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Philippe Garnier (Traducteur)
ISBN : 2070410048
Éditeur : Gallimard (14/09/1999)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 53 notes)
Résumé :
En 1940, à la parution de ce chef-d'oeuvre maudit, Raymond Chandler fut le seul à reconnaître une pépite dans "ce récit sordide et complètement corrompu", mais parfaitement crédible, "d'une petite ville de Caroline du Nord".

Unique à plus d'un titre - il sera le seul jamais écrit par son auteur - ce roman de la Dépression est peut-être le plus brutal et le plus cynique jamais écrit à cette époque; un univers de violence, de luxure et de cupidité où to... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  18 septembre 2014
Le meilleur de James Ross. le seul et unique également, ceci pouvant expliquer cela...
Smut Milligan pensait qu'ouvrir un Roadhouse en cette contrée quasi désertique de Caroline du Nord touchée par la "grande dépression " l'aiderait à se refaire la cerise. Pas facile d'envisager de renflouer les caisses lorsque l'alcool et les jeux y sont aussi bienvenus que la peste et le choléra. Aidé de Jack McDonald, qui n'a pas de ferme, et de quelques autres paires de bras tout sauf vaillantes, il est bien décidé à faire tourner son tripot afin d'honorer ses échéances. Problème, vouloir n'est pas forcément pouvoir. Pas défaitiste pour un sou, Milligan met alors en branle son plan B en enrôlant McDonald à l'insu de son plein gré, Virenque n'étant pas dispo ce jour-là, dans l'optique de se réserver une petite poire pour la soif, histoire de retrouver la pêche. Bienvenue dans le monde sordide et crapuleux de Smut l'entourloupe.
Le contexte économique semble aussi prometteur que l'avenir de nos deux principaux protagonistes. Seule perspective envisageable, ce mur qui se profile dangereusement un peu plus chaque jour. Smut picole trop, joue trop, flippe trop, finit fatalement par déconner, faisant de Jack une victime collatérale.
L'ambiance de ce roman est d'une noirceur profonde et d'une amoralité absolue.
Dans le comté de Corinth, tout le monde se pratique depuis la nuit des temps. L'on s'estime, se déteste, s'envie, se trompe allègrement tout en faisant comme si de rien n'était. Une Poire pour la Soif y décrit formidablement tous ces liens invisibles qui pourtant les unit, liens annonciateurs d'une tragédie sans précédent.
Ce fait avéré, Ross disséquera habilement, et sans parti pris aucun, les états d'âme diamétralement opposés de nos deux " as " du crime que plus rien ne rattache si ce n'est ce fait divers sanglant un certain 31 février, à 15h58 PM, in the morning...
L'écriture de Ross tient presque de la Rolls.
Grosse faculté à vous en mettre plein la vue. Tenue de route irréprochable.
Si l'envie soudaine et lumineuse vous prenait de vouloir vous balader dans un bled paumé, gangrené par la misère, l'alcool, le jeu et la convoitise, alors James Ross devrait parfaitement remplir le cahier des charges...
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jeranjou
  04 juin 2013
Patron, vous pourriez me remettre une tranche d'histoire des Etats-Unis dans les années 30 !
Direction le sud Ouest des Etats-Unis. « Une poire pour la soif » relate l'histoire peu banale d'un roadhouse, sorte de bar-restaurant, station-service, hôtel et dancing, qui voit converger une population très hétéroclite venant de Corinth principalement. Ce roman écrit par l'auteur américain James Ross est paru en 1940 sous le titre original « They Don't Dance Much ». Ross voulait surement faire référence au fait que les clients du Roadhouse, préféraient largement la boisson à la danse !
Le titre en français possède une toute autre signification qui ne m'était pas familière. « Garder une poire pour la soif » est une expression française issue du XVIe siècle signifiant « en mettre suffisamment de côté pour assurer des besoins futurs ». Il est amusant de signaler qu'en Belgique (1), en Espagne ou aux Pays-bas, on garde une pomme pour la soif !
Mais revenons à nos moutons… Dans cette période de crise dans les années 30 aux Etats-Unis, il est très difficile de gagner sa croûte et encore plus ardu d'épargner pour faire face aux difficultés à venir. La culture du coton, qu'exerce Jack McDonald, le narrateur de l'histoire, s'avère une catastrophe cette année. Ne pouvant plus payer ses dettes, il décide de tout arrêter et vendre ses biens pour accepter la proposition d'embauche de Smut Milligan, l'heureux propriétaire d'un flambant Roadhouse tout neuf, intégralement payé à crédit par l'intermédiaire d'une banque de Corinth.
