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EAN : 9782070350056
Éditeur : Gallimard (02/04/1962)
3.68/5   11 notes
Résumé :
Quelle est la place de l'homme dans la nature ? A quelles causes attribuer la diversité et l'inégalité que nous constatons parmi, les humains ? Quelle part revient à l'hérédité dans la genèse de la personnalité et quelle part aux circonstances du milieu ? Quelle est l'origine de l'homme, et quel pourrait être son destin ?
Jean Rostand répond à toutes ces questions dans ce livre, véritable introduction à l'étude de la biologie humaine.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   07 novembre 2015
[…]; mais dès à présent, après tant d’heures passées dans des lieux quelquefois étrangers, j’estime être fondé à donner mon avis sur les phénomènes supranormaux : ils me sont en tout cas plus familiers qu’à bien des personnes qui, sans avoir rien vu ni cherché à voir, se prononcent hardiment en faveur du mystère.
Or, je dois dire que j’ai rencontré en tout cela qu’imposture et puérilité. Il m’a été impossible, au long de ces persévérants essais, de recueillir le moindre fait, je ne dirai pas démonstratif, mais seulement un peu troublant, singulier, invitant à poursuivre la recherche.
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LSHLSH   28 août 2017
Au demeurant, que l'Homme terrestre soit ou non, dans l'univers, seul de son type, qu'il ait ou non des frères lointains et disséminés dans les espaces, il n'en résulte guère pour lui de différence dans la façon d'envisager sa destinée.
Atome dérisoire, perdu dans le cosmos inerte et démesuré, il sait que sa fiévreuse activité n'est qu'un petit phénomène local, éphémère, sans signification et sans but. Il sait que ses valeurs ne valent que pour lui, et que, du point de vue sidéral, la chute d'un empire, ou même la ruine d'un idéal, ne compte pas plus que l'effondrement d'une fourmilière sous le pied d'un passant distrait.
Aussi n'aura-t-il d'autre ressource que de s'appliquer à oublier l'immensité brute, qui l'écrase et qui l'ignore. Repoussant le stérile vertige de l'infini, sourd au silence effrayant des espaces, il s'efforcera de devenir aussi incosmique que l'univers est inhumain ; farouchement replié sur lui-même, il se consacrera humblement, terrestrement, humainement, à la réalisation de ses desseins chétifs, où il feindra de prêter le même sérieux que s'ils visaient à des fins éternelles.
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LSHLSH   28 août 2017
Les seules questions que soulève l'Eugénique négative sont donc de nuances, ou d'ordre sentimental. À partir de quelle gravité dans la tare la société doit-elle intervenir pour ôter le droit de reproduction ? Et l'avantage que trouve l'espèce à tarir les sources de mauvais gènes, l'épargne de souffrances individuelles réalisée par la diminution des mal-nés, compensent-ils l'offense que de telles méthodes infligent à notre respect de la personne et à notre souci de la liberté ? (...) Le biologiste ne peut que signaler à la collectivité les avantages et les inconvénients de telle ou telle attitude ; à elle ensuite de décider en dernier ressort. Ce n'est pas des laboratoires ni des chaires que doivent sortir les décisions que réclament les eugénistes ; si elles doivent entrer en vigueur, elles émaneront de la conscience collective, de cette vaste âme diffuse à laquelle chacun de nous participe, que chacun de nous contribue à former, et où tout homme tient une place égale.
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LSHLSH   28 août 2017
L'humanité, argue-t-il, a le choix entre deux voies : ou bien elle continuera la politique d'indifférence à l'égard de l'espèce, la politique du "laisser reproduire", et elle ira doucement mais fatalement à la ruine biologique ; ou bien elle pratiquera un contrôle rationnel de sa reproduction, et ainsi, non seulement évitera la déchéance, mais deviendra maîtresse de son destin et s’élèvera à un niveau qu'elle n'atteignit jamais encore dans le passé.
Il est indubitable que, si un être supérieur s'intéressait à notre espèce, pour l'utiliser au mieux, il l’assujettirait à une sélection méthodique et en obtiendrait le progrès sur tous les points où il aurait résolu de l'obtenir.
Par la sélection des reproducteurs, on a pu, chez l'animal, accentuer considérablement certains caractères avantageux ; chez la poule, augmenter le nombre d’œufs pondus chaque année ; chez la vache, augmenter la production de lait.
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DanieljeanDanieljean   07 novembre 2015
Gardons-nous d’imaginer des tendances aux progrès, des principes directeurs, des élans vitaux ou autres entéléchies : là où l’ombre persiste encore dans le royaume de la science, on doit se défier avant tout de l’"obscure clarté" qui tombe des métaphysiques.
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Video de Jean Rostand (28) Voir plusAjouter une vidéo

Jean ROSTAND à propos de "La vie"
Jean Rostand et Andrée Tetry viennent exposer leurs travaux scientifiques à travers un ouvrage intitulé "La vie". Ils abordent brillamment les progrès récents fait dans le domaine de la biologie, la physique, la biologie cellulaire et mettent en garde contre les dangers qui menacent les hommes si ceux-ci ne prennent pas garde à respecter la nature humaine et animale primaire. Ils prennent...
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