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Pierre Ménard (IV) (Traducteur)
ISBN : 2253148261
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/2001)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Mary Jargo décide de quitter son ami Alistair qui lui a reproché, avec violence, d'avoir fait un don de moelle osseuse à un inconnu atteint de leucémie. Elle est hébergée par un vieux couple d'aristocrates qui lui confient, le temps d'un voyage à l'étranger, la garde de leur chien et de leur maison situé près de Regent's-Park. Grâce à l'association de don d'organes, Mary va faire connaissance de Léo, l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
nameless
  30 septembre 2015
Mary Jago est une jeune femme trentenaire qui travaille au Musée Irene Adler, dans Charles Lane. Il s'agit d'un clin d'oeil adressé par Ruth Rendell aux amateurs de romans policiers, puisque Irene Adler est un personnage imaginaire créé par Conan Doyle dans “Un scandale en Bohème”. Ce musée n'est pas une invention romanesque, il existe bel et bien à Londres, fort apprécié par tous les admirateurs de Sherlock Holmes. Son travail n'est pas ce qui fait de Mary une personne d'exception, non. Ce qui la distingue, c'est qu'elle a donné sa moëlle osseuse pour sauver un jeune homme atteint d'une leucémie foudroyante : “C'était fini, elle l'avait fait, elle avait été capable de mettre sa santé au service d'un autre être humain, gravement malade, et de réparer ainsi une injustice de la nature” (p. 39). Comme la réglementation l'autorise en Grande-Bretagne, le donneur et le receveur peuvent, s'ils le souhaitent tous les deux, sortir de l'anonymat et entrer en contact. Mary et Leo se rencontrent et s'apprécient, tandis que parallèlement, Mary a fort à faire pour mettre fin à sa relation nocive avec Alistair qui ne s'avouera pas facilement vaincu. Mary quitte Alistair, et sans point de chute, accepte d'être “la personne de confiance” de Sir et Lady Blackburn-Norris, celle qui gardera lors de leur voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud, leur maison et leur petit chien Gushi.

Ces quelques lignes ne sont qu'un résumé a minima de Regent's Park, roman de 369 pages. Si l'histoire de Mary et Leo sert de trame, Ruth Rendell donne vie à un grand nombre de personnages, qui vont se croiser et se cotoyer au cours de l'histoire : Bean, retraité dont la pension ne lui permet pas de vivre décemment, promène bi-quotidiennement les chiens de riches propriétaires pour améliorer son ordinaire. Hob, jeune homme drogué dont l'unique but est de trouver de l'argent pour se procurer n'importe quelle substance lui permettant de faire taire les souris et les rats qui cavalent dans son cerveau, dès que commence le manque. Carl, le frère de Leo, veille sur son cadet, malade, comme une mère tout en brassant de mystérieuses affaires. Alistair, harceleur de Mary. Bien d'autres encore...

Mais ce sont surtout les laissés-pour-compte, les sans-domicile, les clochards, ceux que personne ne remarque jamais, qui sont les héros de Regent's Park : Pharaon, appelé également l'homme aux clefs, sans cesse à la recherche de nouvelles trouvailles serrurières qu'il accroche sur ses vêtements, faisant de lui une sorte de chevalier recouvert d'une armure métalllique. Effie, qui parle peu et boit beaucoup. Roman, l'homme à l'accent d'Oxford, qui lit Dostoïevski. le lecteur découvrira peu à peu son histoire bouleversante au fil du récit. Bien d'autres encore...

