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Yvonne Davet (Traducteur)
ISBN : 2070770850
Éditeur : Gallimard (02/09/2004)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 73 notes)
Résumé :
La créole Antoinette Cosway raconte son enfance au domaine Coulibri, à la Jamaïque. Entre l'indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule: elle est envoyée dans un couvent qu'elle quittera à l'âge de dix-sept ans pour se voir épouser un Anglais, distant, égoïste et arrogant. Poussée par la haine qu'il lui porte, elle sombrera dans l'alcoolisme et la folie meurtrière. Il fallut neuf ans à Jean Rhys pour écrire La prisonnière des Sargasses q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  08 janvier 2019
La prisonnière des Sargasses est un roman de Jean Rhys publié en 1966 à 76 ans. Récompensé par la Royal Society Littérature Award ce roman mit en lumière une auteure restée dans l'ombre. Jean Rhys s'est surement inspirée de sa vie pour créer le personnage d'Antoinette. Comme elle elle est la fille d'un anglais marié à une créole blanche. Bercée dans la culture de la communauté noire de la Jamaïque, Antoinette suite à la maladie de sa mère est mise en pension chez des religieuses. Elle ne sort du pensionnat que pour être "vendue" à un gentleman anglais. Elle en tombe amoureuse mais lui , satisfait d'avoir fait une bonne opération financière en l'épousant , va vite la prendre en grippe. Les rumeurs courent ici et là , folie , comme sa mère, prête à s'abandonner dans les bras du premier venu.La cohabitation devient vite insupportable , l'alcool coule à flots, la tension dans le couple vire à l'affrontement et ils quittent la Jamaïque direction l'Angleterre.
Ce roman est féroce, l'atmosphère étouffante je dirais même suffocante. Malgré ou à cause de la magnificence des paysages, de la beauté des îles l'exacerbation des uns vis ) vis des autres arrive bien vite à un paroxysme délétère. Les représentants blancs du colonialisme anglais méprisent ces créoles blancs . Quelle différence peut il y avoir à leurs yeux entre les nègres blancs et les nègres noirs....Jean Rhys raconte ...
Et bien sur ce roman a une autre facette. J'avoue humblement que si je n'étais pas allée fureter ici ou là je serai passée à côté . Et si Antoinette était la femme cachée de Rochester? et si La prisonnière des Sargasses était le prologue de Jane Eyre de Charlotte Bronte? Ce roman est présent dans la "sélection des 1001 livres à avoir lus avant de mourir" j'avoue ma perplexité de non-britannique.
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Charybde2
  17 mars 2013
Impressionnant faux roman victorien, invention d'un prélude à "Jane Eyre" aux Antilles.
Publié en 1966, le livre le plus connu de l' Anglo-Dominicaine Jean Rhys étonne. Conçu ouvertement comme un prélude au "Jane Eyre" de Charlotte Brontë, il retrace le destin d'Antoinette / Bertha, l'épouse réputée malade / folle de Rochester, avant sa rencontre avec Jane Eyre.
Antoinette raconte son enfance à la Jamaïque à partir de 1833 et de la libération des esclaves qui y prend place. Sa mère, veuve ruinée d'un gros planteur esclavagiste, glisse lentement dans la folie lorsqu'elle réalise que, faute de fortune et de situation, la bonne société bourgeoise blanche post-esclavagiste la rejette, tandis que le profond et brutal ressentiment des ex-esclaves rôde comme une sourde menace autour de la famille... Après l'incendie criminel de leur manoir déliquescent dans une flambée de violence, et la mort du jeune frère simple d'esprit, la mère d'Antoinette parvient de justesse à les hisser hors de l'abîme social et financier en se remariant à un riche Anglais sans préjugés.
A la mort de celui-ci, sa mère devenue authentiquement folle, Antoinette entre dans un mariage arrangé par son beau-frère, et épouse le jeune Rochester (le futur protagoniste de "Jane Eyre", donc), en échange d'une confortable dot qui remet celui-ci "à flot" financièrement. Les jeunes époux quittent la Jamaïque chargée de souvenirs risqués pour s'installer à la Dominique, dans une vieille propriété de famille juste remise en état. Alors que le mariage aurait - peut-être - pu évoluer favorablement, une succession d'insidieux coups du sort et de remontées du passé, malgré les efforts protecteurs de la vieille gouvernante martiniquaise d'Antoinette, quimboiseuse à ses heures, va le diriger vers l'échec, la folie et le semi-internement en Angleterre que l'on connaît à travers le roman de Charlotte Brontë.
