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EAN : 9782298078800
France loisirs (17/03/2014)
3.85/5   37 notes
Résumé :
Nuit de juillet 1942. Deux petites filles sont endormies. L'une est raflée,
l'autre pas. Vingt ans plus tard, Esther mène une vie épanouie à la tête
de l'entreprise de confection familiale. Son bonheur s'effondre quand son
père est brutalement assassiné. Esther est déterminée à découvrir la
vérité, quitte à soupçonner ses frères ou Gladys, la mystérieuse fiancée
de l'un d'eux. En plongeant dans les secrets du passé, Esther
a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Découverte de Florence Roche, auteure française et historienne avec ce livre « Les carnets d'Esther ».
Ce roman possède tous les ingrédients nécessaires pour intéresser le lecteur : un peu d'histoire (la deuxième guerre mondiale et la déportation), un lourd secret de famille, de l'amour, des personnages attachants, un style d'écriture agréable et de fait, j'ai été emportée par l'intrigue.

Je sais bien que c'est de la fantaisie, que c'est romancé mais il y a vraiment de grosses ficelles et pas mal d'incohérences....
Le médecin de famille qui arrive à cacher à la police que le cadavre carbonisé a une balle dans la poitrine.
Esther, qui devient chef d'entreprise à la mort de son père, abandonne tout, part aux EU et rencontre sur le bateau une personne qui a vécu dans les camps à Pithiviers à la même période que la personne qu'elle recherche !
Sans parler de l'invraisemblable cache de l'enfant à Auschwitz...

A lire donc sans se prendre la tête....
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J'avais envie de découvrir l'écriture de Florence Roche depuis longtemps, voilà chose faite avec ce roman que j'ai particulièrement choisi et qui est totalement fidèle à l'idée que je m'en étais faite. J'aime beaucoup les romans qui se déroulent durant la seconde guerre mondiale ou qui ont trait à cette période, cette histoire rentre totalement dans une thématique que j'affectionne et je n'ai pas été déçue, bien au contraire, cette lecture s'est révélée addictive dès les premières pages.

L'histoire débute en 1962 avec Esther Lescure, créatrice de mode talentueuse de 23 ans qui travaille dans l'usine de confection de Bertrand, son père, avec qui elle a une relation très fusionnelle. Sa maman est décédée, elle a deux frères qui ne sont pas du tout investis dans l'entreprise; Thierry a ouvert son cabinet d'avocat, Jean-Paul dilapide la fortune familiale dans les soirées et la boisson. C'est donc Esther qui héritera de l'entreprise quand Bertrand décèdera. Honoré, la grand-mère paternelle a quitté sa région Auvergnate il y a bien longtemps pour venir s'occuper des enfants, elle gère l'intendance de la maison, n'est pas très loquace, comme si elle cachait quelque chose de lourd à porter.

Tout semble bien rôdé dans cette famille, l'entreprise est florissante, la propriété est superbe, l'harmonie règne entre frères et soeurs même s'il y a quelques rancoeurs qui ne s'expriment pas ouvertement mais un matin tout bascule quand le corps de Bertrand est retrouvé, calciné, dans la grange de la propriété. C'est la stupeur, tout semble indiquer que c'est un crime. Esther est très secouée mais ne veut pas se laisser abattre, elle veut retrouver l'assassin de son père et se rend bien vite compte que derrière se cache un lourd secret qui dure depuis 1942, date à laquelle Elzéar Bensoussan, à la tête de l'entreprise de confection, a tout donné à Bertrand, avant d'être déporté à Auschwitz. A cette époque, Elzear et Bertrand sont comme des frères, une amitié qui ne se flétrira jamais, malgré la déportation. Ils ont une admiration l'un pour l'autre, quelque chose de puissant qui les lie à jamais.

