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Michèle Witta (Traducteur)Frédéric Witta (Traducteur)
EAN : 9782070419708
453 pages
Éditeur : Gallimard (13/06/2002)
3.65/5   79 notes
Résumé :
Le festival théâtral d'Edimbourg bat son plein. Mais l'inspecteur John Rebus n'a pas le cœur à se mêler à la liesse générale : on a découvert, dans les couloirs de la vieille ville souterraine, le cadavre d'un jeune homme. Il a été torturé et assassiné selon la méthode utilisée par l'IRA pour punir les traîtres. Or la victime semble avoir été plutôt liée aux nationalistes écossais. Les feux d'artifice du festival risquent d'être particulièrement explosifs cette anné... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Fortuna
  28 décembre 2018
Venu constater l'assassinat d'un jeune homme horriblement torturé dans la ville souterraine d' Edimbourg alors que le festival attire une foule nombreuse, l'inspecteur Rebus va se trouver confronté aux guerres de religion entre protestants et catholiques qui ressemblent étrangement à des guérillas urbaines entre gangs se partageant des territoires…
Groupuscules extrémistes s'inspirant des combats en Irlande, financés aux Etats-Unis, délinquants de banlieues dans des quartiers minés par le chômage, l'alcool et la drogue, corruption jusque dans la police, Ian Ranking nous peint un portrait de l'Ecosse très éloigné des brochures touristiques…
On le suit dans une enquête difficile, dans les méandres des rues d'Edimbourg, entre deux pubs, une bière et un whisky. Cette fois si le soleil est au rendez-vous, les cadavres pleuvent, les ennuis s'amoncellent, les relents du passé resurgissent nourrissant les ressentiments d'aujourd'hui, la religion rime comme souvent avec violence. Mais Rébus n'est pas né de la dernière pluie, toute récente soit-elle, et l'explosion finale n'est heureusement que le feu d'artifice qui vient clore les festivités, étouffant le bruit des armes à feu. le tourisme est sauf ! Et notre inspecteur aussi bien qu'un peu amoché…
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indira95
  27 août 2016
C'est au détour d'une promenade dans une charmante ville bretonne, que Causes mortelles atterrit entre mes mains. Entre mes fabuleux 15 jours passés en Ecosse au mois de mai dernier et mon goût prononcé pour le genre policier, il ne m'en fallait pas plus pour sortir ce roman des entrailles du brocanteur (je fais dans le gore) et l'attirer vers la lumière de mes doigts avides. Et puis, Ian Rankin, je connais un peu le lascar, ça aide.
Me voilà donc embarquée dans cette merveilleuse ville d'Edimbourg (vous trouverez, émaillés dans cette chronique, de nombreux superlatifs dès lors qu'il s'agit de l'Ecosse, vous voilà prévenus ! ), en plein festival aoûtien (sorte de festival d'Avignon). Celui-ci attire moult gens venus se repaître de théâtre, danse, opéras etc. auquel s'ajoute le non moins fameux Fringe, sorte de off qui permet de faire découvrir un autre pendant de la vie culturelle et artistique écossaise. Vous voilà refaits niveau culture générale sur E-dim-Bra (prononciation à l'écossaise).
C'est durant cette intense fièvre artistique, prétexte à quelques excès de beuveries aromatisées au houblon ou à l'orge, que l'inspecteur Rebus, notre anti-héros, pur produit estampillé mal embouché premier cru, est amené à enquêter sur le meurtre d'un jeune homme, dont on finit par comprendre qu'il est le fils d'un charmant mafioso de Glasgow, mis au frais d'une cellule par Rebus himself. Et qu'est-ce qu'on lui voulait à ce Billy ? Bah il semble que notre victime s'était accoquinée avec quelques nationalistes écossais, du genre fachos, anti-festival, anti-irlandais, anti-catholiques. Mais suis-je bête, laissez-moi recontextualiser : les Ecossais sont majoritairement protestants, pour vous dire, ils ont même une église réformée d'Ecosse. Pour une fraction d'entre eux, les papistes, ça pue ! Et pas de bol, en Irlande du Nord, encore sous le joug anglais, les Protestants pro Save the queen, et les Catholiques pro IRA, s'entendent pas vraiment comme cul et chemise. Ça se tue, se fout sur la gueule, se hait cordialement, sacré noeud gordien. Nos sympathiques amis orangistes comme ils s'appellent, se font donc un honneur de soutenir les amis protestants en Irlande du Nord. Et comme dans tout conflit, le trafic d'armes prospère jusqu'aux confins de pays du chardon et du Haggis.