Roman captivant, dans son ambiguïté de faux récit victorien et de vraie narration hallucinée, à plusieurs voix subtilement agencées, sur le poids du passé, l'impossibilité de l'intégration sociale, le pouvoir des préjugés, dans cette Angleterre coloniale du XIXème siècle qui se découvre, très péniblement, comme multi-raciale, et qui ne sait trop que penser de son comportement des siècles précédents...
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sarahdu91
  01 février 2019
Une belle descente aux enfers pour une histoire qui se déroule en Jamaïque. Mais entendons nous bien, la descente aux enfers est toujours perpétrée par de fausses rumeurs, des conspirations et autres qui font que nos personnages sont victimes de Folie et catalogués de cette façon aux yeux des autres.
J'ai trouvé que le fond de ce roman était bien intéressant mais trop de longueurs au départ de l'intrigue et un style trop décousu à mon goût. On se demandait vraiment qui parlait dans les dialogues, qui relatait et si notre narratrice n'était pas une autre personne du roman.
Bref, peut-être que le style a été fait de telle façon à nous embrouiller, pour ma part cela n'a pas eu l'effet produit à mes yeux.
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Titine75
  04 février 2010
L'action de “La prisonnière des Sargasses” se situe à la Jamaïque dans les années 1830-40. Antoinette Cosway est une jeune créole vivant au domaine Coulibri avec sa mère et quelques serviteurs. La famille Cosway a fait fortune avec l'esclavage mais l'abolition a tout changé. Les Cosway sont pauvres et détestés par les Jamaïcains. “Le domaine de Coulibri tout entier était redevenu brousse. L'esclavage n'existait plus - pourquoi qui que ce soit devrait-il travailler ? Je n'en ai jamais été attristée - Je ne me souvenais pas du domaine à l'époque de sa prospérité.” Antoinette se satisfait de sa vie dans la nature et loin de toute contrainte. Mais sa mère se remarie et Antoinette est envoyée au couvent pour faire son éducation. Elle quitte les soeurs à 17 ans et son destin tourne au drame. Les noirs se vengent de la famille Cosway et cela oblige Antoinette à épouser un anglais qui est parfaitement indifférent dès leur rencontre. C'est ainsi qu'il s'exprime lors de sa découverte de l'île : “Tout était d'un coloris éclatant, très étrange, mais ne m'était rien. Ni, non plus, la jeune fille que j'allais épouser. Quand j'ai enfin pu faire sa connaissance, je me suis incliné, j'ai souri, je lui ai baisé la main, j'ai dansé avec elle. J'ai joué le rôle qu'on comptait me voir jouer. Elle m'a toujours été parfaitement étrangère. Chaque geste que j'ai fait m'a demandé un effort de volonté et parfois je m'étonne que personne ne l'ait remarqué.” Leur mariage ne peut qu'engendrer de la souffrance.
La violence est au coeur du roman de Jean Rhys. Elle est présente dans tous les rapports humains. Les créoles de la Jamaïque cristallisent toutes les haines. Les noirs cherchent à se venger des anciens esclavagistes et à récupérer leurs terres. Les Anglais snobent les Créoles qui leur sont inférieurs et ne possèdent pas leur raffinement. Antoinette ne trouve pas sa place, se cherche dans une société hostile. Les Jamaïcains la voient comme une blanche, les Anglais voient en elle une étrangère, une sauvage.
Et ce n'est pas dans le mariage qu'Antoinette trouve la stabilité et la tranquillité. Son beau-père l'oblige à épouser un inconnu, un anglais qui n'avait jamais mis les pieds à la Jamaïque. Il est le vilain petit canard de la famille et son père se débarrasse de lui. L'incompréhension est totale entre Antoinette et son époux, ce sont deux civilisations qui s'affrontent. L'incommunicabilité transforme leur vie commune en cauchemar. Chacun se réfugie dans sa solitude, dans sa douleur. Antoinette sombre petit à petit dans la démence. Son arrivée en Angleterre à la fin du roman, loin de ses paysages bien aimés, achève le peu d'esprit sain qu'il lui reste.
