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ISBN : 2757837842
Éditeur : Points (06/02/2014)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Après avoir étudié l'ouïe dans Musicophilia, Sacks explore ici la vision.
La méthode est la même : une série de petites nouvelles neurologiques, récit de cas étonnants : la musicienne qui ne sait plus déchiffrer la musique (et bientôt ne reconnaît plus les objets), le romancier qui ne peut plus lire (mais étrangement arrive toujours à écrire), sa propre difficulté, à lui, Sacks, de reconnaître les visages, etc. Il ne s'agit pas de décrire les mécanismes de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  27 novembre 2014
Toutes ces facultés que la plupart d'entre nous possèdent sans vraiment les apprécier et qui se manifestent cruellement quand on les perd. Toutes ces merveilles d'adaptation dont est capable le cerveau. Tous ces changements du monde que peut entraîner une altération du cerveau ou des sens.
La démarche est la même que dans l'Homme qui prenait sa Femme pour un Chapeau, sur une thématique limitée à la vision. Partir de cas cliniques pour parler du cerveau, de son fonctionnement, de sa plasticité, et en définitive du rapport que nous entretenons avec le Monde.
Ici, dimension supplémentaire, deux des cas (la prosopagnosie innée et une tumeur à la rétine) sont directement vécus par l'auteur. Un autre est un cas positif : une femme recouvre émerveillée la vision stéréoscopique, qu'elle avait perdu depuis la petite enfance, et dont elle n'avait jamais senti le manque.
Moi non plus je n'en ressens pas trop le manque (même si je dois prendre garde quand je remplis un verre), mais cet article a commencé à me donner des regrets, du coup !
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colimasson
  09 avril 2012
Sans le mélanome oculaire qui fut diagnostiqué à Oliver Sacks au cours de Noël 2005, L'oeil de l'esprit n'aurait peut-être pas vu le jour aussi rapidement. En effet, le neurobiologiste a décidé de s'atteler à la rédaction d'un livre consacré aux rapports entre l'oeil et le cerveau, le malade et le monde, en même temps qu'il commença à rédiger un journal de bord relatant la prise en charge de son mélanome. Cela ne signifie pas pour autant que l'intérêt d'Oliver Sacks pour l'oeil et ses merveilles date seulement de 2005. Auparavant déjà, il avait suivi avec attention les cas de quatre patients atteints de pathologies oculaires singulières, et il relate ses propres expériences avec les mystères de la vision : « Dans mon enfance, je souffrais déjà de violentes migraines ophtalmiques. […]Ces migraines m'ont incité très tôt à me pencher sur le cerveau et sa construction de la vision. Derrière une apparente simplicité et unité, il y a une complexité que la maladie révèle ».
Avant de parler de lui, Oliver Sacks s'attarde donc sur ses quatre patients atypiques. Lilian, grande pianiste, souffre d'alexie. Elle n'arrive plus à déchiffrer le moindre signe, et ses partitions musicales deviennent pure abstraction. le trouble s'aggrave année après année et touche la plupart des objets de la vie quotidienne. Toutefois, si elle ne reconnaît plus un vase qui lui appartient ou les fruits et légumes qu'elle achète au supermarché, elle est capable de voir qu'un tableau est mal aligné ou d'autres détails qui rendent la compréhension de son trouble encore plus mystérieuse. Dans une existence où tous les repères sont brouillés, Lilian déploie des ruses sans cesse renouvelées pour continuer à mener une vie ordinaire.
Les autres cas évoqueront un homme incapable de déchiffrer le moindre mot, un homme incapable de reconnaître le moindre visage, un aveugle qui répare brillamment la gouttière de son toit, et feront le lien entre strabisme et vision en 3D.
Tous ces cas sont décrits avec une grande minutie. Oliver Sacks s'investit pleinement auprès de ses patients et les assiste au quotidien pendant plusieurs courtes périodes qu'il renouvelle au fil des ans, suivant ainsi l'évolution de leur maladie sur le long terme. Devant des troubles qui ne présentent a priori aucune possibilité de guérison, Oliver Sacks oppose les grands pouvoirs d'adaptation du corps pour pallier à un sens d'autant plus indispensable qu'il constitue, dans ces exemples, la source même de la personnalité des malades (l'une est pianiste, l'autre écrivain…). On reste ainsi stupéfaits par les capacités déployées par chacun pour se réapproprier le monde d'une nouvelle façon.
Mais Oliver Sacks dépasse ces considérations de premier ordre et vient les enrichir de son expérience de neurobiologiste. S'aventurant souvent dans des contrées peuplées de détails dont le sens échappera parfois au commun des lecteurs, Oliver Sacks n'hésite pas à nous décrire les pathologies d'un point de vue scientifique qui éclairera sur les mécanismes à l'origine de la vision. Heureusement, il sait rester globalement très accessible. Avec un sens de la narration qui rapproche chacun de ces cas du genre de la nouvelle, on pourra également être troublé par les remises en questions que nous apportent les considérations de Sacks sur la vision. On en viendrait même à se méfier de ses sens, lorsqu'un mélanome confère à des jonquilles la couleur violette ou lorsque le paysage s'aplatit pour ressembler à une toile peinte. Pourquoi ces dernières visions ne seraient-elles pas plus crédibles que celles dont nous avons l'habitude ? Lorsque le monde peut être modifié du jour au lendemain, il est permis de douter de tout.
Le livre s'essouffle malheureusement lorsqu'Oliver Sacks nous livre le journal de bord de son mélanome. Ce constat est d'autant plus dommageable que le journal occupe près de la moitié de l'ouvrage. Certainement parce qu'il s'occupe ici de son cas personnel, Oliver Sacks oublie de prendre le recul dont il avait fait preuve pour les récits de ses autres patients et s'attarde trop longuement sur le désespoir que suscite son mélanome. Sans vouloir nier les implications psychologiques de ce trouble, on a parfois l'impression qu'Oliver Sacks se complaît dans son malheur et éprouve une sorte de plaisir malsain à en rajouter des lignes et des lignes sur le tragique de sa situation. Si Oliver Sacks livre de très bonnes analyses des cas de ses patients, il devient médiocre lorsqu'il se penche au-dessus de son nombril. Malgré cet étalage de vie privée un peu nauséeuse, on trouve heureusement un témoignage unique qui, venant compléter les quatre précédents, chamboule de nombreuses conceptions et interroge sur le bien-fondé de ce que nous jugeons être la « réalité ».
Faire de la science-fiction à partir d'observations médicales ? Oliver Sacks l'effectue brillamment et, même s'il se perd parfois dans une prose tragique qu'il maîtrise mal, l'originalité de ses apports et de ses réflexions nous permet de fermer les yeux sur ses petits emportements…