En enquêtant sur ce 1e meurtre qui ressemble à s'y méprendre à un règlement de compte, Rebus a mis le doigts dans un foutu merdier politique.
Entre magouilles politiques et meurtres en série, notre charmante cité d'Edimbourg perd de sa superbe. Derrière la beauté du Royal Mile et de ses immeubles du XVIIe, se cache une autre Edimbourg, sinistrée, aux marges, abandonnée de tous et où sévissent violence, pauvreté et racisme ordinaire, le tout exacerbé au sein de bandes rivales. Rebus en fera l'amère expérience entre deux whiskys (notre inspecteur taquine méchamment de la bouteille).
Le style Rankin, j'adhère. C'est franc du collier, sans chichi, droit au but, pertinent, impertinent, cru et sans concession. Rankin aime son pays, sa ville, ça va sans dire. Mais qui aime bien châtie bien non ? Dans Causes mortelles, l'intrigue est secondaire et laisse place à une vraie radiographie du mal-être de la société écossaise. Racisme, pauvreté, chômage, alcoolisme, guerre de religions, sont autant de tumeurs greffées autour du chardon. Mené par un Rebus, vieux loup de mer à qui on la fait pas, le voyage est encore plus saisissant. Et j'en redemande !
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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stephanerenard
  28 juillet 2021
Une enquête très difficile pour John Rébus avec un meurtre qui ressemble à une exécution de l'IRA et qui va le replonger dans des souv3nirs qu'il avait choisi d'oublier, ses années militaires et son service en Irlande.
Une bande de gamins d'un quartier difficile et un animateur suspect qu'un a.I prêtre lui a demandé de surveiller.
Une fête à Édimbourg et peut être la préparation d'un attentat.
Et cerise sur le gâteau, Rébus va devoir tenir compte d'Abernethy, un inspecteur de la capitale qui pourrait être plus qu'il n'en a l'air et va devenir un ami/rival récurrent dans sa carrière.
Rébus va tout faire à l'usure en grattant patiemment la surface, avec acharnement quitte à mettre en peril sa vie amoureuse, des schémas qui se mettent en place déjà à cette phase encore précoce de sa carrière.
Un très bon polar avec une longue route vers la vérité… et quelques scènes bien savoureuses !!
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maevedefrance
  23 février 2012
J'étais un peu inquiète en commençant cette histoire car le Carnet noir m'avait laissé avec un avis mitigé.... mais je dois dire que celui-ci c'est du grand Rebus et du grand Rankin (le dernier inspirant le premier) ! Nous voilà de nouveau en train d'arpenter les rues sinueuse d'Edimbourg, les rues que peu de touristes prennent le temps de visiter car elles sont à peines visibles, puisque enterrées - ou presque. C'est là qu'est découvert Billy Cunningham, mort d'un "pack de six" (comprendre 6 balles tirées façon IRA). Un cadavre d'autant plus embarassant qu'il s'agit du fils de l'abominable Gerald Cafferty, dit "le Gros Gerry", le mafiso de la ville, que Rebus avait mis à l'ombre à la fin du Carnet noir et qui depuis jure de lui faire la peau à la première occasion.
Rebus, toujours dans les bons plans de sa hiérarchie, est obligé d'intégrer la Brigade criminelle écossaise, rebaptisée par lui-même (attention chastes yeux fermez vous !) la "Brigade des Connards d'Enculés" : de la poésie à la Rebus ! Accueilli comme un chien dans un jeu de quilles, on l'envoie se promener façon catapulte une journée à Belfast pour rencontrer un collègue de la RUC...
