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Roger Duchêne (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070379353
Éditeur : Gallimard (11/10/1988)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Madame de Sévigné est devenue un grand écrivain presque sans le vouloir et le savoir. Ses lettres sont nées de sa conversation
vive, enjouée, coulant de source dont elle a pu conserver, à l'intention de ses correspondants, la succulente spontanéité. Lettres de la ville, lettres de la cour, lettres de Bretagne, lettres au cousin Bussy. Lettres surtout à sa fille, les plus belles après le départ de Mme de Grignan pour la Provence, où son mari était nommé lieu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
madameduberry
  02 juin 2015
N.. le 2 juin 2015
A X.., lectrice et voyageuse de Babelio
Phébus m'accable, la chaleur m'alanguit déjà, alors que la saison d'été s'annonce seulement depuis deux jours. C'est à peine si je trouve des forces pour saisir au clavier ma chronique de ce recueil de lettres choisies. Rien, cependant ne saurait me faire reculer devant si noble tâche: il s'agit rien moins que vous rendre compte du plus amusant, du plus impertinent, du plus piquant, du plus étourdissant des récits de la vie de cour, accompagné du plus émouvant, du plus envahissant, du plus affolant des témoignages d'amour maternel.
Ah, ma bonne! Jamais je n'eusse pensé de tels transports possibles entre une mère et sa fille! M. de Grignan qui n'est point un sot ,n'eût pu ignorer que de la gaîté de la fille dépend le bonheur de la mère; aussi laissa-t-il la première libre d'échanger épistolairement tout à son aise avec l'auteur de ses jours. J'ai cependant ouï une rumeur selon laquelle les fréquents séjours de la Marquise de Sévigné à Grignan eussent pu projeter quelque ombre entre les époux.
Qu'importe! Ces lettres sur lesquelles nous pouvons aujourd'hui jeter un regard indiscret font oeuvre de piété familiale autant que d'historiographie. Je gage qu'ils feront encore longtemps les délices des amateurs de beau langage. Je baise vos belles mains, ma chère. Je vous aime d'amitié babeliote et guette avec fièvre vos commentaires. le courrier va partir, Adieu.
Madameduberry
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emi13
  15 janvier 2013
On ne propose que des lettres authentiques,dont les manuscrits sont connus,alors que le Sévigné fictif ou approximatif a pullulé depuis la première édition des lettres de la marquise en 1725
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MENALKE
  22 janvier 2017
Au Marquis de Pomponne,
...Il faut que je vous conte une petite historiette qui est très vraie et qui vous divertira. le roi se mêle depuis peu de faire des vers. MM. de Saint-Aignan et Dangeau lui apprennent comment il faut s'y prendre. Il fit l'autre jour un petit madrigal que lui-même ne trouva pas trop joli. Un matin, il dit au maréchal de Gramont : "M. le maréchal, lisez, je vous prie ce petit madrigal et voyez si vous en avez jamais vu si impertinent : parce qu'on sait que depuis peu j'aime les vers, on m'en apporte de toutes les façons." le Maréchal, après avoir lu, dit au roi : " Sire, Votre Majesté juge divinement bien de toutes choses; il est vrai que voilà le plus sot et le plus ridicule madrigal que j'aie jamais lu." le roi se mit à rire et lui dit : "N'est-il pas vrai que celui qui l'a fait est bien fat ? -Sire, il n'y a pas moyen de lui donner un autre nom. - Oh bien ! dit le roi, je suis ravi que vous m'en ayez parlé si bonnement; c'est moi qui l'ai fait. - Ah ! Sire, quelle trahison ! Que Votre Majesté me le rende; je l'ai lu brusquement. - Non, M. le maréchal; les premiers sentiments sont toujours les plus naturels." le roi a fort ri de cette folie, et tout le monde que voilà la plus cruelle petite chose que l'on puisse faire à un vieux courtisan. Pour moi, je voudrais que le roi en fît là-dessus et qu'il jugeât par là combien il est loin de connaître la vérité. Je suis retombé, en faisant un peu de rangement, sur tout un tas de ces petits opuscules à usage scolaire au départ. C'est un vrai plaisir de replonger dans ces sélections de textes, et pour Madame de Sévigné, il est facile de "picorer", à l'occasion un texte et de le savourer, avec même un certain nombre d'explications, de notes et d'analyse enrichissantes.
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Cer45Rt
  01 août 2018
Voilà une correspondance passionnante ! avec naturel et vivacité, madame de Sévigné nous dessine l'agréable tableau d'un XVIIème siècle, qui virevolte sous sa plume. Superbe !
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sylvie2
  08 février 2019
C'est par curiosité que j'ai lu ce petit livre trouvé dans les livres d'école de ma mère... Il est amusant de découvrir la mentalité de l'époque de Louis XIV. Ce qui m'a frappé, c'est la présence de la religion à toute les pages...
