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EAN : 9781090175526
Éditeur : Serge Safran éditeur (18/08/2016)

Note moyenne : 2.81/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Quand il ne vend pas des couteaux à huître sur des foires, et qu'il ne discute pas avec Nadège, la vendeuse d'égouttoirs, Camille cherche à réconcilier ses deux voisins qui se haïssent : Mme Fillolit, vieille dame acariâtre, et Dlahba, le maçon slave et bougon. Lorsqu'il rencontre Merveille devant leur porte, son coeur chavire, sa vie bascule. Qui est vraiment cette jeune femme ? Un épais mystère l'entoure.

Camille et Nadège enquêtent. Les voilà soud... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
marlene50
  17 mai 2020
Camille fait les marchés et les foires il vend des couteaux à huîtres, il a rencontré Nadège qui elle vend des égouttoirs-éponge ; ils sont devenus les meilleurs amis du monde.
Camille va aider une vieille dame Mme Fillolit, il lui fait ses courses mais également du petit bricolage.
Mais un beau jour il entend sur le palier une voix, et de cette voix il va tomber éperdument amoureux.
Il n'aura de cesse de trouver à qui appartient cette voix qui a chaviré son coeur.
Merveille, puisque c'est d'elle dont il s'agit va conquérir à jamais l'amour de Camille.
Une histoire de secret de famille viendra perturber leur amour.
Nadège l'amie fidèle sera là pour aider Camille a résoudre l'épais mystère qui entoure les relations de Merveille et de ses parents adoptifs.
Belle histoire d'un amour qui a commencé par le son d'une voix, ça existe !

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zabeth55
  09 janvier 2017
Camille vend des couteaux à huîtres révolutionnaires sur les foires. Il aide sa voisine, impotente et acariâtre dans de menues besognes, et est plus ou moins ami avec son voisin, un immigré colérique.
Un jour il rencontre une jeune femme dont il tombe éperdument amoureux. Merveille. Mais quel est le lien entre elle et ses deux voisins ?
Les personnages sont sympathiques et touchants, même les voisins malgré leurs sales caractères.
C'est un roman sans prétention, mais prenant, vivant, tout en dialogues, sur le thème de l'amour entaché par la calomnie et le doute qu'elle engendre.
Le suspens monte, et, comme Camille, on ne sait plus qui croire.
Commenter  J’apprécie          180
Martine26
  21 novembre 2016
Roman reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique et j'en remercie Babélio.
Camille, 33 ans, vendeur de couteaux à huîtres sur les foires ou les marchés, partage son temps entre ses différents déplacements professionnels et la gestion des conflits entre ses voisins Dlahba, vieux maçon slave, et mme Follolit, vieille dame espagnole, acariâtre et qui a du mal à se déplacer. Tous deux ne se supportent pas et s'accrochent sans arrêt, pour un oui ou pour un non, obligeant Camille à jouer les arbitres de service. Heureusement pour le jeune homme, ses affaires vont bien. Et il est toujours heureux de partager ses divers déplacements et emplacements avec Nadège, son associée, qui vend des égouttoirs sur ces mêmes marchés.
Tout va à peu près pour le mieux donc pour Camille jusqu'au jour où il rencontre Merveille.
Le coup de foudre est immédiat. du moins pour lui. Car la jeune femme, elle, ne semble pas le remarquer, pressée qu'elle est de quitter l'immeuble et l'appartement de Mme Fillolit. Heureusement, Cupidon veille au grain et remet les deux jeunes gens en présence quelques jours plus tard lorsque Merveille se fait purement et simplement jeter de chez lui par Dlahba.
La rencontre, provoquée par Camille, a finalement lieu et une tendre idylle se crée entre les deux jeunes gens. Ce qui n'est alors pas du goût des deux anciens qui, chacun leur tour, mettent en garde Camille contre les effets néfastes que Merveille pourrait avoir sur lui. Qu'importe! Camille est amoureux et décide de vivre cette belle histoire.
Mise en confiance, Merveille lui avoue alors être la fille adoptive des deux vieilles personnes, du temps où ils étaient mariés.
Heureux, le jeune couple décide de s'installer en Provence. Mais voilà que Mme Fillolit et Dlahba viennent relancer le jeune homme jusque dans son nid d'amour et lui renouvellent leurs mises en garde. Pour en avoir le coeur net, Camille va alors se lancer dans une enquête discrète, aidé en cela par Nadège.
Qui est vraiment Merveille? La merveilleuse jeune femme dont Camille est fou amoureux ou un l'être diabolique que lui ont dépeint ses voisins.
