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François-Victor Hugo (Traducteur)Germaine Landré (Préfacier, etc.)
ISBN : 2080700618
Éditeur : Flammarion (07/01/1993)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Imaginez quelqu'un qui a perdu vingt-et-un fils au champ de bataille, qui a tué le vingt-deuxième dans un accès de rage, qui a une fille victime d'un viol et amputée sauvagement de ses deux mains et de sa langue ; qui a deux autres fils qui sont injustement accusés d'un meurtre. On lui signale qu'il peut épargner la peine de mort à ses deux fils s'il se coupe lui même une main. Il s'y exécute, mais on lui renvoie les deux têtes de ses fils et sa main avec un mot rai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  21 avril 2016
J'ai entendu ou lu beaucoup de mal de cette tragédie. On l'accuse d'à peu près tout ; on met en doute qu'elle soit bien de la main de Shakespeare ; on l'accuse de verser dans le gore et l'horreur ; de facilité pour satisfaire un public peu raffiné, et de mille autres maux encore.
Et bien permettez-moi de ne pas souscrire à ce concert de crachats. Je n'affirmerai pas qu'il s'agit de la meilleure tragédie de son auteur, ça non. Mais en tout cas, je la trouve extraordinairement plus intéressante que la dernière comédie de William Shakespeare que j'aie lu, le Songe D'Une Nuit D'Été.
Alors, c'est vrai ; c'est vrai qu'il n'a pas eu peur de faire jaillir l'hémoglobine à chaque coin de scène ; c'est vrai qu'il a misé sur le fait de choquer son public pour faire naître de l'empathie vis-à-vis d'actes, eux-mêmes, horribles.
Qu'en est-il ? Titus Andronicus est un vieux général romain à la droiture et au patriotisme irréprochables, tout auréolé de gloire, qui s'en revient d'une campagne fructueuse (surtout tueuse) en Germanie. Il a réussi à soumettre les Goths et ramène d'ailleurs, au titre de trophée de guerre, la reine d'entre-eux, Tamora, ainsi que ses trois fils.
Pendant ce temps à Rome, les fils de l'empereur décédé, Saturnius et Bassianus, s'écharpent à qui mieux mieux pour savoir lequel des deux sera le prochain souverain. Au sénat, beaucoup pensent que Titus Andronicus ferait un bien meilleur empereur que ces deux jouvenceaux bouffis d'orgueil et à la morale discutable.
Toutefois, le vieux général décline l'honneur qui lui est fait et préfère se montrer loyal envers la lignée impériale. Il préfère jouir paisiblement de son prestige auprès des quelques fils qui lui reste et qui se sont illustrés, comme lui, sur le champs de bataille. Tous les autres sont morts au combat pour Rome.
Titus Andronicus prend donc le sage parti d'incliner en faveur de Saturnius, l'aîné des deux frères, en qualité d'Empereur et d'accorder sa somptueuse fille Lavinia à Bassianus : prix de consolation amplement suffisant aux yeux de l'intéressé tant tout Rome souhaitait obtenir la main de la belle.
Saturnius qui était sur le banc des prétendants à la main de Lavinia se voit donc dans l'obligation de reporter ses ardeurs amoureuses sur la non moins pulpeuse reine des Goths, Tamora, dont on espère ainsi apaiser le peuple fraîchement soumis. (J'ai écrit " pulpeuse " sans aucune indication concordante dans le texte, uniquement en souvenir d'un antique slogan publicitaire, " Tamora relève le plat ", veuillez me pardonner.)
Tout va bien, alors ? me direz-vous. Nul besoin de sang ni de tragédie dans ce monde idyllique. Euh... pas tout à fait, en fait. D'une part, Titus Andronicus satisfait à la tradition religieuse romaine du vainqueur de sacrifier aux Dieux le fils aîné des vaincus. Tamora l'implore à genoux d'épargner son fils Alarbus mais rien n'y fait ; celui-ci est sacrifié en bonne et due forme.
