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ISBN : 2070444147
Éditeur : Gallimard (16/11/2012)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 12 notes)
Résumé :
«Tous les hommes rêvent mais pas de la même façon. Ceux qui rêvent de nuit s’éveillent le jour et découvrent que leur rêve n’était que vanité. Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en œuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C’est ce que je fis.» Derrière le héros mythique, joué par Peter O’Toole dans le célèbre film de David Lean, se cache un personnage complexe, non exempt de zones d’ombre. Archéolo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Aaliz
  03 février 2013
Mes parents étant « fatigués de voir toujours les mêmes vieux clous à la télé », je suis passée à côté de nombreux films cultes dont le célèbre « Lawrence d'Arabie » avec Peter O'Toole et Omar Shariff. de l'homme en question, je ne savais pratiquement rien si ce n'est qu'il avait dirigé la révolte arabe contre l'empire ottoman pendant la première guerre mondiale. J'ai heureusement eu l'occasion d'en apprendre plus grâce à cette biographie par Michel Renouard.
Thomas Edward Lawrence méritait effectivement un film tellement sa vie est hors du commun et lui-même était un personnage hors-norme. Par sa famille déjà, il est issu de l'amour interdit entre son père et une gouvernante, il héritera d'ailleurs du patronyme de son grand-père maternel ( son père était un Chapman). Thomas Edward aura une enfance nomade puisque sa famille déménagera à de nombreuses reprises. Plus tard, il gardera son goût des voyages, fera le tour de la France en bicyclette pour en visiter et dessiner les châteaux forts, parcourra la Syrie seul et par ses propres moyens. Brillant étudiant, Lawrence est un surdoué, il est passionné d'Histoire, de littérature, de langues, de dessin, de photographie, de mécanique et de vitesse. Seulement il est allergique à toute discipline et toute forme de règlement. C'est un solitaire qui aimerait vivre retiré du monde à tel point qu'il en aura le projet de fonder une abbaye et que, plus tard, il décidera de s'engager dans la RAF pour y vivre dans son cocon militaire à l'abri du monde extérieur.
Il est bien vite repéré pour ses capacités par celui qui sera son mentor et auquel il devra son avenir : David George Hogarth brillant archéologue mais aussi agent de renseignement au service de Sa Majesté. Voilà Lawrence envoyé en Turquie sur le site hittite de Karkemish afin d'y procéder à des fouilles. Comme par hasard, tout proche du site, les turcs s'activent à la construction d'une voie ferrée permettant de relier Berlin à Bagdad. Plus tard, c'est en Egypte que Lawrence est envoyé chargé d'effectuer des relevés topographiques.
D'agent de renseignement, il devient leader de la révolte arabe. Doué en psychologie, il s'entoure des meilleurs : Fayçal, le fils du roi Hussein, mais aussi Jaafar Pacha et Auda Abu Tayi qui seront ses meilleurs chefs militaires. Lawrence parvient à fédérer les nombreuses tribus arabes dont certaines sont pourtant en guerre depuis des siècles et pour cela, il en paie parfois le prix fort contraint d'arbitrer les querelles et de prendre des mesures extrêmes. Lawrence et ses compagnons s'illustrent par leurs faits d'armes : bataille du rail, prise d'Aqaba. Malheureusement ils échouent à Deera où Lawrence est fait prisonnier par les Turcs, torturé et violé. Cet épisode restera pour lui un traumatisme. Jérusalem tombe aux mains des britanniques puis toute la Syrie. La main mise britannique sur cet espace est une réussite et Lawrence en est l'un des principaux responsables.
La première guerre mondiale terminée, l'empire ottoman est démembré, Lawrence est accueilli en héros par les plus grands noms de la politique anglaise dont le roi George V. Mais Lawrence refusera d'être anobli et décoré. Il préfère intégrer la RAF mais incognito en tant que simple soldat. Il se verra confier d'autres missions ( même en Inde) jusqu'à son retour définitif sur le sol britannique où il travaillera à la rédaction de plusieurs ouvrages dont le plus célèbre Les sept piliers de la sagesse , oeuvre autobiographique, mais aussi La matrice, ouvrage sur les débuts de la RAF, grâce à sa maîtrise du grec ancien il sera chargé également de traduire L'Odyssée.
Un tragique accident de moto privera l'empire d'un de ses plus brillants sujets.
