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ISBN : 2226244239
Éditeur : Albin Michel (03/10/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.08/5 (sur 172 notes)
Résumé :
En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l’Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n’écoutant que son coeur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre.
Lorsqu'on propose à Virgile et à Victoria qui n’ont jamais pu avoir d’enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. A... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  28 août 2017
Encore un bon roman de Christian Signol, émouvant, poignant, avec un couple de paysans à la vie simple.
Victoria et Virgile vivent en Dordogne et n'ont pas pu avoir d'enfant. Virgile sait travailler le bois, pêcher et fabriquer des barques. Il passe aussi beaucoup de temps sur la rivière en barque, ou près de la rivière.
Menant une vie isolée de la ville, contactés par un médecin, Victoria et Virgile trouvent tout naturel d'aider à faire passer des gens de la zone occupée à la zone libre. Après tout, ils vivent tout près de la ligne de démarcation, connaissent bien la rivière, la forêt et les sentiers. Ensuite, ils accueillent Sarah et Elie avec tout l'amour qu'ils auraient donné à leurs propres enfants.
Un hommage discret et touchant à tous les Résistants et à tous les Justes.
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RanaZou
  05 décembre 2017
La vie de deux enfants juifs et d'un couple de Justes dans la tourmente et l'horreur de la seconde guerre mondiale.
Lecture limpide grâce à une écriture efficace qui sait soutenir toute notre attention.
Une page de l'Histoire qui doit être continuellement abordée en littérature.
Ouvrage à découvrir.
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Saiwhisper
  21 décembre 2016
Jusqu'à maintenant, je crois que je n'avais dû lire qu'un seul Signol… Ce qui est plutôt dommage, car cet auteur a une superbe plume douce et touchante. Ses personnages sont à la fois crédibles et humains, tandis qu'il parvient à dépayser son lecteur en le plongeant dans des descriptions d'une grande qualité. Dans « Les enfants des justes », on est projetés dans les années 40, avec les premières arrestations des Juifs… Seriez-vous prêt(e) à risquer votre vie pour des inconnus ? C'est ce qu'ont fait Virgile et Victoria, un petit couple avec le coeur sur la main, qui va d'abord aider des clandestins à traverser la rivière grâce à leur barque. Puis, voulant toujours aider davantage, le duo se voit confier un enfant : la petite Sarah… Virgile et Victoria vont la prendre sous leur aile, s'y attacher, l'aimer comme leur fille et la chérir… Mais cette adoption n'est que temporaire… Sarah a une famille et elle doit la rejoindre. Peu à peu, le couple va venir en aide à de plus en plus de monde et va adopter le pauvre Elie, un orphelin dont les parents ont été tués sous ses yeux. Contrairement à Sarah, Elie est très renfermé et mature pour son âge, car a vécu le pire… Ces quatre protagonistes ont su m'émouvoir, car ils sonnent terriblement vrais.
J'ai été prise par ce roman, notamment au début, car on se demande si Virgile et Victoria vont se faire prendre sur le fait ou non… En effet, les passages d'une rive à l'autre deviennent de plus en plus dangereux à cause des patrouilles, la brigade française est contrainte d'obéir aux Allemands et va jusqu'à réquisitionner la barque servant a aider les réfugiés à traverser… Sans parler de la populace qui dénonce leurs voisins… On a beau être dans un huis clos, il se passe pas mal de choses dans cette petite maison… Ce joli duo offre une leçon de courage qui, même si le contexte est différent, m'a fait songer à « La dernière fugitive » de Tracy Chevalier. Les émotions et les valeurs humaines y sont similaires… Par contre, j'ai eu du mal avec la troisième partie que j'ai jugée assez longue ainsi qu'avec la fin. Je m'attendais à autre chose, mais c'est sans doute plus réaliste comme ça…
Cet ouvrage va faire partie du prochain club des lecteurs de ma médiathèque. J'ai aimé le découvrir, car c'est bien écrit et, même si ce n'est pas mon genre favori, je dois reconnaître qu'il est plaisant de lire des romans historiques de temps en temps. Avec du recul, cette histoire est assez classique et m'a fait songer à quelques téléfilms que j'ai regardés à la télévision… C'est une lecture touchante, bien écrite, avec de belles valeurs, mais il me manque un petit quelque chose pour être charmée. Je remercie toutefois le club qui me permet de sortir de ma zone de confort en proposant des récits vers lesquels je ne me serais pas forcément tournée.

Lien : https://lespagesquitournent...
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Bonheur_Lecture
  17 octobre 2013
Et un de plus à ma collection sur la seconde guerre mondiale et je crois bien que je ne me lasserais jamais de lire sur cette période…
En 1942, Virgile et Victoria Laborie vivent en Dordogne, très près de la ligne de démarcation, à deux pas de la rivière. Virgile dispose d'une barque, qui sera d'une très grande aide pour passer les personnes de l'autre côté, en zone libre.
