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EAN : 9782207226445
224 pages
Éditeur : Denoël (14/05/1980)
3.93/5   7 notes
Résumé :
Avec cette autobiographie inachevée, Jean Rhys laissait un impressionnant fragment d'autoanalyse intitulé « extrait d'un journal ». Elle l'avait écrit à la fin des années 1940 et comptait l'incorporer au volume si elle trouvait le moyen. La chose aurait peut-être été impossible : ces pages ont un style très différent du reste. Elles sont présentées ici en appendice et non comme partie intégrante du récit.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
gonewiththegreen
  16 janvier 2021
Livre très particulier que ce "Souriez s'il vous plait".
C'est la première phrase du livre .Une photo est prise. Trois ans plus tard , l'auteure constate les changements. A travers son enfance , elle va chercher à expliquer la construction de sa personnalité et expliquer comment la vie l'a amenée où elle est arrivée.
Particulier car la deuxième partie de l'oeuvre n'est pas "finie", en ce sens qu'il s'agit d'une ébauche de récit que l'auteure n'a pas eu le temps avant sa mort de finaliser.
Jean Rhys, de son vraie prénom Gwendoline est née à la Dominique et la première partie du livre raconte sa vie sur l'ile qu'elle quittera à 17 ans pour rejoindre la perfide Albion.
La préface du livre nous éclaire sur la vie de Jean Rhys, sa conception de l'écriture , ses relations avec le monde.
Et en effet, l'écriture est très belle, puissante, extrêmement bien rythmée. dans cette partie à la Dominique , on revient par flash sur les faits qui ont marqué la jeune fille : La vie familiale entourée de domestiques, les rapports avec les noirs , le couvent, la place de la religion.
Ecrite en fin de vie , l'auteur met en lumière l'importance de sa construction à travers ces faits de son enfance, notamment par rapport à son père, à l'idéalisation que l'on peut faire d'un père absent. C'est , je radote, extrêmement bien écrit.
La deuxième partie , européenne est plus décousue mais conserve son intérêt , notamment pour la parie consacrée à la vie d'artiste de Jean.
Une lecture vraiment différente, qui donne envie de découvrir l'oeuvre de l'auteure. Merci à Norlane pour le partage...je ne connaissais même pas l'auteure!
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Norlane
  16 janvier 2021
Une autobiographie inachevée, ça peut être un piège d'éditeur avide d'écrits posthumes. Ce livre ne l'est pas. Il est accompagné d'une bonne préface explicative et la partie que l'autrice n'a pas eu le temps d'aboutir ne manque pas de qualités.
Le regard de Jean Rhys sur elle-même et la société qui l'entoure - son enfance à la Dominique, petite-fille d'esclavagiste dans ce qui était les Indes occidentales, son passage à la vie adulte (à 17 ans...) en Angleterre, et un peu la suite de sa vie à Paris, Vienne et de nouveau l'Angleterre - est naïf et plein d'acuité : souvenir après souvenir, c'est la construction de sa personnalité qui l'intéresse, dans un monde où elle semble peu à sa place sans pour autant en sortir vraiment.
Lire l'autobiographie d'un écrivain dont on n'a rien lu peut être une mauvaise idée, ce n'est pas le cas ici : d'une, j'ai aimé le récit sociétal historique tel qu'il est raconté ; de deux, ça donne envie d'ouvrir les romans.
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Fuyating
  27 janvier 2021
Jean Rhys, que je ne connaissais pas avant de lire ce livre, semblait être une femme passionnante et énigmatique.
J'ai apprécié ce récit autobiographique dans lequel l'auteure partage avec nous des moments marquants de sa vie.
Nous découvrons dans la première partie (ma préférée) ses relations complexes avec certains membres de sa famille, son expérience du couvent et son rapport à la religion. Elle nous parle également de la Dominique où elle a vécu jusqu'à l'âge de dix-sept ans, ce pays qu'elle aime profondément.
Vient ensuite dans une seconde partie des passages de sa vie d'adulte, celle de "l'après-Dominique", où le caractère de la jeune femme s'affirme mais périide durant laquelle son avenir a été si souvent incertain.
La dernière partie contient des notes, des mots jetés sur le papier que Jean Rhys n'a pas eu le temps de peaufiner (sacrilège pour l'auteure !)
Jean Rhys a une plume intéressante et elle est très exigeante envers elle-même et son écriture, comme l'a fait remarquer Diana Athill dans sa précieuse préface. Précieuse, en effet, parce qu'elle nous permet d'aborder cette autobiographie inachevée avec une meilleure connaissance de la personnalité de Jean Rhys. Cette autobiographie m'a donné envie de découvrir ses romans !
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Pirouette0001
  01 novembre 2014
Un livre lu au temps où Jean Rhys n'était en rien à la mode. Un livre que j'ai beaucoup aimé. Qui décrit sa volonté de liberté à une époque où être une femme libre était péjoratif voire injurieux. Une très belle lecture.
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oiseaulire
  20 juillet 2018
Jean Rhys possède un style d'un charme fou, mélange de poésie et de prosaïsme : on le retrouve dans cette histoire inachevée de sa vie.
Cette femme non conformiste fut une artiste : je l'aime beaucoup.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
NorlaneNorlane   17 janvier 2021
Des fenêtres de la maison, qui était peinte en blanc et délabrée, on découvrait toute une chaine de montagnes : Morne Diablotin, la plus haute et d'autres plus basses : Morne Anglais, Morne Collé Anglais, Morne Bruce (aux Indes occidentales françaises, on appelle les montagnes des Mornes, et la Dominique avait été français, autrefois). Nous étions persuadés, moi du moins, que Morne Diablotin mesurait 8000 pieds de haut, et que son sommet devait être inviolable, car c'était une roche escarpée. De grands vols d'oiseaux noirs y tournoyaient souvent - oiseaux du Diable, ou Diablotins, qu'on ne retrouve nulle part, ni dans les Indes occidentales, ni ailleurs dans le monde.
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FuyatingFuyating   27 janvier 2021
Ce n'est pas dans la solitude désertique et sauvage de Bona Vista, mais à Morgan's Rest que j'ai commencé à sentir que j'étais amoureuse de ce pays, que jamais plus je ne l'oublierai. Je partai seule, pour de longues promenades. Quel singulier sentiment d'avoir grandi dans un pays superbe, et de découvrir à quel point il était superbe. Un pays éclatant de vie, j'en avais la certitude. Une telle douceur, sous des couleurs chatoyantes, des collines comme des nuages, des nuages comme de fantastiques collines. Quelque chose d'austère, pourtant, derrière les apparences, de lugubre, d'abandonné. Je désirai m'y perdre, m'y fondre, faire vraiment partie de lui. (Mais il a detourné le visage, avec indifférence, et j'en ai eu le cœur brisé).
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FuyatingFuyating   27 janvier 2021
La terre était comme un aimant. Elle m'attirait. Je me sentais si proche parfois de cette intégration, de cet anéantissement, dont j'avais la hantise.
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NorlaneNorlane   16 janvier 2021
J'habitais alors Torrington Square. Une pension où je devais être la seule Anglaise, ou soi-disant Anglaise, car l'atmosphère y était extrêmement chaleureuse.
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Vidéo de Jean Rhys
Book Review | Wide Sargasso Sea by Jean Rhys.
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