Tous les personnages du roman vivent dans le même quartier, certains dans la rue, d'autres dans de grandes maisons victoriennes. Ils se croisent, se connaissent de vue, s'ignorent, vont se suspecter lorsque 3 cadavres sont retrouvés empalés sur les hautes grilles d'un parc. Très lentement, des liens se tissent entre eux, jusqu'au dénouement, époustouflant, conforme au talent inouï de Ruth Rendell, qui met à mal une fois de plus les idées reçues et déglingue les apparences. Regent's Park est aussi un roman sur Londres, ses parcs, ses musées, ses quartiers pauvres ou huppés, que Ruth Rendell décrit photographiquement, dans leurs moindres détails, faune, flore, architecture. Un très grand et beau roman qui nous rappelle subrepticement que le don de moëlle osseuse, de plaquettes ou de globules, sauve quotidiennement des malades.
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Woland
  20 juillet 2016
The Keys to the Street / Regent's Park
Ici aussi, à mon sens, roman mineur d'un écrivain qui donne l'impression, pour une fois, de flâner presque sans but.
Cadre de l'action : Regent's Park, à Londres, avec ses innombrables grilles qui évoquent irrésistiblement les piques révolutionnaires. Un assassin anonyme (et qui le restera plus ou moins car le but du jeu, ici, pour l'auteur, n'est pas tellement de nous révéler son identité) qui tue des SDF et les offre ensuite, comme une sorte d'holocauste à quelque monstrueuse divinité, empalés sur les fameuses grilles. Et puis des riverains parmi lesquels pourrait bien se trouver l'assassin.
Il y a Mary Jago tout d'abord, qui a fait un don de moëlle osseuse à un certain Leo Nash, ceci sans l'accord de son compagnon du moment, Alistair, un homme dont elle se sépare au tout début du roman parce que, franchement, depuis cette histoire de don, il s'est révélé trop violent et trop possessif à son égard. La jeune fille n'a pas trop à s'en faire question revenus et accepte de sortir un petit chien, Gushi, pendant que ses propriétaires, les Blackburn-Morris, qui habitent près de Regent's Park, prennent quelques vacances. du coup, elle entre en contact avec Bean, le promeneur attitré du chien, un septuagénaire qui sort également plusieurs autres membres de la race canine et dont Rendell nous offre une analyse psychologique très fouillée. En fait, le personnage n'est pas très sympathique et, bien que lui non plus n'ait pas à s'en faire en ce qui concerne ses revenus, il n'en finira pas moins empalé sur les grilles du parc ... A la suite de quelles circonstances, à vous de le découvrir.
En parallèle, Leo Nash et Mary font connaissance, se plaisent mutuellement et se fiancent dans la foulée. Pourtant, sans s'en rendre vraiment compte, Mary est plus ou moins intriguée, voire attirée par un SDF quadragénaire, un certain Roman, qui a décidé de vivre dans la rue après l'accident de voiture qui a tué sa femme et ses enfants. Roman, lui aussi, s'intéresse à Mary et, avec cette histoire d'empaleur qui rôde, après surtout qu'il a croisé la jeune femme poursuivie par un Alistair fou furieux (c'est un état dans lequel il sombre fréquemment), il se fait plus ou moins son ange gardien.
Les personnages vont et viennent - comme à l'aveuglette - dont Effie, une SDF qui semble avoir un problème mental, Dorothea, l'amie de Mary avec qui elle partage la responsabilité d'un musée consacré à Irène Adler (la seule femme dont, selon Sir Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes soit jamais tombé amoureux), les domestiques des riverains, Carl, le frère de Léo Nash, qui vit de trafics divers mais adore son frère, tout cela au sein des réminiscences de Bean sur ses employeurs de jadis, notamment Maurice Clitheroe, qui appréciait beaucoup le bondage et qui a trouvé la mort plus ou moins après des exercices musclés avec un certain "Cogneur."
"Cogneur" que croise Bean alors qu'il ne le fallait pas. Pour autant, est-il l'Empaleur ?
Au risque de me répéter, un roman paresseux, dont les personnages (sauf peut-être Roman et Bean) n'ont pas la subtilité habituelle chez Rendell. le lecteur finit par ne plus savoir très bien ce qu'il cherche et même s'il cherche quelque chose ou quelqu'un. A ne réserver qu'aux inconditionnels.
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rulhe
  15 septembre 2017
un triller palpitant et dramatique.avec des personnages attachants .
aucun moment de répit et
une mise en scène sombre
et nerveuse.
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Lalivrophile
  24 février 2018
Ce roman m'a plu. La façon de faire de Ruth Rendell m'a un peu rappelé «La maison du lys tigré». Ce n'est pas du tout la même histoire, mais dans les deux romans, on rencontre des gens dans leur quotidien, et ils se croisent au hasard des événements. Ici, il y a plusieurs meurtres, et ils commencent assez vite. Les protagonistes en sont plus ou moins touchés. le lecteur considère tout ce petit monde, et se demande si le coupable (surnommé «l'empaleur») est parmi eux... Quant à moi, mes hypothèses se sont révélées fausses, ce qui m'a plu. En revanche, je n'ai pas vraiment compris le mobile du tueur. Il a été marqué par quelque chose de traumatisant, mais pourquoi ses victimes sont-elles celles-là? Qu'est-ce qui a poussé «l'empaleur» à en arriver là? Il y a des demi-explications, mais cela m'a paru un peu mince.
[...]
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Lien : https://www.lalivrophile.net..
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Namibia
  24 mars 2017
Publié en français sous le titre Regent's Park.
Ruth Rendell est renommée pour sa vision acérée de la psychologie humaine. Dans ce roman, nous suivons la vie de plusieurs personnages qui habitent le quartier de Regent's Park. Des personnes seules et faibles. Une ambiance glauque et malsaine mène l'intrigue. Captivant.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
namelessnameless   22 septembre 2015
Elle savait qu'elle appartenait à la catégorie des victimes, des êtres doux et effacés -des femmes, le plus souvent- qui se soumettent pour avoir la paix, qui font des sourires et des concessions et qui révèlent de la sorte les pires travers de ceux qui les oppriment.

Page 38
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namelessnameless   23 septembre 2015
Le dimanche, à la mi-août, le nombre de véhicules qui empruntent l'artère atteint sans doute son niveau le plus bas, et on a l'impression de se retrouver sur une autoroute des années 60, du temps où l'air était relativement pur et où c'était encore un plaisir de conduire.

Page 334
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namelessnameless   21 septembre 2015
Mais Roman avait appris que les sans-abri n'ont pas droit à la moindre reconnaissance et que ceux qui les croisent tous les jours les ignorent obstinément, en détournant les yeux. Des milliers de gens ne les remarquent pas plus qu'ils ne font attention aux détritus qui traînent partout.

Page 82
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