Tout va donc commencer à la demande de leur médecin, Dujaric, qui est dans la Résistance. Il va demander à Virgile et Victoria de l'aider. Sa mission : faire passer la ligne à des personnes qui doivent fuir. Virgile et Victoria, qui ont un grand coeur ne vont pas hésiter et entrer dans la Résistance à leur tour, sans même s'en rendre compte. Ce qui est merveilleux, c'est qu'ils ne se posent pas de questions. Pour eux, tout est normal. Et on peut penser que pendant cette période, beaucoup n'ont pas osé, beaucoup ont malheureusement coopérer avec l'ennemi ou encore le gouvernement de Vichy. Je me demande encore pourquoi ont-ils fait ça ? Pourquoi prendre autant de risque pour des gens qu'ils ne connaissaient pas ? La seule réponse que j'ai trouvé c'est un seul mot : « courage », oui, Victoria et Virgile ont du courage. Ils sont forts mentalement. Ils ne capitulent pas devant l'ennemi. Bien au contraire.
Leur histoire sur leur vie personnelle a peut-être aussi aidé. Il faut savoir que Virgile et Victoria n'ont jamais pu avoir d'enfant. Victoria en souffre énormément, elle rêvait de donner la vie et Virgile, malgré tout ses efforts, n'a jamais réussi à consoler Victoria. Lui aussi aurait aimé avoir un enfant, mais il n'a jamais rien dit, pour ne pas agrandir la peine de sa femme, qui ne s'en remettra sans doute jamais. Alors, je me dis qu'ils ont fait ça pour sauver des familles, eux qui n'ont malheureusement jamais pu en construire une.
Alors quand le Dr Dujaric va demander à Victoria et Virgile de cacher en premier Sarah, une petite fille juive, dont les parents essaient d'échapper aux rafles, c'est sans aucun doute le plus beau jour de la vie de Victoria. Elle va aimer Sarah, comme sa propre fille, l'aimer de tout son être, la chérir du mieux qu'elle peut, elle qui n'a jamais connu le rôle de « maman », ici de substitution, mais qui va le jouer à merveille. Puis Sarah va devoir retourner dans sa famille, après quelques mois. Ce fut un déchirement pour Victoria mais aussi Virgile. Mais elle n'a pas le choix, Sarah a la chance que ses parents soient encore en vie. Victoria doit donc la laisser partir.
Vient le tour d'Elie, un petit garçon qui, au début ne parle pas, d'être « en vacances » chez les Laborie. Encore une fois, ils vont tout donner pour ce petit bout d'homme qui a connu déjà tellement de malheurs malgré son jeune âge…
Quelle histoire ! Mais quelle histoire ! Elle m'a mis les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Je suis heureuse de voir que Christian Signol, cet auteur que j'aime beaucoup, a pu écrire sur ce sujet, sur l'Histoire, sur une partie de Notre Histoire. Ce roman est plein de sensibilité, plein d'émotions. Tout est parfait pour moi dans ce livre. L'écriture, qui est simple et abordable par tous, permet de comprendre des choses qui sont graves, dures à entendre encore de nos jours.
Mais il y a aussi les personnages. Ah les personnages… Je me suis attachée à tous, sans exception, c'est tellement rare !
Bref, j'ai tellement peur d'en raconter trop, que je vais m'arrêter ici, et surtout, vous laisser découvrir la suite de ce bel hommage aux Justes, dont la prise de risque est inqualifiable et incroyable, et qui, à l'heure d'aujourd'hui, dans notre société actuelle n'existerait sûrement pas, malheureusement.
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keria31
  18 septembre 2015
Je n'avais rien lu de Christian Signol alors que je sais l'auteur connu et qu'il me semble ressembler à Pagnol dans le choix de ces sujets. Car effectivement, comme lui, il nous plonge dans la France profonde, au cœur du milieu rural et de ses campagnes verdoyantes. Ses héros, de simples gens, des agriculteurs ou artisans, qui nous donnent l'impression de mener une vie simple fondée sur un labeur quotidien et des mœurs rustiques. Mais bien sûr, l'auteur ne néglige pas pour autant d'attirer l'attention du lecteur sur eux en leur faisant vivre une aventure.
Dans Les Enfants des justes, c'est la période de la Seconde Guerre mondiale qui est ici traitée. Ses principaux personnages, un couple de fermiers, vont être précipités malgré eux dans les événements et choisir de participer à l'action des résistants. Virgile, en devenant passeur d'abord pour ceux qui sont persécutés par les Allemands et ensuite, pour ceux qui luttent contre ces derniers. Victoria, en s'occupant de 2 petits juifs en qui elle voit, les enfants qu'elle n'a jamais eu. Un roman pour sûr qui rend hommage à ces gens du peuple qui ont apporté leur contribution à la lutte contre l' occupant. Sauf que le regard de Signol n'est pas celui, par exemple, de l'auteur des "Hommes de l'ombre". Car ces héros ne sont pas de grands résistants comme les maquisards, ceux qui affrontent les allemands, ou comme les "architectes", ceux qui recrutent et structurent le réseau (type Dujaric dans cette histoire, sorte de Jean Moulin au niveau local) mais des personnes qui ont participé à un moindre niveau au combat. Virgile et Victoria, l'image même d'un couple uni par ses valeurs dans la tourmente de l'histoire.