Son Roadhouse fonctionnant pourtant à merveille, Smut Milligan n'arrive pas honorer les échéances de son prêt et, pire encore, perd beaucoup d'argent aux jeux, initialement dans le but de se refaire. Pour couronner le tout, Smut fait tout pour plaire à la belle Lola, la femme de l'homme le plus riche de Corinth. Ainsi, pour faire face à ses dettes et ses nombreuses autres dépenses, Smut élabore un plan macabre pour dérober de l'argent. A vous de découvrir la suite à travers le récit de Jack, la bonne poire de l'histoire…
Quel dommage que James Ross, journaliste, n'ait pu publier que ce roman, s'avérant être un flop commercial à sa sortie ! Que j'aurais aimé pouvoir continuer à scruter cette Amérique rurale et rustique, décrite sans concession aucune par James Ross. La corruption de fonctionnaires et les trafics en tous genres gangrènent complètement l'économie. le roadhouse, avec ses jeux clandestins, sa gnôle de contrebande et sa location de cabines pour les liaisons extra-conjugales symbolise à lui seul cette époque révolue.
Au fil des pages, j'imaginais complètement ces personnages pas très catholiques, buvant comme des trous le week-end, abusant du crachoir comme ce n'est pas permis et mettre une pièce dans le nickelodéon, sorte de sténographe, pour écouter les vieux tubes de l'époque pour oublier les turpitudes de leur existence.
Comme vous pouvez le deviner, j'ai adoré ce style peu académique et très noir. A travers le quotidien de Smut et Jack, l'auteur a su également distiller une intrigue déconcertante et très éloignée des polars classiques. Pour ma part, je n'imaginais pas du tout une telle fin aussi cynique. La poire (ou la pomme pour les belges) sitôt terminée, j'aurais tellement aimé que l'on m'en serve une nouvelle tranche pour étancher ma soif de roman noir…
(1) Nos amis belges pourront confirmer ou infirmer cette expression avec la pomme plutôt que la poire.
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Marymary
  25 mars 2015
Une poire pour la soif est l'unique livre de James Ross. Et quel livre ! Au début de l'ouvrage, James Ross est interviewé chez lui en Caroline du Nord, c'est déjà un vieux monsieur en 1983, quand le jeune homme venu le voir lui demande s'il a déjà connu des endroits comme le roadhouse décrit dans son livre, il dit qu'il en connaissait bien un, assez dangereux, et qu'il n'y était jamais allé (mis à part une fois où il avait commandé une tasse de café et où ils l'ont tous regardé d'un drôle d'air, apparemment, pas une boisson habituelle dans ce genre d'endroit)... James Ross ajoute : "Mais tout le monde dans la région savait ce qui se passait dans un roadhouse. Pratiquement tout ce que j'ai écrit comme fiction est basé sur des gens que j'ai connus." Et ce n'est pas étonnant, ce roman n'en est pas un comme les autres, on s'y sent dans la réalité.
Une réalité dérangeante, misérable mais vivante.
J'ai vraiment adoré ce livre qui est totalement unique, alors évidemment, ça sent la gnôle frelatée, les parties de poker truquées, les hommes boivent et jouent, les crachoirs sont plein de chiques, certains sont riches, d'autres miséreux, certains sont honnêtes, d'autres sont de vrais salopards, chacun d'entre eux essaie de survivre du mieux possible...
Le livre de James Ross n'a pas été accueilli chaleureusement, il n'était pas politiquement correct dans cette Amérique puritaine des années 40.
James Ross est ensuite parti faire la guerre en Europe et à son retour est devenu journaliste pour gagner sa vie.
Je n'ai qu'une chose à dire : j'men vais aller mettre un tite pièce dans le nickelodeon, sers moi une bière, Badeye, mais entre nous le Smut Milligan, c'est un sacré enfoiré, ouaip mon gars...
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Thyuig
  07 août 2013
Un grand roman.
On pourrait s'arrêter là, on ne dirait jamais combien ce roman est bon. Il y a assurément du Faulkner chez James Ross, on pense aussi beaucoup à Jim Thompson et à Charles Williams. Faulkner est plus subtile, Thompson plus cynique, Williams plus délirant, James Ross est juste James Ross, un sacré bon écrivain.
Caroline du Nord, la fin des années 30, une campagne sinistrée, peu éduquée, voire même très peu civilisée, et une industrie de la bibine qui fonctionne à plein régime. James Ross va décrire dans Une poire pour la soif toute l'industrie d'un Roadhouse, un club monté en périphérie de Corinth, bled paumé de Caroline du Nord.
Dans un roadhouse, on s'arrête d'abord pour faire le plein d'essence, ensuite pour s'en jeter un petit en passant, après ça on peu déjeuner, danser, jouer de l'argent dans l'arrière-salle, et peut-être même finir la soirée en charmante compagnie si l'on est un brin chanceux et que les filles de l'industrie textile de Corinth ont decidé de s'encanailler un vendredi ou un samedi soir.
