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EAN : 9782226188519
384 pages
Éditeur : Albin Michel (01/10/2008)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 103 notes)
Résumé :
Pour la plupart des familles françaises, passées en trois générations de la paysannerie à l'université, le XXe siècle a été un formidable ascenseur social.

L'histoire de ma famille maternelle est symbolique de cette évolution, et c'est pourquoi j'ai eu envie de la raconter. Ce que nous sommes aujourd'hui, nous le devons au travail acharné, aux sacrifices, à l'obstination de nos aïeux, de nos parents qui ont lutté pour que leurs enfants, leurs petits ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Maxie
  22 janvier 2017
Dans Ils rêvaient des dimanches, Christian Signol rend un très bel hommage à son grand-père qui, à force de courage et de persévérance, a réussi à monter l'ascenseur social. Né au début du XXème siècle d'une mère célibataire, qui elle –même vivait dans une extrême pauvreté mais a fait preuve d'un courage exemplaire pour s'en sortir, Germain a dû abandonner l'école très tôt pour aider sa mère. Son rêve : gagner petit à petit un statut plus enviable et fonder une famille dans laquelle les enfants auraient des possibilités que lui n'a jamais eues. Ce ne sera pas chose facile pour Germain qui, outre la misère et le dur labeur, aura à subir deux guerres. En plus d'être un hommage à son grand-père, ce récit est également un hommage à tous les paysans qui, avec la révolution industrielle du XXème siècle, ont pu se sortir de la misère des campagnes et offrir un meilleur avenir à leur descendance. Ils rêvaient des dimanches est un très beau récit qui, en plus d'être un témoignage direct, fait la part belle aux descriptions du Périgord et de ce qu'était la vie dans cette région où les cultures n'étaient pas faciles et où le climat pouvait conditionner grandement la survie des familles de paysans. Mon premier Signol et certainement pas le dernier !
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coquinnette1974
  10 octobre 2015
J'ai adoré ce livre, bel hommage de l'auteur vis à vis de ses ancêtres.
Comme souvent, quand je lis ce genre d'ouvrage, je suis surprise de voir à quel point les choses ont changées en 100 ans.
Et avec Ils rêvaient des dimanches, nous découvrons l'évolution de cette famille au fil des années.
J'ai trouvé ce livre vraiment captivant, je l'ai d'ailleurs lu en seulement deux fois. Christian Signol sait nous intéresser, de la première à la dernière page.
Je ne peux que vous inviter à le lire, c'est vraiment un bon livre du terroir :)
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patricelucquiaud
  28 septembre 2019
Respect...
Ce roman de Christian Signol, retrace le parcours de ses ancêtres à travers ce XXème siècle qui tant, a changé nos moeurs et façon de penser, parfois, de façon radicale… Cette Chronique, romancée, l'est que très peu dans le sens de la fiction, c'est tout simplement du vécu, mais, intensément, dans la forme où les sentiments des personnages sont magnifiquement reflétés par une écriture claire remarquable de cette simplicité qui sonne vrai.
Évoquant son arrière grand-mère inflexible sous les coups du destin qui, toute son existence n'aura d'yeux que pour sa progéniture, vivant la quasi misère, mais avec la force de la dignité puis, son fils, Germain le grand-père de l'auteur, dont le parcours existentiel, montre tout l'attachement aux vraies valeurs que sont l'amour pour les siens et surtout pour le travail qui fait toute sa raison d'être, on est « bluffé » par tant d'engagement dans le sens du devoir envers ceux qui nous entourent : famille, proches, voisins, tous ceux que l'on doit servir, jusqu'à la mère Patrie qui a exigé, elle, tant de sacrifices …

Alors, quand aujourd'hui, ayant tournée la page de ce siècle, nous constatons, à l'aube de ce XXIème siècle que l'humanité est parcourue par les frissons des envies, des débordements en tous genre, agitée par les égoïsmes les plus denses cultivés dans nos âmes d'airain, chacun, engoncé dans le confort banalisé, les sarcasmes médiatisés nourrissant, de constantes insatisfactions et des râlantes quotidiennes, on ne peut que constater que l'on a beaucoup perdu de cette dignité à mener une vie simple et honorable…
A ce jeu des avancées liées aux progrès et aux évolutions sociales, on a surtout perdu tout sens du respect à avoir envers la Vie, les gens autour, nos parents, nos anciens, l'histoire de notre nation, la patrie et, soi, en fin de compte…

