis aperçu que je n'avais pas de ligne de chance, alors avec le rasoir de mon père... Zac, je m'en suis fait une comme je voulais.
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   17 janvier 2017
Je suis l'océan Pacifique et je suis le plus grand. On m'appelle ainsi depuis très longtemps, mais ce n'ai pas vrai que je suis toujours pacifique. Je me fâche parfois, et je fiche une raclée à tous et à tout. Aujourd'hui, par exemple, je viens de me calmer. Mais hier, je dois avoir tout raflé sur trois ou quatre iles et autant de coquilles de noix que les hommes appellent bateaux.
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