Petit à petit, Esther tente d'assembler les pièces du puzzle, elle est aidée par Maud, une dame âgée qui a travaillé pour Elzear quand il était encore aux commandes de l'entreprise dans les années 40, elle est accompagnée de son petit-fils Jacques qui est journaliste à New-York, Maud connaît le secret et se sent prête à tout dévoiler. Elle donne rendez-vous à Esther le lendemain pour enfin tout lui avouer mais la vieille dame est-elle aussi assassinée et Jacques, pris de panique, rentre aux Etats-Unis.

Gladys, petite amie du moment de Thierry, aux abords peu sympathiques, pose trop de questions, elle s'intéresse énormément à la famille, à l'histoire de Bertrand et Elzear, Esther commence à être intriguée par ce comportement et les deux jeunes femmes se détestent cordialement. Une nouvelle fois l'histoire prend une autre tournure quand Gladys disparaît en laissant une lettre et trois carnets. Désormais Esther sait qui elle est et la lecture des trois mystérieux carnets pourrait bien lui en apprendre plus sur le secret qui plane sur l'entreprise familiale. Esther sait désormais qu'Elzear est en vie et le soupçonne d'avoir tué son père, elle décide de le retrouver et embarque au Havre, là ou quelques semaines plus tôt, Elzear a, lui aussi, embarqué, direction New-York.

Quel roman ! tout est là, le suspense, les rebondissements, la recherche du secret et de merveilleuses émotions qui nous chamboulent et nous bousculent. Avec la lecture des carnets, on se retrouve plongé en 1942 avec l'arrestation d'Elzear et sa famille, son enfermement dans le camp de Pithiviers, sa séparation avec sa fille puis son long voyage vers Auschwitz. Des passages très douloureux où Elzear garde espoir et se raccroche à sa fille qui est quelque part en vie, il le sent. Pour elle, il survit et il est prêt à tout pour la sauver. Quand elle arrive à Auschwitz, la chance, -tant est qu'on puisse l'appeler comme ça dans cet univers où tout n'est que chaos- leur sourit. Elzear va être affecté à un poste de musicien dans la maison du commandant du camp et ainsi échapper à l'horreur, la faim, les coups, il va surtout pouvoir emmener sa fille avec lui.

Petit à petit on suit Esther dans sa quête de retrouver Elzear, à la lecture des carnets elle découvre pas mal d'informations mais pas l'essentiel et même si elle a énormément d'empathie pour lui, elle est maintenant persuadée qu'il a tué son père et Maud et elle ne peut pas passer cela sous silence. de mon côté, au fil de la lecture, je crois que j'ai trouvé le secret qui pointait déjà depuis quelques temps, un point précis me laisse penser que…..et j'ai tapé dans le mille mais chut, je ne dirai rien de plus d'autant que je n'ai trouvé qu'une partie et que l'autre ne se découvre qu'à la fin et c'est une totale surprise.

J'aime énormément l'écriture de l'autrice qui est très fluide et concise, je suis ravie par la construction du roman et des informations que l'on découvre petit à petit. L'autrice mélange faits historiques et fiction et c'est très instructif, même si les passages d'Auschwitz sont bouleversants, c'est un mal nécessaire. Ce roman est plein d'intrigues, et Florence Roche sait faire durer le suspense à merveille même si parfois elle lâche de petits indices pour nous mener sur le bon ou mauvais chemin.

A New-York, le récit s'avère tout aussi intéressant avec le présent d'Esther qui fait des rencontres constructives et retrouve Jacques, le petit-fils de Maud, une belle histoire d'amour se profile. J'ai adoré ce roman, j'ai tout aimé, le présent, le passé, l'intrigue. J'ai voyagé, j'ai souri, j'ai été bouleversée, en colère, j'ai ressenti toutes les émotions qui donnent un livre réussi. Cette lecture est pour moi une belle découverte et je sais désormais que je lirai d'autres romans de cette autrice. Si comme moi vous aimez cette période de l'histoire, ce livre est fait pour vous, aucune hésitation possible !
Lien : https://jaimelivreblog.wordp..
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Depuis le temps que ce roman était dans ma PAL!!!!