J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman signé Ludovic Roubaudi pour les éditions Serge Safran. Tout commence d'une manière tendre et comique pour laisser la place peu à peu à un suspense bien mené et maîtrisé. Chacun, ici, a quelque chose à cacher ou à se reprocher, que ce soit dans son passé ou dans sa vie actuelle. Personne n'est vraiment innocent. Personne n'est vraiment coupable. Enfin... presque! Car bien sûr cette lecture n'est pas sans rebondissements des plus surprenants. L'humour domine, imprègne le récit mais l'inquiétude aussi, les questions qu'on ne manque pas de se poser. Notre curiosité est piquée et ça fonctionne. et même ça fonctionne très bien!
Je m'y suis laissée prendre bien volontiers et je suis curieuse à présent de lire un nouveau roman de cet auteur, à la plume sensible, fantaisiste et poignante.
Une très belle découverte donc.
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zazy
  28 février 2017
Oh que ce livre est une brise légère et agréable !
Camille est bonimenteur, pardon, vendeur-démonstrateur dans les foires. Il vend des couteaux à huitres révolutionnaires avec sa pote Nadège qui, elle, propose des égouttoirs-éponge. Sa petite entreprise, bon an mal an fonctionne. Il vit dans un local à vélos loué par Dlahba, maçon slave. Camille s'occupe de Mme Fillolit, impotente, vieille mégère pas apprivoisée Dlahba et Mme Filloli se vouent une haine sonore.
Camille était chez la mégère lorsque
« J'ai ouvert la porte brutalement et suis tombée sur elle.
Une femme
J'ai lâché un « oh » d'étonnement devant sa présence et elle a levé la main de surprise.
Je ne savais pas si je devais sortir ou la laisser passer.
Elle non plus.
On a ondulé comme ça, d'avant, d'arrière, de côté, puis elle s'est écartée.
Elle a souri je crois et dit… Je ne sais plus mais n'oublierai jamais.
Comme un souffle aspiré par ma bouche, sa voix m'était entrée en pleine poitrine. »
Coup de foudre, coup de poing dans le plexus, l'amour vient de le statufier.
Camille la retrouvera, cette fois devant chez Dlahba. Ils se revoient, tombent en amour tous les deux. Une merveille de la vie, ça tombe bien puisqu'elle s'appelle Merveille.
Comme tous les amoureux, ils se regardent, se font des promesses ; ils vont même jusqu'à se promettre de ne rien se cacher, qu'ils n'auront aucun secret l'un pour l'autre. Quelle imprudence !
Lorsque Merveille lui apprend que Dlahba et Mme Filloli sont ses parents, Camille veut comprendre et cherche le pourquoi de la séparation du trio. Mais comment lui dire puisqu'ils ne devraient rien se cacher ?
Camille va enfreindre cette loi, écouter ce que disent les parents et… la petite voix de la calomnie fait son chemin. La maison qui abrite leur amour se fissure. Pourront-ils sauver leur amour ? Sauront-ils faire les petits pas pour aller l'un vers l'autre, comprendre la démarche de l'autre ? Il faudra attendre la toute fin du livre pour connaître la vérité.
Le roman qui débute comme une conte de fée, une très belle histoire d'amour tout en pureté se transforme, avec les soupçons en une quête, une enquête sur l'Amoureuse. La fidèle Nadège l'aide, surtout depuis qu'ils ont été convoqués par la police pour des soupçons de fraude, alors que la veille au soir, Camille en avait discuté avec… Merveille
L'écriture est vive, sans faux trémolos. Il y a de l'amour dans les mots de Ludovic Roubaudi, il y a beaucoup d'humour aussi, comme l'histoire de l'hymne anglais, « God save the queen » ou la ronde du billet de cent euros. Dans la seconde partie, le suspens est bien mené.
Ludovic Roubaudi trousse une histoire où la calomnie, les secrets familiaux, l'amitié, le pardon, que je n'ai pu, pas eu envie de lâcher. Dire que ce livre reposait sur mon étagère depuis sa sortie ou presque.
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tilly
  25 août 2016
Souvent j'attends que les romans de la rentrée "viennent" à moi, pour une chronique commandée (les Notes bibliographiques, Babelio, etc.), ou exceptionnellement, par effet coup de foudre chez un libraire... ou aux Correspondances de Manosque, fin septembre.
Celui-là je l'avais repéré pour mon propre compte, longtemps avant sa sortie, pour deux raisons principalement : ses titre (Camille et Merveille) et sous-titre (ou l'amour n'a pas de coeur) séduisants (ma curiosité de midinette !), et surtout l'envie de lire du Roubaudi après avoir adoré l'inclassable Les Baltringues.