L'auteur, bien sûr, en profite aussi pour évoquer certains faits historiques qui se passaient dans les communes de France : le contrôle des papiers sur la population par la milice, les inspections inattendues de la Gestapo dans les maisons suite à des soupçons, les arrestations de certains suspects que l'on voulait interroger et il évoque même une rafle de représailles menées pas les Allemands contre les villageois et surtout contre les résistants.
Puis il s'attarde enfin sur les rapports qui lient ce couple aux enfants qu'ils ont accueillis. Victoria s'attache tant en eux qu'il lui est difficile de s'en défaire, ce que l'Histoire se chargera pourtant de faire...
Bref un roman qui sans être original ou captivant, se lit facilement, est émouvant et nous rappelle à notre devoir de mémoire. Juste que Christian Signol a tort en préambule, de dire que la France était surtout résistante : ces derniers ne représentaient qu'une faible partie de la population, sans doute dans la même proportion que les collabos, quand la majorité des gens, elle, respectait les lois, souvent certainement à contre cœur.
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critiques presse (1)
LeFigaro   04 décembre 2012
Christian Signol possède le don de trouver les mots justes et simples pour faire chavirer les cœurs.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
SaiwhisperSaiwhisper   19 décembre 2016
- Ce qui signifie que les juifs sont menacés et qu'il va donc en passer de plus en plus. Mais on n'a pas le droit de les protéger. On risque la prison et peut-être plus encore. Je me devais de vous le dire. [...]
- Et pourquoi on leur fait tant de misères, à ces gens ?
Le médecin soupira, se versa un verre de vin, expliqua :
- Ce sont les nazis qui les pourchassent. Ils prétendent qu'ils sont la source de tous leurs maux, que ce sont des voleurs, qu'ils dénaturent la race aryenne, qu'ils sont des sous-hommes, et je ne sais quoi encore. [...]
- Comme s'ils n'avaient pas deux bras et deux jambes comme tout le monde ! soupira Victoria.
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phiphiphiphi   12 décembre 2012
Bien des années plus tard, un homme élégamment vêtu, à l'accent curieux, vint leur proposer d'être reconnus "Justes" pour avoir protégé des enfants juifs et, à ce titre, recevoir une médaille.
- Une médaille ? s'étonna Victoria.
- Oui, une médaille, nous savons exactement quel rôle vous avez joué pendant la guerre et comment vous avez protégé deux de nos enfants.
Victoria dévisagea l'homme un instant, se tourna vers Virgile qui lui sembla aussi stupéfait qu'elle, puis elle répondit :
- Nous vous remercions, monsieur, mais ce n'est pas la peine. Nous ne saurions pas la porter.
L'homme expliqua ce dont il s'agissait réellement, il insista puis il comprit qu'il ne parviendrait pas à ses fins. Il s'inclina plusieurs fois devant eux , remercia, et enfin s'en alla.
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petitsoleilpetitsoleil   28 août 2017
Victoria pensait à la question que lui avait posée un jour le docteur :
- Pourquoi faites-vous ça ? Vous avez suffisamment pris de risques depuis des mois.
- Et vous ? avait-elle répondu.
- Aider les gens, c'est aussi une manière de les soigner. Et les soigner, c'est mon métier.
- Je sais pas si vous pouvez comprendre, avait dit Victoria, mais nous, ce qu'on veut, c'est soigner les enfants qu'on n'a pas eus et qu'on n'aura jamais.
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xnewloxnewlo   25 juillet 2013
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Elle hésita un peu, murmura:
- Je ne la reverrai jamais.
- De qui parlez-vous ?
- De ma fille.
- Mais qu'est-ce que vous dites ? s'exclama-t-il. On va bien s'en occuper, vous savez.
- Oui, je sais, monsieur, j'ai confiance en vous, mais moi, je ne reviendrai jamais.
- Allons, ne dites pas de bêtises.
Soudain, Judith lui prit les mains, implora:
- Promettez-moi de ne jamais vous en séparer, de veiller toujours sur elle, quoi qu'il arrive.
- Soyez sans crainte, répondit-il, ému par la confiance de cette femme qu'il ne connaissait pas deux heures auparavant.
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issablagaissablaga   12 septembre 2014
De son arrestation et de son interrogatoire, il conservait la sensation d'une humiliation qu'il ne pouvait accepter. Cette violence subie lui était intolérable. Il n'aurait pu s'y soumettre sans accepter en même temps de s'être trompé sur le sens de la vie, sa manière de comprendre le monde et d'exister.Tout cela n'était pas clairement défini dans son esprit, mais l'expression d'un refus de ce qu'il avait vécu passait forcément par la lutte contre cet ordre insupportable auquel il s'était heurté et qui l'avait profondément meurtri.
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Videos de Christian Signol (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait de "L'été de nos vingt ans" de Christian Signol lu par Patrick Donnay. Editions Audiolib. Parution le 28 novembre 2018.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/lete-de-nos-vingt-ans-9782367627793
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