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Jean Henri Potier (Traducteur)
EAN : 9782211018807
36 pages
L'Ecole des loisirs (01/01/1972)
3.85/5   36 notes
Résumé :
C'est la nuit. Tout le monde dort, et Mickey aussi. Mais quels sont ces bruits? Et que se passe-t-il dans la cuisine? Il y a un, deux, trois chefs cuisiniers. Et ils ont tous la tête d'Oliver Hardy. Ils sont très occupés à faire cuire n'importe quoi. Et n'importe qui.
A partir de 5 ans.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  01 octobre 2021
Très inspiré par Little Nemo de Winsor McCay, Maurice Sendak, auteur de Max et les Maximonstres, a renoué avec le monde des rêves et de l'enfance en 1970 (encore qu'il ne l'ait probablement jamais quitté), avec l'album Cuisine de nuit. la première chose qui me vient à l'esprit, c'est :"Lisez plutôt Little Nemo." Car comme Little Nemo, Mickey se trouve depuis son lit plongé dans un monde fantastique, celui de sa propre cuisine. Où trois Hardy (de Laurel et Hardy), qui arborent des têtes qui foutent un peu la trouille à l'adulte que je suis - mais probablement pas aux enfants - sont occupés à préparer de la pâte à pain brioché. Mickey manque d'être cuit avec la pâte, s'échappe, aide les Hardy à terminer leur pâte et s'envole pour retrouver son lit. Bien.

Je ne trouve pas Cuisine de nuit très inventif, parce que beaucoup trop inspiré de Winsor MacCay. Donc je ne vois pas l'intérêt de faire la même chose en moins bien, même si, évidemment, il est un peu absurde de comparer un strip qui a été publié pendant des années (avec en sus pas mal de texte en bas de case dans les débuts) à un album d'une trentaine de pages. Je n'aime pas beaucoup les dessins de Sendak pour cet album, contrairement à ceux de McCay, et l'histoire m'a ennuyée - mais je ne suis pas un enfant, et j'ai visiblement perdu cette spontanéité qui me faisait hurler de rire à cinq ans quand ma grand-mère me lisait Sept histoires de souris d'Arnold Lobel ; et pourtant Lobel continue à me ravir à l'heure actuelle. Cela dit, quand je raconte le coup des pieds échangeables à mon conjoint, il trouve ça gore, et c'est peut-être comme ça que je le verrais si je le découvrais aujourd'hui - mais à l'époque, j'ai trouvé ça hilarant, contrairement à ma grand-mère qui attendait patiemment que j'ai piqué mon fou rire n'en finissant plus. Si je trouve toujours ça drôle aujourd'hui, je ne me roule plus par terre ; bon, j'ai aussi piqué un fou rire avec la scène des cagoules dans Django Unchained, alors qu'au second visionnage, j'ai trouvé la scène toujours drôle, mais je ne me suis pas non plus roulée par terre - l'effet de surprise aide beaucoup les crises de fou rire. Revenons à Maurice Sendak, que j'ai un peu oublié en chemin.

Le seul truc que j'ai trouvé vraiment joli et qui m'ait plu, c'est la transformation des bocaux et autres éléments de la cuisine en architecture urbaine, et j'estime que c'est une belle réussite. Pour le reste, Sendak voulait rendre hommage à McKay, dont les thématiques, je crois, croisent pas mal des siennes (merci anlixelle, qui a commencé à me faire comprendre des trucs que je ne soupçonnais pas chez Sendak et qui du coup me pousse à m'intéresser de plus près à lui). Ce qui ne suffit pas à l'adulte aigrie que je suis devenue pour apprécier Cuisine de nuit.

J'ai bien conscience de ne pas être le public visé, mais alors comment expliquer que j'arrive à comprendre ce qui fait mouche chez les enfants avec Hulul de Lobel (oui, encore !), album que j'ai découvert adulte, et que je passe à côté de Sendak ? Bref, j'ai un souci avec Maurice Sendak, et ça m'attriste, parce que je ne pensais pas un jour devenir un vieux machin qui ne comprendrait plus rien à l'enfance. Mais bon, ado je pensais que je n'oublierais jamais de ma vie les émotions et questions existentielles qui me taraudaient alors, et moins de dix ans plus tard, il n'en restait déjà plus grand-chose...
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RazKiss
  01 avril 2017
Mickey est un petit garçon à l'imagination bien affutée. Pour lui, les nuits ne sont pas forcément reposantes ! On plonge avec lui dans un univers onirique où l'on crée des avions avec de la pâte et où l'on fait de la plongée dans des bouteilles de lait !
J'adhère totalement à cette atmosphère loufoque, c'est un bel hommage à "Little Nemo" (je n'ai pas lu la BD mais j'adorais le dessin animé). La nudité du jeune héros ne m'a pas du tout perturbée.
Après avoir lu "Cuisine de nuit", vous ne verrez plus le pain brioché de la même manière !
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lilimarylene
  03 juillet 2010
J'adore cet album, qui est un grand classique. Cet auteur américain a d'ailleurs le vent en poupe depuis qu'un film a été consacré à Max et les maximonstres tout récemment.
L'occasion de (re)découvrir d'autres albums de sa composition. Je trouve celui-ci particulièrement réussi : encore une fois, l'album nous entraîne dans un univers onirique, sans aucune transition, le plus naturellement du monde. Il n'est d'ailleurs jamais question du mot rêve. Mais ce n'est pas la peine : les dessins moelleux, la fantaisie d'un avion en pâte à gâteau, la bouille adorable des sosies d'Oliver Hardy nous emmènent sur un petit nuage.
J'aime aussi la mise en page, qu'on retrouve aussi chez Claude Ponti, et qui consiste à découper une scène en plusieurs vignettes pour détailler l'action, tout en gardant un décor de fond commun.
Un grand moment de plaisir et qui nous fait réaliser un rêve par procuration : celui de nager dans du lait et de patauger dans de la pâte sucrée...
Lien : http://surlestracesduchat.bl..
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Les_titis
  24 mai 2021
Une histoire sympathique même si assez convenue, il n'y a pas vraiment d'enjeux et la fin est prévisible. Mais l'univers graphique est vraiment très appréciable. Je n'en ferais pas un indispensable de la bibliothèque, mais c'est une note rétro qui en fait un très bel objet visuel !
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bibliobrest_album
  31 mai 2016
A partir de 7 ans
Mickey s'endort, et le voici emporté dans les airs, puis tombant dans le pétrin d'une étrange cuisine de nuit, où s'affairent trois pâtissiers aux airs d'Hardy (Laurel et Hardy). Truffé de références, volontairement désuet dès sa parution en 1970, le graphisme de l'album charme complètement ou déplaît. le récit onirique se déploie sur un fond théâtral de buildings et de grands placards publicitaires très « carton-pâte » inspirés par l'art déco. Les péripéties absurdes et les solutions fantaisistes apportées par le jeune héros touchent l'imaginaire des enfants. Il n'y a plus de lait ? Mickey triture la pâte pour en faire un avion, et part chercher l'ingrédient dans la voie lactée…

Lien : http://bibliotheque.brest-me..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
lilimarylenelilimarylene   03 juillet 2010
Voilà comment, grâce à Mickey, vous avez du pain brioché pour votre petit déjeuner.
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Videos de Maurice Sendak (8) Voir plusAjouter une vidéo
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Adaptation #11 : Max et les Maximonstres
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