Lien : http://colimasson.over-blog...
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ivredelivres
  17 mars 2012
Le fonctionnement du cerveau c'est à la fois fascinant et un peu stressant. Oliver Sacks et Antonio Damasio sont les scientifiques que j'ai lu sur le sujet, ils me passionnent et j'admire la qualité de leur argumentation et le respect du lecteur dont ils font preuve en nous prenant ni pour des enfants ni pour des neurobiologistes confirmés.
A son habitude Oliver Sack ( vous avez peut être déjà lu « L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau » ) part de cas de patient qu'il a connus et qu'il a pris en charge. Rien de vaut les exemples concrets pour remplacer le jargon scientifique.
Son propos est de nous faire comprendre les interactions entre la vue et le cerveau.
Que se passe t-il lorsque quelque chose dysfonctionne sur le chemin entre l'oeil et le cerveau ? comment les personnes dans ce cas contourne les difficultés, luttent contre elles ou les compensent.
D'abord un préalable, pour tous ceux qui pensent que le sujet est lourd et triste, j'affirme qu'il n'en ai rien, c'est bien au contraire un constat réconfortant qui s'impose devant les fascinantes possibilités de notre cerveau.
Que pensez-vous qu'il arrive à une pianiste atteinte d'agnosie visuelle ( oui je fais un peu la neurologue ) qui se révèle incapable de lire sa partition mais conserve en mémoire toutes les partitions apprises et peut les restituer avec talent, puis quelques années plus tard devient incapable de déchiffrer un texte ou faire la différence entre un verre et une bouteille ?
Est-il possible d'imaginer une personne incapable de voir en 3D, aucun relief, les paysages observés sont plats tels des tableaux, peut-on penser qu'un aveugle est capable de réparer la gouttière de son toit ?
Comment font les personnes qui sont incapables de reconnaître les visages ou de s'orienter dans un bâtiment ? Oliver Sacks est particulièrement bien placé pour en parler, il est atteint de ces troubles depuis toujours.
Imaginez un écrivain incapable subitement de déchiffrer le moindre mot, tout ce qu'il lit lui apparait aussi obscure que du Coréen ou du serbo-croate ?

