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ISBN : 207046444X
Éditeur : Gallimard (27/08/2015)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 411 notes)
Résumé :
« "Je suis désolé, ma chérie, je l'ai sautée par inadvertance." Je comprends que l'on puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par curiosité, par habitude, par intérêt, par gourmandise, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non. »
Comment se venger d'un mari volage ? En l'empoisonnant avec son plat préféré. Mais rien ne se passe comme prévu et c'est tout un engrenage qui se met en place.
Un premier roman gi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (130) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  02 février 2015
Lorsqu'elle surprend son mari en train de sauter une autre femme, par inadvertance selon lui, c'en est trop pour elle. Il faut mettre fin à ses 10 ans de mariage et d'adultère et pour ce faire, elle a décidé tout simplement de tuer son mari. Plus exactement de l'empoisonner avec un plat de raviolis qui lui rappelle celui de sa maman. Un petit sachet d'herbe de Provence fera l'affaire. Mais voilà qu'au moment de passer à table, la voisine arrive angoissée. En effet, son plus jeune fils venait de faire une mauvaise chute sur la tête et elle leur demande de garder l'aîné. Ça tombe bien, un grand plat de raviolis ne demande qu'à être englouti ! Il faut faire vite et trouver un moyen pour faire diversion. Mais, cela n'a jamais été son fort de prendre des décisions. Son père, par contre, excellait dans ce domaine...
Elle se rappelle encore quand elle était étudiante. Pour arrondir ses fins de mois, elle était escort-girl au Pussycat. Des hommes d'influence venaient chercher ici ce qu'ils ne trouvaient pas à la maison. Son sang n'a fait qu'un tour lorsqu'un soir, elle voit arriver son père avec d'importants hommes d'affaires. Aussitôt, pour détourner l'attention de ces derniers, il leur raconte une histoire, à propos d'une certaine reproduction de Barhofk, un informaticien allemand qui fascina un marchand d'art qui...
Quel est le rapport entre un plat de raviolis, le syndrome Sheridan, le procès de l'Arnaqueur et l'extermination des rats-taupes ? A priori, aucun. Et pourtant, dans ce roman-gigogne, Pierre Raufast, reliant chaque événement à un autre, nous prouve qu'il y en a bien un. Sur la forme, l'auteur déploie son imagination à l'infini et maîtrise la narration d'un bout à l'autre du roman pour commencer devant un plat de raviolis et y finir. Entre les deux, l'on aura côtoyé bon nombre de personnages rocambolesques et voyagé un peu partout, aussi bien dans le temps que dans l'espace. Chaque chapitre, très court, n'est que la continuité du précédent et ainsi de suite. Ce procédé très original et remarquable rend la lecture d'autant plus entraînante que les petites histoires, souvent légères, sont étonnantes ou drôles. Recette fondante à souhait avec un coeur de ravioli délicieux, ce roman se déguste bien chaud.
La fractale des raviolis... à consommer rapidement !
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Dionysos89
  13 octobre 2014
La Fractale des raviolis est à déguster d'une traite ! Comme Pierre Raufast vous le suggère allègrement avec des chapitres aussi courts que percutants, gobez chaque historiette avant d'en découvrir le sens ou l'origine dans la suivante.
Décidément, les éditions Alma me permettent de découvrir des récits osés et originaux. Après le recherché American Gothic de Xavier Mauméjean et le plus émotif Versant féroce de la joie d'Olivier Haralambon, La Fractale des raviolis de Pierre Raufast consiste en une succession de petites intrigues dites « gigognes » car elles se contiennent les unes les autres. Un souvenir, une justification, un rappel, n'importe quel événement peut servir de transition, mais il y en a toujours une.