Considérant le tumulte de ces derniers jours, reflet d'une société qui se délite au niveau des valeurs dont elle doit être porteuse, on ne peut qu'émettre ces appréciations négatives qui vous font désespérer du genre humain, d'abord, parce que ceux qui doivent montrer l'exemple, s'en révèlent non seulement incapables mais, en plus, affichent des conduites d'où le respect et l'honneur sont exclus, relégués aux oubliettes, battus en brèche par l'opacité des égoïsmes, l'orgueil démesuré, l'arrogance des propos, le nombrilisme larvé, le culte de soi et de la supériorité à avoir sur les autres …

Une fois encore, le piètre moraliste, que je suis, se permet de rappeler que toute cette décadence, si même elle fait partie d'une évolution dont, si l'on peut en attendre le pire peut aussi, devenant tellement insupportable, faire émerger les bonnes consciences agissantes, n'est que la conséquence d'un laxisme qui, apparu dans l'après guerre, a pénétré tous nos systèmes éducatifs et sociaux au point que l'on a simplement perdu toute notion de respect :
Respect envers nos parents – nos maîtres – nos patrons – nos supérieurs – nos institutions – notre Histoire – notre société – notre pays – notre Humanité …
Mais ces parents, maîtres, patrons, supérieurs, institutions, sociétés, pays, humanité, dans quelle mesure, ces cinquante dernières années, ont-ils su se faire respecter ? Ne sont-ce pas les premiers fautifs ?...

Il faut bien avoir en conscience que tout part de l'éducation qui commence au sein de sa famille, se poursuit à l'école, qui, autrefois, se « confirmait » au «File1354b.jpg service militaire », puis se manifestait dans le travail quotidien pour se parachever dans la transmission du savoir et savoir-faire entre les générations …

et Gratitude ...
Pour conclure, je vous invite à prendre dans vos bagages de vacanciers ce livre de Christian Signol. Là, dans la torpeur de l'Eté, je pense qu'au fil des pages, vous savourerez cette joie de vivre simple, si simple, où le respect envers les siens, les autres autour, et surtout envers son travail, illumine les rapports entre humains et, malgré les malheurs, rend la Vie belle.
Lien : http://www.mirebalais.net/ar..
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BABYBOOK
  28 février 2015
Cette chronique qui se lit comme un roman est l'histoire de Christian Signol du côté maternel. Fils naturel d'un jeune châtelain et d'une servante qui l'a mis en nourrice avant de s'enfuir à Paris, Germain n'apprendra le secret de sa naissance que le jour du décès de son père. Il a sept ans quand Eugénie, sa mère, revient au pays. Elle n'a rien oublié de son humiliation et en rachetant avec ses économies les dettes d'un homme plus âgé qu'elle, cette femme de tête s'offre un mari, une respectabilité, un toit et un lopin de terre et surtout, elle offre un nom à son fils. La vie est rude sur le Causse et, à la naissance d'un nouvel enfant, ses parents sont contraints de placer Germain. La dureté de la vie de paysan poussera le garçon à devenir apprenti boulanger. Un choix qu'il ne regrettera jamais. Histoire d'une famille sur fond de grande histoire (les deux guerres mondiales, etc), « Ils rêvaient des dimanches » est un hommage émouvant à cette petite paysannerie du début du XXe siècle qui a vu ses petits-enfants aller à l'université.
Superbe roman rempli d'émossion, de courage et d'amour. Comme beaucoup de personnes de mon âge, j'y voyais la l'histoire de ma famille car bien n"habitant pas en France, l'évolution de ma famille est tout_à_fait calquée sur celle de Christian SIGNOL, alors que d'émotions!Magnifique témoignage, et comme ces vies "banales" sont rendues superbement merveilleuses et importantes! A lire , à relire...pour la beauté de l'histoire, des desciptions, des émotions, de chaque mot .
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YsaM
  23 août 2018
Christian Signol, dont c'est le premier ouvrage que je lis, nous dresse avec beaucoup de tendresse et de sensibilité le portrait de son grand père Germain, une description très touchante et pleine d'amour et de respect pour un homme qui aura passé sa vie à travailler durement pour s'en sortir et donner un avenir à ses enfants.
L'auteur nous plonge dans le monde paysan où les saisons rythment la vie et où la terre est bien souvent le seul moyen de subsistance. Dès les premières pages, nous faisons connaissance avec Eugénie, la maman de Germain, une jeune femme courageuse que la vie n'a pas épargnée. Malgré sa jeunesse et ses déboires, elle n'hésite pas à aller travailler sur Paris afin de gagner de l'argent pour subvenir aux besoins de Germain et leur assurer un avenir. le petit garçon grandit sans cette mère qu'il vénère et qui lui manque terriblement. Quand enfin ils sont réunis dans cette petite maison de pierre sur le causse du Hameau de Murat ce n'est que provisoire, le destin va de nouveau s'acharner.
Germain qui est encore bien jeune va prendre son destin en main et s'assurer un avenir professionnel. Il a trop subi l'influence de la terre et de ses caprices, il sait à quel point le travail est harassant et que cette terre ne rend pas toujours ce qu'on lui a donnée, il choisira le métier de boulanger et la suite nous prouvera qu'il a bien fait de préférer cette voie.
Christian Signol nous enchante avec les paysages magnifiques qu'il décrit si bien, le causse, la vallée qui s'étend à perte de vue, l'Auvergne à l'horizon, les maisons de pierres brutes, les toits de Lauze, les ruisseaux qui serpentent, les routes en lacets, on en oublierait presque que ce tableau idyllique cache une vie austère et rude, une vie de misère parfois, une vie qui ne connaissait pas de repos, une vie où il fallait travailler tout le temps, sous la froidure de l'hiver comme sous la chaleur de l'été.
L'auteur nous parle avec amour des liens fraternels qui unit sa famille. Même s'il n'y a pas de grandes effusions ou démonstrations -la pudeur étant de mise- ils peuvent compter les uns sur les autres et c'est la plus belle de leur richesse.
Germain va traverser une bonne partie du XXème siècle et affronter deux guerres, -la première l'ayant meurtri dans sa chair à jamais-, menant sa barque d'une main de fer, avec une droiture et une honnêteté exemplaires, ne perdant jamais de vue la ligne de conduite qu'il s'est fixée, prenant grand soin des siens et des autres aussi jusqu'à parfois s'oublier.
Je me suis plongée dans ce livre avec délice, j'ai adoré me promener avec Eugénie et Germain sur les sentiers Corréziens, je me suis attachée aux personnages pour qui je ressens une réelle admiration. J'ai été heurtée par cette vie de labeur, cette rudesse, cette brutalité de destins malmenés et tous ces jours incertains qui font partie du quotidien de cette famille…. j'ai surtout aimé cette authenticité qui n'existe plus aujourd'hui, ce courage à toute épreuve et cette force de continuer….
J'ai quelques attaches avec la Corrèze, j'y ai passé tous mes étés étant enfant, je vais certainement bientôt y aller, peut-être qu'au hasard d'une promenade, j'apercevrai moi aussi la maison d'Eugénie et de Germain plantée sur le bord du Causse, je regarderai alors si la grande clé est suspendue sur le mur, je rentrerai et j'irai m'asseoir tranquillement dans le cantou…..
Lien : https://jaimelivresblog.word..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
maryse0301maryse0301   23 mars 2016
Mais aujourd'hui, en 2008, nul n'est sûr que ses enfants vivront mieux que lui. En moins de dix ans, le monde a changé à une vitesse folle, et il n'est pas certain qu'il change aussi vite pendant les cinquante prochaines années. aujourd'hui, on est censé beaucoup communiquer, mais on ne transmet pas.

