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Jean Rosenthal (Traducteur)
ISBN : 2351780132
Éditeur : Gallmeister (04/10/2007)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 222 notes)
Résumé :
Professeur d'art et alpiniste de renommée internationale, Jonathan Hemlock est surtout un tueur spécialisé dans les sanctions : l'assassinat d'agents ennemis pour le compte de l'organisation secrète CII. En représailles du meurtre d'un agent du CII, Jonathan doit infliger une nouvelle sanction. Sa cible fait partie d'une équipe qui va tenter l'ascension d'une des plus dangereuses montagnes des Alpes, l'Eiger par la face Nord. Hemlock se joint à cette expédition en v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  08 février 2019
La montagne, ça vous gagne !
Perso, j'ai développé une totale et profonde aversion envers l'hiver, son froid, sa messianique poudreuse, ses hordes de skieurs et leur rituel saisonnier consistant à dévaler les pentes à fond les spatules sans aucun respect élémentaire du code de la route. Et je ne parle même pas du triste gland, adepte du hors piste, et bien trop sûr de son fait avant d'avoir été logiquement enseveli sous quelques mètres de glace vengeresque. Pas plus tard que la veille au soir, j'en parlais encore à mon poêle qu'était pas loin de se ranger à mon avis, n'était un louable questionnement existentiel quant à sa raison d'être justement légitimée par cette satanée saison.
Bref, tout ça pour dire que l'hiver, ça m'fout en l'air, mais la sanction, c'est tout bon !
Hemlock symbolise le véritable couteau suisse humain.
Prof d'art, alpiniste renommé, tueur à ses heures perdues, beau gosse forcément tombeur...on y croit pas une seconde mais on s'en fout complètement.
Le pitch intrigue suffisamment pour que l'on s'y penche, habilement raccordé à un python rocheux, on est pas là pour jouer sa p'tite santé non plus.
On l'aura compris, les grands espaces montagneux sont omniprésents, délicieusement décrits par une plume que l'on sent fascinée par la potentialité d'y laisser sa peau à tout moment.
Le héros est épicurien sans être vénal. Problème, ses passions nécessitent pas mal de flouze d'où cette ultime mission histoire de renflouer les caisses et pouvoir assouvir encore quelque temps ses dispendieuses marottes.
Si le bonhomme ramène immanquablement à Bond, James Bond, la femme apparaît ici comme sournoise, lorsqu'elle ne fait pas figure d'objet sexuel consentant envers un mec manquant cruellement de tact et d'éducation envers la gente féminine. Gros bémol à ce niveau.
Un point noir largement rattrapé par un humour omniprésent et une trame maîtrisée au suspense grandissant.
Trevanian, c'est un style direct et flamboyant.
C'est également une agence de voyage reconnue capable de transformer vos doutes les plus saillants en convictions solidement ancrées.
Ah oui, je vous ai pas dit, on se voit à Courch' cette année ! Opération premier flocon, option luge de fond, amorcée. Chaud devant, ça va tracer comme un têtard sur les pistes immaculées...
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gavarneur
  14 avril 2018
Comment peut-on croire à un héros professeur en philosophie de l'art, capable d'expertiser des tableaux d'époques variées, mais en même temps grimpeur d'élite et tueur à gages ? Doit-il en résulter un livre parodique, surtout si le héros est un séducteur trop beau et trop intelligent ? La présence d'humour et de dialogues où l'intelligence doit compléter les ellipses justifie-t-elle une lecture distanciée, typique de la parodie ?
A vrai dire, je m'en moque, je constate juste que tout ça se lite vite, facilement et avec plaisir. Dans le polar ou le livre d'espionnage, je n'ai pas besoin de flics névrotiques ni de personnages crédibles, l'action peut suffire et s'il faut un héros excessif en tout pour que ça remue et que ce soit drôle, ainsi soit-il.
On aime ou on n'aime pas une vision d'une CIA d'une nullité cataclysmique (j'aime). On aime ou on n'aime pas le dénigrement systématique des allemands lourds et pusillanimes, des suisses banquiers sans coeur, quelle que soit leur profession (je supporte, car c'est fait avec humour). On aime ou on n'aime pas une vision tragique de la montagne (je n'aime pas trop, et en plus je trouve que l'auteur a des connaissances lacunaires dans ce domaine et est trahi par un traducteur qui n'a pas assimilé le vocabulaire nécessaire). On aime ou on n'aime pas les coucheries racontées d'un point de vue machiste (l'humour sauve).
Mais le plus important est une intrigue assez tordue et assez rapide pour que ça s'agite dans tous les sens, avec surprises et rebondissements. Si en plus c'est raconté intelligemment (je veux dire : habilement, et en ne servant pas un menu prémâché mais une suite de plats que le cerveau doit mastiquer), alors j'adhère et je passe un bon moment.