Nous démarrons et nous terminons avec une épouse trompée déterminée à éliminer son mari grâce à des raviolis maison, un souvenir interrompt son geste. C'est le début de nos allers et retours dans des intrigues décousues mais qui sont autant de récits courts se suffisant à eux-mêmes. Dans cet enchaînement qu'il justifie dans l'autoportrait clôturant cet opus, l'auteur réussit à glisser des histoires qui lui tiennent à coeur ou bien des sortes de contes à la morale claire, sachant que nous retrouvons des lieux proches de nous que l'auteur connaît bien comme la ville de Marseille ou le Massif central. Ainsi, nous voguons d'un bar à hôtesses à l'ermitage reculé d'un stratège militaire, de la cité phocéenne en proie à la peste de 1720 à des interrogatoires où le détecteur de mensonges est un enfant voyant les infrarouges, voire même d'un arnaqueur de vieilles dames à un jeune garçon exterminateur de rats-taupes !
Les pages défilent très vite, car le rythme est soutenu et les personnages intrigants. Nous devinons, par habitude, qu'il survient à un moment donné un choc dans leur vie, d'autant plus que chacun semble déterminé par un souvenir, par un rappel à son passé, à agir de manière troublante. Notons que nous tombons régulièrement sur des sociopathes ce qui rend parfois le récit plutôt sanglant ou, pour le moins, malsain. Mais c'est bien trouvé et surtout cela constitue un vrai bon moment de lecture.
La Fractale des raviolis, malgré son titre racoleur qui peut faire peur, ne déçoit pas. Nous pouvons comprendre qu'il est compliqué d'étirer davantage une telle forme d'écriture. Je suis donc ravi d'accueillir ce petit volume très sympathique dans ma courte collection Alma, merci à eux.
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latina
  27 décembre 2016
En cette période de congés, il est in-dis-pen-sable d'entretenir son intellect pour ne pas rentrer au travail avec des spaghettis à la place du cerveau.
En l'occurrence, ici, ce serait des raviolis.
Bon, qu'est-ce que je disais ? Il semble que je m'enlise dans la sauce tomate.
Je disais donc que ce roman empêche de s'endormir... Mieux vaut donc le lire d'une traite !
Car on démarre d'une scène de (volonté de) crime à l'aide de raviolis empoisonnés, pour passer par une scène croustillante dans un café, puis on arrive à des médailles de la Vierge très spéciales, à un enfant friand de souffrances animales, à la peste bubonique... j'arrête.
Chaque chapitre de ce « roman » commence par ce qui termine le chapitre précédent. Rien de moins banal, me direz-vous. Mais ici, cela ne forme pas une histoire linéaire, mais une fractale. Ah ah ah ! Nous y voilà ! Je vous avais parlé des raviolis, passons maintenant aux mathématiques. Car une fractale, c'est « un objet mathématique, telle une courbe ou une surface, dont la structure est invariante par changement d'échelle ». Bon, moi, mon dada, c'est la littérature...donc vous avez tout compris ou vous faites semblant...Si je vous dis composition en gigogne, comme des poupées russes, vous saisissez ? Ouiiiiiii.....je vous reconnais bien là ! Parfait.
C'est donc la composition de ce roman. Et une fois qu'on arrive à la plus petite poupée, on rempile le tout pour déboucher sur...les raviolis !
Bref, je me suis amusée à ouvrir ces poupées gigognes, en revenant quelquefois en arrière parce que – je me répète – mon cerveau est un peu ramolli par le congé ou par le gigondas, comme vous voulez, mais ceci n'était rien qu'un amusement. Une petite distraction entre les fêtes.
Du saumon fumé à la dinde, sautez sur les raviolis. Ca rend intelligent.
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lyoko
  22 novembre 2016
Comment ne pas comprendre la réaction d'une femme trompée quand elle entend ceci de la part de son mari infidèle : « Je suis désolé, ma chérie, je l'ai sautée par inadvertance. »
Et j'avoue qu'il n'en fallait pas plus pour pousser ma curiosité et savoir comment cette femme comptait se débarrasser de son mari.
Un roman qui recoupe plein de petites histoires interconnectées par des petits éléments mais qui se complètent agréablement bien.
J'ai trouvé cette lecture distrayante mais pas particulièrement jouissive. Ce roman se lit vite mais il m'a manqué le petit plus parce que tout simplement à cause de cette entrée en matière je me suis faite avoir sur la marchandise.. je m'attendais a un vrai polar avec beaucoup d'humour.. oh oui il y en a mais pas tant que je l'aurais pensé. Et j'ai trouvé la fin un peu faite à l'arrache... mais bon c'est un premier roman.