Pour moi, ces existences du siècle passé sont précieuses uniquement parce qu'elles constituent un socle sur lequel prendre appui pour franchir les obstacles.
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gean25gean25   24 octobre 2015
Ce que je sais de plus certain, c'est que l'enfance de Germain a beaucoup influé sur sa vie, car il a passé ses premières années auprès d'une femme qui n'était pas sa mère.
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nanoucznanoucz   19 février 2015
Un soir, sur un chemin qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […]
C’est ce jour-là que j’ai ressenti le besoin de faire revivre ces êtres auxquels je dois tout, et grâce auxquels les miens sont passés – comme beaucoup de familles françaises - de la basse paysannerie à l’université en moins de soixante ans. Grâce à leur travail, à leur force, à leur courage et à leur souffrance. Et parce que ce sont mes grands-parents qui personnifient le mieux cette évolution patiente mais acharnée, c’est d’eux dont je parlerai dans ces pages qui aujourd’hui, sont devenues pour moi une nécessité.
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Cyril34Cyril34   06 avril 2015
Aujourd’hui, on est censé beaucoup communiquer mais on ne transmet pas. Cette communication est horizontale, rarement verticale. Seuls les livres transmettent vraiment. C’est peut-être la raison de leur survie.
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meknes56meknes56   23 septembre 2019
Malgré lui, il espérait encore des retrouvailles avec un père qu’il imaginait parti pour un lointain voyage, mais qui reviendrait un jour. C’était là sa manière de s’accommoder d’une absence douloureuse qui venait s’ajouter à celle de sa mère.
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Videos de Christian Signol (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait de "Même les arbres s'en souviennent" de Christian Signol lu par Jacques Chaussepied. Parution le 15 janvier 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/meme-les-arbres-sen-souviennent-9791035401429
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