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Gérard Milhe-Poutingon (Éditeur scientifique)
EAN : 9782218747588
321 pages
Éditeur : Hatier (14/04/2004)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Les aventures du géant Gargantua et de son fils Pantagruel comptent parmi les monuments littéraires de l'"esprit français". En effet, si les savantes questions de l'éducation et de l'humanisme y occupent une place privilégiée, la verve populaire s'y exprime aussi joyeusement, servie par une inventivité verbale qui ne recule pas devant les jurons ou les obscénités. Car, chez Rabelais, bouffonnerie et sérieux ont toujours partie liée, pour le plus grand plaisir... de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
JacobBenayoune
  07 mai 2020
C'était peut-être mon jour de chance lorsque le hasard a mis entre mes mains ce volume qui contient deux oeuvres de celui qui est peut-être considéré comme le premier grand romancier de l'Histoire de la littérature. Ce volume, dans les éditions Marabout, avait deux caractéristiques essentielles. La première est que les deux écrits sont adaptés au français moderne par le grand philologue Maurice Rat. La deuxième est que ce volume était illustré par le célèbre peintre Gustave Doré. Cette version modernisé m'a beaucoup facilité la lecture et m'a permis d'éluder cette première difficulté linguistique pour mieux cerner l'intérêt de cette oeuvre.
Gargantua et Pantagruel font partie de ces oeuvres complètes qui à elles seules embrassent plusieurs sources littéraires : le roman de chevalerie, le conte fantastique, la parodie et la satire… ; ainsi que plusieurs thèmes et sources d'inspiration : guerre, éducation, dialogues burlesques, voyages fantastiques, vraisemblance et invraisemblance, fantaisie ... Ce mélange hétéroclite repose sur une grande liberté et improvisation; style plaisant et surprenant qu'on retrouve dans les premières grandes oeuvres romanesques comme Don Quichotte de Cervantès, Jacques le fataliste de Diderot ou encore Tristam Shandy de Sterne. Ces oeuvres qui ont fait rêver les romanciers et qui fascinent toujours les lecteurs.
Cela pourrait repousser certains amateurs du roman classique apanage du XIXème siècle. Mais il faut savoir que nous sommes devant deux oeuvres magistrales où l'imaginaire avait cette magie des contes des Mille et une nuits. Ce genre de suite d'histoires où l'on peut insérer d'autres histoires de la même veine, une autre nuit fantastique sans que le texte perd de son unité générale. Un imaginaire qu'on retrouve chez les maîtres du réalisme magique chez qui humour va de pair avec profondeur. Dans Pantagruel et Gargantua, Rabelais a mis son érudition et son sens de l'observation en oeuvre pour créer cet univers avec ses personnages inoubliables (parmi eux ce fameux Panurge).
Pour le lecteur moderne que nous sommes, Rabelais et ses deux ouvrages sont un lien avec ce XVIème, où tant de changements se sont opérés, surtout au niveau de la langue. Rabelais nous fait revivre ce siècle révolu avec ses moeurs, ses conflits, ses grandes idées, ses querelles, cet esprit de l'humanisme ainsi que cette soif du savoir digne de la Renaissance, tout cela exprimé avec beaucoup de relief et de pittoresque, mais surtout avec humour et érudition. Rabelais nous raconte l'itinéraire de ces deux bons géants depuis leur naissance, en décrivant leur éducation et leurs exploits et prouesses.
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Lune
  13 juillet 2014
En 1980, paraît en Italie la bande dessinée de Dino Battaglia d'après l'oeuvre de Rabelais.
L'auteur est coutumier des adaptations d'oeuvres littéraires.
2001 verra la publication en français des dessins accompagnés du texte arrangé (voir à cet effet les avant-propos explicatifs de la genèse de l'oeuvre et de l'adaptation posthume).
"Que grand (gosier) tu as" baptisa Grandgousier à la naissance de son fils "Gargantua".
La première partie du recueil nous conte enfance, adolescence et âge mûr du héros géant.
Son éducation patronnée par l'humaniste Ponocrates, son départ pour Paris (l'épisode de Notre-Dame est édifiant), ses multiples apprentissages où l'on voit ici la "pédagogie" prônée par Rabelais : outre les études, des leçons de choses, des leçons de vie en opposition avec l'enseignement rigoureux, ex cathedra des "Sorbonnards".
Gargantua revient au pays lorsque la guerre "picrocholine" éclate, on perçoit chez le père comme chez le fils une réflexion différente de l'obscurantisme des attaquants.
Apparaît aussi le fameux Frère Jean des Entommeures, moine d'action dans un siècle aveuglé par une religion dominante et dominatrice.
Le Moyen-âge se termine, le XVIe siècle s'annonce : références à la médecine (Rabelais était médecin), aux découvertes géographiques, au bien manger (famine...) : l'ébauche de l'esprit humaniste.
On le perçoit particulièrement dans la deuxième partie consacrée à Pantagruel, fils du précédent.
Guerres, voyages, rencontres et quête sont le cheminement de l'héritier de Grandgousier et Gargantua.
On croise Panurge dont le nom se cite toujours...
Tout au long de ce livre-gageure, on retrouve des extraits du texte original (en français modernisé) et la truculence populaire rabelaisienne qui peut encore déranger des esprits frileux.
Les dessins du maître italien du neuvième art, Dino Battaglia, avec la colorisation de Laure, sa compagne, sont un ravissement.
Parfaitement adaptés à l'histoire, ils cassent les habitudes de la bande dessinée, dépassent les cadres traditionnels et nous restituent le gigantisme des héros, les guerres, les mouvements et les bruits.
Rires et réflexions sont au rendez-vous et dans le texte et dans l'illustration.
Merci pour ce bon moment de lecture à Babelio et aux Editions Mosquito.
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Elilawenn
  11 juillet 2014
Un grand merci à Babelio pour l'organisation de la masse critique.