Imaginez l'onde de ressentiment qui émane de Tamora à l'endroit de Titus (je vous laisse quelques secondes pour imaginer). Voilà, vous voyez, ce n'est pas rien. Sachant, en plus qu'elle s'accoquine d'un Maure aux noirs desseins (et je crois qu'elle aime bien d'ailleurs ses noirs dessins). Attention, attention, c'est là qu'il risque d'y avoir du sport. Vous avez aimé les carnages de la Reine Margot ? Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?
Pas de problème, ça va gicler de partout. Tamora demande à ses deux fils de s'en prendre à la fille de Titus. Le Maure machiavélique imagine le moyen d'assouvir la vengeance de la reine. Lors d'une partie de chasse où le gratin est convié, les deux fils de Tamora s'arrangent pour assassiner Bassianus, le frère de l'empereur, sous les yeux de sa charmante jeune épouse Lavinia.
La pauvre, horrifiée, témoin embarrassant du crime n'a sans doute plus qu'à mourir. Mais non, et c'est là que les conseils abjects du Maure prennent toute leur dimension d'horreur. Les deux lurons violent Lavinia en bonne et due forme et, pour que l'abjection soit complète, lui tranchent les deux mains, pour qu'elle ne puisse plus écrire, et surtout, lui découpent la langue, afin qu'elle ne puisse plus parler.
Vous êtes écoeurés ? Attendez, vous n'avez pas tout vu. Le Maure s'arrange pour que deux fils de Titus découvrent le cadavre de Bassanius au fond d'une fosse et, tandis qu'ils s'émeuvent du crime, le Maure amène Saturnius, Empereur et frère de l'assassiné, auprès du cadavre, en indiquant que ces deux-là sont les auteurs du méfait.
Le résultat de se faire pas attendre. Les deux fils de Titus sont conduits à Rome pour y être décapités. Mais le vieux Titus espère encore intercéder en leur faveur, eu égard aux nombreux services rendus, afin de prouver leur innocence. Et là encore, le Maure trouve un stratagème odieux. Il annonce à Titus que s'il lui offre sa main tranchée en signe de soumission, l'empereur épargnera ses deux fils. Mais, vous imaginez bien qu'à peine la main arrive sur le bureau de l'empereur, les deux têtes de ses fils atterrissent sur la table de Titus.
Si je récapitule, pour Titus, deux fils décapité, une adorable fille violée, démembrée, défigurée, son dernier fils banni de la ville de Rome et lui même, allégé d'une main. Peut-on gravir encore un échelon sur l'échelle de l'horreur ?
Sans doute, mais ça, ce sera à vous de le découvrir si le coeur vous en dit. Sachez toutefois que cette tragédie annonce à bien des égards d'autres tragédies fameuses de William Shakespeare. Le Maure, par exemple, n'est autre qu'un avatar de Iago dans Othello. Tamora, la reine sanguinaire rappelle à s'y méprendre la mémorable Lady Macbeth.
Songeons, au demeurant, que pour nos amis anglais, l'histoire de Boudica (ou Boadicée), la reine celte qui s'est insurgée contre Rome dans le sang à l'Antiquité est bien présente dans l'imaginaire. Donc, rien d'étonnant, dans le contexte sanglant des guerres de religion (en France notamment) et avec une telle histoire nationale que Shakespeare soit allé lorgner du côté obscur de la tradition latine, notamment les écrits de Lucrèce, témoin d'abominations autour du pouvoir à Rome.
Je ne partage donc pas l'opinion commune qui consiste à considérer cette pièce comme du " sous-Shakespeare ". C'est un autre Shakespeare, mais pas moins bon, pas moins fort que tous les autres aspects de son talent. On peut, évidemment, être moins admiratif de telle ou telle facette de sa production théâtrale. Personnellement, j'aime encore mieux cette tragédie bien sanglante que ses comédies bourrées d'elfes et de fées qui ne me font rien passer. C'est affaire de goût. Et, une fois encore, une fois pour toutes, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de chose.
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Darkcook
  10 août 2018
Mon édition rassemble quatre tragédies du grand William prenant place dans l'Antiquité, toutes traduites par François-Victor Hugo, et dans leur ordre de conception.
