AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 978B0911Z4NY7
299 pages
Éditeur : Aux forges de Vulcain (21/05/2021)
3.95/5   11 notes
Résumé :
« Aussi, en ce jour d’avril, quand cette voiture se gara en face du portail, j’étais collé contre la vitre, à observer le destin du monde. Deux personnes en descendirent, les visites commençaient. Cela remonte à loin et quand j’évoque ce passé, une brume enrobe mes souvenirs, l’essentiel est là, mais les détails m’échappent. Je ne me souviens plus du temps qu’il faisait ce matin-là. Je crois me souvenir qu’il faisait beau. »

S’il faisait beau, c’est u... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Liseronne
  13 juin 2021
Et si... Deux petits mots qui ouvrent sur une infinité d'autres possibles... Cela rappelle un diptyque un peu oublié et pourtant remarquable à tous points de vue d'Alain Resnais : "Smoking/No smoking" dans lequel la vie de l'héroïne changeait selon la décision qu'elle prenait au début de chaque film.
Pierre Raufast a lui aussi fait le choix de l'uchronie dans son nouveau roman inspiré de ces livres dont vous êtes le héros populaires à la fin du XXe siècle. Dans un récit à choix multiples il invite le lecteur à se mouvoir à son gré dans un dédale vertigineux de destins possibles pour son héros, Lorenzo. Idée déjà effleurée dans un de ses précédents livres "La Variante chilienne" (jeu encore très présent dans ce nouvel opus) : « Si Margaux avait choisi le bâton de rouge à lèvres, sa mère serait en vie. Si sa mère n'avait pas préparé de la tarte au citron, Margaux n'aurait pas amené Poupouce à table pour lui faire goûter. Si Poupouce n'avait pas été là, son père aurait trouvé un autre exutoire à sa colère. Et si tout ça, sa mère serait en vie.Les si sont des carrefours invisibles dont l'importance se manifeste trop tard. »
Sauf que...
Si ce roman s'ouvre sur l'affirmation de la liberté, il s'avère bien vite que c'est une illusion. La leçon du livre penche plutôt vers le constat pessimiste que tout est écrit et que quoi qu'on fasse on retombe dans le même cercle vicieux d'un destin inéluctable. Comme au monopoly, la case prison par exemple est assez inévitable. En réalité on ne choisit rien. Et l'auteur nous fait bien sentir, comme Diderot dans "Jacques le fataliste", que c'est lui qui mène le jeu. Cela m'a frappé dès le début où à la fin du chapitre 4 je décidai par défi de me reporter au chapitre 54 : là on vous informe que votre choix ne donne lieu à aucun développement narratif intéressant et on vous invite gentiment mais fermement à revoir votre choix. Ce que vous faites car après tout vous avez aussi fait celui d'acheter ce livre pour le lire ! Mais au fond j'aurais pu m'en tenir là, affirmer mon libre arbitre et refuser de me plier à l'injonction péremptoire de l'auteur. Ce premier signe ne fait que se confirmer tout au long du livre. Chaque choix vous ramène à celui que vous n'avez pas élu. Une ruse astucieuse bien sûr pour que vous lisiez l'entièreté du livre mais qui assoit l'auteur sur son trône de dieu manipulateur et vigilant. On ne lui échappe pas et si on le fait on se fait rappeler à l'ordre. Il s'agit donc d'une illustration aux dépens du lecteur de l'illusion de la liberté. Nous ne choisissons jamais, nous ne faisons qu'appliquer des programmes créés par des algorithmes religieux, génétiques, neurologiques, sociaux ou autres... Nous sommes manipulés par des instances supérieurs et invisibles toute-puissantes.
