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ISBN : 2262034540
Éditeur : Perrin (30/08/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Près d’un siècle après sa mort, Lénine (1870-1924) reste une figure d’une envergure exceptionnelle. Dans cette biographie critique, Robert Service propose un portrait de Lénine restitué dans le contexte de son temps. Premier historien à avoir eu accès au « dossier Lénine » conservé aux archives soviétiques, l’auteur renouvelle ce que nous pensions savoir de la personnalité complexe de ce révolutionnaire autant glorifié que dénigré.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Marcelline
  16 novembre 2012
Avant tout, un grand merci à Babélio et aux éditions Perrin de m'avoir confié la lecture de cette biographie de Lénine, dans le cadre de l'opération Masse Critique de septembre 2012.
Si je me doutais bien, en cochant cet ouvrage dans la liste, qu'il ne faudrait pas en attendre un moment de distraction pure, je ne m'attendais cependant pas à recevoir ce pavé de 576 pages, grand format par la taille des feuillets, mais pas par celle de la typographie!... Enfin bref, me voilà à la dernière étape de ma mission: vous rendre compte de mon humble avis de lectrice lambda.
Tout d'abord, ici moins que jamais, je ne me risquerai à faire le moindre résumé: Lénine est né (1870), il a vécu et puis...il est mort (1924). Je vous rappelle qu'il s'agit d'une biographie!
Néanmoins, si cela on le savait déjà, Robert Service a profité de l'accès aux archives centrales du parti, rendu possible par Boris Eltsine en 1991 au moment de l'effondrement de l'Union soviétique, pour nous livrer une vision plus nuancée que les biographies officielles, seules autorisées précédemment.
N'étant pas historienne, je ne peux pas juger ou prendre parti pour ou contre telle position ou point de vue de l'auteur, historien anglais du bloc de l'Ouest.
Ce que je peux dire revanche, c'est que son ouvrage, s'il m'a demandé beaucoup de concentration, ne serait-ce que pour m'y retrouver dans tous les noms de personnages russes, qui me sont inconnus pour la plupart, me semble très complet pour appréhender l'homme que fut Lénine.
Articulé en quatre grandes parties (L'émergence d'un rebelle, Lénine et le parti, La prise de pouvoir et La défense de la révolution), avec quelques photos de famille bienvenues au centre de l'ouvrage, celui-ci se termine par une bibliographie complète, quoique non exhaustive d'après l'auteur, et par quelques cartes illustrant les déplacements (notamment les périodes d'exil) de Lénine au cours de sa vie. Un regret: je n'ai pas vu tout de suite ces illustrations, qui m'auraient pourtant bien aidée à visualiser les voyages dont on parlait.
Année après année, puis, quand on approche de 1917 et de la Révolution tant souhaitée par Vladimir Ilitch Oulianov, soit Vladimir Ilitch, soit encore V.I. ou plus simplement Lénine (plusieurs dénominations pour une même personne en Russie, ce n'est pas vraiment fait pour aider à suivre le fil!...), les chapitres se suivent, détaillant à la fois la facette publique et historique de l'homme, mais aussi une vision plus intime de celui-ci: ses rapports avec sa mère et sa famille, son épouse, ses soucis de santé, son caractère, sa gestuelle, ses nuits d'insomnie, ses sautes d'humeur, sa probable liaison avec Inessa Armand...
Lénine n'était ni rigolo, ni frivole; il est donc logique que le récit de sa vie ne soit ni drôle, ni léger.
Si vous êtes à la recherche d'un moment de récréation pure, croyez-moi: passez votre chemin!
En revanche, si vous voulez mieux appréhender l'homme, que ce soit le personnage politique et historique ou la personne privée, vous pouvez vous plonger dans cet ouvrage très complet et très accessible à n'importe qui accepte de faire un petit effort de concentration!...
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Raeghar
  22 novembre 2012
