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ISBN : 2203171693
Éditeur : Casterman (14/11/2018)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Un récit autobiographique et initiatique par l'auteur du Transperceneige !

De Grenoble à la Bérarde en mobylette.
Des rappels tirés sur la façade du Lycée Champollion.

Avec l'exaltation pure qui tape aux tempes, quand on bivouaque suspendu sous le ciel criblé d'étoiles, où qu'à seize ans à peine on se lance dans des grandes voies. La Dibona, le pilier Frendo, le Coup de Sabre, la Pierre Alain à la Meije, la Rébuffat au Pavé : le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  20 mai 2018
L'histoire d'un gamin qui fréquente le lycée Champollion et qui découvre le massif des Écrins par sa face Nord.
L'histoire d'une région, Grenoble, entourée des plus belles montagnes que je n'ai jamais gravies. Et pourtant...
L'histoire d'un jeune illustrateur émerveillé par un peintre russe. de Soutine à Rochette.
Ce jeune gamin qui s'emmerde profondément au lycée découvre par hasard l'escalade. Et là, la magie des lieux, de l'effort aussi, le prix du risque et l'insouciance de la jeunesse, font qu'il trouvera sa voie, en même temps qu'il dessinera quelques croquis. le récit initiatique de l'adolescence face à l'adversité et à la bravoure. Parce que là-haut, tout aux sommets des montagnes et si proches des anciens de renom, il s'émerveillera d'un ciel aussi bleu que Soulages ses peines.
Beaucoup de bleus dans le ciel, de bleus à l'âme jusqu'aux souvenirs de la lune bleue. Les cases sont bleues. Un peu grises aussi, comme la roche à gravir, ou comme la vie d'un adolescent de Grenoble. Une teinte blanche, est-ce la neige au sommet du col, ou le faux col de ma bière ?
C'est surtout l'histoire d'amour entre l'homme et la montagne, entre l'homme et le sommet, une romance faite de noblesse et de courage. Car en chemin, la mort rôde à chaque pas. L'escalade peut t'emporter au moindre instant d'inadvertance ou d'oubli. La mort, ce jeune gamin la côtoie, la rencontre, la frôle...
Ce gamin qui escaladait les façades du Lycée Champollion, quelques années plus tard, dessinera le fameux Transperceneige. Mais il y a aussi, entre les cases, l'histoire d'un autre gamin qui a dû pisser contre un arbre près du Lycée Champollion et qui est devenu un pauvre type, le genre à se cacher derrière un pseudo bestial, et qui écrit des pseudos mots sur les maux de sa putain de vie. Comme quoi, juste des petits détails font la grandeur d'un homme.
Lien : https://memoiresdebison.blog..
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isabelleisapure
  20 mai 2018
Je lis très peu de BD, sauf s'il s'agit de l'adaptation d'un roman connu, tant je suis persuadé qu'il est intéressant d'avoir un regard différent sur une oeuvre.
Rien de tel ici, « Ailefroide, altitude 3954 » est une autobiographie dans laquelle l'auteur évoque sa passion pour le dessin et pour la montagne.
Nous le découvrons au musée de Grenoble où sa mère soucieuse de sa santé le tira de sa contemplation d'une toile de Soutine, pour l'emmener sous une pluie battante faire une marche en montagne.
Rapidement, le jeune garçon ne se contente pas de ces sentiers balisés pour promeneurs du dimanche, il voit plus haut, beaucoup plus haut.
Sa première ascension, c'est avec son copain Sempé qu'il la fera, après avoir emprunté le matériel nécessaire, faute de moyen pour en faire l'acquisition.
Les deux jeunes garçons vont escalader d'abord des rochers proches de la ville, puis se former, grimper de plus en plus haut, prendre des risques, se régaler et devenir accro à ces montagnes.
Au fil des pages, Jean-Marc Rochette nous expose les risques pris par les alpinistes mais aussi le bonheur d'atteindre les sommets tant convoités. Il rend hommage à ceux qui ont laissé à jamais leurs noms sur les parois, en y perdant parfois la vie.
Lorsqu'il ne grimpe pas, le jeune garçon s'adonne à son autre passion, le dessin, dont il fera son métier.
« Ailefroide, altitude 3954 » se lit comme un roman d'apprentissage. J'ai adoré cette BD, les dessins sont magnifiques, d'une grande précision et reflètent parfaitement les difficultés de ce sport extrême.