Ce refus de liberté va ici jusqu'au point d'empêcher le lecteur de penser par lui-même. Dès qu'on pense à une référence, un rapprochement, le livre nous la présente. Les "Contes des 1001 Nuits" me viennent à l'esprit et hop ! Shéhérazade apparaît quelques pages plus loin, "L'Homme-dé" et le titre est cité, la figure du labyrinthe et l'un des chapitres clandestins nous en explique le fonctionnement, l'effet papillon et l'aile du papillon volète jusqu'à nous etc. Pense-t-on à Borges et au fameux paradoxe : suis-je A rêvant de B ou ne serait-ce pas plutôt B qui serait en train de rêver de moi ?... et la possibilité nous en est offerte un peu plus loin. Je regrette que l'auteur nous en dise parfois trop et cette dimension didactique étouffe la réflexion. Or si un livre ne fait pas réfléchir, à quoi sert-il ? J'entends parfois des lecteurs dire qu'ils aiment apprendre des choses mais autant ouvrir une encyclopédie ou un dictionnaire dans ce cas. Quand un roman en dit trop, il perd de son pouvoir de mystère et de suggestion. Il enferme au lieu d'ouvrir. Et nous revoici sans doute dans l'idée du labyrinthe-prison à la manière de "Matrix", autre référence citée... La question est : est-ce ce que l'on attend d'un livre ? Ici l'auteur étale trop son savoir, ou il tient trop à nous dévoiler ses trucs.
Autre écueil, c'est l'impression que ce livre, truffé de redites et d'emprunts, au fond ne fait que recracher des idées déjà vues et revues. J'ai vu dans la bourde administrative du chapitre 11 une allusion à une scène de "Brazil" où une faute de frappe conduit à une erreur d'identité funeste. le rendez-vous de Samarkand, page 93, est une vieille légende immémoriale maintes fois reprise. Sans parler des allusions faites par l'auteur à ses propres livres... qui sentent parfois le recyclage pur et simple...
Et qu'en est-il du fond ? Des histoires racontées ? Ce point me semble une autre faiblesse. Comme si au fond la forme avait davantage intéressé l'auteur ?
Eh bien, par la multiplicité des récits possibles, comme le faisait Queneau dans un autre genre avec ses "Cent mille milliards de poèmes", ce roman est un bel hommage aux pouvoirs de la fiction, qui rend possible ce que la réalité n'autorise pas : réécrire sa vie, revenir en arrière, faire un autre choix. Et c'est une multitude de possibilités narratives que nous prenons un certain plaisir à parcourir. La fiction joue à plein son rôle de « réalité augmentée ». le chapitre 54 qui ramène au fond à la vie banale que nous avons peu ou prou, le dit bien : il n'y a rien à dire de la plupart des existences que nous vivons. D'où le rôle de l'art, du romanesque, de l'imaginaire... qui nous ouvre les portes d'autres vies, d'autres expériences.
Néanmoins, si la forme, empruntant à des contraintes qui évoquent les jeux oulipiens, est savamment maîtrisée et force l'admiration du lecteur qui se prend au jeu, le contenu m'a moins convaincue. Les différents destins de Lorenzo ne sont pas vraiment passionnants, quoique j'avoue un faible pour l'intrigue Marie (avec son messager Gabriel, une jolie trouvaille). J'ai trouvé l'épisode mexicain carrément ennuyeux. On a affaire à un récit de formation assez conventionnel. Toutes les intrigues dévident l'idée de prédestination et de choix, le thème de la manipulation. On est loin de l'inventivité d'un Diderot dans "Jacques le Fataliste", d'un Italo Calvino dans "Si par une nuit d'hiver un voyageur"...
Peut-être que toutes ces existences potentielles amènent à s'interroger : devant l'éventail de choix possibles, au fond quelle vie Lorenzo aurait-il lui-même choisie ? Qui sait ! Cela m'a rappelé l'histoire d'Achille, sommé de choisir entre une vie brève et glorieuse ou un existence longue mais obscure. Il opte pour la première bien sûr et devient le héros de l'épopée homérique qu'on connaît mais lorsque Dante le rencontre en enfer, il lui avoue qu'il regrette de ne pas avoir choisi l'autre voie... Comme quoi on regrette toujours ce qu'on n'a pas. L'ironie tragique du récit c'est d'entendre Lorenzo regretter parfois une destinée dont nous, lecteur, connaissons la réalisation malheureuse. Comme Dieu finalement ! L'insatisfaction n'est-elle pas la caractéristique dominante de la nature humaine ?
Pour résumer, un moment plaisant de lecture, pas très neuf, astucieux et assez réussi dans la forme, mais moins dans le contenu.