Voilà une belle adaptation de ces classiques de la littérature française que sont Gargantua et Pantagruel de François Rabelais.
L'histoire y est, tantôt sous forme de texte dans les phylactères, tantôt dans les dessins très parlants. L'oeuvre de Rabelais n'a pas été diminuée pour produire cette bande-dessinée qui tend à la perfection au niveau des illustrations. Je trouve que cette BD est un bon moyen de faire lire ce classique (parfois difficile à lire en roman) dans les écoles afin d'allier l'obligatoire à l'agréable.
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ninon16
  03 juin 2015
je vais vous l'avouer tout de suite, je n'ai pas tout compris à ce livre (ni à tous ceux qui suivront). le style, en français modernisé, est très facile à lire et l'ensemble des histoires assez divertissantes. Ces récits ont un côté franchement farfelu avec ces géants et leurs aventures. Ce que je n'ai pas complètement compris, donc, c'est la visée de ce roman. Certes, il sert à exposer le point de vue "humaniste" de Rabelais, mais j'ai eu l'impression que certaines choses m'échappaient. Je pense qu'il s'agit d'une oeuvre à lire en cours pour réussir à la comprendre, bien qu'une lecture faite par soi-même peut également aider à comprendre les enjeux principaux de l'humanisme, à savoir par exemple un changement radicale dans la vision de l'éducation par rapport au Moyen-Age. Je pense également (mais je peux me tromper), par le fait que ce livre soit une suite d'aventures, que l'auteur s'inspire de l'Antiquité grecque (Homère etc.), conformément aux auteurs humanistes.
Une lecture qui peut échapper au lecteur mais qui permet d'aborder les notions de l'humanisme en douceur et qui se lit très rapidement avec une édition en français modernisé, et proposant des extraits !
Lien : http://livresdecoeur.blogspo..
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Chasto
  15 février 2017
Régals et regrets, jeux de regards et d'égards à tous et toutes qui virevoltent autour de ces atours sans détours.
A déguster avec ou sans goût les saveurs s'égrenant de ces chapitres de contes et de récits cuisants et fumants.
A savourer sans modération et partage.
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critiques presse (1)
Du9   01 juillet 2013
L’adaptation de Dino Battaglia, [...] n’a pas la truculence qui a fait du nom de Rabelais un adjectif, mais elle témoigne à égal d’un goût pour ce qui fait vivre et créer. Son compromis est une liberté. Elle n’adapte pas par manque de scénario, mais pour faire partager une lecture et un goût pour une lecture vivante. Une bande dessinée sans débâcle
Lire la critique sur le site : Du9
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JacobBenayouneJacobBenayoune   05 mai 2020
C'est pourquoi, mon fils, je t'engage à employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Epistémon : l'un par un enseignement vivant et oral, l'autre par de louables exemples peuvent te former. J'entends et je veux que tu apprennes parfaitement les langues : premièrement le grec, comme le veut 0uintilien, deuxièmement le latin, puis l'hébreu pour l'Écriture sainte, le chaldéen et l'arabe pour la même raison, et que tu formes ton style sur celui de Platon pour le grec, sur celui de Cicéron pour le latin.
Qu'il n'y ait pas d'étude scientifique que tu ne gardes présente en ta mémoire et pour cela tu t'aideras de l'Encyclopédie universelle des auteurs qui s'en sont occupés.
Des arts libéraux : géométrie, arithmétique et musique, je t'en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans, continue.
De l'astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l'astrologie et l'art de Lullius comme autant d'abus et de futilités.
Du droit civil, je veux que tu saches par cœur les beaux textes, et que tu me les mettes en parallèle avec la philosophie. Et quant à la connaissance de la nature, je veux que tu t'y donnes avec soin : qu il n'y ait mer, rivière, ni source dont tu ignores les poissons ; tous les oiseaux du ciel, tous les arbres, arbustes, et les buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tous les pays de l'Orient et du midi, que rien ne te soit inconnu.
Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les Talmudistes et les Cabalistes, et, par de fréquentes dissections, acquiers une connaissance parfaite de l'autre monde qu'est l'homme.
Et quelques heures par jour commence à lire l'Écriture sainte : d'abord le Nouveau Testament et les Épîtres des apôtres, écrits en grec, puis l'Ancien Testament, écrit en hébreu.
En somme, que je voie en toi un abîme de science car, maintenant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra quitter la tranquillité et le repos de l'étude pour apprendre la chevalerie et les armes afin de défendre ma maison, et de secourir nos amis dans toutes leurs difficultés causées par les assauts des malfaiteurs. Et je veux que, bientôt, tu mesures tes progrès ; cela, tu ne pourras pas mieux le faire qu'en soutenant des discussions publiques, sur tous les sujets, envers et contre tous, et qu'en fréquentant les gens lettrés tant à Paris qu'ailleurs.
Mais – parce que, selon le sage Salomon, Sagesse n'entre pas en âme malveillante et que Science sans Conscience n'est que ruine de l'âme – tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en lui toutes tes pensées et tout ton espoir ; et par une foi nourrie de charité, tu dois être uni à lui, en sorte que tu n'en sois jamais séparé par le péché.
Méfie-toi des abus du monde ; ne prends pas à cour les futilités, car cette vie est transitoire, mais la parole de Dieu demeure éternellement. Sois serviable pour tes prochains, et aime-les comme toi-même. Révère tes précepteurs. Fuis la compagnie de ceux à qui tu ne veux pas ressembler, et ne reçois pas en vain les grâces que Dieu t'a données. Et, quand tu t'apercevras que tu as acquis tout le savoir humain, reviens vers moi, afin que je te voie et que je te donne ma bénédiction avant de mourir.