J'avoue avoir été sous le charme de cet incroyable personnage qu'était Thomas Edward Lawrence avec lequel je me suis trouvée des points communs. Je ne reviendrais pas sur les accusations d'homosexualité ou de masochisme que je trouve fondées sur du vent. Certes, Lawrence avait un rapport particulier au corps qu'il détestait, préférant s'en détacher, il aurait aimé se résumer à une entité purement spirituelle.
Volontiers provocateur, il n'en faisait qu'à sa tête et se moquait éperdument de la hiérarchie. Petit exemple :
« Louis Massignon ajoute : « Ayant une grande cour à traverser sous les yeux des officiers, je fis signe à Lawrence de rattacher sa patte d'épaule gauche : « Pensez-vous que j'aie pour ces gens la moindre considération ? » dit-il ; et il fit à ce moment-là, le geste d'ouvrir son pantalon pour uriner face à l'état-major. »

C'est un magnifique ouvrage que nous propose Michel Renouard. le style est limpide, agréable, non sans humour. le récit est truffé d'anecdotes croustillantes tant concernant notre sujet principal mais aussi sur plein d'autres sujets. On apprend par exemple que Lewis Carroll avait un loisir que la morale réprouve, que Auda Abu Rayi cassa volontairement son dentier ( de fabrication turque) pour le remplacer par un dentier britannique, que le frère de Thomas Edward ( réputé pour sa grande beauté) a servi de modèle pour une statue exécutée par l'épouse du célèbre explorateur Walter Scott, que le petit-fils d'Abdel Kader ( oui oui celui qui résista contre les français en Algérie) était un traître et bien d'autres choses encore.
Michel Renouard parvient à retracer brillamment le contexte géopolitique, pourtant très complexe, ainsi que les enjeux de pouvoir entre les grandes puissances occidentales mais aussi toute l'ambiance de cette époque : on y croise les plus grands écrivains, hommes politiques et autres personnages emblématiques de l'empire britannique.
Il base son travail sur une abondante bibliographie ( que l'on retrouve en fin de volume) et cite intelligemment Lawrence lui-même à travers des extraits des Sept piliers de la sagesse.
Il revient sur la construction du mythe autour de Lawrence, nous explique le rôle des journalistes dans la naissance de cette légende et démontre finalement que Thomas Edward n'était pas le « Lawrence d'Arabie » image fabriquée par les médias et le cinéma.
Autre plus de cet ouvrage : une chronologie récapitulative ainsi que de nombreuses photos, certaines prises par Lawrence lui-même.
Seul bémol : l'absence de cartes qui auraient vraiment été très utiles.
J'ai appris énormément grâce à ce livre qui rend un bel hommage en toute objectivité à cet homme exceptionnel qu'était Thomas Edward Lawrence. Moi qui suis un peu frileuse face aux biographies que je trouve généralement trop austères, noyées dans des détails et des notes de bas de pages, celle-ci fait exception par sa clarté et sa grande fluidité de lecture. Je vous la recommande chaudement.



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TRIEB
  09 décembre 2012
Qui était vraiment Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d'Arabie, personnage rendu célèbre par l'interprétation de Peter O'Toole dans le film éponyme de David Lean.
Un homme à l'origine incertaine, nous dit Michel Renouard, dans la biographie qu'il consacre à ce personnage hors normes : T.E. Lawrence est né d'une relation adultère entre son père, Thomas Chapman et une certaine Sarah Junner, gouvernante. La famille change de résidence, d'identité, et le jeune Thomas se nommera Lawrence, nom présumé du père de Sarah.
Jeune homme solitaire, ascétique, T .E Lawrence manifeste un goût prononcé pour les siècles anciens et pour les humanités : le latin et le grec n'ont pas de secret pour lui, il traduire L'Odyssée d'Homère. Les croisades, la geste associée à cette période, le personnage de Richard Coeur de Lion, sont des marqueurs pour ce jeune homme qui délaissent les amitiés particulières, relativement répandues dans les Public Schools britanniques à cette époque, pour ne se consacrer qu'à la poésie, au rêve éveillé.
De nature rebelle, peu enclin à adopter les contraintes d'une discipline commune, il fréquente l'Université d'Oxford .Il y fera la rencontre de personnages qui compteront dans son parcours : David George Hogarth, archéologue de son état, archéologue, et accessoirement agent de renseignement de Sa Majesté.
Charles M. Doughty, auteur de Voyages dans l'Arabie déserte, dont la lecture exercera une influence majeure sur l'oeuvre principale de Lawrence Les Sept Piliers de la sagesse.