La construction du roman de Jean Rhys est particulièrement intéressante. Deux voix se font entendre alternativement : celle d'Antoinette et celle de son mari. Chacun est enfermé dans sa douleur, tous deux sont à plaindre. L'écriture de Jean Rhys rend parfaitement la dureté du monde dans lequel évoluent les deux personnages, la cruauté du mari et le basculement dans la folie d'Antoinette. le destin tragique de cette jeune créole est conté avec force et je reste marquée par la grande violence de cette histoire. le désespoir d'Antoinette se noie parmi la luxuriance d'un paysage que connaissait bien Jean Rhys, créole elle-même : “Moi aussi, alors, je me retournai. La maison brûlait, le ciel jaune-rouge était comme un coucher de soleil et je compris que je ne reverrais jamais Coulibri. Il ne resterait rien de tout cela : les fougères dorées et les fougères argentées, les orchidées, les lys roux et les roses, les fauteuils à bascule et le sofa bleu, le jasmin et le chèvrefeuille, et le tableau de la Fille du Meunier.”
Jean Rhys, qui elle aussi eut un destin tragique est un écrivain extraordinaire qu'il faut redécouvrir. La puissance de son écriture ne peut laisser indifférent, “La prisonnière des Sargasses” est un grand livre sombre et cruel.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Gabrielle_Dubois
  03 juillet 2018
Devise de la Jamaïque : « de nombreuses personnes, un peuple »
Une île peuplée de Noirs, de Blancs, d'esclaves venus d'Afrique, d'Espagnols premiers colonisateurs, d'Anglais qui se sont emparés de l'île ensuite, de Français, de main d'oeuvre chinoise et indienne, autant de couleurs et de cultures différentes qui pourraient être un paradis mais les hommes étant ce qu'ils sont, c'est le plus souvent un enfer.
Dans cette fiction, la créole Antoinette Cosway raconte son enfance au domaine Coulibri, à la Jamaïque, où elle est née en 1839, soit sept ans après l'abolition de l'esclavage. Entre l'indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule : elle est envoyée dans un couvent qu'elle quittera à l'âge de dix-sept ans, pour se marier, mais mariage n'est pas toujours synonyme de bonheur, loin de là…
Après une enfance sans éducation, où elle a vécu aussi abandonnée, pauvre et sauvage que le domaine en perdition qu'elle aimait pourtant, au couvent, Antoinette découvre un autre monde :
« … il y a tant de choses qui sont des péchés, pourquoi ? Autre péché de penser ça. Mais les péchés ne sont pas des péchés si on les chasse aussitôt. Vous n'avez qu'à dire : Sauve-moi, Seigneur, je péris. Je trouve très réconfortant de savoir exactement ce qu'il faut faire. Tout de même, je ne priai plus aussi souvent après cela, et bientôt, je ne priai plus guère. Je me sentis plus hardie, plus heureuse, plus libre. Mais moins en sécurité. »
C'est une chose dont je parle dans mon roman L'Alibi :
La liberté a un prix, et ce prix et la sécurité.
Quand des événements traumatisants arrivent, Antoinette réagit à sa façon :
« Ne rien dire et peut-être qu'alors ce ne serait pas vrai. »
Dès que j'ai lu cette phrase, par deux fois dans le début du livre, j'ai su que l'histoire d'Antoinette ne pourrait que mal tourner. D'expérience, je sais que les années de silence que l'on s'impose, pour quelque raison que ce soit, dans son enfance ou son adolescence, sont autant ou plus d'années de souffrance qu'on impose à l'adulte qu'on deviendra.
Une prière est sensée monter au ciel, toucher Dieu ou ses anges, et retomber sur vous en grâce, en force ou en espoir. Mais parfois elle échoue, et cela donne cette belle phrase :
« J'ai prié, mais les mots tombaient par terre, sans rien signifier. »
L'écriture de Jean Rhys ne décrit pas une île, n'en raconte pas précisément l'histoire, n'explique pas ce que font ou pensent les personnages ; non, l'auteur suggère. Elle suggère un pays par ses couleurs : les montagnes violettes, la végétation verte, la mer bleu profond, le ciel plombé, chargé, menaçant de pluie. Elle suggère les parfums entêtants des fleurs fraîches, mortes ou pourries. Elle suggère les intentions des personnages et leur caractère par quelques images. Et rien n'est clair, tout est mouvant comme dans un rêve ou plutôt comme dans un cauchemar :
Antoinette « flottait dans l'indécision, n'avait aucune certitude quand il s'agissait de faits — de n'importe quels fait. »
Un homme noir déclare avoir quatorze ans, et un autre le raille parce qu'il ne sait pas son âge. Il est vrai qu'avec ses cheveux gris, il semble plus près de la cinquantaine.