Ce livre, véritable ode à l'alpinisme est magnifique, j'ai adoré cette lecture et j'adresse un grand merci à Bablio et aux Editions Casterman.

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badpx
  29 janvier 2019
Une autobiographie sous forme de BD, ce n'est pas fréquent. Encore faut il avoir quelque chose à raconter. Ici c'est la découverte de l'alpinisme par un ado qui se passionne pour l'art. Au point de revoir la priorité de ses passions et d'envisager de devenir guide.
C'est l'histoire de l'apprentissage de la vie. Un peu aussi l'apprentissage de la mort : car elle est là, elle rode, et fait quelques victimes dans les rangs de ces ados.
C'est peut être surtout l'apprentissage de l'amour de la vie et aussi des limites à trouver.
J'ai beaucoup aimé cette escapade en montagne, j'ai été impressionnée mais aussi inquiétée parfois.
Une chouette lecture, dans laquelle j'ai un peu tardée à me plonger à cause de l'épaisseur du livre
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ChtiBaboun
  23 janvier 2019
Quelle belle autobiographie graphique !
Dans une première vie Jean Marc Rochette a été un grimpeur , un alpiniste émérite. Jusqu'à l'âge de 20 ans Jean Marc Rochette avait une passion exclusive : la montagne - la grimpe dans le Massif de l'Oisans au Sud de Grenoble et avait une obsession : atteindre le sommet d'Ailefroide à l'altitude de 3 954m.
Jean Marc Rochette a un autre talent : le dessin, la peinture , le pastel et l'aquarelle.
C'est à travers ce talent qu'il va se réaliser et être connu auprès des aficionados de la BD.
Sa BD Transperceneige est une référence , tout comme ses collaborations avec Martin Veyron.
Et dans cette BD Ailefroide Altitude 3 954 Jean marc Rochette allie ses talents d'alpiniste et de dessinateur.
En 284 pages de cette autobiographie graphique, Jean Marc Rochette nous retrace sa jeunesse à Grenoble et dans le Massif de l'Oisans.
L'atmosphère de Grenoble est plutôt grise tout comme la vie de Jean Marc Rochette. La mère de Jean Marc emmène régulièrement son fils au Musée de Grenoble. Celui ci est subjugué par une toile de Soutine: le boeuf écorché.
Mais ce qui le subjugue c'est la montagne et la grimpe.
Il va tout faire pour se défaire de la gangue du Lycée Champollion et partir grimper avec son copain Philippe Sempé. D'abord quelques falaises autour de Grenoble à Fontaine et puis rapidement l'Oisans avec un périple en mobylette.
Une adolescence entre lycée et montagne , toujours en insouciance. Insouciance qui ne convient pas toujours à la montagne.
A travers des dessins où domine le bleu du ciel et le noir des rochers et des falaises Jean Marc Rochette va nous conter les amitiés , les cordées , la beauté des montagnes mais aussi nous parler des anciens , de ces alpinistes qui ont ouvert les voies.
Et puis il nous parle avec émotion de tous ces ces sommets de l'Oisans , de la Bérarde, du Pré de Madame Carle des refuges au nom mythique : Temple - Promontoire - Aigle.
Il nous rappelle que la montagne est surtout une histoire d'hommes , de cordée , d'amitié ,de souffrance.
Et alors le lien s'installe ente la peinture de Soutine "le boeuf écorché " et ces corps qui peuvent être abîmés par la montagne.
Et puis son autobiographie graphique devient recherche : être guide , devenir dessinateur. Que recherche t-il au milieu de ses sommets de l'Oisans.
Le bleu et le noir des dessins se font de plus en plus profond.
Le danger de la montagne , la perte des êtres se font prégnants.
Habitant la région de Grenoble et étant de la génération de Jean Marc Rochette , on ne peut qu'être touché par cette histoire.
J' y retrouve les accents de la jeunesse estudiantine de Grenoble , piolets ou skis toujours à portée de sac à dos.
J'y retrouve la beauté des sommets de l'Oisans , ce massif éloigné de tout.
J'y retrouve l'insouciance des années 1970 et une grande liberté .
Beau et grand récit initiatique.

Lien : https://auventdesmots.wordpr..