Quelles furent les motivations de Lawrence pour s'engager dans des batailles en Syrie, en Arabie Saoudite, en Mésopotamie ? le patriotisme, nous dit Michel Renouard, car Lawrence se voulait au service des intérêts de son pays bien sûr, de l'empire colonial britannique. Et aussi par soif d'absolu, par la recherche de l'accomplissement d'un rêve , seuls objectifs capables d'enthousiasmer ce personnage dédaigneux au plus haut point des avantages matériels , lui qui refusa les droits d'auteur considérables que les éditeurs lui proposèrent pour l'édition des Sept Piliers de la sagesse.
A la fois homme d'action, par sa participation aux batailles du Hedjaz , au cours de laquelle il se livre à des opérations de guérilla 1917, à celle d'Akaba , aboutissant à la prise de la ville , à la bataille de Deraa , où il est fait prisonnier et torturé , homme de l'ombre par ses activités de renseignements , homme de diplomatie , par sa présence lors des tractations qui scelleront le sort du Moyen-Orient après la première guerre mondiale , Lawrence ne laisse pas indifférent : il séduit les grands personnages qu'il rencontre ,comme le général Allenby qu'il rejoint après une marche à dos de chameau dans le Sinaï , à Ismaïlia .Malgré les différences d'origine , le courant passe entre eux et Lawrence est promu Major(commandant)
Winston Churchill, Secrétaire d'Etat aux colonies en 1921, lui propose un poste de conseiller aux questions arabes que l'intéressé accepte, énoncera-t-il à son propos : « le monde regarde naturellement avec un peu d'effroi un homme aussi indifférent à la famille, au bien-être, au rang, à la puissance comme à la gloire ; il ne voit pas un être se placer en dehors de ses lois (….) Il était vraiment l'habitant des cimes, là où l'air est froid, vif et raréfié, et d'où l'on domine les jours clairs, tous les royaumes du monde et leur gloire. »
Le livre de Michel Renouard fourmille d'indications sur la formation intellectuelle de Lawrence, ses orientations sentimentales. Il y est démenti une homosexualité, en raison de la répulsion que Lawrence éprouvait pour le corps, composante accessoire pour déterminer la conduite de cet homme .
Michel Renouard souligne, à de nombreuses reprises, le côté rebelle du personnage, sa marginalité, souvent voulue, en marge des structures .Cet trait moral renforce à coup sûr l'intérêt pour le personnage dont on découvre la complexité à la lecture de cette excellente biographie.
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dupuisjluc
  23 avril 2016
Dans ce livre, Michel Renouard, nous montre l'homme derrière la légende de Lawrence d'Arabie. On y découvre un héro qui fuit les honneurs mais qui se retrouve au devant de la scène dès qu'il s'agit de monde arabe, un écrivain de génie qui refuse les rééditions et la gloire, un homme qui attire les femmes mais qui préfère le monde des hommes.
Dans un style narratif précis et clair, parsemé de citations et d'extraits qui ne nuisent pas à la fluidité du tout, l'auteur nous décrit très justement un personnage complexe et ambigü.
Une belle découverte et un bel enrichissement historique !
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tilly
  08 janvier 2014
De Thomas Edward Lawrence, resté célèbre sous les traits de Peter O'Toole dans le film de David Lean, on retient surtout l'engagement et le rôle déterminant dans la révolte arabe contre l'Empire Ottoman durant la Première Guerre Mondiale. Pourtant, les temps forts de sa courte vie d'homme exceptionnel à la personnalité complexe mais attachante ne se limitent pas à ces seuls exploits guerriers mythiques.
Rien de banal dans une enfance plutôt heureuse mais peu conventionnelle : exil familial en Bretagne, voyages, changements de résidence destinés à préserver un secret peu avouable dans la bonne société anglaise.
Suivent les études classiques à Oxford, les travaux d'archéologie, les voyages au Proche Orient, le recrutement dans le renseignement, la guerre, l'épopée d'un roi sans couronne au “pays où fleurissent les citronniers”.
A son retour d'Arabie, reçu à Londres en héros national, il est déçu par les suites diplomatiques de son intervention sur le terrain, refuse les honneurs, la fortune, et se réfugie dans l'écriture. Mais toujours passionné par l'action, il réintègre l'armée un peu plus tard, sans grade et sous un faux nom, dans la RAF.
