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EAN : 9782749940595
Éditeur : Michel Lafon (29/08/2019)

Note moyenne : 2.81/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Écologie : la démocratie a échoué, l'heure de la dictature est venue.
Je m'appelle Samuel Bourget. Je suis né en 1969, l'année où Neil Armstrong posant le pied sur la Lune a déclaré : " C'est un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité. " Cette phrase a comme scellé le caractère de ma génération : l'optimisme à tout prix. Mes parents étaient pleins d'espoir pour mon avenir. Celui-ci s'annonçait pavé de plaisirs et de joies. Sauf qu'il n'en a ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Cielvariable
  21 décembre 2019
J'avais beaucoup d'attentes concernant ce roman, d'abord parce que le sujet est original en plus d'être parfaitement d'actualité (enfin une dystopie écologique dont le contenu présente un gouvernement extrémiste environnementaliste!), ensuite parce que les critiques entendues dans les médias étaient dithyrambiques, je m'attendais donc à une oeuvre près du chef-d'oeuvre. Force est de constater que j'ai déchanté dès les premières lignes: c'est une lecture ardue, des phrases, des descriptions, des idées qui s'enchaînent sans beaucoup d'harmonie et avec lenteur. Même la très habile lectrice que je suis a dû reprendre par trois fois certains paragraphes pour en comprendre le sens. le style est donc aride et il repoussera tout jeune lecteur qui aurait pu être intéressé par cette lecture plus adulte mais dont le thème a de quoi attirer les adolescents. Cela prend plusieurs chapitres avant qu'il n'y ait véritablement de l'action, avant que l'on ne découvre véritablement une oeuvre d'anticipation. Là, ça devient plus captivant et c'est bien dommage que des soubresauts de discours politico-philo-socio-moralisateurs quelque peu rasoirs et beaucoup trop longs entrecoupent le récit narratif qui est loin d'être dénué d'intérêt. le problème majeur de l'oeuvre est de n'être ni un essai ni totalement un récit narratif. de ce fait, les attentes des différents publics-cibles ne peuvent qu'être déçues. le thème, les actions et les personnages avaient de quoi faire une dystopie hors du commun que les amateurs de science-fiction auraient adorée. Les idées et l'argumentaire auraient certainement plu à un public qui apprécie les essais. le tout mélangé en fait une oeuvre inégale avec des moments forts et d'autres où on a envie d'abandonner la lecture.
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janessane
  11 décembre 2019
Voilà un roman qui de prime abord promet beaucoup ou du moins suscite la curiosité du lecteur. le sujet est effectivement on ne peut plus d'actualité. En citant Greta Thunberg dès les premières pages du livre, nous sommes plongés dans la préoccupation écologique qui devrait être la nôtre. le décor est planté.
Sous fond de nouvelles présidentielles où le choix se résume à l'extrême droite ou l'extrême "vert", les français ont choisi. Ce sera l'écologie. Doit-on en arriver à ce choix "extrême" pour choisir cette orientation ? le débat est lancé, aucune réponse n'y est apportée. Mais je m'égare...
Le nouveau régime est en place. La chasse aux sorcières est bientôt ouverte. Tous les pollueurs se voient condamnés et sont parfois envoyés dans des camps de reforestation. Ce que la population en pense? C'est évoqué ...un peu. Mais on passe vite à autre chose.
Quoi qu'il en soit, Samuel Bourget sent le vent tourner et décide de s'enfuir avec sa famille vers ce nouvel eldorado que représente l'Aubrac. Alors qu'il est en disgrâce au sein de sa propre famille, tout se passe pourtant sans heurt. Et cela jusqu'au bout de son périple.
Si vous vous attendiez à ce moment de votre lecture à rentrer dans la dystopie et bien vous l'effleurerez sans jamais vraiment y pénétrer.
Ce roman ouvre des tas de pistes qui auraient mérité d'être largement exploitées. Toutefois, les auteurs se contentent de les survoler. Les questions de fond sont posées mais peu développées et cela se répète tout au long de la lecture. Il y a même parfois un côté un peu naïf dans l'intrigue. Chaque problème trouve sa solution presque de façon magique. Alors pour la dose de suspens ou d'adrénaline, vous repasserez.
Si le sujet m'a plu, a peut-être éveillé encore plus ma conscience sur l'état d'urgence écologique que nous décidons parfois d'ignorer par souci de confort, d'habitude et tant d'autres choses encore,ce roman me laisse un goût d'inachevé.
Projet ambitieux que d'éveiller à la conscience écologique, on peut le reconnaître mais qui manque malheureusement d'approfondissement.
Une lecture que je résumerai ainsi : en demie-teinte.