Camille, c'est le garçon ; il est camelot-bonimenteur et a du temps libre entre les foires expositions en province où il vend plutôt bien des couteaux à huîtres suisses (les couteaux pas les huîtres) ; il est serviable et se laisse exploiter par ses voisins les plus proches : Madame Fillolit (!), une espèce de Tatie Danielle impotente, et Dlahba (!) un vieil ouvrier immigré, marginal, atrabilaire et bagarreur.
Merveille, c'est la fille ; un jour Camille la croise fortuitement dans l'escalier, entend la musique de sa voix ; même sans comprendre le sens de ses mots, il sait que c'est elle, pas une autre, et ne vit dès lors que pour leur rencontre suivante ; mais Merveille est la fille de... et ce n'est pas son seul mystère.
Une pure histoire de coeur ; avec le sentiment amoureux au plein centre de l'intrigue, pas comme un ornement éditorial convenu, imposé pour attendrir ou émoustiller les lectrices ; les non-dits de Merveille finiront par instiller le doute et le soupçon dans le coeur de Camille, jusque là champion toutes catégories de la sincérité, lui pour qui "le passé doit être dit pour ne pas avoir à être découvert" ; voilà le bonheur menacé de part et d'autre par le mensonge, ou peut-être pire, le silence ; les autres s'en mêlent, et c'est la calomnie qui enfle, se répand ; Camille se démène à la recherche de la vérité au risque de perdre Merveille ; et si...
Un roman d'amour réussi (le roman, et l'amour) malgré la difficulté du genre, souvent dénigré, voire méprisé ; Ludovic Roubaudi invente (même si il semble parfois qu'il le connaisse bien) un petit univers chaleureux, une vie simple, des personnages solidaires malgré les difficultés ; quant à l'écriture, elle aussi est chaleureuse, certainement moins simple qu'elle parait ; Ludovic Roubaudi résout à merveille (!) l'équation : humour + tendresse + poésie = émotion.
Qui se plaindra que le tragique air du temps redonne aux écrivains de talent le goût de nous parler d'amour ? Un autre roman de la rentrée m'a donné le même type de plaisir de lecture et d'espoir : Repose-toi sur moi, de Serge Joncour.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
StregaStrega   16 octobre 2016
– Les mots ne sont pas des solutions mais des additions de sons et de sens.
– Je ne comprends pas.
– Prenez la nuit. Il y a dedans N et le huit.
– Et alors ?
– Ce qui est étonnant c’est que l’on retrouve ce N et ce huit dans les nuits de nombreuses langues européennes : Night/eight. Nacht/acht. Notte/otto. Noche/ocho… Le N est le symbole de l’ensemble des entiers naturels. Et un huit qui dort, c’est un huit allongé… c’est l’infini. Dormir, rêver, serait donc le plus sûr moyen de rassembler l’ensemble de la nature et l’infini. De conjuguer derrière nos paupières closes le monde d’ici et de l’au-delà.
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marlene50marlene50   17 mai 2020
Les idées virevoltaient dans ma tête comme un nuage d'oiseaux dansant sous le vent capricieux.
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marlene50marlene50   17 mai 2020
- Oublions, ça arrive d'être de mauvais poil sans savoir vraiment pourquoi ... Et dans ces moments là, c'est injuste mais c'est comme ça, on s'en prend à son conjoint qui n'y est pour rien.
On fait tomber sa colère sur ce que l'on a de plus proche puisqu'on ne peut la poser nulle part ailleurs.
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marlene50marlene50   17 mai 2020
- ça ? C'est parce que j'ai creusé la terre jusqu'après ma mort pour couvrir ton corps d'or et de lumière.
Elle m'a regardé avec un demi-sourire.
- Ne me quitte pas Merveille.
Tout doucement, elle a hoché la tête de droite et de gauche.
Ce n'était pas une négation mais déjà une tendresse.
- Moi je t'offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas.
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marlene50marlene50   17 mai 2020
(parlant d'internet)
C'est effrayant ce que cette machine garde au tréfonds de ses câbles.
Encore plus monstrueux, la facilité avec laquelle elle les recrache au regard des indiscrets.
A contrario de la mémoire humaine qui oublie ce qui l'empêche de grandir, internet gonfle et grossit de tout et de rien ... C'est un obèse qui remue sans cesse un présent pétrifié.
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Video de Ludovic Roubaudi (1) Voir plusAjouter une vidéo

Ludovic Roubaudi : Les Baltringues
Olivier BARROT interviewe Ludovic ROUBAUDI pour son roman "Les Baltringues". Lieu de tournage : café le Rostand, place Edmond Rostand, Paris 6ème.
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