Je ne lirais pas Mme de Sévigné tous les jours, mais ce fut quand même une découverte délassante.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Cer45RtCer45Rt   10 août 2018
Il faut que je vous raconte une petite historiette, qui vous divertira. Le Roi se mêle depuis peu de faire des vers ; MM. de Saint-Aignan et Dangeau lui apprennent comment il faut s'y prendre. Il fit l'autre jour un petit madrigal, que lui-même ne trouva pas trop joli. Un matin, il dit au maréchal de Gramont : "Monsieur le maréchal, je vous prie, lisez ce petit madrigal, et voyez si vous en avez jamais vu un si impertinent. Parce qu'on sait que depuis peu j'aime les vers, on m'en apporte de toutes les façons." Le maréchal, après l'avoir lu, dit au Roi : "Sire, Votre Majesté juge divinement bien de toutes choses : il est vrai, voilà le plus sot et le plus ridicule madrigal que j'aie jamais lu." Le Roi se mit à rire, et lui dit : "N'est-il pas vrai que celui qui l'a fait est bien fat ?"-Sire, il n'y a pas moyen de lui donner un autre nom. -Oh bien ! dit le Roi, je suis ravi que vous m'en ayez parlé si bonnement ; c'est moi qui l'ai fait. -Ah ! Sire, quelle trahison ! que Votre Majesté me le rende ; je l'ai lu brusquement. -Non, monsieur le maréchal ; les premiers sentiments sont toujours les plus naturels."Le Roi a fort ri de cette folie, et tout le monde trouve que voilà la plus cruelle petite chose qu'on puisse faire à un faire à un vieux courtisan.
Pour moi, qui aime toujours à faire des réflexions, je voudrais que le Roi en fit là-dessus, et qu'il jugeât par-là combien il est loin de connaître jamais la vérité.
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StefEleaneStefEleane   05 août 2012
Le brillant de votre esprit donne un si grand éclat à votre teint et à vos yeux que, quoiqu'il semble que l'esprit ne dût toucher que les oreilles, il est pourtant certain que le vôtre éblouit les yeux.
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indelebilevagabondeindelebilevagabonde   19 février 2017
22. À Madame de Grignan - À Marseille, mercredi 25 janvier 1673.

Je vous écris après la visite de Madame l’Intendante et une harangue très belle. J’attends un présent, et le présent attend ma pistole. Je suis charmée de la beauté singulière de cette ville. Hier le temps fut divin, et l’endroit d’où je découvris la mer, les bastides, les montagnes et la ville, est une chose étonnante.(...)Monsieur de Marseille vint hier au soir. Nous dînons chez lui ; c’est l’affaire des deux doigts de la main. Dites-le à Volonne. Il fait un temps de diantre, j’en suis triste ; nous ne verrons ni mer, ni galères, ni port. Je demande pardon à Aix, mais Marseille est bien joli, et plus peuplé que Paris : il y a cent mille âmes. De vous dire combien il y en a de belles, c’est ce que je n’ai pas le temps de compter. L’air en gros y est un peu scélérat, et parmi tout cela, je voudrais être avec vous. Je n’aime aucun lieu sans vous, et moins la Provence qu’un autre ; c’est un vol que je regretterai. Remerciez Dieu d’avoir plus de courage que moi, mais ne vous moquez pas de mes faiblesses ni de mes chaînes.
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emdicannaemdicanna   07 avril 2018
(La vie aux Rochers)
Nous nous levons à huit heures, la messe à neuf. Le temps fait qu'on se promène, ou qu'on ne se promène pas, souvent chacun de son côté. On dîne fort bien. Il vient un voisin ; on parle de nouvelles. L'après-dîner, nous travaillons, ma belle-fille à cent sortes de choses, moi à deux bandes de tapisserie que madame de Kerman me donna à Chaulmes. A cinq heures, on se sépare, on se promène., ou seul ou en compagnie. On se rencontre à une place fort belle. On a un livre (...) Mon fils nous lit des livres très agréables. Nous en avons un de dévotion, les autres d'histoire ; cela nous amuse et nous occupe. Nous raisonnons sur ce que nous avons lu. Mon fils est infatigable, il lit cinq heures de suite si on veut. (...) Recevoir des lettres, y faire réponse, tient une grande place dans notre vie, principalement pour moi. (...) Nous ne souhaitons point de visites ; quand il y en a, on est bien aise. (...) Nous soupons à huit heures. Sévigné (Charles) lit après souper, mais des livres gais, de peur de dormir. Ils s'en vont à dix heures. je ne me couche guère que vers minuit.
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sylvie2sylvie2   08 février 2019
Oh! que j'aime la solitude!
Que ces lieux sacrés à la nuit,
Eloignés du monde et du bruit,
Plaisent à mon inquiétude8
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Videos de Madame de Sévigné (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Madame de Sévigné
Auteur-compositeur-interprète et rédacteur en chef de la revue "Schnock", Alister s'intéresse ici aux femmes dandy. Pourquoi, après tout, cette esthétique du moi comprenant un mélange d'élégance stylistique, de répartie cinglante, de goût pour le scandale et de jeu sur les genres, serait-elle réservée aux hommes ? de fait, si la mouvance a été théorisée par des hommes à commencer par Brummell au début du XIXe siècle, de nombreuses femmes ont été de grandes figures dandy. de Madame de Sévigné à Françoise Sagan en passant par Louise Brooks, Greta Garbo, Joséphine Baker ou encore Colette, l'auteur dresse une galerie de portraits de femmes anticonformistes.
En savoir plus sur "La femme est une dandy comme les autres" : https://www.hachette.fr/livre/alister-la-femme-est-une-dandy-comme-les-autres-9782720215506
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Lettres, correspondance littéraire (87)
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