Et si... on relisait les "Contes des 1001 nuits", "Jacques le Fataliste", Borges, l'époustouflant Italo Calvino, "L'Homme-dé", "Les Fleurs bleues" de Queneau., "Les Armes secrètes" ou "Marelle", roman interactif de Cortazar, auteur mexicain auquel les aventures de Lorenzo au Mexique rendent peut-être un hommage implicite.
Et si... on se livrait au même jeu à notre tour ?
Je me suis moi-même amusée, auteure amatrice aléatoirement publiée à mes heures perdues, à imaginer les « Vies parallèles » d'un même personnage avec une série de contraintes, dont celle de choisir des genres différents selon les versions. Un jeu vertigineux, addictif... et sans fin ! J'en suis à ma 15e vie et à 1000 pages !... Que les éditeurs se rassurent, c'est un plaisir solitaire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MadameTapioca
  04 juin 2021
Le livre de l'indécision
On dit souvent d'un livre qu'il est fou mais là je peux attester de la dinguerie totale de celui-ci.
Si tu veux savoir pourquoi ce roman va te surprendre, rendez-vous au deuxième paragraphe.
Si tu as autre chose à faire, like cette chronique et continue à fureter sur Babelio.
(et là, normalement, tu vois déjà où je veux en venir)
Si je vous parle de LDVELH, est-ce que votre cerveau tilte ?
Mais si souvenez-vous…. le Livre Dont Vous Etes le Héros… On a tous dans notre jeunesse gouté aux joies de ces livres dont l'intrigue progresse en fonction des choix du lecteur.
Pierre Raufast reprend ce principe pour raconter la vie de Lorenzo. Un narrateur qui a bien du mal à choisir comment mener sa vie.
Ce sera donc à toi, lecteur, de prendre les décisions. Des choix importants pour l'avenir de Lorenzo mais aussi des choix a priori plus futiles (météo, gout de la confiture….).
Comme nous ne sommes pas dans un livre pour enfant, Lorenzo pourrait bien emprunter des chemins dangereux, illégaux… ou pas.
Au départ, la construction du livre semble totalement coller à un LDVELH, donc simple. Mais le plan va se complexifier et vous faire perdre la tête.
Un labyrinthe dans lequel on se perd avec plaisir. Manipuler la vie du narrateur est totalement jouissif. Et vas-y que je reviens en arrière et vas-y que je change d'avis. Et que se passe-t-il si page 45 au lieu de choisir de lire Libération je choisis de lire le journal local ?
La légende raconte qu'il y aurait plus de 1000 combinaisons possibles.
Tu pourrais même tomber sur des chapitres qui n'existent pas dans la vie de Lorenzo. C'est le risque quand comme moi « vous n'avez pas respecté les consignes de fin de chapitre ou que vous vous vous êtes volontairement égaré, le nez au vent, la démarche badine, comme l'on flâne dans les rues piétonnes un premier samedi de mai ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
lagier
  01 juin 2021
J'ai vraiment bien aimé cette histoire assez étonnante au niveau de sa construction. La « première lecture » est linéaire du coup puisque que l'on fait des choix et l'histoire avance avec une certaine logique. Comme nos choix nous emmènent vers les derniers chapitres et que le contenu est riche, on a l'impression d'avoir lu le roman dans sa totalité lorsque l'on arrive à ce que l'on peut appeler une « fin ». Mais s'ouvre alors d'autres choix et j'ai eu cette sensation très agréable de regarder des miroirs qui se font face et renvoient l'image à l'infini, sauf que là, il y a des variations à ces infinis.
En regardant ce roman devant moi, je me dis que c'est en fait un bien bel objet qui ressemble à une boîte dans laquelle on peut puiser une infinité d'histoire. Sous son allure finie et son nombre de pages définis, il est assez intriguant et continue à questionner même une fois reposé sur un coin de table. Joli tour de force que d'avoir transformé un objet papier en ressource de scenarii.