Une poire pour la soif raconte l'histoire de Smut et Jack, leurs ciboulots marchant à plein régime pour espérer s'extraire un peu du bourbier ambiant. de l'envie au crime il n'y a qu'un pas, et dans la clandestinité d'un roadhouse, qui irait chercher un ou deux meurtriers ?
Il faut lire une poire pour la soif en s'imaginant machouiller une chique à tabac, le crachoir aux pieds, le bocal de gniole sur le comptoir. Il faut s'imaginer un livre où'qu' les gens, y parlent comme ça, l'air de pas y toucher, qui trainent ou pas, mais que le rendu, ben il est rudement bien, ouais.
James Ross est présenté abondamment dans la préface comme l'écrivain d'un seul livre, devenu presque mythique avec le temps, un rudement bon bouquin, ouais.
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belette2911
  16 février 2017
C'est ce qui s'appelle regarder l'Amérique profonde par le petit bout de la lorgnette. tel un témoin privilégié qui pourrait assister à la corruption qui gangrène et ronge Corinth, une petite ville de la Caroline du Nord, peu après la Grande Dépression.
Ici, les gens bien vont à la messe le dimanche et s'ils veulent s'encanailler avec de la "gniole" ou de la fesse, ils sont priés de le faire avec discrétion.
Jack McDonald est un paumé de chez paumé ! Son coton ne donnera rien cette année non plus, faut payer les impôts, l'enterrement de sa mère qui a eu lieu il y a au moins 6 mois.
Cerné par les dettes, avec juste pour horizon la boisson qu'il écluse à la verticale, notre Jack ne voit pas ce qu'il l'empêcherait de bosser dans le futur roadhouse que Smut Milligan veut ouvrir pour tenter lui aussi de s'en sortir.
Quésako un roadhouse ? C'est un truc qui n'existe qu'en Amérique… Une sorte de bar-restaurant, station-service, hôtel (de passe), dancing, tripot clandestin où l'on joue et où l'on boit de l'alcool du gouvernement (on a payé les taxes dessus) ou distillé par Catfish, un homme de main de Smut Milligan.
Attention, pas de putes dans les cabanons loués par Smut aux gens qui voudraient faire la chose sans que cela se sache et ailleurs que sur les sièges arrières d'une bagnole. Smut, il a une conscience – ceux qui ont lu le roman doivent rigoler – et donc, pas de putes ou de maquereaux.
Il est bien dommage que James Ross n'ait réussi à faire publier que ce roman là car il y a dedans un potentiel énorme ! Raymond Chandler ne s'était pas trompé en parlant de pépite car c'en est une que j'ai tenu entre mes mains. Une pépite noire.
Dans un style bien à lui, James Ross nous décrit avec brio cette petite ville de Caroline du Nord, un peu beaucoup raciste, sexiste, cette société phallocrate dont les notables ou ceux qui ont une situation doivent sauver la face et se cacher pour boire de la gnôle ou fricoter avec des filles (ou se faire sauter par des mecs, si vous êtes une fille).
Jack est notre narrateur et il ne s'embarrasse de phrases pompeuses pour nous conter sa drôle de mésaventure, donc, pour ceux qui aiment le phrasé haut-de-gamme, ça risque de pas le faire. N'oubliez pas non plus que nous sommes dans les années 30 et qu'à cette époque là, la population afro-américaine se nommait elle même « négro »parce que tout le monde les nommait ainsi (je ne cautionne pas, je précise, c'est tout).
Entre nous, je ne sais pas s'il y a parmi toute cette galerie de personnage un à sauver, un qui vaudrait la peine que l'on se penche sur lui pour le sortir de cette vie de merde. Ici aussi la politique gangrène le tout et le politicien du coin est aussi pourri que tout les autres, même plus pourri puisqu'il se comporte comme un mafioso… mafiosi puisqu'il est seul.
Quand à notre Jack, il va se retrouver impliqué dans une affaire dont il ne se doutait pas une seule seconde qu'elle prendrait un tour aussi horrible, et restera en spectateur impuissant de la folie furieuse de Smut qui voudrait du fric et qui est jaloux de ceux qui en possèdent.
Un excellent roman noir de chez noir, sans une once de crème ou de sucre, même pas un grain de stévia pour adoucir l'affaire et un final d'un cynisme à aller se pendre au premier arbre qui passe.
Une réalité qui fait froid dans le dos, une description au cordeau d'une société de notables pour qui le qu'en-dira-t-on est plus important que tout, une plongée dans une société de minables (pour les autres) où boire est plus important que tout, où dépenser le peu de fric gagné à la sueur de son front est quasi une institution et où la cupidité des uns entrainera la chute de plusieurs.