Tout d'abord, donc, Titus Andronicus : Réputée comme sa pièce la plus violente, de façon la plus démesurée, jusqu'à ce que cela puisse même en devenir comique, elle a donné lieu à moult spéculations et interprétations. Certains ont longtemps refusé de l'attribuer au maître, tant elle se rapprochait plus de dramaturges comme Marlowe.
Mais il se trouve que la tragédie sanglante était un genre à part entière à l'époque élizabethaine, et, personnellement, je trouve qu'on y décèle certains ingrédients shakespeariens, comme le déguisement de Tamora et ses fils vers la fin. On a aussi mis l'extraordinaire étrangeté de la pièce sur le compte des débuts de Shakespeare, voire de sa propre intention de parodier la tragédie. Des commentateurs voient également dans la pièce des incohérences et des faiblesses d'écriture, et il est vrai que la temporalité est pour le moins loufoque et ne s'embarrasse pas de la moindre cohérence (accouchement soudain de Tamora alors que rien ne l'indiquait enceinte, etc.).
J'ai cependant apprécié la poésie de certaines répliques, toujours en lien avec la nature... À voir également à quel point la pièce a inspiré Victor Hugo, à la fois dans sa violence, et dans les images d'Andronicus se mettant en scène seul au milieu de la tempête (même si on songera bien sûr davantage à Prospéro). Mais la pièce ne se hisse absolument pas dans les sommets shakespeariens. Elle reste, à mes yeux, une curiosité dans son oeuvre. le rôle de Lavinia doit être particulièrement sympathique à interpréter...
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Henri-l-oiseleur
  06 mars 2016
Ce volume rassemble, dans la traduction canonique de François-Victor Hugo, les tragédies romaines de Shakespeare. Il y a un monde, et de longues années d'évolution du dramaturge, entre "Titus Andronicus", que J.C. Maxwell date de 1590 environ, et "Jules César", oeuvre d'un dramaturge lecteur attentif de Plutarque, qu'il scénarise et dramatise. Il n'y a aucune raison de douter que Shakespeare soit l'auteur de "Titus Andronicus", et le choc ressenti par les lecteurs et spectateurs d'aujourd'hui ne fait que nous éclairer sur leurs préjugés, sans aider à la compréhension du texte. Le modèle incontesté de tout théâtre tragique à la Renaissance, française, anglaise ou italienne, est Sénèque le tragique, dont les pièces comme Thyeste se complaisent dans l'horreur ou, dirait-on aujourd'hui, le "gore". Cela ne faisait pas peur au spectateur anglais, pas plus qu'aux amateurs français de Hardy en 1620. D'ailleurs, les idées les plus morbides de Titus Andronicus, comme il est naturel au XVI°s, ne sont pas du cru de l'auteur, mais se légitiment par des précédents latins : Thyeste, on l'a dit, Philomèle et Térée dans Ovide, et une nouvelle de Bandello fondée sur l'histoire d'un viol et d'une mutilation analogues. Les publics d'antan aimaient les spectacles violents, eux aussi, ou du moins, leur récit au théâtre.
"Jules César" est une pièce d'une autre trempe. Certes, le sang coule, des fantômes agitent leurs chaînes, et l'on a tout le surnaturel nécessaire pour contenter un public friand. Cependant, nos préjugés littéraires sont un peu moins mis à mal, puisque la pièce de Shakespeare est la réécriture savante, pour la scène, des Vies de Plutarque (Vie de César, Vie de Brutus, Vie de Marc-Antoine), traduites vingt ans auparavant par Thomas North de la version française d'Amyot. Si le spectacle est magnifique (une mention pour le film des Frères Taviani, "Cesare deve morire", tourné dans la prison romaine de Rebibbia avec des détenus), il ne faut pas négliger l'inflexion politique ajoutée par l'auteur : alors que Plutarque donne au peuple, au dêmos encore en démocratie, un certain pouvoir et un grand poids, ce peuple dans Shakespeare n'est plus qu'une masse abrutie que le républicain Brutus a bien tort d'estimer, et que Marc-Antoine achète cyniquement.
Je ne dis rien des deux autres tragédies romaines, car je ne les ai ni vues, ni lues.