Une des pièces de la maison semble être un havre de paix, un refuge. Mais un domestique noir surgissant on ne sait d'où et en silence, déclare que l'ancien maître n'aimait pas l'endroit, et le sentiment de sécurité vous quitte, on regarde tout autour de soi avec méfiance.
La pluie tombe, ajoutant à l'impression de malaise et de vague tristesse, et l'on parle un patois mâtiné de français. Dans ces conditions, un jeune anglais fraîchement débarqué a bien du mal à s'adapter aux coutumes, aux habitants de l'île, et même à sa propre femme :
« Elle a beau être une créole de pure descendance anglaise, ces gens-là ne sont pas anglais ni non plus européens. »
Dans ce monde mouvant aux contours flous, Antoinette elle-même ne sait pas qui elle est :
« le cancrelat blanc, c'est moi. C'est comme ça qu'ils nous appellent, nous tous qui étions ici avant que les gens de leur propre race, en Afrique, les vendent aux marchands d'esclaves. Et j'ai entendu des Anglaises nous appeler des nègres blancs. Je me demande souvent qui je suis, où est mon pays et à quelle race j'appartiens et pourquoi donc je suis née ! »
Puis finalement, si, elle sait :
« C'est ici que je suis chez moi, c'est le pays auquel j'appartiens, c'est ici que je veux rester. »
Par touches légères, Jean Rhys nous dépeint des personnages chargés chacun de leur propre et pesante histoire, chargés chacun de l'histoire de leur pays d'origine ; et chaque histoire se mêle, se heurte à celle des autres personnages dans un pays construit sur la violence : destruction des indigènes par les Espagnols au 16ème siècle, reprise du pouvoir par les Anglais, esclavage, main d'ouvre asiatique importée sous son prix bas, vaudou, croyances diverses, et le dernier maillon non respecté de cette chaîne : la femme.
Et nous, lecteurs, haletant dans la chaleur moite, nous sommes oppressés par la forêt dense, indécis quant à classer les personnages chez les « bons » ou chez les « méchants », certainement parce que tout n'est pas totalement noir ou blanc. Alors on continue à lire, bien que le cauchemar devienne de plus en plus sombre, en se demandant bien comment tout cela va finir.
« Désir, Haine, Vie, Mort, étaient très rapprochés dans l'obscurité. »
Désir, Haine, Vie, Mort, sont intimement et pudiquement mêlés dans ce roman.
La haine rend fou.
Si vous êtes fragile, sensible, ou en recherche d'un peu de bonheur ou de joie, ne lisez pas ce livre.
Ce n'est pas mon genre de livre préféré, mais c'est excellent.
Lien : https://www.gabrielle-dubois..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MercurialSpriteMercurialSprite   01 avril 2012
La maison brûlait, le ciel jaune-rouge était comme un coucher de soleil et je compris que je ne reverrais jamais Coulibri. Il ne resterait rien de tout cela : les fougères dorées et les fougères argentées, les orchidées, les lys roux et les roses, les fauteuils à bascule et le sofa bleu, le jasmin et le chèvrefeuille, et le tableau de la Fille du Meunier.
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Alice_Alice_   11 novembre 2013
- Alors je ferai venir la police, je vous avertis. Un tant soit peu de loi et d'ordre doit exister, même dans cette île abandonnée de Dieu!
- Pas de police ici, dit-elle. Pas de cadène, pas de moulin de discipline, pas de sombre cachot non plus. C'est un pays libre et je suis une femme libre.
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Alice_Alice_   10 novembre 2013
Je la regardais d'un œil scrutateur. Elle portait un tricorne qui lui allait bien. En tout cas, il faisait de l'ombre sur ses yeux qui sont trop grands et parfois déconcertants. Je crois bien qu'elle ne bat jamais des paupières. Des yeux en amande, tristes, sombres, étrangers.
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JaneEyreJaneEyre   09 septembre 2017
Quand surviennent les ennuis, il faut serrer les rangs, dit-on, et c'est ce que font les Blancs. Mais nous n'étions pas dans leurs rangs. Ma mère n'avait jamais plu aux dames de la Jamaïque.
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