Je dois avouer que Lénine n'était pas mon premier choix dans les livres proposés par la Masse Critique. Cependant, j'ai décidé de l'ajouter à ma liste par curiosité. Curiosité d'étudiant en Histoire tout d'abord. Il est vrai que le pseudonyme de Lénine est connu de beaucoup de part sa présence dans les programmes de 3ème et de 1ère (du moins, il dit quelque chose) dans l'étude de la Révolution Russe. Pourtant, ce que l'on apprend de lui est limité à quelques informations ne donnant pas une vue d'ensemble sur l'homme. Curiosité provoquée aussi par la quatrième de couverture. Ce biographie se targue d'utiliser des documents jusque là tenus secret, ce qui ferait de cet ouvrage, le plus complet sur Lénine.
Lénine est resté longtemps auréolé d'une image quasi-sacrée en URSS et dans le bloc soviétique en général. Bien des aspects de sa vie et de sa pensée (comme son peu d'intérêt pour la condition de la classe paysanne dont il voulait la destruction) sont restés occultés pour magnifier l'homme à l'origine de l'URSS et du marxisme-léninisme. La chute de l'URSS en 1991 a permis aux historiens d'avoir accès à des documents de « première main ».
Cette biographie de 500 pages est très riche détaillant chaque étape de la vie de Lénine mais aussi de son héritage (entretenu par Staline), détaillant sa pensée sans pour autant rentrer dans les détails. Bien plus qu'une simple biographie politique, c'est la biographie d'un homme qu'il faut connaître pour appréhender l'Histoire du Xxème siècle. Contrairement à d'autres livres sur Lénine, l'historien anglais Robert SERVICE ne s'arrête pas seulement sur l'homme en politique ou sur son rôle pendant la révolution de 1917, c'est à dire à la fin de sa vie. Au contraire, il donne de l'importance à l'enfance, la jeunesse et les débuts de la pensée de Lénine.
Bien que nous approchons du centenaire de la Révolution Russe (en 2017), Lénine reste un personnage de l'Histoire « proche ». Cette proximité rend le travail de l'historien plus difficile. Souvent, les biographies sur Lénine tournent à L'oeuvre partisane, oubliant des aspects peut-être moins glorieux (comme le fait que Lénine avait une maîtresse). Dans son livre, Robert SERVICE fait preuve d'objectivité, ce qui est somme toute, le but d'un historien. L'historien n'est pas là pour juger du passé. C'est réellement une qualité que j'ai pu apprécié chez l'auteur.
Toutefois, les 500 pages n'ont pas été facile à avaler. Certes, l'auteur fait preuve de pédagogie en définissant des termes propres à l'époque mais il entre parfois dans des détails qui peuvent ennuyer certains et dérouter d'autres.
Je pense que ce livre est une référence à l'heure actuelle sur le personnage. Cependant je le conseille surtout, pour une lecture de l'ensemble du livre, à des curieux de la période ou des passionnés de l'Histoire de l'URSS. Il est également adapté à un travail de recherche de la part d'étudiants grâce à l'organisation en chapitres chronologiques assez détaillée.
A bon entendeur !
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critiques presse (1)
Lexpress   12 novembre 2012
Robert Service est l'auteur d'une biographie de Trotski dont nous ne fûmes pas les seuls à […] saluer l'exceptionnelle qualité.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
VilloteauVilloteau   02 mars 2013
Le jour J arriva. Lénine et ses compagnons de voyage se rendirent de l'hôtel Zähringerhof à la gare de Zurich d'où ils prirent le train pour Schaffhouse, côté suisse. Le train allemand les y attendait déjà. (...) Les étapes du voyage avaient été soigneusement préparées. Les deux officiers allemands devaient rester à l'arrière du wagon, en deçà d'une frontière tracée à la craie entre les territoires "allemand" et "russe". Trois des portières avaient été scellées ; la quatrième, tout près du compartiment où dormaient les officiers, n'était pas verrouillée. Les passagers n'étaient donc pas vraiment coupés du monde et le fameux "train scellé" n'en était pas un à proprement parler : il leur arriva en effet de parler à d'autres personnes montées à bord en cours de route. (...)