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pallilogie
  15 septembre 2013
J'avais vu la pièce filmée par la BBC dans les années 1980, avant de lire la pièce. J'avais été très étonnée de la noirceur de cette tragédie, surtout de sa violence. Mais paradoxalement, même si cette pièce ne reflète absolument le style de Shakespeare, c'est par elle que j'ai découvert cet auteur.
Bien des années plus tard, j'ai réussi à choquer une de mes collègues, fan de films et de livres gore, en lui faisant lire cette tragédie... Elle n'en revenait pas et m'a même dit que si un auteur écrivait quelque chose d'aussi violent maintenant, il ne serait probablement pas édité...
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Pirouette0001
  07 janvier 2015
J'hallucine ! Ce n'est pas possible que cette pièce soit l'oeuvre de Shakespeare ?
On se croirait dans l'ambiance 'gore' d'un roman policier islandais : viol, mutilations, infanticide, cannibalisme. C'est sanglant, plat et vulgaire.
Comme l'écrit Doisneau dans son autobiographie à propos de la plupart des photographes et des regardeurs d'images, ce qui intéresse le plus c'est la violence et le nu. C'est une parfaite illustration de cette pièce écrite des siècles plus tôt mais c'est dit avec raffinement, raffinement qui est totalement absent de cette tragédie, qui est la première du nom à être attribuée à Shakespeare.
Dire qu'il s'agit d'un pastiche de la barbarie comme beaucoup de critiques le font, me paraît hasardeux. Si c'était le cas, il y aurait une morale à la fin de l'histoire. Or, rien de tel.
Vous ne ratez rien en tout cas à ne avoir lu cette pièce.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   26 avril 2016
LUCIUS : Ô noble père, vous vous lamentez en vain.
Les tribuns ne vous entendent pas, il n'y a personne,
Et vous contez vos peines à une pierre.
TITUS : Ah ! Lucius, pour tes frères laisse-moi plaider,
Augustes tribuns, encore une fois je vous implore…
LUCIUS : Mon gracieux seigneur, nul tribun ne vous entend parler.
TITUS : Bah ! peu importe, mon garçon : s'ils m'entendaient,
Ils ne m'écouteraient pas ; s'ils m'écoutaient,
Ils ne me plaindraient pas ; pourtant je dois plaider,
En vain auprès d'eux.
C'est pourquoi je raconte mes peines à ces pierres,
Qui, muettes à ma détresse,
Pourtant à leur façon valent mieux que ces tribuns
Car elles ne vont pas, elles, interrompre mon récit :
Quand je pleure, humblement à mes pieds
Elles recueillent mes larmes et semblent pleurer avec moi,
Et seraient-elles seulement en tenue solennelle,
Rome ne pourrait offrir aucun tribun comme elles.
Une pierre est tendre comme la cire, les tribuns plus durs que des pierres.
Une pierre se tait et n'offense pas,
Les tribuns, de leur langue, condamnent des hommes à mort.

Acte III, Scène 1.
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Nastasia-BNastasia-B   23 avril 2016
AARON : Tout sera enseveli dans ma mort
Si tu ne me jures pas que mon enfant vivre.
LUCIUS : Raconte tout, je dis que ton enfant vivra.
AARON : Jure-le, et alors je commencerai.
LUCIUS : Par qui jurer ? Tu ne crois à aucun dieu.
Dès lors, comment peux-tu croire à un serment ?
AARON : Et alors, si en effet je ne crois pas ?
Mais comme je te sais religieux,
Et doté d'une chose appelée sens moral,
Avec trente-six mômeries et autres cérémonies papistes
Que je t'ai vu attentif à pratiquer,
J'exige de toi un serment ; et comme je sais
Qu'un fou prend sa marotte pour un dieu,
Et tient le serment que sur ce dieu il jure,
J'en exigerai un de lui : et donc tu vas jurer
Par ce dieu, quel qu'il soit,
Que tu adores et vénères,
D'épargner mon garçon, et de l'élever,
Sinon je ne révèle rien.

Acte V, Scène 1.