Merci à Pecosa qui a fait cette suggestion dans la liste meurtre en montagne.
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Acoun
  03 septembre 2017
TREVANIAN...
Petit test : Que ceux qui ont entendu parler de cet auteur lèvent la main...
Que ceux qui l'ont déjà lu lèvent les deux...
Que ceux qui l'ont lu et aimé lèvent une jambe...
Tu parle d'une position confortable pour écrire un p'tit billet sur Babelio...
Pour ma part, j'avoue humblement que sans un conseil de mon beau frère, le gars Trevanian me serait toujours inconnu.
Sur la 4ème de couv, il est précisé que c'est un auteur mystérieux qui serait « peut-être » mort en 2005. L'auteur a joué cette carte tout au long de sa carrière, cultivant l'anonymat et envoyant même un double le représenter publiquement.
J'invite les curieux à découvrir l'histoire de cet écrivain mystérieux sur l'excellent article de JM Proust : http://www.slate.fr/story/122297/trevanian
Trevanian a écrit La Sanction comme un pastiche de roman d'espionnage. C'est le premier opus des aventures de Jonathan Hemlock, professeur d'art, alpiniste émérite et tueur à gage pour le compte d'une organisation mystérieuse afin d'assouvir sa passion pour les tableaux de maîtres impressionnistes.( Ouais, ça pète un peu plus haut qu'une collec de vignettes panini...)
Jonathan est un héro attachant, bourré de talents, cynique, intelligent, séducteur et misanthrope, sans doute à l'image de son créateur qui n'hésite pas à moquer les travers de ses contemporains.
"Jonathan avait toujours trouvé que les Suisses étaient un peuple vénal, taciturne, religieux, vénal, indépendant, organisé et vénal."
Après une première partie qui réunit tous les ingrédients du classique roman d'espionnage, on change de décor et de rythme pour une aventure d'alpinisme avec la mythique face Nord de l'Eiger, la montagne qui tue.
A l'image, du 007 pastiché, Jonathan joint l'utile à l'agréable en séduisant de nombreuses délicieuses créatures tout en menant à bien sa mission. Bien entendu, c'est un dieu au lit, il sent toujours bon de la bouche et ça ne lui fait pas peur de se grimper une petite bombasse deux heures avant de se tenter les Grandes Jorasses.
Alors les filles, il vous fait pas rêver ? En tous cas, ça a fait rêver Clint Eastwood qui a adapté la sanction à l'écran en 1975 en s'offrant le premier rôle. Je suis curieux de voir ça, même si j'ai un peu peur que le second degré de Trevanian ne lui ait échappé.
Je lirai avec plaisir l'expert, la suite des aventures de Jon et surtout Shibumi dont on m'a dit le plus grand bien.
Pour finir, je laisse la parole à JM PROUST dans l'article déjà mentionné :
 Vous hésitez encore? Cette anecdote pourrait vous convaincre. Cultivant son image d'Alceste, Trevanian demandait à ses éditeurs de ne pas lui adresser de courrier des lecteurs. L'un d'entre eux lui parvient néanmoins: un lecteur n'a pas goûté L'Eté de Katya, n'y ayant pas retrouvé l'action trépidante de La Sanction. le romancier lui fait parvenir l'argent correspondant au prix du livre, le priant de «ne plus acheter un seul livre de Trevanian avant d'avoir grandi».
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Croquignolle
  17 janvier 2017
Mystérieux...
... comme l'auteur qui se cache derrière le pseudo Trevanian
... comme les liens d'amour-haine qui se tissent entre les personnages
... comme ce coin de désert aride et vibrant de l'Arizona
... comme Dragon, ses yeux injectés de sang et l'obscurité de son logement
... comme les multiples pièges de la face nord de l'Eiger
... comme les sentiments handicapés de Jonathan pour les humains
... comme l'homme à abattre qui masque son identité jusqu'à la fin
... comme Jemima, femme amoureuse ou manipulatrice intéressée
... comme ce coin de paradis, cette église, havre de paix de M. Hemlock
... comme ce livre qui éveille les émotions les plus diverses à sa lecture : excitation, rire, tendresse, peur, douleur, force, admiration, pitié, déception, jubilation...
Le livre se déroule dans plusieurs lieux :
A Long Island, chez Jonathan Hemlock où il fait bon vivre
A New York, chez Dragon où l'air est irrespirable
En Arizona, chez Ben où le souffle du désert invite au secret
Dans les Alpes bernoises, en Suisse, où l'appel de la montagne se fait dense, intime, irrésistible.
L'intrigue bien ficelée, les personnages à la complexité délicieuse, la Nature à la beauté dangereuse et tentatrice tissent une toile de fond parfaite pour ce roman décapant et passionnant !
Lecteurs avides d'émotions fortes, n'hésitez plus !