Esther est une jeune femme qui apprend le meurtre de son père. Au fur et à mesure se rend compte que c'est sûrement son meilleur ami qui est revenu pour se venger, mais de quoi? Son histoire se tisse petit à petit à travers l'écriture d'un journal dans un camp de concentration qui n'est autre qu'Auschwitz.

Cette auteur m'est inconnue donc finalement je n'avais pas d'attente particulière.
Le style est plutôt simple et on rentre facilement dans l'intrigue. Je trouve cela juste un peu bizarre que le médecin nomme que c'est un assassinat mais qu'il garde ça pour lui (qui plus est quand on connaît la suite!).
L'intrigue se déroule en deux temps: la période des années 60 où l'héroïne évolue dans son enquête, le récit d'Elzear à travers sa vie depuis la Rafle du Vel d'Hiv jusqu'aux camps.
J'avoue que la partie des années 60 m'a paru longuette à certains moments. La fin n'est pas forcément celle que j'aurai attendue même si on s'en doutait un peu.
Pour ce qui en est véritablement des carnets, je dirai qu'il y a un avant et un après sur ce genre de littérature avec ma découverte personnelle d'Auschwitz et de Birkenau. Je trouve qu'on ne peut vivre cette histoire sans détachement face à tout ce qui est couché sur papier et décrit de ce premier camp. A chaque page je me suis retrouvée en pensée et visuellement dans ma visite l'été dernier qui m'avait déjà beaucoup bouleversée. Chaque sensation m'est revenue en pleine face (même si l'écrit est une fiction!) ainsi que la cruauté infligées aux millions de gens victimes de cet immense génocide! (J'avoue aujourd'hui avoir peine à trouver les mots en écrivant cette partie de la critique...)

Un beau livre qui méritait d'être lu pour les émotions plus fortes avec ce pan d'Histoire raconté.
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C'est toujours avec une petite appréhension que j'ouvre un roman traitant de la Seconde Guerre Mondiale et notamment de la déportation.
Il faut dire que je venais d'achever le poignant "Et tu n'es pas revenu" de Marceline Loridan-Ivens, et qu'enchaîner sur une oeuvre de fiction n'était sans doute pas la meilleure idée.
Pourtant, le résumé de ce roman m'avait plu et je dois lui reconnaître une qualité : il entraîne très vite le lecteur dans la quête de son héroïne, Esther, pour découvrir la vérité sur son père Bertrand qui vient de mourir, une enquête qui va la conduire bien au-delà qu'elle imaginait et qui surtout trouve son commencement en juillet 1942, au cours de la Rafle dite du Vel' d'Hiv'.
C'est un roman que l'on peut qualifier de "page-turner", pour le reste et bien que dire, c'est du cousu de fil blanc mélangé d'invraisemblable.
Bref, ce n'est pas le roman fiction à retenir sur la Seconde Guerre Mondiale et les évènements de la Rafle du Vel' d'Hiv‘.
Tout d'abord, Esther est une jeune femme parfaite : belle, grande, talentueuse, riche, en somme le genre d'héroïne qui donne envie de lui décocher une baffe devant tant de perfection, ce qui dans la vie de tous les jours se rencontrent tout de même peu souvent.
Elle a donc tout pour elle, mais voilà que son père bien-aimé meurt dans des circonstances tragiques et louches, elle décide alors de partir sur ses traces pour découvrir la vérité, qui était son meilleur ami qui lui a cédé sa boutique en 1942, pourquoi ses frères semblent vouer une certaine rancoeur à l'égard de leur père (un homme parfait aux yeux d'Esther).
"Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait. Elle ne calculait plus rien. Elle agissait, spontanément, pour aller au contact de ce personnage mystérieux qui devait lui expliquer les causes de la mort de son père.", elle vit donc à l'instinct, rencontre comme par hasard une vieille dame qui va l'aider dans sa quête à New York et qui a croisé le meilleur ami de son père à Pithivers (à croire que c'était LE lieu à être de l'année 1942).
C'est gros mais ça ne fait que commencer.
Non seulement elle plaque tout du jour au lendemain, elle vit d'amour et d'eau fraîche car comme elle est riche, inutile de se soucier de l'argent (ça pousse sur les arbres), mais en prime elle tombe directement sur la bonne personne pour l'aider dans ses recherches.
Qu'est-ce que c'est crédible tout ça … et qu'est-ce que certaines ficelles étaient grosses, à tel point que je les avais devinées dès le début ou presque.
Mais ce qui m'a fondamentalement gênée dans ma lecture, ce sont les erreurs et les incohérences historiques de l'auteur (impossible qu'une enfant de 3 ans ait pu être cachée à Auschwitz pendant plus de 3 ans, tout comme il n'y a quasiment personne de la Rafle du Vél' d'Hiv qui soit revenue des compas d'extermination).
La moindre des choses lorsqu'on décide d'écrire un roman avec une trame historique, c'est de se documenter sur la période.
Là, aucune documentation, et le pire, c'est lorsque j'ai lu que l'auteur avait fait des études universitaires d'histoire, et qu'elle est aujourd'hui enseignante au collège.
Et bien mazette !
Alors certes ce roman ne prend pas la tête, se lit rapidement, en somme ce que l'on peut rechercher comme lecture d'été, mais il est truffé d'incohérences et ceci est quelque chose que non seulement je n'accepte pas mais qu'en plus je ne pardonne pas à un auteur.
C'est à la fois se foutre des lecteurs mais également des personnes qui ont connu cette période et qui en ont souffert, un manque de respect total.


