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Guy Demerson (Éditeur scientifique)Michel Renaud (Éditeur scientifique) Equipe Informatique et lettres pour le XVIe siècle (Éditeur scientifique)
EAN : 9782020301763
469 pages
Éditeur : Seuil (04/01/1997)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 84 notes)
Résumé :
" Cette question réglée, je retourne à mon tonneau. Sus à ce vin, mes copains ! Enfants, buvez à pleins godets ! S'il ne vous semble pas bon, laissez-le. Je ne suis pas de ces importuns siffle-chope qui, par la force, par l'outrage et la violence, contraignent les troupiers et conscrits à trinquer, et même à faire cul sec, ce qui est pire. (...) C'est une vraie corne d'abondance, pleine de joyeuseté et de facétie. S'il vous semble un jour épuisé jusqu'a la lie, il n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
chartel
  06 décembre 2012
Ce troisième livre, bien qu'il conserve tout le croustillant des mots de Rabelais, peut lasser à la longue par sa structure répétitive et presque énumérative. le récit s'appuie sur le désir de mariage de Panurge. S'ensuit alors une liste des différents procédés qui permettraient à ce bon ami de Pantagruel de s'assurer de la réussite de son union future. Sera-t-il cocu ? Sera-t-il battu et méprisé par sa femme ? Ou, au contraire, vivra-t-il le mariage idéal : celui qui lui fournira une épouse docile, aimante, serviable et discrète…
Tous les moyens divinatoires sont alors employés : songes, sibylle, conseils de muets et de vieilles sorcières, avant de programmer un long voyage pour écouter les avis de la Dive bouteille (Ce sera l'épisode du Quart Livre).
Si ce récit est figé dans son principe, il est explosif par son style. Cela regorge de néologismes et de termes, tantôt savants tantôt vulgaires et populaires. Rabelais était un grand érudit, un savant confirmé, mais il ne pétait pas plus haut que son cul. Certains intellectuels contemporains pourraient s'en inspirer…
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vincentf
  22 septembre 2012
Panurge veut se marier, mais il craint d'être cocu. Que faire? le troisième livre de Rabelais nous balade de devins en augures, de sages en fous, de juges hasardeux en philosophes sceptiques, pour décider du sort du futur marié. Tous s'accordent sur les cornes qui pousseront bientôt, mais Panurge fait mine de ne pas comprendre les messages pourtant clairs de toutes ces Sybilles vulgaires et de tous ces poètes agonisants. Il s'entête, mais ne rencontre pas sa future épouse. Plus que jamais, Rabelais mélange cocasseries et gloses savantes, discours grivois et pédants, érudition et gaudriole, mais tout cela devient un peu répétitif, parce que Panurge ne se décide pas, qu'il attend Dieu sait quoi pour se lancer. Bizarrement, le bouquin se termine sur un traîté de botanique, loin du suspense auquel est trop habitué le lecteur d'aujourd'hui. Lire le passé reste une étrange expérience.
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nathalie_MarketMarcel
  06 décembre 2019
Après Gargantua et Pantagruel, voici le troisième – le tiers donc – livre. Ici Panurge est décidé à se marier. Encore que… il compte bien ne pas être cocu, comme tous les autres maris. Il consulte donc divers moyens pour connaître l'avenir : citations prises dans Virgile, interprétation des rêves, divagation des fous, sorcière, dés, tout y passe. Mais à chaque fois, les conclusions divergent. À la fin, Panurge n'est toujours pas marié.
Roman un peu moins amusant que les deux précédents, car il y a beaucoup de discours et de longs morceaux rhétoriques (ce n'est pas du tout mon truc) et moins d'aventures au sens propre. Je me suis donc contentée d'apprécier certains passages particulièrement réussis comme le portrait de la sorcière qui tourne en dérision toutes les puissances infernales. Il y a aussi un juge qui rend ses sentences en les jouant aux dés et ce n'est pas si bête. Et un éloge de la dette tout à fait rafraîchissant. Il y a enfin la description mystérieuse d'une plante aux milles vertus que l'on imagine rare et précieuse. Il ne s'agit pourtant que du chanvre.
Un roman sans aucune femme (ah si ! il y a la sorcière) bien sûr, où les hommes ne sont guère à l'honneur.
Et moult trouvailles langagières !
Lien : https://chezmarketmarcel.blo..
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Imaginariumlitteraire
  24 septembre 2020
Dans ce troisième livre, et à travers la thématique du mariage, Rabelais interroge ses contemporains, leurs doutes et leurs croyances. Si ses propos sont parfois durs à l'égard des femmes, les hommes et leurs postures sont tous tournés en dérision. Des sciences en tout genre jusqu'à la folie, toutes les sources de savoir sont sollicitées pour conseiller le brave Panurge qui, au fond, restera le symbole de l'indécision et de l'inconnu.
Cette réflexion transgressive sur la connaissance passe pour Rabelais par l'excès et l'humour : en ce sens, il est l'écrivain de l'infini, de la démesure et du non-sens. Et c'est peut-être pour cela que Rabelais est aujourd'hui considéré comme le père de la littérature française : ses personnages hauts en couleurs ne sont que le reflet de notre condition humaine.
Lien : https://mon-imaginarium.wixs..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   26 novembre 2017
Retournons à nos moutons, dit Panurge. Vos paroles, traduites de baragouin en français, veulent dire que je me marie hardiment et que je ne me soucie d'être cocu. C'est bien rentré de trèfles noirs.*

* Variation sur rentrer de picques, utilisé dans Gargantua, qui signifiait faire un coq à l'âne, ou répondre mal à propos.