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Nastasia-BNastasia-B   15 avril 2016
[NB : Comparez cette tirade avec la chanson de Jacques Brel : Ne Me Quitte Pas.]

TITUS : Ô terre, je t'offrirai davantage de pluie
Distillée de ces deux ruines
Que le jeune avril et toutes ses giboulées.
Au plus sec de l'été je t'arroserai sans cesse,
L'hiver, à chaudes larmes je ferai fondre la neige
Et vivre sur ta face un éternel printemps,
Si tu refuses de boire le sang de mes chers fils.

(TITUS : O earth, I will befriend thee more with rain
That shall distil from these two ancient ruins
Than youthful April shall with all his showers.
In summer's drought I'll drop upon thee still,
In winter with warm tears I'll melt the snow
And keep eternal springtime on thy face,
So thou refuse to drink my dear sons' blood.)

Acte III, Scène 1.
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Nastasia-BNastasia-B   22 avril 2016
TAMORA : Ne suffit-il pas qu'on nous amène à Rome
Pour embellir tes triomphes, désormais
Tes captifs, et ceux du joug romain,
Faut-il encore que mes fils soient massacrés dans la rue
Pour avoir vaillamment défendu leur pays ?
Oh ! si se battre pour son roi et sa patrie
Fut piété chez les tiens, ce l'est aussi chez eux.
Andronicus, ne souille pas ta tombe de sang !
Désires-tu t'approcher de la nature des dieux ?
Rapproche-toi d'eux en étant miséricordieux.
Douce miséricorde est de noblesse le vrai blason.

Acte I, Scène 1.
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Nastasia-BNastasia-B   12 avril 2016
AARON : La cour de l'empereur est comme la maison de la Rumeur,
Le palais plein de langues, d'yeux et d'oreilles,
Les bois sont sans pitié, sinistres, insensibles :
Là-bas parlez, frappez, hardis garçons.

(AARON : The emperor's court is like the house of Fame,
The palace full of tongues, of eyes, and ears,
The woods are ruthless, dreadful, deaf, and dull :
There speak, and strike, brave boys.)

Acte II, Scène 1.
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Vidéo de William Shakespeare
Avec Gare à Lou ! Jean Teulé revient à la veine fantastique qui avait fait le succès du Magasin des suicides et laisse libre court à un imaginaire plus débridé que jamais. ? ? ? Comme le disaient Mozart et Shakespeare : « Il est très agréable de jouir d?un don exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que c?est une source inépuisable d?embêtements. » À 12 ans, Lou partage absolument cette opinion. Au prétexte qu?elle est en mesure de faire tomber immédiatement les pires calamités sur la tête de tous ceux qui la contrarient, on l?enferme dans un endroit secret en compagnie de militaires haut gradés pour qu?elle devienne une arme absolue capable de mettre en échec les plans malveillants des ennemis du pays ou, pire, d?ourdir de méchantes et sournoises man?uvres afin de causer des torts effroyables à d?autres nations. de telles occupations n?offrent pas à une adolescente les satisfactions que la vie aurait pu lui promettre. D?autant que son super pouvoir, aussi extraordinaire soit-il, ne fonctionne pas toujours comme prévu. Rien ne pouvait mieux inspirer Jean Teulé que d?imaginer les horreurs qu?un être humain bien disposé peut infliger à ses contemporains. ? ? ? Jean Teulé a publié dix-huit romans, tous chez Julliard, parmi lesquels, Je, François Villon (prix du Récit biographique) ; le Montespan (prix Maison de la Presse et grand prix Palatine du roman historique) ; le Magasin des suicides (traduit en dix-neuf langues et adapté en 2012 par Patrice Leconte) ; Darling (également porté à l?écran avec Marina Foïs et Guillaume Canet) ; Mangez-le si vous voulez et Charly 9 (tous deux adaptés au théâtre) ; Les Lois de la gravité (adapté au cinéma en 2013 sous le titre Arrêtez-moi ! et joué au théâtre Hébertot) ; Fleur de tonnerre (dont l?adaptation cinématographique est sortie en salles en 2016).
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