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EAN : 9782330127619
208 pages
Actes Sud (09/10/2019)
4.14/5   7 notes
Résumé :
Dans ce livre en forme de Mémoires fragmentaires, Coline Serreau se raconte pour la première fois. Elle lance des pistes de réflexions sur notre société, évoque ses influences artistiques, sa famille, son combat en faveur des femmes et de l'écologie, ses créations (La Belle Verte, La Crise...), les sujets qui la révoltent et ceux qui lui donnent du bonheur.
Créatrice aux nombreuses facettes, à la fois cinéaste, metteur en scène de théâtre et d'opéra, auteure,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Actrice, metteuse en scène au théâtre et à l'opéra, auteure de pièces et de scénarii, réalisatrice de cinéma (« Mais qu'est-ce qu'elles veulent ? », « Trois hommes et un couffin », « La belle verte », "Saint jacques la mecque," « La Crise ») comédienne, clown, trapéziste, musicienne et musicologue, écrivain, Coline Serreau est une artiste aussi prothéiforme que talentueuse.
Dans ses films les plus connus, on reconnait évidemment une capacité de la réalisatrice à observer notre société avec humour et beaucoup d'acuité .
"Nous avions quitté le monde des femmes, de la campagne de la bienvaillance, nous entrions dans celui de la ville, des hommes, de leurs combats, de leur rage à se mesurer les uns aux autres , désormais les dangers nous cernaient de toute part. "

A 71 ans , Coline Serreau, qui était venue sur Lyon en mai dernier pour jouer sur les planches du Théâtre de la comédie odéon, prélude à son livre, se raconte pour la première fois, dans un livre surtout pas chronologique et linéaire, car bien fidèle à son image : un livre, fragmenté, transversal, profond, avec 24 entrées précédées à chaque fois d'un hastag et ces reflexions particulièrement diversifiées Des rencontres, des morceaux de vie, des dialogues, des extraits de scénarios, des témoignages, des pensées formant un puzzle qui, une fois assemblé, nous fait mieux connaitre la femme et l'artiste exigeante, singulière et passionnée.

Un ouvrage qui montre bien les multiples facettes de cette artiste complètes, exigeante, engagée et visionnaire.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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« Trois hommes et un couffin », « Romuald et Juliette », « La crise », … Voilà le sommet de l'iceberg de la filmographie de Coline Serreau, réalisatrice féministe et inspirée. Fille d'une écrivaine et d'un metteur en scène, elle a étudié la littérature, la musique et les métiers de la scène, avant d'effectuer ses gammes à la Comédie française. Attirée par le théâtre, elle s'oriente vers l'écriture de scripts. Près de cinquante ans après son premier long métrage, elle revient sur son parcours et se raconte. Au fil des pages, on retrouve une créatrice engagée, une militante pour la cause des femmes, de l'écologie et davantage de justice sociale On apprend également qu'elle compose de la musique, peint, danse et joue la comédie. En refusant toute censure, elle prône une totale liberté de forme et de ton. Sa parole se doit d'être toujours libre et n'a jamais obéi à aucun plan de carrière. Avec des projets le plus souvent non-commerciaux, elle se confie également sur la genèse de ceux-ci, leur financement parfois précaire, l'accueil public et les avis de la critique. Au final, on découvre une femme moderne, loin des normes, et qui proclame haut et fort son droit d'exprimer des avis avec franchise. En sa compagnie, on se souvient, on revoit des images, on découvre des bouts de pellicule oubliés, on s'immisce dans un milieu familial qu'on ne connaissait pas, on rit et on s'émeut. En vingt-trois hashtags, elle résume simplement soixante-neuf ans d'existence sur le ton de la confidence et sans mélancolie.
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Après le département sciences humaines de ma bibliothèque, j'ai commencé à repérer les livres lus il y a pas de date et à confier mes lectures marquantes au grand lectorat de Babelio, peu friand, me semble-t-il, d'ouvrages sur le cinéma.
Fille d'écrivain et de metteur en scène de théâtre, Coline Serreau a privilégié le septième art comme moyen d'expression. J'ai toujours aimé son regard engagé, humaniste, nimbé d'humour.
Elle réalise son premier long-métrage en 1975. S'ensuivent quarante années de création tous azimuts. L'alerte septuagénaire livre des fragments de mémoire désordonnés, illustré d'une belle série de photos de son enfance, de ses films et de ses sources d'inspiration (Rembrandt, Freud et Bach). le style allègre de l'auteure reflète un caractère fondamentalement joyeux et terriblement critique à l'égard des puissants, des machos et des oppresseurs. Une cure contre la morosité. En piste, nous crie la trapéziste !


Lien : http://cinemoitheque.eklablo..
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Ca faisait longtemps que je n'avais pas dévoré un livre de cette manière là. J'y ai trouvé de quoi me rassasier : des histoires de vies, de volonté, une analyse des origines de la psychanalyse, du travail, de la motivation, tout ça dans un chapitrage assez rapide, et seulement à quelques rares moments, je me suis un peu retrouvé englué dans des histoires plus compliquées.

Ça explique aussi la genèse d'une vocation, en décrit le parcours, semé d'embûches et baigné de lumière. Parce qu'elle en balance de la lumière Coline. de l'humour aussi, du drame, un peu, et de la force, beaucoup.

J'ai trouvé que c'était un livre terrien, bien ancré, et aussi, emprunt d'une discrète spiritualité contrastant avec les promesses des vendeurs de bien-être et de développement personnel. Un beau livre pour une belle personne et pour un bon moment de lecture. Que demander de plus ?
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Nous avions quitté le monde des femmes, de la campagne de la bienvaillance, nous entrions dans celui de la ville, des hommes, de leurs combats, de leur rage à se mesurer les uns aux autres , désormais les dangers nous cernaient de toute part.
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Désormais, pendant la tournée théâtrale, partout je cherchais et trouvais des arbres en mouvement, j'observais leurs identités et leurs différences : un peuple immense, silencieux, ignoré, partout présent, m'apparaissait, m'offrait l'expérience de son adéquation au monde et me donnait la paix intérieure.
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Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses des accidents de la vie qui semblent nous égarer mais nous guident fermement vers notre destin.
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Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
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Le public, qui ne m'avait jamais abandonnée, qui m'avait, et m'a par la suite, toujours tant donné en infirmant les incompréhensions diverses et variées par sa présence massive quelquefois, nombreuse souvent, n'a pas voulu de La belle verte.
Et dans ce métier, après ces mois, ces années de lent et patient travail, tout se joue en une minute, quand on vous a dit :" Très mauvais première séance, le film est mort."
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Vidéo de Coline Serreau
Extrait du film la Belle Verte. Explication d'une civilisation décroissante
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