"Les carnets d'Esther" est un roman qui ne prend pas la tête mais qui mérite d'être rangé fiça aux oubliettes, quant à son auteur, je l'invite à se documenter si l'envie la reprenait d'écrire un autre roman historique, voire même de refaire des études universitaires en histoire.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Livre émouvant à la lecture captivante et facile. L'auteure mérite d'être connue et je me réjouis à l'avance de pouvoir lire ces autres livres et de les placer dans ma bibliothèque.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Il n'a pas mesuré le danger de la situation. Il était un homme positif, jovial, profondément humain. Il disait que les lois antisémites n'étaient que des bouts de papier accordés en pâture à Hitler. Il pensait que les Français ne se laisseraient jamais embrigader. "Le peuple des droits de l'homme, me répétait-il, jamais le peuple des droits de l'homme ne sombrera dans l'intolérance et le fascisme, ce peuple qui a inventé la démocratie.
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- L'amour, c'est l'inverse de ce qui est rassurant. C'est une torture. Il faut le quitter avant d'être esclave. Souvent, à l'inverse de ce que la prudence devrait nous pousser à faire, on s'y accroche, on s'y cramponne, on crée sa propre dépendance, on s'y complaît, après c'est trop tard et c'est forcément dévastateur. L'amour est euphorisant au début, tout beau, flatteur, moteur. Puis il devient une plaie et laisse des cicatrices terribles. D'ailleurs, la question n'est pas de savoir si l'amour est supportable, la question est de savoir si on se protège ou si on s'y livre. Si on est prêt pendant des années à porter les plaies et les marques laissées par cet amour.
- Mais l'amour peut vivre sans blesser.
- Impossible. Un véritable amour est destructeur. Et il y a toujours un perdant. Le tout est de savoir, dès le début, si on sera le perdant ou le gagnant de l'affaire.
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Mais qu'est-ce que l'espoir si ce n'est un mensonge de l'esprit pour s'éviter le désespoir?
L'un n'est jamais loin de l'autre. Nous nous voilons tous la face pour ne pas sombrer dans la panique et l'angoisse les plus totales.
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Aucun secret ne protège. Il détruit.
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Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle faisait. Elle ne calculait plus rien. Elle agissait, spontanément, pour aller au contact de ce personnage mystérieux qui devait lui expliquer les causes de la mort de son père.
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