Le flic nord-irlandais qui accueille Rebus lui rappelle, au cas où il ne s'en souviendrait pas que "vous, les Ecossais vous vous êtes installés ici au XVIIIe siècle en chassant les catholiques" et qu'en plus il confond la RUC avec l'UDR. Dans la RUC, il y a des catholiques. Les "jaffas",ce ne sont pas des oranges, mais le surnom donné aux orangistes. Autant dire qu'on s'éclate un max avec le fond historique de l'intrigue dans ce tome-là. Bref, Rebus rentre en Ecosse avec tout un tas de filons sur les groupuscules protestants/loyalistes extrêmistes et mafieux, du Bouclier d'Ecosse, au Temple du rite écossais en passant par l'Armée du Tartan... Lui, qui a fait ses armes en Irlande du Nord, en sort avec plein de pistes fumantes, mais qu'il garde pour lui afin de mener l'enquête seul, notamment dans une infâme cité d'Edimbourg, la Garibaldi, surnommée le Gourbi par ses habitants : tout un progamme...
Si vous ne savez pas qui est Cuchullain la Main Rouge, lisez ce livre ! Côté humour, le lecteur n'est pas en reste. On retrouve là toute la verve de Ian Rankin à son meilleur niveau ! J'ai donc passé un très bon moment avec mon copain Rebus, et appris de nouvelles insultes, telles que "FKB" ou "FTP" (l'une étant de faction catho/nationaliste et l'autre son pendant protestant-loyaliste)...Plus sérieusement, j'ai beaucoup apprécié la documentation de l'auteur sur les milices paramilitaires et l'analyse sociale qu'il en fait, dans les bas fonds d'Edimbourg.
Le seul bémol concerne l'édition française version poche qui m'a mise en pétard : faute d'orthographe dans une page au début, impression très mauvaise avec carrément des morceaux de mots qui manquent, des mots coupés sans tirets et j'en passe : désolant !!! (mon édition date du 10 août 2010, il serait temps à l'éditeur de rectifier le tir !) et encore une quatrième de couv qui présente Rankin comme l'un des auteurs majeurs du polar anglais" : de quoi s'étrangler !
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Domichel
  28 novembre 2016
En parcourant les critiques de ce livre, je me rends compte que si les lecteurs en sont peu nombreux, ils sont fidèles à Ian Rankin et à John Rebus, son héros. Ils rendent compte aussi très bien de l'ambiance dans laquelle évoluent les différents protagonistes, et ce, quels que soient les titres…
En cette fin d'été des '90, le Festival d'Edimbourg anime tous les quartiers touristiques et bien en vue du célèbre château. le festival officiel bien sûr, et un peu comme en Avignon il y a le “off” soit le “Fringe”, qui attire des créateurs de tous styles, avec le public apparenté, ce qui préoccupe les autorités. Mais sous la grande ville on trouve l'underground, avec ses ruelles enterrées ou couvertes de nouveaux bâtiments. Personne n'y va bien sûr, quel intérêt ? Sauf de temps en temps quelques touristes en mal de frissons et un peu plus récemment des ouvriers chargés d'examiner la solidité des lieux ou restaurer certains “quartiers”.
Quelle idée ont eue ces gamins d'aller se promener seuls et de tomber sur ce cadavre pendu, les pieds à quelques centimètres du sol et de surcroît achevé de 7 balles d'arme de poing ? La victime semble bien avoir été l'objet d'un règlement de comptes façon IRA mais dans ce cas pourquoi à Édimbourg ?
John Rébus va devoir dérouler son enquête entre la pègre indépendantiste, les trafiquants de tous poils, les jeunes voyous désoeuvrés des quartiers défavorisés, et ce, conjointement avec d'un côté Scotland Yard “services politico-terroristes”, et de l'autre une cellule de Glasgow particulièrement affectée à ce genre d'affaires. D'Édimbourg à Glasgow et à Belfast, la balade irlandaise ne sera pas de tout repos…
Ian Rankin, avec son talent habituel, nous confronte dans ce roman avec un pan particulièrement inconnu des relations entre indépendantistes écossais et activistes irlandais, les uns finançant les autres en détournant l'armement britannique à des fins évidemment létales. Des trafics en tous genres, en contacts secrets de milieux interlopes, l'image folklorique des deux pays en prend un sacré coup. Bien évidemment l'intrusion d'un flic plutôt intègre gêne tout le monde, et son entourage, à commencer par Patience Atkins avec qui il s'est réconcilié, est mis en danger. Il faudra compter avec quelques horions particulièrement bien distribués et l'obstination limite suicidaire de notre flic préféré, pour mener l'enquête jusqu'au bout, dans un récit particulièrement réussi et même au-dessus des autres parus précédemment.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna   28 décembre 2018
Seuls, ils n'exprimaient qu'une plainte agaçante. Ensemble, ils avaient une voix - celle du lambeg, puissante comme les battements du cœur, celle des flûtes, celle de la protestation. Ils fascinaient encore Rebus. Il n'y pouvait rien. Ça devait être héréditaire ; lui aussi, dans sa jeunesse, avait défilé. Il en avait fait des choses à l'époque.
