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EAN : 9782330087395
Éditeur : Leméac (Editeur) (01/09/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Pentalogie : L’ombre du chardon comprenant :
1 Azami (2014)
2 Hôzuki (2015)
3 Suisen (2016)
4 Fuki-no-tô (2017)
5 Maïmaï (2018)

Atsuko est heureuse dans la petite ferme biologique dont elle a longtemps rêvé. Ses affaires vont bien, il lui faudra bientôt embaucher de l’aide. Quand son mari a accepté de quitter la ville pour partager avec sa famille cette vie à la campagne qui ne lui ressemble pas, elle a su reconnaîtr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  09 mai 2019
Fuki-no-tô est le quatrième volet de la série “L'ombre du chardon”, dont j'avais beaucoup aimé Azami et Hôzuki et un peu moins Suisen. Ici on fait la connaissance d'Atsuko, la femme de l'amant du Mitsuko d'Azami et de Hôzuki.
Le dit amant et sa femme sont un des nombreux couples mariés « sex-less » au Japon. Une fois « la reproduction » assurée, à ce qu'il parait c'est une situation des plus normales, que la femme semble assumer sans grands problèmes, quand à l'homme, il va tout simplement voir ailleurs.
Atsuko, fermière, qui se cherche une assistante, embauche une vieille amie d'enfance Fukiko, en instant de divorce. Elle aussi suite à un mariage sex-less, le mari déjà occupé ailleurs, le quitte sans histoires, mais c'est un peu plus compliqué que ça.....
Aki Shimazaki aborde dans ce tome avec pudeur un sujet encore très tabou au Japon, aussi bien au niveau familial, social que du monde du travail. A la page 96-97 la petite histoire que raconte Fukiko à Atsuko résume l'essence de ce livre. Dénier sa propre nature, indubitablement résulte à la perdre à jamais.
Comme dans tout ses livres l'écriture est simple, limpide, on y retrouve l'attachement
aux symboles, aux signes, à la destinée.
Le fuki-no-tô, ce végétal voisin de la rhubarbe m'a encore une fois conquise !
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palamede
  15 mai 2019
Atsuko est une femme heureuse, son mari qui lui a été infidèle est revenu à de meilleurs sentiments. Il a quitté sa maîtresse et son travail en ville pour rejoindre sa famille à la campagne et a créé une revue dans la petite ville voisine de l'exploitation agricole biologique de sa femme. Un bonheur conjugal et familial retrouvé, bientôt perturbé par l'arrivée à la ferme d'une employée, Fukiko, qui n'est autre qu'une amie de lycée d'Atsuko, toujours amoureuse d'elle...
Dans fuki-no-tô, avec délicatesse et subtilité, Aki Shimazaki aborde l'épineux problème de l'homosexualité au Japon. Un pays où semble-t-il se déclarer homosexuel ne va pas de soi. On se souvient des tourments de Mishima face à son homosexualité traduits dans l'admirable Confession d'un masque. Sans avoir la violence du livre de Mishima Fuki-no-tô montre, soixante-dix ans après, la persistance du poids de la société japonaise traditionnelle normative dans la sphère la plus intime de l'individu, sa sexualité.
« Une personne qui porte un masque s'expose à [un] danger. C'est ce que je ressens lorsque je vois du théâtre nô. ... Fukiko tourne la tête vers la fenêtre. Je réfléchis. Son masque est jeté après tant d'années. Elle aura besoin de temps pour se remettre de cette longue période où elle essayait d'être « normale ».
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fanfanouche24
  23 mai 2019
Je poursuis ma lecture enthousiaste de cette auteure japonaise, tout récemment découverte...j'emprunte tout ce qui est disponible à ma médiathèque... toujours dans le plus franc désordre [ce qui ne nuit en rien à la compréhension des textes !!]...je termine donc le 4ème tome de "L'Ombre du chardon "...
"fuki-no-tô": "tige florale de pétasite"...titre -symbole de cette nouvelle fiction...[je me suis bien sûr précipitée pour voir l'aspect de cette espèce... il y en a de multiples sortes... plantes médicinales précieuses, qui offrent aussi des floraisons...diverses.... Les pétasites du Japon ont des feuilles géantes, et poussent au bord de l'eau; elles soignent les allergies, les migraines , etc ]
Revenons aux thématiques de notre histoire....
Atsuko, élevé comme un garçon par son père, reprend la petite ferme biologique qu'il gérait, qui avait été son rêve et qui devient celui de sa fille unique... Son mari, après une infidélité qu'il regrette, agit pour recoller son couple et sa famille....Il quitte son travail de rédacteur dans une revue importante...Ce qui le passionne depuis des années. Il quitte la ville... rejoint son épouse dans la ferme paternelle, fonde sa propre revue "Azami" [= "Chardon"], nom choisi par leur fille...et donne de temps en temps un coup de main dans les travaux de la terre...Mais franchement, il n'est guère doué pour cela !!