Oliver Sacks nous fait partager le quotidien des ces hommes et de ces femmes qui vont prendre leur handicap à bras le corps, qui vont développer des stratégies pour que ce manque, cette difficulté, cette défaillance de la machine humaine ne les prive pas des joies élémentaires ou de leurs capacités personnelles.
Ce que peux le cerveau est loin d'être totalement élucidé et dans beaucoup de ces exemples on est frappé par les capacités de celui-ci et par le courage et la détermination des patients.

Lilian la brillante pianiste compense pendant très longtemps son handicap, se sert d'une série d'astuces pour ne pas être prise au dépourvu et trouve de la joie dans la musique.
L'écrivain découvre qu'il peut écouter au lieu de lire, qu'il peut dicter au lieu décrire, Sue qui ne voyait pas en 3D entame une rééducation et un jour enfin ne voit plus la neige comme sur un écran plat mais « Mais maintenant, je me sentais à l'intérieur, parmi les flocons de neige. J'étais submergée par une profonde sensation de beauté. »
Des leçons d'espérance, une dose d'empathie aussi haute qu'une montagne, une chaude humanité, ce qui pourrait être un livre triste et pesant devient un parcours fascinant et profondément humain à travers cette étrange machine qui nous fait vivre.
Passionnant essai qui me donne envie de revoir le film L'éveil tiré de l'expérience d'Oliver Sacks lorsque jeune neurologue il s'est trouvé confronté à une sorte de maladie du sommeil dont il va chercher à guérir ses patients
Ecoutez l'émission Sur les épaules de Darwin sur le sujet, Jean Claude Ameisen est un conteur magnifique profitez en

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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keisha
  09 juin 2012
Évidemment ce dernier opus du neurologue et psychiatre new yorkais Oliver Sacks a un titre moins intriguant que son essai L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau, mais il n'en décrit pas moins des histoires passionnantes souvent déconcertantes. Notre cerveau, quand il dysfonctionne, peut faire preuve d'une plasticité permettant une grande faculté d'adaptation, et les pathologies étonnantes évoquées par le docteur Sacks amènent à se poser des tas de questions.

Par exemple, saviez-vous que l'on peut perdre la capacité de lire, tout en étant toujours capable d'écrire (alexie sans agraphie)? Howard, auteur de romans mettant en scène un détective, a perdu du jour au lendemain la faculté de lire. Au lieu de privilégier l'audition, il s'est astreint à réapprendre à lire (lentement), tout en bougeant mains ou langue pour s'aider.
Saviez-vous que "l'équipement permettant de lire est intrinsèque à tout être humain alors que l'écriture est une invention culturelle relativement récente?"