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JIEMDE
  01 janvier 2019
J'aime bien les livres « entre-deux », ces classiques à rattraper que tu lis entre deux nouveautés, entre deux pavés, ou entre deux monuments de la littérature. Encore faut-il que ces « entre-deux » remplissent parfaitement leur rôle : courts, rythmés, dépaysants… bref, reposants. La sanction de Trevanian, traduit par Jean Rosenthal, a parfaitement rempli ce rôle entre les fêtes.
Jonathan Hemlock, agent secret de la CII, remplit sa dernière mission punitive et nous entraîne des gratte-ciel de New-York aux parois suisses de l'Eiger, en passant par le désert de l'Arizona. N'ayant d'autre valeurs morales que son attachement à la loyauté et la nécessité de gagner l'argent nécessaire à l'élargissement de sa collection privée de grands tableaux de maîtres, Hemlock – officiellement enseignant – dézingue plus vite qu'il n'écrit, sans état d'âme, ni main qui tremble.
Tour à tour pastiche du Saint, de Brett Sinclair, Jason Bourne ou Malko Linge, Hemlock est une caricature au second degré de l'espion de roman : distingué tendance Laphroaig, drôle tendance répartie toujours prête à être dégainée, macho tendance mufle même si ses partenaires semblent apprécier. On sourit au début, puis on s'habitue et on finit même par s'attacher.
Un livre en deux temps, celui de la ville qui pose l'histoire, puis celui de la montagne qui la fait monter en puissance, avec notamment ces jours d'attentes à l'hôtel où l'atmosphère est délicieusement intrigante.
Une deuxième rencontre avec l'écriture élégante et efficace de Trevanian, qui en appelle rapidement d'autres !
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   17 avril 2018
Tu sais, Jonathan, toi et moi avons la même façon d'aborder l'amour, ou le sexe, si tu préfères. Nous savons tous deux qu'un homme froid et assuré en fait tomber plus que tout le fatras romantique qu'utilisent nos inférieurs sur le plan sexuel pour amorcer leurs petits pièges. Après tout, les cibles n'ont qu'une envie, c'est de tomber. Elles ne demandent qu'à être protégées du remords en ayant l'impression qu'on ne leur a pas laissé le temps de réfléchir. Et il est réconfortant pour elles de voir le chemin qui les conduit au mal lubrifié par des torrents d'urbanité.
Page 147
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gavarneurgavarneur   15 avril 2018
[…] le lutteur n'eut pas les temps de bouger que Jonathan lui avait écrasé le talon de sa chaussure sur le visage en pivotant en même temps. Les cartilages craquèrent et s'aplatirent sous la semelle. […]
Tu m'entends ? Je ne veux pas t'avoir sur le dos comme ça. Ça me fait peur. Je n'aime pas avoir peur. Alors écoute bien. Tu t'approches encore de moi, et tu es un homme mort. Hé ! Écoute-moi ! Ne t'évanouis pas quand je te parle !
Page 153
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gavarneurgavarneur   14 avril 2018
Tout d'abord, pour plus de sûreté, Ben insista pour qu'ils utilisent de nombreux pitons, si bien que la paroi donnait l'impression d'avoir été escaladée par des femmes ou des Allemands. Mais ils ne tardèrent pas à faire des escalades de cinquième et de sixième degré avec une utilisation plus parcimonieusement anglo-saxonne de la quincaillerie.
Page 139
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CroquignolleCroquignolle   17 janvier 2017
La corde reliant deux hommes sur une montagne est plus qu'une protection de nylon; c'est un lien organique qui transmet de subtils messages d'humeur et d'intention d'un homme à l'autre; c'est une extension des sens tactiles, un lien psychologique, un fil le long duquel passent des flots de communication.
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Wendat69Wendat69   23 septembre 2018
-Qu'est-ce que tu dirais d'une bière mon vieux?
-J'en boirais bien une. Pourquoi tu n'appelles pas un de tes serveurs? Bien sûr, il faudrait lui donner un bon pourboire.
-On a de la bière.
-J'espère que tu plaisantes.
-Jamais. Je plaisante à propos de l'amour, de la vie, de la surpopulation, de la bombe atomique et autres foutaises, mais je ne plaisante jamais à propos de la bière.
Jonathan le considéra d'un œil incrédule.
-Tu as porté un pack de bières sur cette paroi? Tu es fou, tu le sais.
-Peut-être fou mais pas stupide. Ce n'est pas moi qui l'ai porté, c'est toi. Je l'ai mis dans ton sac.
Jonathan se tortilla et sorti de son sac à dos un pack de six canettes.
-Bordel de merde! Je crois bien que je vais te balancer sur tous ces salauds.
-Attends que j'aie fini ma bière.
Jonathan ouvrit une boîte et aspira la mousse.
-Elle est tiède.
-Désolé. Mais j'ai pensé que tu rechignerais à porter de la glace.
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