Toutefois, Atsuko déborde d'activité et se décide à embaucher une "aide" pour la seconder...et quelle ne fût pas sa surprise de retrouver à cette occasion, une amie très chère de jeunesse... entrain de divorcer.

Des évocations du passé, des questionnements sur leur séparation brutale... Elles ne fréquentaient pas le même lycée, mais se croisaient, échangeaient discussions, réflexions philosophiques sur un joli cahier commun, leur principal canal de communication, si précieux et original dans la construction de cette amitié adolescente... Ce cahier-mémoire resurgira...et nous révélera la naissance de cette amitié féminine... qui était déjà plus... pour l'une, Fukiko !
Cette dernière lui avoue qu'elle s'est mariée pour prouver à ses parents (et peut-être à elle-même) qu'elle était normale...
l'homosexualité étant vivement condamnée et jugée comme un comportement déviant , comme dans des tas d'autres sociétés...dont la nôtre!! Les normes sociales japonaises étant prégnantes, même draconiennes... il faut faire "comme si"...
L'arrivée de cette amie, ses confidences vont chambouler, bouleverser l'existence d'Atsuko...et l'obliger à analyser sapropre nature.... C'est l'occasion pour l'auteure de parler des sujets délicats de l'homosexualité au Japon, de l'identité sexuelle, mais aussi de la sexualité, en général... Comme ces accommodements conjugaux officieux, où hormis le mariage, les enfants...si un couple traverse des périodes de sex-less, le mari (bien sûr !!) est autorisé tacitement d'aller voir d'autres femmes !!
Ces deux femmes, amies, mères de famille accomplies, mais qui, lorsqu'elles se retrouvent, réalisent qu'elles se sont trompées de vie, que toutes jeunes, inconsciemment ou ne pouvant pas le formuler, étaient déjà vraiment éprises l'une de l'autre...Elles aiment leurs enfants, respectent leurs époux, mais prennent conscience que l'essentiel de ce qu'elles sont est "ailleurs"...
Des retrouvailles qui seront une révolution pour chacune... Un texte tout en finesse sur des sujets délicats...l'auteure a le courage et le talent de traiter tout cela avec délicatesse et sans idées préconçues !...
En plus de ces thèmes centraux, ce roman est aussi un très bel hommage à la terre, et aux travaux qui s'y rattachent .Une sympathique revisite de la fable du "Rat des champs et du rat des villes" !!
"Franchement, je ne déteste pas du tout l'agriculture. Au contraire, je crois que c'est un des domaines les plus intéressants. Cultiver des légumes, des fruits, des fleurs, ce n'est pas comme fabriquer des objets artificiels. Tout ce qu'on fait pousser est consommé et retourne finalement dans la terre, comme nos cendres. "(p. 82)
Un roman surprenant , quelque peu différent... qui n'est pas mon texte préféré, mais dont la lecture reste belle et très subtile...
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michfred
  15 septembre 2019
"Il faut cultiver notre jardin" disait sagement Candide au terme de son périple aventureux dans le bruit et la fureur du monde.
Il faut aussi le défricher, ce jardin, y mettre de l'ordre et de l'air, pour y retrouver ses pas, sa trace, pour y (re )connaître ses vrais chemins.
Connaître sa vraie nature, telle est la question que se pose Atsuko, épouse de Mitsuo.
C'est qu'elle s'y connaît en jardin, elle a la main verte, sa ferme prospère, ses enfants sont heureux de vivre loin du tourbillon urbain et même son citadin de mari a fait l'effort de quitter la ville et a installé sa nouvelle revue parmi les arbres.
Tout va donc au mieux. Même sexuellement, le couple "sexless" pendant de longues années a retrouvé une intimité normale.
Mais qu'est ce que la normalité, justement ?
Et pourquoi la rencontre furtive de la belle Mitsuko, cette maîtresse de son mari et son ancienne compagne de classe qui a réveillé leur désir éteint, trouble-t-elle autant Atsuko ? Ce n'est pas la jalousie, elle n'est pas jalouse des succès du séduisant. Mitsuo.
À son tour, le hasard va lui faire rencontrer et même embaucher une ancienne amie de lycée, en instance de divorce pour incompatibilité sexuelle. Une amie ravissante. Féminine. Intelligente. Et d'une sexualité ouvertement différente.
Ces retrouvailles troublantes, un voyage dans l'île de Nado, une cérémonie du bain chargée d'erotisme vont bouleverser la vie terrienne et si calmement "normale" de la belle jardinière.