(Je pensais que retournons à nos moutons venait de Rabelais, mais quelques lustres plus tôt c'est déjà dans la farce de maître Pathelin)
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genougenou   23 septembre 2016
Peu de temps apres Pantagruel manda querir Panurge, et luy dist. L’amour que je vous porte inveteré par succession de longs temps me sollicite de penser a vostre bien et profict. Entendez ma conception: On m’a dict que a Panzoust pres le Croulay, est une Sibylle tresinsigne, praedict toutes choses futures: prenez Epistemon de compaignie, et vous transportez devers elle, et oyez ce que vous dira. C’est (dist Epistemon) par adventure une Canidie, une Sagane, une Phitonisse et sorciere. Ce que me le faict penser, est que celluy lieu est en ce nom diffamé, qu’il abonde en sorcieres plus que ne feist oncques Thessalie. Je ne iray pas voluntiers. La chose est illicite et defendue en la loy de Moses. Nous (dist Pantagruel) ne sommez mie Juifz, et n’est chose confessée ne averée que elle soit sorciere. Remettons a vostre retour le grabeau et belutement de ces matieres. Que sçavons nous si c’est une unzieme Sibylle: une seconde Cassandre ? Et ores que Sibylle ne feust, et de Sibylle ne meritast le nom, quel interest encourrez vous avecques elle conferent de vostre perplexité? entendu mesmement qu’elle est en existimation de plus sçavoir, plus entendre, que ne porte l’usance ne du pays, ne du sexe. Que nuist sçavoir tousjours, et tousjours aprendre, feust ce d’un sot, d’un pot, d’une guedoufle, d’une moufle, d’une pantoufle?
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SeirenSeiren   08 février 2012
Chapitre 14 : Le songe de Panurge et son interprétation

Le bon ange consolateur lorsqu'il apparaît à l'homme, commence par l'épouvanter pour finalement le consoler, le rendre content et satisfait. Le mauvais ange tentateur commence par réjouir l'homme, pour à la fin le laisser troublé, mécontent et perplexe.
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genougenou   23 septembre 2016
Au contraire representez vous un monde autre, on quel un chascun preste, un chascun doibve, tous soient debteurs, tous soient presteurs. O quelle harmonie sera parmy les reguliers mouvemens des Cieulz. Il m’est advis que je l’entends aussi bien que feist oncques Platon. Quelle sympathie entre les elemens. O comment Nature se y delectera en ses oeuvres et productions. Ceres chargée de bleds: Bacchus de vins: Flora de fleurs: Pomona de fruictz: Juno en son aër serain seraine, salubre, plaisante. Je me pers en ceste contemplation. Entre les humains Paix, Amour, Dilection, Fidelité, repous, banquetz, festins, joye, liesse, or, argent, menue monnoie, chaisnes, bagues, marchandises, troteront de main en main. Nul proces, nulle guerre, nul debat: nul n’y sera usurier, nul leschart, nul chichart, nul refusant. Vray Dieu, ne sera ce l’aage d’or, le regne de Saturne ? L’idée des regions Olympicques: es quelles toutes autres vertus cessent: Charité seule regne, regente, domine, triumphe. Tous seront bons, tous seront beaulx, tous seront justes. O monde heureux. O gens de cestuy monde heureux. O beatz troys et quatre foys. Il m’est advis que je y suis. Je vous jure le bon Vraybis, que si cestuy monde, beat monde ainsi a un chascun prestant, rien ne refusant eust Pape foizonnant en Cardinaulx, et associé de son sacré colliege, en peu d’années vous y voiriez les sainctz plus druz, plus miraclificques, a plus de leçons, plus de veuz, plus de bastons, et plus de chandelles, ...
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   04 septembre 2017
Le bon mari voulut qu’elle parlât. Elle parla par l’art du médecin et du chirurgien qui lui coupèrent une attache qu’elle avait sous la langue. Lorsqu’elle eut recouvré la parole, elle parla tant et tant que son mari retourna voir le médecin pour lui demander un remède afin de la faire taire. Le médecin répondit que son art avait bien des remèdes propres à faire parler les femmes, mais qu’il n’en avait point pour les faire taire. L’unique remède était la surdité du mari à opposer aux interminables bavardages de sa femme. […] Sa femme, voyant qu’il ne l’entendait plus et qu’elle parlait en vain, devint enragée ; puis, quand le médecin demanda son salaire, le mari répondit qu’il était vraiment sourd et qu’il n’entendait pas sa demande. Le médecin lui jeta sur le dos je ne sais quelle poudre par la vertu de laquelle il devint fou. Alors le mari fou et la femme enragée se rallièrent ensemble et battirent tant le médecin et le chirurgien qu’ils les laissèrent à demi-morts.
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Videos de François Rabelais (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Rabelais
Il est l'heure de sortir une feuille de papier ! Comme chaque semaine, Rachid Santaki, invité d'Olivia Gesbert dans l'émission "En français dans le texte" sur France Culture, vous propose une dictée géante pour tester votre orthographe. Au programme du jour, un extrait de "Gargantua" de François Rabelais (1534). À vous de tenter un sans faute !
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