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Walktapus
  22 octobre 2014
Je poursuis mes lectures mathématiques avec ce roman qui est une application de la théorie des fractales à la cuisine. le chou romanesco aurait été un candidat plus naturel, mais au final les raviolis s'y prêtent, bien que leur dimension fractale soit nettement inférieure. Ils ne sont pas vraiment autosimilaires et leur dimension de Hausdorff aurait été nettement décevante, n'eut été l'ajout de digitale pourpre, mais... OK j'arrête. C'est pas lundi !
La fractale des raviolis, c'est d'abord un très joli titre, ensuite une série de petites histoires interconnectées, de quelques pages. La première scène nous laisse en plein suspens, et puis on passe à autre chose, et ensuite à autre chose, parfois avec un prétexte aussi ténu qu'un rêve. Les histoires se croisent, sont enchâssées, très diverses, mais connectées.
Ca m'a fait penser aux Mille et une Nuits ou à Potocki dans l'esprit et la structure. En version moderne. Toutes les histoires sont autant de petits contes ramassés et originaux. Un style sans prétention mais qui va droit au but. Ca se lit d'une traite.
J'avoue que je n'ai pas compris ce qu'il pouvait y avoir dans le dossier rubis.location.kmz. Si quelqu'un a des lumières ?
Au passage, je découvre qu'Yves Lavandier a une théorie fractale du récit.
Et pof ! un de plus dans le pense-bête !
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   10 octobre 2014
Aujourd'hui on n'invente plus grand-chose. Celui qui détient l'armement le plus performant détruit les infrastructures de l'autre. Et l'autre réinvente la guérilla urbaine avec des moyens du siècle dernier. Et ça s'enlise. Et ça traîne... Au moins, du temps d'Alexandre le Grand ou de Jules César, ça avait de la gueule. Quarante mille soldats face à face dans un grand champ. La victoire dépendait de la tactique, de vrais choix de positions, d'attaques, de défenses. Une partie d'échecs puissance dix. Aujourd'hui, sur les cartes d'états-majors, nous ne faisons qu'imiter ou reproduire les figures héritées de quelque trois mille ans d'expérience.
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marina53marina53   02 février 2015
Quand Jupiter s’envoyait une belle mortelle, écrit Ovide, il se métamorphosait en taureau ou transformait la jouvencelle en plante verte. Délicate attention, destinée seulement à cacher son adultère aux regards de Junon, sa terrible et divine épouse. D'année en année, progressivement, Marc m'a transformée en bonne poire.
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WitchbladeWitchblade   06 janvier 2015
« Je suis désolé, ma chérie. Je l'ai sautée par inadvertance. »

Je comprends qu'un homme puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par désœuvrement, par curiosité, par habitude, par excitation, par intérêt, par gourmandise, par nécessité, par charité, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non.
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WitchbladeWitchblade   08 janvier 2015
Vacheron : « Qu'allez-vous faire maintenant que la bataille est gagnée ? »

Rémy : « Décidément, c'est une idée fixe chez vous ! La guerre n'est jamais finie. Seule la mort des soldats tombés est définitive. Ne jamais croire qu'une victoire suffit et se suffit. L'ennemi évolue, il analyse et réagit. Il s'adapte lui aussi. Ne jamais sous-estimer son adversaire. La prochaine fois, l'ennemi frappera là où je ne l'attendrai pas. »
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Eve-YesheEve-Yeshe   01 octobre 2014

« Je suis désolé, ma chérie, je l’ai sautée par inadvertance »
Je comprends qu’un homme puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par désœuvrement, par curiosité, par habitude, par excitation, par intérêt, par gourmandise, par nécessité, par charité, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non. Pourtant, ce substantif vint spontanément à l’esprit de Marc, lorsque je le pris sur le fait avec sa maîtresse.
Définition d’ « inadvertance » : défaut accidentel d’attention, manque d’application (à quelque chose que l’on fait)
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