Mon fils, que la paix et la grâce de Notre Seigneur soient avec toi. Amen.
D'Utopie, ce dix-sept mars,
Ton père, Gargantua.
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Nastasia-BNastasia-B   19 septembre 2015
Gargantua, depuis les troys jusques à cinq ans, feut nourry et institué en toute discipline convenente, par le commandement de son pere et celluy temps passa comme les petits enfans du pays : c’est assavoir à boyre, manger et dormir ; à manger, dormir et boyre ; à dormir, boyre et manger.
Tousjours se vaultroit par les fanges, se mascaroyt le nez, se chauffourroit le visaige, aculoyte ses souliers, baisloit souvent au mousches, et couroit voulentiers après les parpaillons, desquelz son pere tenoit l’empire. Il pissoit sus ses souliers, il chyoit en sa chemise, il se mouschoyt à ses manches, il mourvoit dedans sa souppe.

GARGANTUA : Chapitre XI.
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emdicannaemdicanna   14 décembre 2019
Dans l'abbaye il y avait alors un moine nommé frère Jean des Entommeures, jeune, gaillard, leste, jovial, adroit, hardi, aventureux, grand, maigre, bien fendu de gueule, bien avantagé en nez, beau dépêcheur de prières, beau débrideur de messes : bref, un vrai moine, si jamais il en fut depuis que le monde moinant moina de moinerie. Au reste, savant jusqu'aux dents en matière de bréviaire.
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JacobBenayouneJacobBenayoune   05 mai 2020
— L’appétit vient en mangeant, disait Angest on Mans ; la soif s’en va en buvant.
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Videos de François Rabelais (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Rabelais
21 novembre 2009 :
Mot de l'éditeur :
« Je regrette de ne pas lavoir butée pendant quil en était encore temps. Nul besoin de réfléchir ni délaborer le crime parfait. Plus cest gros mieux ça passe.