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lirado
  01 septembre 2019
De prime abord, le pitch d'Air est un peu à contre-courant des discours actuels qui poussent à mettre en oeuvre des politiques plus écologiques afin de limiter le réchauffement climatique. Ainsi, aux prochaines élections, c'est une présidente écologique qui est élue mais celle-ci décide de mener une politique écolo très dure qui donne le sentiment de voir s'instaurer une dictature écologique. En effet, les mesures imposées par la nouvelle présidence sont très brutales et très restrictives pour la population française.
Le narrateur d'Air est un père de famille lambda. Il vit l'arrivée au pouvoir de cette nouvelle présidente comme une menace car il n'a jamais fait beaucoup d'efforts pour l'écologie et son entreprise était même hors la loi à ce niveau. Par peur des représailles et terrifié par l'avenir qui se dessine, il fuit avec sa famille la capitale, en quête d'un avenir meilleur dans la région de l'Aubrac…
Air raconte à la fois cette fuite vers l'Aubrac et l'installation de la famille dans ce nouvel environnement, mais aussi tous les changements qui se produisent rapidement en France à mesure que la présidente met en place son programme. le roman est intéressant car il montre comment la démocratie française va peu à peu basculer vers la dictature, au nom de l'écologie. On voit clairement quelles seraient les restrictions, les mesures qui seraient mises en place et surtout leur impact sur notre vie, si nous devions en arriver là.
Les auteurs ne cherchent pas à développer un discours anti-écolo, lorsqu'ils imaginent cette dictature écologique, mais ils nous mettent en garde sur une transition écolo contrainte et forcée, si nous ne réagissons pas par nous même avant. le père de famille complètement déboussolé et terrifié par ces changements est crédible, et se heurte finalement à une jeunesse plus convaincue par la nécessité de devoir faire des efforts.
Malgré l'intérêt de cette lecture, elle fut cependant fastidieuse. En effet, j'ai eu du mal à accrocher au style d'écriture d'Air. J'ai trouvé que le récit était souvent trop descriptif et manquait de rebondissements. le narrateur est par ailleurs assez antipathique et je ne me suis pas vraiment attaché à lui.
Lien : http://www.lirado.fr/air-ber..
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Ticafouillou
  20 septembre 2019
"Ecologie : la démocratie a échoué, l'heure de la dictature est venue". Ce sous-titre a attiré mon attention et la quatrième de couverture a achevé de me convaincre. A l'heure où l'écologie est devenue LE sujet incontournable, la petite voix discordante et provocatrice de AIR a titillé ma petite graine de révolte.
Quelque part dans le futur (un futur proche?), les citoyens, effrayés par la lente mais inexorable dégradation de la planète malgré les déclarations d'intentions des gouvernants, se sont laissés séduire par le discours écologiste d'une femme qu'ils ont élue Présidente de la République, devant la candidate de l'extrême-droite. Son programme était certes un peu extrême aussi et effrayant pour certains, mais pour sauver la planète il faut ce qu'il faut et de toute façon, les politiques ne tiennent jamais leur promesse... sauf cette fois. C'est ainsi qu'une dictature verte va se mettre en place. Police écologique, procès pour génocide écologique, état d'urgence écologique, service civique vert voient le jour. Il est désormais interdit de rouler en SUV, avoir un animal entraîne un malus écologique, divorcer est interdit car ça double tout l'électroménger (!) et on peut vous contraindre à suivre un stage d'éveil à l'écologie. Chacun est fiché par la cellule AIR (Artificial Intelligence Research) en fonction de son empreinte carbone, et récompensé ou puni en fonction. Et mieux vaut ne pas être sur la liste noire, la liste Carbone.
Samuel BOURGET, né l'année ou l'homme a posé le pied sur la Lune, un homme de l'époque où on pouvait polluer sans compter, figure sur cette liste pour avoir travaillé dans une entreprise souçonnée d'avoir truqué des certificats environnementaux. Sur le point d'être laminé par la vindicte populaire, il prend la fuite avec sa famille direction l'AUBRAC. L'occasion de se reconnecter à la nature puisqu'ils n'auront pas d'autre choix, et de prendre conscience de l'importance de la protéger. Sans téléphone, on redécouvre l'interaction avec autrui sans l'intermédiaire d'un écran, l'introspection, la lecture... (combien de fois me suis-je dit que je pourrais lire davantage si je ne perdais pas mon temps sur Facebook!).
AIR est un roman qui interroge - sans culpabiliser - sur les habitudes que nous avons adoptées à une époque où l'impact écologique ne préoccupait personne, et sur la difficulté à en changer. A l'heure où l'urgence écologique ne peut plus être ignorée, il reste difficile de renoncer à nos comportements polluants, souvant sources de confort, pratiques, rapides... Même si l'on constate à quel point il peut être salvateur de renoncer un peu à la technologie, de se déconnecter pour réellement déconnecter, nos bonnes intentions ne durent souvent qu'un temps et on retombre dans nos travers, emportés par le flux et les obligations du quotidien. Pour preuve, le quizz du parfait petit écolo à la fin du roman, dont je ne suis pas fière...