Lénine, qui n'était jamais très calme et détendu, même quand tout allait bien, fut agacé par le comportement de ses compagnons de voyage. Nadia et lui s'étaient laissé convaincre de prendre un compartiment séparé pour qu'il puisse écrire en paix, mais celui d'à côté était occupé par Radek , Grigori Safarov et sa jeune épouse, Olga Ravitch et Inessa Armand ; tous les cinq faisaient un chahut d'enfer. Quand ils ne chantaient pas à tue-tête, c'était pour rire aux blagues de Radek.

A bout de nerfs, Lénine fit irruption dans leur compartiment à une heure tardive et s'en prit à Olga. Ce fut le premier cas d'injustice flagrante de la part des révolutionnaires bolcheviques de 1917: le véritable fauteur de troubles n'était pas Olga Ravitch, mais Radek. Lénine pouvait toutefois se permettre davantage de libertés avec cette jeune femme sans aucun poids politique. Quant à Inessa, il valait mieux éviter de s'en prendre à elle et de faire resurgir du même coup des émotions profondément enfouies. Lénine n'en avait pas moins dépassé les bornes et, devant la réaction des occupants du compartiment, qui prirent tous la défense de la jeune femme, il dut battre en retraite.

( Le 27 mars 1917 Lénine quitte la Suisse en train pour à travers l'Allemagne, la Suède et la Finlande retrouver la Russie)
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VilloteauVilloteau   03 mars 2013
Probablement était-ce l'apparence convenable de nos impassibles camarades suédois qui suscitait en nous un ardent désir de voir Ilitch ressembler à un être humain. Nous parvînmes au moins à obtenir de lui qu'il s'achète de nouvelles chaussures. Il avait fait tout le voyage avec des chaussures de haute montagne auxquelles étaient fixés d'énormes crampons.

Nous lui avons fait remarquer que, s'il avait eu l'intention de ruiner les trottoirs des rues répugnantes des villes de la Suisse bourgeoise, sa conscience devait maintenant l'empêcher de se promener dans Petrograd avec aux pieds des instruments aussi barbares, car peut-être la ville ne comptait-elle plus aucun trottoir, de toute façon, à l'heure qu'il était.


( Le 27 mars 1917 Lénine quitte la Suisse en train pour à travers l'Allemagne, la Suède et la Finlande retrouver la Russie)
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MarcellineMarcelline   12 novembre 2012
Le 27 octobre fut publié le décret sur la presse, au bas duquel Lénine avait apposé sa signature. Il s'agissait des premières instructions gouvernementales permettant l'instauration d'une censure. Tout "organe de presse" incitant à la résistance ouverte contre le Sovnarkom était passible d'interdiction. On pouvait ordonner l'interruption d'un journal simplement parce qu'on estimait qu'il "semait la confusion en déformant les faits d'une façon manifestement calomnieuse". Et bien qu'au cours des mois précédents ils aient milité pour la défense du principe de la "liberté de la presse", les bolchéviks ne tardèrent pas à s'arroger le monopole de l'information véhiculée par les journaux. Le décret stipulait qu'il s'agissait d'une mesure temporaire, mais on peut émettre des doutes sur la sincérité de Lénine quant à son caractère provisoire: en 1917, il avait répété que la "liberté de la presse" était un principe qui faisait le jeu de la bourgeoisie. Il est donc peu probable qu'il en soit venu à penser différemment au plus fort du combat révolutionnaire. (page 348)
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MarcellineMarcelline   06 novembre 2012
Lénine ne cachait pas qu'il n'avait rien d'un démocrate absolu. A ses yeux, la discipline et l'unité étaient prioritaires, et c'est pour cela, comme il l'expliqua plus tard dans ses propositions relatives aux règles du parti, qu'il fallait refuser la qualité de membre à tous ceux qui n'étaient pas disposés à opérer activement sous la direction de l'une des instances officielles. (page 162)
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MarcellineMarcelline   01 novembre 2012
Sa préoccupation première n'étant pas de vivre un grand amour, mais la révolution, il choisit d'être relégué à Pskov, à environ deux cent cinquante kilomètres de Saint-Pétersbourg. (page 145)
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