Lilian, excellente pianiste, perdit la possibilité de lire ses partitions, de lire tout simplement et même de reconnaître les objets et les lieux, de façon progressive et inexorable. On la retrouve jouant de mémoire:
" Où suis-je s'écria-t'elle, cette question me fendant le coeur. Elle trouva cependant sa place et se mit à jouer magnifiquement le son s'éleva, fusionna, tournoya... le regard tourné vers le haut, Lilian chantonna jusqu'à la fin de la mélodie quelle était en train d'interpréter."

L'auteur lui-même se perd facilement (au point de passer devant son immeuble sans le retrouver) et ne reconnaît que difficilement les visages (ce serait génétique). Cela paraît incroyable, mais il semblerait que les gens dans ce cas ne sont pas si rares. (2% des habitants de la planète).

L'une des plus belles histoires est celle de Sue, qui ne disposait pas de vision stéréoscopique, et y accède tardivement à la suite dune rééducation. Pour elle le monde change complètement!
" La neige tombait doucement en gros flocons humides, et je pouvais voir l'espace entre un flocon et un autre, ainsi que leur magnifique danse en trois dimensions. Autrefois, cette neige m'aurait paru tomber à plat, sur un seul plan vertical à peine éloigné de moi: j'aurais eu l'impression de la voir de l'extérieur. Mais désormais j'étais à l'intérieur de cette chute de neige, parmi les flocons."

Après l'expérience inverse de l'auteur, qui suite à un cancer oculaire perd justement cette vision stéréoscopique là, le livre se termine sur les cas différents de plusieurs aveugles, (dont l'un a été capable de monter sur son toit pour le réparer!) et la réaffectation de de certaines aires du cortex visuel au traitement d'informations acoustiques et tactiles.

Vous l'aurez compris, ce livre est tout à fait abordable (quelques pages seulement sont un peu plus compliquées à suivre), permet de comprendre le ressenti de certains malades et d'admirer les capacités incroyables du cerveau.