J'ai bien aimé les clins d'oeil que j'ai cru voir aux précédents romans et aussi le style pour les scènes autour du sexe-de l'amour-de la luxure. Il n'est pas toujours facile d'aborder ces thèmes sans tomber dans la littérature érotique ou dans un texte trop mièvre qui n'appelle pas un chat ou chat (je n'ose pas écrire « qui n'appelle pas une chatte une chatte »). Et comme c'est un thème sous-jacent, j'ai apprécié ce juste équilibre. On y sent aussi une quête du héros qui est au-delà de l'amour physique et c'est beau et intéressant.
Les protagonistes ont une personnalité attachante qui donne envie de les suivre. Et chose qui ne gâte rien, la couverture est tout simplement très belle et colle bien au contenu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Olivia-A
  10 juin 2021
Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revenir en arrière et prendre une décision différente à un ou plusieurs moments afin de changer sa vie et son destin ? Comme beaucoup, j'étais fascinée dans mon enfance par ces « livres dont vous êtes le héros », permettant au lecteur de décider de la trajectoire du récit au fil des pages. Dans ses Embrouillaminis, Pierre Raufast s'approprie ce principe en l'appliquant à un style littéraire autrement plus exigeant. Lorenzo choisira-t-il les études en école de commerce ou d'ingénieur ? Partira-t-il au Mexique ou fera-t-il une mission humanitaire en France ? Prendra-t-il de la confiture de fraise ou préférera-t-il celle à la figue ?
Ouvrant le champ des possibles, Pierre Raufast nous propose une multiplicité de destins, qu'il met à notre portée en nous laissant choisir, à la fin de chaque chapitre, une option ou une autre. Réflexion sur la vie autant qu'exercice littéraire de haute volée, ce livre est définitivement une exception dans le paysage littéraire, une curiosité étonnante qui vaut le détour – et un sacré détour ! Utilisant les jeux vidéos comme métaphore, avec cette possibilité magique de reprendre une partie du début ou de choisir de repartir de la dernière sauvegarde, l'auteur questionne l'influence réelle que nous avons sur notre propre destin : est-ce que, si nos choix avaient été drastiquement différents, notre vie aurait pris un chemin complètement éloigné de celui sur lequel nous sommes aujourd'hui ? Lorenzo a beau pouvoir choisir entre plusieurs destins, bizarrement nombre d'entre eux le mènent toujours au même endroit…
Au risque de m'attirer les foudres de ceux qui ont adoré, je dois avouer que, même si je ne peux que saluer la maîtrise de l'auteur dans la conception de ce récit unique, je n'ai pas accroché à la construction du livre. Je me rends compte, à mon grand étonnement, que j'aime me laisser porter par une histoire, j'aime qu'elle ait un début, une fin et des péripéties entre les deux. Je me suis retrouvée ici à relire plusieurs fois chaque chapitre, parce que j'oubliais, d'un moment de lecture à l'autre, les spécificités de chaque chemin emprunté par Lorenzo. J'ai lu certaines trajectoires dans le désordre, trop habituée à tourner les pages pour suivre le récit de manière linéaire, et je n'ai toujours pas trouvé comment on arrive au chapitre 58, malgré une étude approfondie des différents destins, menée post-its à la main. Impossible de vous donner un avis tranché, j'ai apprécié les histoires et les anecdotes, goûté comme toujours l'imagination débordante de l'auteur et son humour décalé, mais cette structure littéraire n'est pas celle qui m'a le plus convaincue.
Lien : https://theunamedbookshelf.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
veronic68
  07 juin 2021
Le premier atout de ce livre c'est sa construction : à la fin de certains chapitres, c'est le lecteur qui décide de ce que va faire le héros.
On suit la vie de Lorenzo et surtout les choix qu'il doit faire mais pour lesquels il a du mal. Heureusement que le lecteur est là pour les faire à sa place.
Mais à la fin de tout, est-ce que nos choix influencent vraiment notre vie ou notre destin est-il déjà écrit ? Vous le saurez, peut-être, à la fin de votre version de l'histoire. Car le deuxième atout de ce livre c'est qu'il y a plusieurs histoires possibles.
La lecture commence comme un amusement, on décide de la suite du chapitre, puis doucement une réflexion s'installe lorsque que l'on constate certains enchainements.