Elle faisait le ménage monsieur le commissaire. Elle a dû glisser sur le carrelage quelle venait dastiquer. On pouvait lui reprocher bien des choses, mais une vraie petite fée du logis, une maîtresse-femme. Quest-ce qui sest passé? on ne le saura jamais. Mauvais contrôle du pied dappui, fort justement monsieur le commissaire, le coup du lapin. La faute à pas de chance, encore une fois.

Jaurai dû lui mettre un grand coup derrière sa gueule alors que tout le monde ignorait encore notre différent. Les Boulard ? Un exemple pour tous les couples modernes. Jamais un mot plus haut que lautre, aimables avec les voisins, bonjour et bonsoir. Jaurai utilisé le cendrier en granit de Bénodet. Jaurai pris mon élan, de toutes mes forces et de toute ma rage, pour la frapper à larrière de son crâne vide. Plus tard, bien plus tard, jaurai appelé le SAMU. Oui, ça a dû se passer il ny a pas bien longtemps docteur. Mais jétais en train de bricoler dans le garage, je nai rien entendu parce je perçais des trous dans de la tôle. Cest que je construis un cabanon pour abriter les outils de jardin. Ce nest pas que jai beaucoup de terrain, mais ça me détend de pratiquer lart potager. Et puis, cest pas les légumes quon trouve dans le commerce. Des saveurs et des parfums incomparables. Ah oui, ma femme. Quand jai constaté, il devait déjà être trop tard. Enfin, je ne suis pas médecin. Je ne peux pas juger, mais elle était très pâle. Quest-ce que vous en pensez docteur?

Lélectrocution à la machine à laver, cest pas mal non plus. Combien de femmes disparaissent chaque année alors quelles accomplissaient leurs tâches domestiques? Elle avait grand soif, mais elle avait la manie de stocker les produits pour déboucher les cabinets dans des bouteilles deau minérale. Elle faisait les vitres au troisième étage un jour de grand vent. Elle préférait le bain à la douche, pourtant elle sétait toujours refusée à apprendre à nager. Elle avait la manie de garder près delle une bougie pour la sieste.

Ca fait trois lignes, dans les journaux, à la page des faits divers. Personne ne sen émeut. Sinon les proches, évidemment, car le plus dur cest toujours pour ceux qui restent.
elle est tombée à la renverse, sa tête a porté contre le rond des chiottes. Une belle mort, elle ne sest pas vue partir. Exactement, comme vous dites »

Lorsquil écrit, lorsquil se laisse porter par le jaillissement des mots, Serge le Vaillant ne manque pas de soumettre ses textes à lépreuve du « gueuloir » de Flaubert, de les lire à haute voix pour mieux les fignoler. Ancien capitaine au long cours, grand homme de radio, grand chef dorchestre des nuits de France Inter, cet orpailleur de la langue française, quelle soit verte ou noire, est un magicien. Il na pas seulement le talent de conteur dun Gérard Sire ou dun Jean-Pierre Chabrol. le culte des mots ciselés, des mots torchés, la faconde dune prose féconde, le sens de lorgie verbale.
Ses textes ont le verbe acide et tendre, le verbe au goût de pomme dApi, celui qui baptise et qui tue, qui bénit et qui excommunie, qui conjure et qui absout, qui enfante et qui explose, qui hurle et qui chuchote, qui pleure et qui pavoise. Serge Levaillant appartient à la lignée des Rabelais, des Villon, des Rostand, et plus près de nous des Céline, Léon Bloy, Auguste le Breton , Albert Simonin, Francis Blanche, Alphonse Boudard, Michel Audiard, et autres Frédéric Dard. Il est un magicien, un orpailleur de la langue, quelle soit verte ou noire, ciselée ou torchée : avec lui les mots croustillent. Ils mordent, ils aboient, ils cajolent. Ils sont tour à tour tendres et cruels, nourris de vinaigre et de miel, de gifles et de caresses. Ils décapent. Ils émeuvent. Ils déchaînent des crises de rires et de jubilation. Ils touchent à la fois nos coeurs et nos zygomatiques.
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