Sûr que dans le roadhouse de Smut on ne dansait pas beaucoup (illusion au titre en V.O), qu'on buvait raide, qu'on jouait gros, qu'on crachait sa chique de tabac dans les crachoirs ou au sol et qu'il s'y est passé des vertes et des pas mûres, le tout sous le regard effaré du lecteur.
Ne rentrez pas dans ce roman noir pour y commander un café, mais demandez plutôt à Badeye, Sam ou Jack de vous servir une pinte de raide et méfiez-vous des dés truqués et des cartes biseautées de Smut qui, entre nous, est une véritable enflure de première.
Et surtout, surtout, montrez pas que vous êtes un paumé avec du flouze plein votre portefeuille !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   04 juin 2013
Les roadhouse ont disparu depuis longtemps; mais pas la cupidité humaine, ni les atrocités commises en son nom. On me dit souvent que mon roman appartient au "Southern Gothic", ce qui veut surement dire qu'on trouve le cadre et les personnages exagérés.

Moi, dans mon souvenir les gens étaient comme ça; mon seul but était dire les choses telles qu'elles étaient, ni plus ni moins, et laisser le lecteur se former une opinion ou une morale, s'il y tenait absolument. En tout cas, moi je ne faisais pas morale.

James Ross, dans la préface écrite par le traducteur du livre Philippe Garnier.
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ThyuigThyuig   07 août 2013
Des fois quand Old Man Joshua était suffisamment pompette, il jouait un air à nègres qu'un représentant avait refilé à Smut un jour. Strange Fruit, que ça s'appelait. Ca commençait : "les arbres dans le Sud donnent des fruits étranges, du sang sur les feuilles, du sang sur les racines", et c'est une négresse qui chantait ça, avec une voix rauque qui vous fichait le cafard. Ca causait de lynchage, et la négresse elle en faisait quelque chose de drôlement bien. Old Man Joshua une fois il avait aidé à pendre un nègre, dans sa jeunesse. Quelqu'un avait raconté que le nègre avait violé une blanche. Maintenant, quand le vieux avait ses douze bières sous la ceinture, il s'asseyait et il écoutait ce truc-là. Des fois vers la fin il chialait, mais quand la musique s'arrêtait il s'arrêtait de pleurer aussi. "Je sens encore ses satanés yeux sur moi qui me transpercent ", qu'il disait Old Man Joshua. Ensuite, il rotait un bon coup et il se reprenait. C'était juste quand il était plein qu'il était comme ça. A jeun, il aurait eu aussi tôt fait de lyncher un négro que de se moucher.
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belette2911belette2911   10 février 2017
— Mais les gens d'ici louent bien une cabine pour deux heures, des fois.
— C'est différent.
— Ah bon ?
— Ouais. Les gens d'ici qui font ça c'est des gens comme il faut. Les filles, pour la plupart c'est des filles qui font partie de la chorale de l'église, et qui font ça aussi. Les gars viennent des meilleurs familles. Mais si je devais laisser des putes venir ici ce serait différent.
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MarymaryMarymary   24 mars 2015
"Donne-moi un paquet de Camel et une pochette d'allumettes. Et pis une bouteille d'eau gazeuse, pendant que tu y seras. Et un décapsuleur."
Je lui ai donné les allumettes et les cigarettes. J'ai mis la bouteille dans un sac en papier que j'ai poussé vers lui. Il s'est penché encore un peu plus, parce qu'il y avait deux filles assises tout près au comptoir.
"Donne-moi aussi un paquet de peaux de zébi."
Je lui ai donné le paquet, et il l'a tenu dans sa main, l'air de calculer quelque chose.
"H'm, y en a que trois par paquet." Smut a fourré le paquet dans sa poche. "Fait plus d'une semaine que j'ai pas fait l'amour. Tu ferais aussi bien de me donner encore un paquet de ces trucs-là.
- Tu doutes de rien toi au moins, j'ai dit en lui donnant un autre paquet.
- Et c'est rien, que ça. Tu verrais ce que j'ai dans ma poche."
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MarymaryMarymary   24 mars 2015
"J'ai tellement fumé de cette saloperie de tabac au rabais, moi j'en peux plus. Ça pique vous pouvez pas savoir, j'ai la langue tout acide. Du Quince Ilvert, c'est ça que je veux.
- Tu veux du quoi ? Badeye a fait.
- Donnez-moi une boîte de Quince Ilvert.
- De quoi qui cause, bordel ? Badeye a demandé.
- Il veut une boîte de Prince Albert, j'ai fait.
- Alors pourquoi qu'il le dit pas, bordel ?
- C'est ce que j'ai dit, Catfish a dit.
- Pourquoi que t'apprends pas à causer anglais, d'abord ? Dans ce pays c'est l'anglais qu'on cause. Tu devrais arrêter de baragouiner ton patois, nom de Dieu."
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James ROSS : Une poire pour la soif
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