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som
  21 mai 2018
Récit d'enfance, héroïque et initiatique, d'un jeune garçon, grandi au pied des Alpes, devenu un des auteurs phare de bandes dessinées dans Actuel ou l'Echo des savanes avant ses réalisations plus personnelles.
« Ailefroide » dit autant la fascination qu'exerce la montagne qu'une époque encore marquée par des codes sociaux d'un autre temps. Fasciné par cimes, entraîné par les copains plus âgés, Rochette part à l'assaut des plus beaux sommets alpins. L'exploit sportif se double d'aventures humaines (les amitiés naissantes, les admirations sans failles ou encore les amours esquissés…), mais surtout d'une découverte de soi. le plus difficile et incertain des chemins. En creux, « Ailefroide » exprime aussi la singularité de chaque parcours : un accident qui réoriente brutalement une ligne qui paraissait tracée, les renoncements de l'âge adulte ou encore les apports subtils et profonds d'une mère.
Tout d'abord séduite par la puissance des paysages de haute montagne et la force du dessin, j'ai été totalement conquise par la subtilité psychologique des personnages confortée par le regard aiguisé, mais bienveillant de l'auteur.
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critiques presse (5)
Culturebox   23 juillet 2018
Le dessinateur Jean-Marc Rochette signe une autobiographie dessinée dans laquelle il raconte son amour de jeunesse pour la haute montagne et l’alpinisme. Un récit intime mais aussi tragique qui rencontre un beau succès dans l’Oisans.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix   23 avril 2018
Jean-Marc Rochette raconte, sublime mais aussi douloureuse, sa découverte des sommets à l’adolescence. Un album bouleversant.
Lire la critique sur le site : LaCroix
BoDoi   26 mars 2018
Cette majestueuse et humble bande dessinée est à même de séduire et de toucher un large public, plus large que les seuls fans de montagne. On le souhaite ardemment.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Lexpress   26 mars 2018
Natif de Grenoble, Jean-Marc Rochette, a dessiné les 280 planches d'Ailefroide, un formidable récit autobiographique de son adolescence montagnarde.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BDGest   14 mars 2018
Un joli livre que Renaud aurait pu résumer ainsi : « C’est pas l’homme qui prend la montagne, c’est la montagne qui prend l’homme, tatatin. ».
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   20 mai 2018
C'est plus beau qu'un Soutine.
Qu'un quoi ?
Soutine. Le peintre. Le bœuf écorché au musée de Grenoble.
Y'a un musée à Grenoble ?
Laisse tomber.
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BluerockBluerock   24 mai 2018
Tu ne peux pas faire l'économie de l'histoire de l'art, Jean-Marc. C'est pas ce que je dis. Mais l'art, c'est le subjectif. Si l'histoire de l'art, c'est objectiver les œuvres et les artistes, ça n'a aucun intérêt. En gros, t'aimes ou t'aimes pas, et c'est tout. Ça te suffit ?
Non, c'est pas tout. Je sais pourquoi j'aime ou j'aime pas. Mais j'essaie pas d'en faire une vérité universelle.
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blandine5674blandine5674   08 juillet 2018
La voie du lendemain, c'était une Walter Bonatti. Un nom qui sonne comme Rembrandt pour un peintre : il n'y a rien de plus haut.
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MakimyMakimy   20 juin 2018
Qu'est-ce que je pouvais lui répondre ? Je ne pouvais pas lui parler de la gueule du monstre. Je ne pouvais pas lui dire que son fils était sûrement tombé dans cette crevasse de trente mètres de profondeur. Que s'il avait eu de la chance, il avait eu la nuque brisée.Mais qu'il avait aussi pu souffrir pendant des heures avant de mourir de froid, tout seul. Je ne pouvais pas lui dire que le glacier avait avalé son fils et ne le lui rendrait pas avant cinquante ans. Alors je lui ai menti.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   31 mars 2018
C'est ce jour-là que je suis tombé amoureux de la montagne. C'était la beauté absolue. Et je n'avais qu'une idée en tête : monter. Monter tout en haut. (p. 15)
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Videos de Jean-Marc Rochette (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marc Rochette
À l'occasion du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2019, Jean-Marc Rochette vous présente son ouvrage "Ailefroide : altitude 3.954" aux éditions Casterman.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2191341/olivier-bocquet-ailefroide-altitude-3-954
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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