Un livre magnifique, plein de sincérité et de profondeur, où pudeur et érotisme s'allient avec grâce et poésie. L'auteure dit avec justesse les troubles du coeur et du corps féminins. Et sait toujours s'arrêter, suspendre ou clore le récit quand il risquerait de tomber dans l'anecdotique.
À mon sens, le plus puissant et le plus réussi de la pentalogie.
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sabine59
  26 août 2019
J'ai été nettement plus enthousiasmée par ce quatrième tome, tendre et nostalgique, que par " Suisen". Je ne connaissais pas la fleur de pétasite, " fuki-no-tô" en japonais, dont , en Asie, on consomme les bourgeons...
C'est le point de vue, cette fois, d'Atsuko, la femme de Mitsuo , qui nous est livré. Il a préféré rester avec elle et ses enfants plutôt que de les quitter pour sa maîtresse, Mitsuko.
Ils vivent maintenant à la campagne, où Atsuko s'occupe de la ferme familiale, tandis que Mitsuo a créé sa propre revue régionale. Même s'il est citadin dans l'âme, Mitsuo essaie de s'intéresser aux projets de sa femme.
Elle a besoin d'une assistante et , coïncidence troublante, la quatrième candidate est une ancienne amie de lycée, Fukiko. Elle l'engage....et c'est un bouleversement dans sa vie.
Les relations compliquées de couple sont encore au coeur de ce livre, la culture japonaise privilégiant les enfants, même si l'entente sexuelle n'existe plus entre les parents. S'y ajoute ici le thème de l'homosexualité, encore un tabou social actuellement ( et pas qu'au Japon!)
Le cahier sur lequel Atsuko et Fukiko échangeaient, adolescentes, leurs réflexions, leurs émotions, comportait deux dessins de pétasite, dont les feuilles sont liées sous la terre... Tout un symbole d'un amour unique et troublant...
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critiques presse (3)
Telerama   11 juillet 2019
Aki Shimazaki choisit la retenue pour dire le débordement, scrute la nature comme reflet du paysage intime, et touche à l’essentiel du sentiment amoureux.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   16 avril 2018
Avec "Fuki-no-tô" (Actes Sud), Aki Shimazaki emmène le lecteur à la campagne dans une petite ferme bio exploitée par Atsuko, femme mariée et mère de deux enfants. L'arrivée d'une nouvelle employée sur l'exploitation va l'obliger à défricher la nature de ses désirs.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaPresse   12 octobre 2017
L'auteure montréalaise d'origine japonaise Aki Shimazaki poursuit son exploration des sentiments dans ce petit roman poétique et contemplatif niché au coeur de la campagne nippone.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   23 mars 2020
Je flâne dans le bosquet de bambous.
C’est le début de mars. À l’ombre, il reste encore de la neige ici et là. Je marche lentement sur la terre humide. Les camélias rouges au cœur jaune apparaissent entre les vieux bambous vert grisâtre. C’est une beauté simple et sereine que j’adore depuis mon enfance.
J’ai hérité de mon père ce terrain avec la maison et les champs situés plus haut. Je m’attache à cet endroit sauvage et tranquille et j’aimerais bien le laisser tel quel. Malgré tout, il est temps de le nettoyer afin de faire pousser de nouveaux bambous. Sinon il deviendra un fourré impénétrable et l'opération me coûtera finalement très cher. Il faut agir bientôt.
+ Lire la suite
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palamedepalamede   16 mai 2019
«  Ce soir encore, ton oreiller est baigné de larmes.
À qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi.
Je m’appelle Azami. Je suis la fleur qui berce la nuit.
Pleure, pleure dans mes bras. L’aube est loin encore.  »
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fanfanouche24fanfanouche24   22 mai 2019
Ne te fais pas de drôles d'idées, s'il te plaît. Seulement, je souhaite avoir une relation amicale avec toi, comme deux amies. Je cherchais quelqu'un avec qui je puisse librement échanger des pensées. Puisque je suis un peu réservée et maladroite dans mes propos, je préfère les communications écrites. (p. 80)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 mai 2019
Franchement, je ne déteste pas du tout l'agriculture. Au contraire, je crois que c'est un des domaines les plus intéressants. Cultiver des légumes, des fruits, des fleurs, ce n'est pas comme fabriquer des objets artificiels. Tout ce qu'on fait pousser est consommé et retourne finalement dans la terre, comme nos cendres. (p. 82)
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PeteplumePeteplume   17 mars 2018
La plupart des hommes ont des aventures mais ils n'envisagent pas facilement le divorce. J'imagine que mon ex-mari était pareil. En fait, j'ai souvent été courtisée par ses amis mariés.
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