Un livre étonnant pour sa construction, intéressant pour le sujet.
Quand j'ai lu le mot "fin", j'ai été curieuse et j'ai vérifié si j'avais lu tous les chapitres...
Commenter  J’apprécie          50

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Olivia-AOlivia-A   05 juin 2021
J'entendais ma mère décrire ainsi nos destinées : "Je suis née, je me suis mariée avec ton père, tu es né. Tu te marieras, tu auras un enfant, un jour je mourrai, puis viendra ton tour." Deux existences condensées en moins de trente mots. Certes, les trous restent à combler mais, au fond, quelle importance, mon chéri ? Le principal est dit. Voici l'extrait sec. Triste synopsis minimaliste d'une vie qui gomme les rencontres annexes, les petites réussites sans lendemain, les voies sans issue, les infimes détails, les aléas sans conséquence. L'inquiétude du printemps 1986, cette bouteille qui réconcilia deux amis, la tuile envolée par cette nuit de fort mistral : tout ce qui fait le sel de nos petites vies. Seules les âmes fortes peuvent être ainsi comptables de leur vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Olivia-AOlivia-A   05 juin 2021
Alors, dans mon cerveau fiévreux, a germé un jour cette question : Est-il possible de créer des boucles infinies en littérature ? Est-il possible d'enfermer un lecteur entre quatre pages, au point qu'il en oublie de dormir, de manger, de boire, jusqu'à épuisement ? Un labyrinthe dans une bibliothèque infinie, digne de celle de Borges, où le lecteur tournerait les pages sans s'arrêter, mû par le suspens, la curiosité ou la nécessité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Olivia-AOlivia-A   05 juin 2021
Il y a trois types de mondes. Tout d'abord, celui de l'infiniment grand : les planètes, les étoiles, les galaxies et les trous noirs. Celui que nous comprenons assez bien dans sa globalité, mais que nous pouvons difficilement concevoir dans sa monstrueuse immensité.
Il y a aussi le monde des choses qui nous entourent. Les arbres, les animaux, les hommes, les femmes, les voitures et les bouteilles de rhum. Celui-ci, nous passons notre misérable vie à la découvrir, à nous y attacher puis à le détruire. Nous y titubons avec plus ou moins de bonheur, pensant maîtriser notre destin, ce qui déclenche l'hilarité des dieux olympiens.
Enfin, il y a le monde de l'infiniment petit. Le monde des aléas quantiques, des particules de Dieu qui s'entremêlent et font leur vie dans l'indifférence et l'ignorance totale des êtres vivants. C'est une fourmilière dans une tête d'épingle, un monde inerte en mouvement, un écosystème où le temps n'existe pas, où le hasard est la seule religion et qui influence pourtant nos vies insignifiantes. Faut-il encore des preuves de son existence ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Olivia-AOlivia-A   05 juin 2021
Dans n'importe quel jeu vidéo, j'aurais trouvé ce scénario trop linéaire, trop convenu. Mais c'était ma vie et je n'avais, comme la plupart des gens, aucun regard objectif dessus. Je découvrais pas à pas toutes les étapes d'un sentier mille fois foulé. Nos ancêtres ont beau avoir poli, vie après vie, les marches du destin, nous les gravissions en fiers conquérants, sourds à leurs conseils, aveugles à leur sort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Olivia-AOlivia-A   05 juin 2021
"Tu vois ? Il n'y a pas de choix, la dualité n'existe pas. C'est un côté ou l'autre, ça ne peut pas être les deux. Il n'y a pas d'alternative possible. Les choses sont comme ce couteau, elles obéissent à des lois plus grandes qu'elles. Le choix est l'illusion des faibles."
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Pierre Raufast (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Raufast
Le roman de Pierre Raufast "ne ressemble à rien" déclare François Busnel. "Les Embrouillaminis" est à retrouver Aux Forges de Vulcain. L'auteur renverse les règles du jeu. Ce n'est plus l'écrivain qui décide de la vie du héros mais le lecteur. Pierre Raufast lui propose de se rendre dans tel chapitre plutôt que de suivre l'ordre chronologique classique de lecture. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
autres livres classés : cambriolageVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox