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EAN : 9782213601625
684 pages
Éditeur : Fayard (02/09/1998)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 26 notes)
Résumé :
La vie de Lénine couvre deux périodes distinctes : vingt ans d'exil passés à rêver la révolution et à forger son instrument, le Parti bolchevique. En février 1917, la révolution russe se fait sans lui ; en octobre, elle prend son visage. En quatre ans Lénine parvient à se maintenir au pouvoir contre toute une société qui le rejette, édifie un état tout-puissant, reconstruit l'Empire, crée le Parti mondial de la révolution, installe le communisme dans l'Histoire pour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Unvola
  24 août 2020
Une étude passionnante et très approfondie de la vie du fondateur du Totalitarisme Communiste, par Madame Hélène Carrère d'Encausse, historienne, spécialiste de la Russie et de l'Union Soviétique et Membre de l'Académie Française.
Vladimir Ilitch Oulianov surnommé Lénine, naquit à Simbirsk le 10 avril 1870.
Contrairement à la légende qui perdure encore aujourd'hui, la famille Oulianov n'était ni pauvre, ni prolétaire. Sa famille vivait dans une grande maison avec des serviteurs. Son père, après avoir été professeur de mathématiques, fut nommé inspecteur des établissements d'enseignement public de la province de Simbirsk.
L'ironie de l'histoire fut que le père d'Alexandre Kerenski (futur responsable du Gouvernement Provisoire entre mars et octobre 1917, que Lénine renversa suite au coup d'État Bolchevique), Fédor Kerenski directeur du lycée de Simbirsk, dans lequel étudiait Lénine, lui facilita l'entrée à l'Université.
Le 1er mars 1887, le Révolutionnaire Alexandre Oulianov, le frère de Lénine, commit un attentat contre le Tsar Alexandre III. Alexandre Oulianov fut alors arrêté, condamné à mort puis pendu le 11 mai 1887.
Lénine encore adolescent, voulant prendre la relève de son défunt frère, se plongea alors dans les écrits de son mentor, Tchernychevski, puis dans ceux de Marx.
Dans les années 1893 – 1895, il rencontra sa future épouse, Nadejda Kroupskaïa, une Révolutionnaire comme lui.
Suite à ses activités militantes d'extrême gauche, Lénine fut arrêté le 9 décembre 1895 et emprisonné. Les conditions d'emprisonnement n'étaient pas trop pénibles, puisqu'il en profita pour lire et écrire. Puis en février 1897, il fut envoyé pour 3 ans en exil, en Sibérie. Ici, également les conditions d'exil sous le régime Tsariste n'avaient rien à voir avec les futurs camps de concentration et de travaux forcés, que Lénine allait mettre en place avec Trotski, pendant la Terreur Rouge Bolchevique entre 1918 et 1924.
En effet, en Sibérie Lénine s'adonna à ses activités favorites, telles que : la chasse, la pêche, de longues marches dans la nature, la lecture, l'écriture, jouer aux échecs, etc…
A Minsk en 1898, fut fondé le Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie (P.O.S.D.R.).
En 1900, Lénine créa son premier journal l'Iskra (l'Étincelle).
En 1902, en Angleterre, il fit la connaissance d'un certain Lev Davidovitch Bronstein surnommé Léon Trotski, qu'il embaucha pour écrire des articles dans son journal.
En 1902 toujours, Lénine publia son célèbre livre « Que faire », décrivant comment organiser la Révolution professionnellement, de manière violente par « la lutte armée pour assurer le triomphe du prolétariat » ; copiant ainsi exactement le titre du livre de Tchernychevski.
Lors de son 2ème Congrès en 1903, le P.O.S.D.R. se scinda en deux fractions, suite à des désaccords politiques entre Lénine et Martov. D'où la naissance du Parti Bolchevique (signifiant majoritaire et se nommant Communiste à partir de mars 1918) de Lénine, et le Parti Menchevique de Martov (signifiant minoritaire).
Lénine et Trotski devaient se séparer politiquement jusqu'en juillet 1917.
Le 9 janvier 1905, une manifestation massive mais pacifique se produisit en Russie. Or, celle-ci fut immédiatement réprimée dans une terrible violence, par les troupes du Pouvoir autocratique Tsariste de Nicolas II (descendant de la dynastie des Romanov depuis 300 ans), faisant plusieurs centaines de morts et de blessés. Cette journée fut désormais nommée le « Dimanche rouge ».
Cette tragédie traumatisa le Peuple Russe ; et Nicolas II comprit qu'il était urgent de mettre en place des réformes importantes dans le pays : sociales, économiques, structurelles et démocratiques.
En décembre 1905, lors d'une conférence Bolchevique, Lénine croisa pour la première fois, un jeune Révolutionnaire Géorgien, un certain Iossif Vissarionovitch Djougachvili, plus connu à l'époque sous le pseudonyme de Koba, et à partir de 1910, sous celui de…, Staline.
Après 1905, il devint de plus en plus difficile de financer le Parti Bolchevique. Car hormis des sources financières de fonds privés, la plus grande source de financement provenait des « expropriations ». L'un des principaux chefs de ces « expropriations » n'était autre que ce bandit de Staline. Ce dernier était missionné par Lénine pour effectuer ces « expropriations ». Il faut comprendre par ce terme énigmatique : des actes terroristes consistant à braquer des banques à l'aide d'armement et de bombes, pour s'accaparer des fonds. L'exemple le plus célèbre de Staline est celui du braquage de la Banque d'État de Tiflis en 1907.
Suite à l'analyse des échecs de : la Révolution et de la guerre Russo-Japonaise en 1905, Lénine se persuada qu'une guerre pouvait engendrer un contexte favorisant le déclenchement d'une Révolution. D'ailleurs, Lénine écrivit à Maxime Gorki en 1913, une lettre extraordinairement prémonitoire (page 215) :
« Une guerre entre la Russie et l'Autriche serait très bénéfique pour la révolution. Mais il y a peu de chances que François-Joseph et Nikki nous fassent ce plaisir ».
Et un an plus tard, le 28 juin 1914, l'Archiduc François-Ferdinand d'Autriche fut assassiné à Sarajevo, ce qui déclencha la Première Guerre Mondiale.
En 1914, lors d'une réunion de Bolcheviques à Berne, Lénine évoqua clairement cette volonté de transformation de guerre…, en Guerre Civile (page 220) :
« Cette guerre est celle de l'impérialisme. du pillage. Ce n'est pas la paix qu'il nous faut réclamer. Cela, c'est un mot d'ordre de curés. le slogan du prolétariat doit être la transformation de la guerre en guerre civile, pour détruire à jamais le capitalisme ! »
Fin 1916 et début 1917, la situation économique était désastreuse en Russie, et la guerre s'éternisait avec son macabre cortège d'innombrables morts et de blessés. Les grèves et manifestations se développèrent tout l'hiver, car non seulement la population ouvrière voyait son train de vie continuellement diminuer, mais ce phénomène touchait également les classes moyennes et les fonctionnaires. Nicolas II et son gouvernement n'avaient plus prises sur la politique du pays.
La Révolution débuta le 23 février 1917 à Petrograd (la Capitale) et ne dura que quelques jours, pour finir par le renversement du Pouvoir Tsariste. En effet, le 26 février, les troupes Tsaristes se joignirent à la foule de manifestants et se retournèrent contre leurs officiers. le 3 mars 1917, Nicolas II dut abdiquer.
Un Gouvernement Provisoire fut immédiatement constitué.
Lénine alors en exil à Zurich, fut stupéfait lorsqu'il apprit la nouvelle et décida de rentrer immédiatement à Petrograd.
Mais le hic était que pour rentrer, il lui fallait traverser l'Allemagne toujours en guerre avec la Russie. Pourtant Lénine trouva non seulement un accord avec les Autorités Allemandes pour le laisser traverser l'Allemagne en train, mais en plus, les Allemands financèrent Lénine et le Parti Bolchevique, comme en atteste ce télégramme émanant du Ministère Allemand des Affaires Étrangères (page 254) :
« Sa Majesté impériale a décidé ce matin que les révolutionnaires russes seraient transportés à travers l'Allemagne et seraient pourvus de matériel de propagande pour pouvoir travailler en Russie. »
L'objectif des Autorités Allemandes était qu'en finançant Lénine pour publier de la propagande d'extrême gauche par l'intermédiaire du journal du Parti Bolchevique, la Pravda, cela permettrait de mettre la pagaille en Russie et aiderait ainsi l'Allemagne à gagner la guerre.
A peine arrivé à la gare, Lénine totalement exalté par la perspective de pouvoir enfin tenter de transformer la 1ère Guerre Mondiale en Guerre Civile Communiste Européenne, puis mondiale, exulta devant la foule venue l'accueillir ; mais qui suite au discours suivant, resta terrorisée (page 257) :
« Chers camarades, soldats, marins et ouvriers, je salue en vous la révolution russe victorieuse, l'avant-garde de l'armée prolétarienne mondiale. La guerre de rapine impérialiste est le commencement de la guerre civile dans toute l'Europe… L'aube de la révolution mondiale luit. D'un moment à l'autre, on peut s'attendre à l'écroulement de tout l'impérialisme. Vive la révolution socialiste mondiale ! »
Dans le même acabit, il publia alors ses fameuses « Thèses d'avril », extrêmement virulentes.
Dès le retour de Trotski en mai à Petrograd, Lénine fit tout, pour s'allier à lui. Mais leurs ego toujours aussi surdimensionnés et leurs ambitions personnelles, empêchèrent leur rapprochement jusqu'en juillet 1917.
Début juillet eut lieu la première tentative de Putsch. Il fut organisé par les Bolcheviques contre le Gouvernement Provisoire de Kerenski.
Trotski se rallia enfin à Lénine et ils furent liés indissociablement, jusqu'à la mort de Lénine en 1924 : dans leurs actes criminels et Terroristes de masse pour mettre en place le système Totalitaire Communiste réel.
Lénine n'ayant pas voulu donner d'instructions précises notamment à la troupe militaire des marins de Cronstadt, cela conduisit à l'échec de ce coup d'État. Kerenski donna l'ordre d'arrêter les organisateurs Bolcheviques. Lénine et Zinoviev fuirent en Finlande, et Trotski et Kamenev furent emprisonnés.
En août, le Général Kornilov se retourna contre Kerenski en le menaçant d'un putsch. Kerenski décida alors de relâcher les Bolcheviques dont Trotski et Kamenev, pour perturber la tentative de coup d'État de Kornilov. L'opération réussit parfaitement, mais Kerenski en sous estimant l'immense capacité de nuisance des Bolcheviques, ne se rendit pas compte qu'il avait fait une erreur incommensurable, en les relâchant.
Puis les évènements s'accélérèrent, car le 9 octobre fut créé le Comité Militaire Révolutionnaire (C.M.R.) permettant, grâce à cet organe militaire, de préparer le coup d'État.
Le 10 octobre, Lénine et Zinoviev rentrèrent clandestinement à Petrograd. le jour même le Comité Central fut chargé d'un vote d'une importance considérable, à savoir : voter POUR ou CONTRE, le coup d'État. Seuls deux s'y opposèrent : Zinoviev et Kamenev.
Le 24 octobre, sous les ordres de Trotski, le Comité Militaire Révolutionnaire s'empara des points stratégiques de Petrograd : les centres de pouvoir, les gares, les ponts, les centrales téléphonique et télégraphique, ainsi que la Banque d'État. Bref, Petrograd était cernée par les Bolcheviques. Puis, l'assaut final fut donné le lendemain, le 25 octobre, contre le Palais d'Hiver, dans un calme étonnant puisque les Bolcheviques s'étaient déjà rendus maîtres de quasiment tout Petrograd. Les ministres du Gouvernement Provisoire furent arrêtés et emprisonnés à la prison de la forteresse Pierre-et-Paul, alors que Kerenski, lui, avait réussi à s'échapper quelques heures auparavant.
Le nouveau Gouvernement Bolchevique fut alors formé. Et ce fut Trotski qui en improvisa le nom : le Conseil des Commissaires du Peuple ou Sovnarkom. Lénine fut évidemment désigné Président ; Trotski, Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères ; Staline, Commissaire du Peuple aux Nationalités, etc..
Avant d'être renversé, le Gouvernement Provisoire de Kerenski avait prévu les élections pour le 12 novembre, en vue de la convocation de l'Assemblée Constituante. Lénine étant parfaitement conscient que les Bolcheviques seraient minoritaires à l'issu des résultats des élections, avait envisagé d'en modifier le corps électoral, voire de purement et simplement, les annuler. Mais finalement, il était trop tard, Lénine était dans l'impossibilité d'annuler des élections réclamées à cor et à cri par le Peuple, depuis le renversement du régime Tsariste, début mars 1917.
Le résultat du scrutin fut donc sans appel (pages 355 et 356) :
« Les socialistes-révolutionnaires attirèrent dix-sept millions d'électeurs, soit 40 % ; les bolcheviks, à peine dix millions, soit 24 % », etc..
Mais malgré les nombreuses tentatives de Lénine : de limitation de la liberté de la presse, d'intimidations, de campagnes de propagandes Bolcheviques à outrances et brutales, de menaces et d'arrestations de Députés pour éviter de devoir convoquer l'Assemblée Constituante, celle-ci s'ouvrit tout de même le 5 janvier 1918. Mais par précaution, Ouritski (chef de la Tcheka de Petrograd) déclara l'État de siège et fit déployer des troupes de Lettons et encercler le Palais de Tauride par les marins. Comme le résume parfaitement Hélène Carrère d'encausse : « le dispositif qui doit neutraliser la Constituante est ainsi parfaitement organisé à la veille de sa réunion ».
Le dernier coup de bluff de Lénine fut d'essayer d'imposer, lors de l'Assemblée, le vote d'un programme intitulé : « Déclaration des droits du peuple travailleur et exploité ».
Mais ce programme fut bien évidemment rejeté par les Députés présents.
Lénine en rage, mais possédant tous les Pouvoirs et notamment l'Armée, fit dissoudre l'Assemblée Constituante par la force, dès le lendemain.
Pour la deuxième fois avec le coup d'État, Lénine utilisa la force contre les institutions à vocations Démocratiques.
Puis dans la foulée, il déclara cyniquement à Trotski (page 367) :
« La dissolution de la Constituante par le gouvernement des Soviets signifie la liquidation de l'idée de démocratie au bénéfice de la dictature. »
Cette déclaration ne peut pas être plus claire et mieux résumée, que de la bouche même de Lénine. Mais ce genre d'actes Terroristes et de déclarations anti-démocratiques ne pouvaient que provoquer…, une Guerre Civile.
Entre le 18 novembre 1917 et mars 1918, Trotski fut chargé par Lénine, en tant que Commissaire aux Affaires Étrangères, de négocier les conditions d'une paix séparée avec l'Allemagne ; afin d'avoir les mains libres pour organiser leur Guerre Civile contre leur PROPRE PEUPLE, par la « Dictature du prolétariat ».
Une paix « honteuse » fut donc signée à Brest-Litovsk le 3 mars 1918. Paix « honteuse » car elle coûta à la Russie d'immenses territoires, comme : la Pologne, la Finlande, les Pays Baltes et l'Ukraine devint indépendante. Une partie importante de la population ne faisait donc plus partie de la Russie. Cette dernière perdait donc également d'immenses ressources économiques.
Mais pour Lénine, peu importait, car il pensait que ce traité n'aurait jamais l'occasion d'être appliqué, puisqu'il envisageait déjà la Révolution Communiste Européenne, puis mondiale… C'est-à-dire : une guerre mondiale d'un autre genre : celui de la « Dictature du prolétariat » par le « lutte des classes » !
Maintenant que les Bolcheviques détenaient illégitimement le Pouvoir, ils leur fallaient pouvoir le conserver par…, tous les moyens. Pour cela, ils instituèrent dès le coup d'État, une Terreur de masse, qui fut officialisée par le décret de la Terreur Rouge Bolchevique du 5 septembre 1918.
Bien avant, le 7 décembre 1917, cette Terreur se matérialisa déjà par la création du premier grand organe de répression du Pouvoir Terroriste Bolchevique, à savoir la Police Politique nommée : Tcheka. le chef était Félix Edmundovitch Dzerjinski, un Révolutionnaire Professionnel austère et sadique.
Dzerjinski avait toute latitude pour appliquer la Terreur, comme son patron Lénine, le déclarait (pages 387 et 388) :
« Comment peut-on faire une révolution sans fusiller ? » (…) « N'y a-t-il pas parmi nous un Fouquier-Tinville ? ».
Ce Fouquier-Tinville, il le trouva donc en la personne de Dzerjinski. Car en effet, tragiquement, à travers les centaines de Centres de la Tcheka répartis sur tout le territoire Russe, furent : interrogés, torturés et exécutés, des centaines de milliers de Russes innocents.
Le second organe destiné à répandre la Terreur de masse, fut l'Armée Rouge, dirigée par Trotski. Ce dernier ayant démissionné de son poste de Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères, fut « promu » par Lénine au poste de Commissaire du Peuple à la Guerre.
Début 1918, Trotski transforma la Garde Rouge en Armée Rouge, qu'il constitua rapidement avec un nombre pléthorique de soldats, afin de se préparer à la sanglante Guerre Civile.
Trotski, réputé pour son intransigeance Idéologique, n'hésita pourtant pas à recruter des milliers d'ex-officiers et sous-officiers Tsaristes, afin d'encadrer et de former son Armée Rouge. Comme quoi, confronté aux contraintes du terrain, l'Idéologue Terroriste est parfois capable de céder au pragmatisme…, lorsque cela l'arrange.
Le 16 juillet 1918, comme la Terreur était toujours appliquée TOTALEMENT par les Bolcheviques, TOUTE la famille impériale du dernier Tsar Nicolas II, fut exécutée : ses enfants, l'impératrice, les serviteurs et également tous les membres de la famille des Romanov furent traqués et exécutés.
Le 30 août 1918, Fania Efimovna Rotman dite également Dora Kaplan tenta d'assassiner Lénine en lui tirant dessus.
Puis, dans le cadre du Communisme de Guerre, il fut décrété le 11 juin 1918 la création de « l'institution officielle de la lutte des classes à la campagne : les « comités de pauvres » (kombedy) ». le Communisme de Guerre consistait donc dans les réquisitions forcées des récoltes agricoles, par des détachements envoyés dans les campagnes contre les paysans et les « Koulaks » (petits propriétaires terriens), tirant à vue sur les paysans récalcitrants, uniquement pour faire des « exemples ». Il s'agissait encore d'une politique Terroriste engendrant un véritable Génocide de la société paysanne.
D'aill
Lien : https://totalitarismes.wordp..
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TCHITAT92
  21 mai 2019
Whaouh, c'est quelque chose, ce "Lénine" ! On en ressort quelque peu chamboulé... J'ai énormément appris avec cet ouvrage, à la fois très facile d'accès, clair, complet, précis, passionnant, et historiquement très riche. Les subtilités de la Révolution russe, du renversement du régime tsariste, de l'arrivée au pouvoir, puis de son maintien, du parti bolchévique, tout est reconstruit avec précision, tout s'emboîte parfaitement dans cet enchaînement de faits, parfois de hasards, pas toujours logiques ni prévisibles. On prend conscience que toute l'histoire de l'URSS n'a tenu finalement qu'à un cheveu à certains moments, et à la volonté presque surhumaine de quelques personnalités, au mépris du cours logique de l'Histoire. Sidérant. Comme le sont souvent les faits de la grande Histoire.
On découvre un Lénine digne prédécesseur de Staline, dans son absolutisme, son absence de compromis, de respect du peuple, d'humanité finalement... On est loin du cliché du "gentil" Lénine sauveur du peuple écrasé sous le joug du tsar, image souvent opposée au "méchant" Staline. Ici, c'est chapka rouge et rouge chapka, finalement...
Certes, c'est plus un essai sur la montée des marches et l'arrivée sur le devant de la scène (Festival de Cannes oblige...) du Bolchévisme, qu'une véritable biographie de Lénine, cela reste un excellent ouvrage.
Je me demande si je ne vais pas aller faire un tour du côté de Nicolas II maintenant ...
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rougegeorge
  17 janvier 2015

un orateur hors pair , cynique , certainement dérangé mentalement
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
TCHITAT92TCHITAT92   21 mai 2019
Propos tenus par Lénine ...
"[...] En période révolutionnaire, la "volonté de la majorité" ne compte pas ; "ce qui importe, c'est une minorité mieux organisée, plus consciente, mieux armée, qui sait imposer sa volonté à la majorité, et vaincre".

On s'éloigne beaucoup du concept de démocratie...
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YannLeClouecYannLeClouec   06 novembre 2016
Contrairement à ce qu'en dit la légende, la maison du jeune Oulianov n'est ni pauvre ni prolétaire.
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