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DomichelDomichel   10 novembre 2016
- Dans ce restaurant à Carlops.
- Le saut de la sorcière, dit-il en hochant la tête;
- Quoi ?
- C’est la signification de Carlops. Il y a un gros rocher là-bas. Dans le temps ils avaient l’habitude de jeter du sommet celles qu’on suspectait de sorcellerie. Si elles ne s’envolaient pas, elles étaient déclarées innocentes.
- Et mortes, aussi ?…
- Leur système judiciaire était imparfait, comme pour le supplice du flottage. C’était le même principe.
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DomichelDomichel   10 novembre 2016
Il ne servait à rien d’essayer le faire évoluer, ni de discuter avec lui ou même de faire appel à une quelconque étincelle de son intelligence. Son cerveau avait fermé boutique et le personnel d’entretien était rentré se coucher.
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GrouchoGroucho   07 décembre 2014
- Eh bien... (Cafferty désigna la boite de nuit.) Ça s'était du travail. Seulement il faut parfois savoir franchir la ligne blanche. Je sais que vous l'avez déjà fait.
Rebus s'essuyait le visage.

- Le problème, Cafferty, c'est que qund c'est vous qui la franchissez, il y a du sang partout.
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DomichelDomichel   10 novembre 2016
La ville avait à n’en pas douter revêtu son habit de lumière.
C’était le début de septembre, le commencement de cette lente glissade vers les frissons de l’automne et l’interminable obscurité de l’hiver. Le festival atterrissait jusqu’à l’année suivante, et tout le monde faisait la fête. C’était une de ces journées où la ville, si souvent engloutie comme l’Atlantide ou quelque ”Brigadoon” subaquatique émergeait des flots. Les immeubles donnaient l’impression d’être moins austères et les habitants étaient tout sourire, comme si la pluie et les nuages n’avaient jamais existé.
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Vidéo de Ian Rankin
Dans ce nouvel épisode, nous continuons notre visite des coulisses du genre en compagnie de Fabienne Gondrand, traductrice littéraire, qui nous raconte ses débuts dans le métier et sa passion pour les éditions du Masque, héritage d'un grand-père italien fan des polars d'Agatha Christie et de Simenon. Au fil de la conversation, on évoque sa traduction "jubilatoire" de Meurtres à Kingfisher Hill de Sophie Hannah, l'héritière de la Reine du crime, ainsi que les romans noirs électriques de Joseph Knox, où la ville de Manchester se dresse comme un personnage. Pour finir, Fabienne nous parle en avant-première de la nouvelle aventure de l'inspecteur John Rebus, par l'immense Ian Rankin, auteur phare de la maison. Bonne écoute !
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche Générique : Longing - Joachim Karud
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Jaune, le rébus ? Non, John Rebus !

Salut, moi c'est John, Rebus, drôle de nom pour un flic. Je suis d'Edinburgh, mon père est Ian Rankin, il m'a collé tous les défauts possibles, je fume, je bois etc..., mais question traque des malfrats de toute espèce je suis au TOP. Tout ça a commencé lorsque j'ai quitté l'armée pour rentrer chez les flics, c'est ce qui y ressemblait le plus. Ma première enquête à Edinburgh, que je connais comme ma poche, a consisté a mettre sous les verrous, le fameux ............ d'Edinburgh. Un frappé rodant dans la bibliothèque, tuant de très jeunes filles…sans lien apparent entre elles.

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