Le roman pose donc clairement la question : faudra-t-il en arriver là, faudra-t-il une dictature de l'écologie - imposer l'écologie par la force - pour qu'enfin les choses bougent?
AIR démontre aussi que leurs meilleurs intentions peuvent être dévoyées quand elles sont utilisées par des extrémistes. AIR est "le récit vécu des premiers jours d'une dictature écologique, instaurée pour le bien de plus grand nombre. Mais n'est-ce pas ainsi que se justifient tous les régimes totalitaires?"
Il faut trouver le juste milieu entre la sauvegarde de la planète et certaines technologies indispensables, celles qui permettent de sauver des vies par exemple. Mesure et pédagogie seront indispensables pour convaincre et recueillir l'adhésion, beaucoup plus efficace que la contrainte et la culpabilisation.
Lien : http://cousineslectures.cana..
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Aliseya
  31 août 2019
Ce qui m'a fait intéressée à ce livre est bien sûr ce qui se passe actuellement sur notre planète mais aussi la curiosité de voir ce que pourrait donner un monde dirigé autrement.
Et je n'ai pas été déçu. Voir basculer une démocratie qui ne fait pas vraiment d'effort pour réduire sa consommation et préserver son environnement en dictature écologique où la vie devient plus dure, restriction et mesures extrêmes sont prises pour donner un coup de pied dans la fourmilière.
Bien sûr ce n'est pas non plus le gouvernement idéal. On voit le côté positif d'un tel système mais aussi le négatif car là, il n'y a pas de palier pour changer petit à petit, le changement est brutal et très restrictif. Punitif aussi avec les plus gros pollueurs qui trichaient sur leur empreinte carbone. On suit donc une famille qui a fuit la capital pour se réfugier à la campagne. le père de famille a malheureusement travaillé pour un patron hors la loi et menteur. Et j'ai aimé suivre l'évolution de la situation en France et en Europe avec cette vague écologique et le réveil des consciences politiques poussées par la grogne des populations mécontentes.
Pour finir, ce roman pourrait très bien être notre futur si nous n'agissons pas plus fort pour aider notre planète. le quiz en fin d'ouvrage est sympathique et vous permets de voir si vous êtes sur la bonne voie pour limiter votre impact sur notre belle planète.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   21 décembre 2019
Nous sommes tous les cinq dans la voiture, Sylvia, nos deux enfants, le chien et moi. Il grêle si fort que toute la carlingue résonne comme une batterie : caisse, grosse caisse, cymbales ride, charleston et crash, et puis le tom basse. Je monte le son pour couvrir ce déluge angoissant et la musique de Dire Straits se mêle au concert du cyclone : le saxo suave de mon enfance semble avoir été enregistré pour cet instant. La fin du monde. Nous traversons un paysage de tempête blanche aux voitures arrêtées sur le côté, contrôlées par les brigades du nouveau régime. Un homme de mon âge, la cinquantaine, ouvre sa portière. Je vois son regard effrayé sous la capuche de son imperméable. Il montre ses papiers à la police écologique, reconnaissable à son uniforme vert. Son véhicule disparaît dans mon rétroviseur. Puis, après avoir roulé longtemps ainsi, la neige s’arrête et la lumière revient.

Telles sont les images qui me reviennent de cette époque, lorsque le temps s’est déréglé, que le nouveau pouvoir s’est installé et que beaucoup ont dû fuir. Nous étions de ceux-là. C’était il y a longtemps.

Cette histoire est mon histoire. Mais aussi celle de notre famille et de toute une génération. Elle commence à une époque où le désir d’accumulation de biens dirigeait encore le monde. Elle raconte le sursaut de conscience, lorsque, au bord de l’abîme, la France a ouvert les yeux des autres États sur la possibilité d’un futur sans pollution. Elle est le récit vécu des premiers jours d’une dictature écologiste, instaurée pour le bien du plus grand nombre. Mais n’est-ce pas ainsi que se justifient tous les régimes totalitaires ?
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veronique55veronique55   25 novembre 2019
P 242 Je me doutais que la vielle guérisseuse saurais m’eclairer sur les espèces du coin, leur rareté, leur utilité et le calendrier de leur floraison. Elle m’a appris que nous vivions sur le Larsac au paradis des plantes utiles : le sèneçon à fe îles d’Adonis pouvait fournir un succédané d e tabac, les campanules à feuilles rondes être transformées en encre bleue, les résédas des teinturiers en colorant jaune, écrasées dans l’eau, les racines et les feuilles de saponaire officinale donnait une mousse savonneuse qui faisait merveille pour les lavages délicats, les racines de gaillet Croisette produisaient une belle teinture rouge, les genêts des teinturiers, des colorants jaunes et verts utilisés pour teindre la laine et le lin, et l’oxalide petite oseille etait jadis employé comme détachant.
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