De retour d'une dernière mission sans éclat en Inde, le soldat-écrivain meurt à 47 ans dans un stupide accident de moto.

Il pouvait être tentant pour l'auteur d'une biographie de Thomas Edward Lawrence (1888-1935) d'en faire tout un roman… d'aventures. Mais Michel Renouard livre avant tout un document sérieux et parfaitement informé sur un être hors normes, infiniment complexe. Qu'on lit comme un roman !
Le biographe nous transmet très vite et très facilement une admiration teintée de compassion pour son sujet : esprit libre, érudit, rebelle, excentrique, mais sincère. On s'émeut de la solitude assumée du héros aux dons multiples, de ses contradictions, de la conscience qu'il a de son inaptitude à la relation intime.
La description des conflits et des équilibres politiques en Orient durant la guerre est d'une lecture un peu plus difficile : on regrette l'absence de cartes géographiques. le cahier de photos central permet de vérifier certaine ressemblance de Lawrence avec l'acteur qui l'a incarné ! Chronologie, notes et bibliographie, sont des annexes utiles en fin de volume.
L'écriture est fluide, agréable, émaillée de pointes d'humour assorties à celui que l'auteur prête à son sujet. Un document passionnant et étonnant, qui réussit une synthèse harmonieuse entre l'illustration de la personnalité fascinante de Lawrence, et la description de ses activités politiques et littéraires.

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Jipi
  13 avril 2018
"Pour un homme fort, rien n'est écrit que ce qui n'est écrit par lui".
Gassim égaré dans le désert doit mourir, c'est écrit. Lawrence rétorque dans un premier temps que rien n'est écrit, pour ensuite spécifier que tout est écrit "Là dedans", c'est-à-dire dans un esprit indépendant dans l'analyse et l'entreprise.
Une approche nouvelle donnant naissance à l'individualité d'un raisonnement démarqué de la résignation ancestrale qui dans son élaboration sauvera une vie.
Lawrence livre sur un plateau Hegel et Kant à une rose des sables, ne s'exprimant que par une loi unique depuis des millénaires, celle d'accepter son sort sans réagir.
Sherif Ali Ibn El Kharish le comprend bien, en condamnant puis saluant chaleureusement le dénouement heureux d'un acte fou mené jusqu'a son terme par un esprit indépendant.
Offrande offerte à ses semblables laissant présager l'entame d'une autre manière d'appréhender le monde en y instaurant ses propres ressentis.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SioSio   19 janvier 2013
Homme de contradictions, Lawrence est à la fois un timide et un exhibitionniste, qui veut en même temps arpenter le devant de la scène et se cacher dans les coulisses. Les corridors du pouvoir l'attirent tout autant que les ermitages en plein désert. Comme ces vedettes qui réclament le droit à la vie privée tout en l'exhibant, avec délectation, sous les projecteurs, il fuit les journalistes, en même temps qu'il les recherche, se faisant ainsi le complice de ceux dont il se dit la victime. [...] Comme l'écrit Pierre Moinot, Lawrence est quelqu'un sur qui "on ne peut rien affirmer sans qu'aussitôt, au détour d'une phrase, il ne paraisse faire surgir sur lui-même une vérité opposée".
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AalizAaliz   03 février 2013
Louis Massignon ajoute : « Ayant une grande cour à traverser sous les yeux des officiers, je fis signe à Lawrence de rattacher sa patte d’épaule gauche : « Pensez-vous que j’aie pour ces gens la moindre considération ? » dit-il ; et il fit à ce moment-là, le geste d’ouvrir son pantalon pour uriner face à l’état-major.
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TRIEBTRIEB   09 décembre 2012
Le monde regarde naturellement avec un peu d’effroi un homme aussi indifférent à la famille, au bien-être, au rang, à la puissance comme à la gloire ; il ne voit pas un être se placer en dehors de ses lois (….) Il était vraiment l’habitant des cimes, là où l’air est froid, vif et raréfié, et d’où l’on domine les jours clairs, tous les royaumes du monde et leur gloire
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dupuisjlucdupuisjluc   23 avril 2016
La vie est une affaire privée, absolument; et rien ne justifie la mainmise violente d'un homme sur un autre.
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dupuisjlucdupuisjluc   23 avril 2016
La guerre, il le sait maintenant, n'est belle que pour ceux qui ne la font pas ou dans les romances médiévales du roi Arthur. Sur le terrain. elle illustre la nature humaine dans ce qu'elle a de pire.
(p.185)
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