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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CaroleBouchut
  24 février 2016
Si vous êtes passionné par les « perceptions », le cerveau et toutes les ramifications qui se créent sans arrêt pour pallier les déficiences perceptives ou communicatives de notre corps, ou simplement si vous souhaitez « partir à la rencontre » d'univers et de bouts de vie différents et reconstruits et d'en comprendre certaines implications ou applications sur le cerveau, ce livre est pour vous. Au fil des pages, ce neurologue-écrivain nous emmène au coeur de ses réflexions sur différents cas cliniques et sur ses « cas personnels », tout en rendant ses pérégrinations praticables (et compréhensibles) par tous.
Cela fait des années et des années que le nom d'Oliver Sacks traverse mes lectures, mes « recherches » personnelles, mais ce n'est que ces derniers jours que j'ai, enfin, pris la peine de lire ses mots (du moins ceux du traducteur). Après avoir ajouté CE livre à liste de "livres que je souhaite lire". Entre-temps, le cancer de Monsieur Sacks a remporté la partie. Et pourtant ce n'est pas le nom de l'auteur qui a attiré mon regard cette fois-ci, c'est le titre-même du livre, L'œil de l'esprit, qui m'a instantanément parlé, avant même de savoir de quoi il retournait.
La construction de ce livre se fait en miroir des diverses connexions de notre cerveau ; fourmillante.
C'est peut-être cette même construction qui m'a rendu sa lecture quelque peu ardue par moment ; les notes de bas de pages (je mets volontairement un S à page) sont trop longues pour que je puisse rester concentrée sur le texte qui les a « appelées ». Arrivée au bout de ces notes, il m'a fallu presqu'à chaque fois reprendre au début le paragraphe de ce que je lisais (maudite concentration à vau-l'eau !).
Ces notes de bas de pages, sont des notes « fleuve », constituant à elles-seules, des paragraphes du livre. Elles en sont un élément indispensable, pourtant, par leur richesse.
C'est un livre que je devrai relire, plusieurs fois afin d'en presser la moindre goutte. Et surtout, il a ouvert la voie aux autres livres d'Oliver Sacks.
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critiques presse (4)
Liberation   16 avril 2012
Comment les prosopagnosiques de tout poil se débrouillent-ils dans la vie ? Plutôt pas mal grâce à la plasticité cérébrale, comme le démontre magnifiquement ce livre [...].
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   07 février 2012
Une telle rencontre dans l'histoire de la pensée est rare. La joie d'en être le lecteur témoin l'est tout autant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   03 février 2012
Qui aussi bien qu'Oliver Sacks peut dépeindre dans ses moindres détails les symptômes et l'évolution d'une maladie neurologique en racontant à son lecteur une extraordinaire aventure humaine ?
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   03 février 2012
Mais ce qui donne à L'Œil de l'esprit son éclat exceptionnel et sa profonde beauté, c'est d'être à la fois […] un voyage initiatique à la découverte de l'autre […] et […] un récit de l'intérieur, qui dit l'étrangeté du monde que vit celui qui écrit.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   13 novembre 2014
Le cerveau est bien plus qu'un assemblage de modules autonomes qui seraient chacun incontournables pour une fonction mentale spécifique : chacune de ces aires fonctionnellement spécialisées doit interagir avec des dizaines ou des centaines d'autres, leur intégration totale créant une sorte d'orchestre de la plus haute complexité - un orchestre, réunissant des centaines d'instruments différents, qui se dirige tout seul, bien que la partition et le répertoire changent en permanence.
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WalktapusWalktapus   27 novembre 2014
De plus en plus de données indiquent que les aires sensorielles du cerveau sont si richement interconnectées et interagissent si fortement qu’il est difficiile de dire si tel ou tel élément est purement visuel, auditif ou on ne sait quoi encore ; or, ces états intermédiaires – intersensoriels ou métamodaux – indescriptibles dans une langue commune aux aveugles et aux voyants sont peut-être particulièrement abondants dans le monde des aveugles.
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colimassoncolimasson   09 avril 2012
L’origine de la lecture et de l’écriture ne saurait être comprise comme une adaptation évolutionnaire directe : elle dépend de la plasticité cérébrale tout autant que du fait que, même dans le bref laps de temps de la vie humaine, l’expérience –la sélection expérientielle- est un agent de changement aussi puissant que la sélection naturelle. Pour Darwin, la sélection naturelle n’interdisait pas la survenue de développements culturels et individuels cent mille fois plus rapides que les développements évolutionnaires –elle préparait le terrain de cette évolution culturelle, au contraire. Bref, nous lisons et écrivons non en vertu d’une intervention divine, mais en raison à la fois d’une invention culturelle et d’une sélection créative qui réutilisent brillamment une propension neuronale préexistante.
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WalktapusWalktapus   03 novembre 2014
Tenant la lecture pour un acte homogène et indivisible, nous nous concentrons lorsque nous lisons sur le sens et la beauté, éventuellement, du langage écrit, inconscients des nombreux processus qui sont la condition de possibilité de cette action : seule la rencontre d'un état comme celui d'Howard Engel peut faire comprendre que la lecture dépend en vérité d'une hiérarchie ou d'une cascade de mécanismes qui ne sauraient être dissociés à aucun égard.
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colimassoncolimasson   09 avril 2012
« A peine étais-je devenu aveugle que j’avais oublié le visage de ma mère, celui de mon père, et généralement de tous les êtres que j’aimais. […] Il m’était devenu subitement égal que les gens eussent les cheveux bruns ou blonds, les yeux bleus ou verts. Je trouvais même que les voyants employaient beaucoup trop de leur temps dans ces observations inutiles. […] Les cheveux, les yeux, la bouche, le nœud de cravate et les bagues aux doigts comptaient si peu pour moi désormais que je ne pensais plus à eux, si bien que les gens n’en avaient plus. il se formait dans mon esprit des images d’hommes et de femmes sans tête, sans doigts […] »
Jacques Lusseyran
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