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ISBN : 2253152552
Éditeur : Le Livre de Poche (20/03/2002)

Note moyenne : 2.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Lorsque Anaïs Nin rencontre Henry Miller, en 1931 à Paris, il est déjà auréolé de sa légende d'écrivain pornographe et jouisseur. Elle est mariée, secrètement insatisfaite dans ses pulsions et ses désirs. " Ainsi la violence va-t-elle rencontrer la délicatesse ! " s'écrie-t-elle.

Durant trois ans d'une passion charnelle vouée à tous les excès, Henry va être son initiateur. C'est cette histoire d'amour enflammée entre deux êtres d'exceptio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lagier
  28 décembre 2017
Je n'avais jamais lu de littérature érotique avant ce roman (je n'ai par exemple jamais lu des livres comme « 50 nuances de Grey » par exemple). Et là je dois dire que j'ai été bluffé. Passé les premières pages, finalement assez vulgaires par rapport au reste du roman, j'ai trouvé ce roman passionnant. Ce qui m'a attiré dans la librairie où j'achète mes livres, est le fait qu'on y parle de Henry Miller, auteur dont j'ai lu dans la jeunesse quelques ouvrages, mais dont je n'ai aucun souvenir. du coup, cela m'a intrigué de lire le résumé car l'auteure a écrit à sa façon l'histoire de la rencontre entre Henry Miller et Anaïs Nin, et ceci à partir de documents qu'elle a lus. Bien sûr, tout tourne autour du sexe. Une sexualité décrite assez crument, mais avec 1001 et une subtilité dans les termes choisis. Peut-être est-ce là le lot de tous les livres érotiques que de décrire par images la sexualité ? Mais comme je n'ai pas d'autres références, j'ai trouvé le vocabulaire très riche et digne d'intérêt jusqu'au bout. J'ai surtout aimé cette quête d'Henry, qui cherche une mère, une amante, une putain, et celle d'Anaïs, qui cherche un père, un enfant et veut tout connaître du sexe. Et puis l'alternance des points de vue, raconté une fois par Henry, puis ensuite par Anaïs est intéressante. On comprend bien qu'on se trompe très souvent lorsque l'on pense comprendre ce que l'autre ressent. On le voit souvent soi-même dans la vie ; combien de fois pense-t-on être dans le vrai, faire du mieux qu'on peut, faire plaisir, alors qu'en fait on ne fait que blesser l'autre. J'ai aimé aussi cette quête d'Anaïs et ce degré d'intimité qu'ils atteignent, qui ferait rêver tout homme et toute femme (enfin je pense), et qui finalement ne leur suffit pas. Comme si en fait, à trop se dévoiler, l'autre en perdait son charme. Ce livre nous montre que l'amour est un drôle d'équilibre entre complicité complète et jardin secret. Certains couples meurent d'être trop distant, d'autres d'être trop intimes. Alors certes les pages de ce livre sont une succession de parties de jambes en l'air. Mais elles sont aussi une belle réflexion sur l'un des sujets les plus complexes de l'être humain : la sexualité. Il y a tant d'enjeu derrière celle-ci que c'est probablement le challenge le plus fort que doit vaincre un couple. Concilier les désirs de l'homme avec ceux de la femme. Trouver cet équilibre qui fait que chacun sera serein dans sa sexualité. Ce livre nous montre la quête de deux êtres extrêmes, qui malgré toutes les dérives qu'ils s'autorisent ne s'en sorte finalement pas si mal.
Si vous n'avez pas peur d'un vocabulaire assez cru, si la sexualité n'est pas pour vous que dépravation, mais si c'est bien pour vous une des facettes fascinantes de l'humain, alors je vous conseille ce livre... ce livre qui parle finalement de la vie.
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Madraykin
  05 décembre 2013
Appréciant particulièrement Anais Nin et Henry Miller, autant pour leurs écrits respectifs ou la relation qu'ils ont entretenue, lire La Jouissance et l'extase de Françoise Rey me semblait intéressant pour recréer un peu de la magie de leur complicité. Quelle déception... « l'histoire d'amour enflammée entre deux êtres d'exception » annoncée par la quatrième de couverture est réduite, pour beaucoup, à un enchaînement de descriptions de mises en scène de sexe assez vulgaires, sur des lignes et des lignes l'auteur s'attache à décrire des pratiques sexuelles jusqu'à l'écoeurement : tout l'éventail du vocabulaire servant à décrire telle ou telle pratique est convoqué, aligné sans intérêt, provoquant un certain dégoût plus qu'une sensation de volupté, de sensualité qui fait qu'un texte érotique est intéressant et pas simplement masturbatoire. le fait aussi de décrire deux fois la même scène d'amour, selon le point de vue d'Henry ou d'Anais, est très vite lassante dans la lecture et semble inutile car l'auteur, en utilisant ce procédé semble vouloir décrire les différentes psychologies de chacun des amants mais n'y parvient pas réellement, certes Henry Miller était connu pour son écriture crûe voire obscène mais la crudité de Françoise Rey m'a semblé ici gratuite et un peu glauque. Quant au style d'Anais Nin, elle n'en a capté aucune essence, et il est petit à petit insupportable de percevoir à travers ce roman une Anais Nin décrite comme une bourgeoise niaise mais pas trop puisqu'intellectuelle, découvrant l'amour physique et souhaitant devenir du coup une sorte de nymphomane fière de ses exploits : toutes ses relations les plus connues y passe, Allendy, Artaud, son père... Les personnalités des personnages secondaires les plus importants ( Hugo et June ) me semblent aussi bien réduits : Hugo est un benêt un peu lourd et June une sorte de goule vulgaire. le fait qu'Anais Nin se soit intéressée au début bien plus à la personnalité étrange de June plutôt qu'à Henry est passé à la trappe, June n'apparaît que comme une rivale qu'il faut supplanter sexuellement. le deuxième point important qui m'a dérangé dans ce livre est qu'il fait l'impasse totale sur la complicité des deux amants, à la fois sentimentale et due à leur statut d'écrivain, leur relation étant après tout aussi forte principalement parce qu'ils partageaient le même besoin d'écrire. Il n'y a aucune tendresse relative à leur travail en commun, la façon dont ils s'encourageaient et progressaient dans leur travail tout en jouissant d'une époque formidable d'un point de vue culturel. le sexe pour le sexe prend donc toute la place dans ce roman et c'est bien dommage car la relation entre Anais Nin et Henry Miller, avec leurs styles si opposés mais complémentaires, méritait selon moi plus de profondeur et de tendresse.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
lagierlagier   28 décembre 2017
« Tu me demandes des nouvelles de Tropique du Cancer. Il est maintenant imprimé – Il sortira en septembre prochain ». Mais il ajoutait « Je n’ai pas eu le moindre choc en voyant les épreuves. Aucune émotion que ce soit – sauf peut-être du dégoût. Quand je fais une aquarelle minable, j’ai du plaisir à la regarder – même pour la millième fois. Mais un livre ! Bah ! C’est tellement mort une fois que tu en as accouché ».
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Video de Françoise Rey (1) Voir plusAjouter une vidéo

[Françoise Rey]
Entretien avec Françoise REY à propos de son livre "En toutes lettres" (aux éditions Ramsay).Elle parle de l'histoire de son livre, de sa manière d'écrire, du langage et des romans érotiques.
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