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ISBN : 2917689404
Éditeur : Actusf (24/10/2012)

Note moyenne : 3/5 (sur 19 notes)
Résumé :
On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’aute... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  05 décembre 2013
Au court de sa longue carrière d'écrivain, Robert Silverberg a souvent manifesté sa passion pour L Histoire, et en particulier pour la période antique avec des ouvrages tels que « Roma Aeterna », une uchronie consacrée à l'empire romain, le recueil « Le nez de Cléopâtre » ou encore « Gilgamesh, roi d'Ourouk », roman mettant en scène le fameux souverain antique de Sumer. « Le dernier chant d'Orphée » appartient évidemment lui aussi à ce type d'ouvrages, puisqu'il donne la parole au célèbre poète thrace qui nous relate son histoire. Si les avis sur le roman semblent plutôt partagés, il m'a en ce qui me concerne beaucoup plu, en dépit de son indéniable trop grande brièveté. Les amateurs d'histoire ancienne et de mythologie seront satisfaits d'y retrouver tous les éléments connus du mythe : l'ascendance divine d'Orphée ; son règne dans sa Thrace natale ; son talent incomparable pour la musique ; son amour pour Eurydice et la douleur de sa perte ; sa participation à la quête de la Toison d'or ; et enfin sa triste et douloureuse fin aux mains des Ménades.
Parmi la multitude d'épreuves et d'aventures relatées par le poète, deux épisodes en particulier se distinguent : celui de la perte d'Eurydice et celui de la quête de la Toison d'or. En ce qui concerne le premier, je ne peux m'empêcher d'être légèrement déçue car il n'occupe finalement qu'une place très limité dans le récit. le passage de la descente aux Enfers est cela dit particulièrement réussi, Robert Silverberg ayant pris la peine de détailler les différentes étapes de l'avancée du poète ainsi que les réactions suscitées par sa complainte sur les résidents infernaux. Il aurait toutefois peut-être été préférable de développer davantage la relation entretenue par les deux amants ainsi que le personnage d'Eurydice sur lequel on apprend finalement rien de plus. le second épisode d'importance est tout aussi célèbre que le premier, même si on a tendance à y oublier le rôle joué par Orphée. La quête de la Toison d'or occupe ainsi une part conséquente du roman et revient une fois encore sur tous les éléments connus et attendus du mythe : la rencontre avec Jason et tous les héros réunis pour l'occasion, leurs déboires le long du chemin, la rencontre avec la belle sorcière Médée...
Difficile malgré la brièveté de l'ouvrage de ne pas relever la grande culture de Robert Silverberg qui revient à plusieurs reprises sur des éléments très précis de la culture grecque : les différentes divinités, certains grands évènements tels que la Guerre de Troie ou la fondation d'Athènes, des éléments liés à la religion et aux cultes à mystères... Bref, si le roman n'est certes pas particulièrement complexe, les lecteurs peu familiers avec l'histoire antique et la mythologie grecque risquent cela dit d'avoir quelques difficultés à se repérer ou bien de passer à côté de certaines références. Enfin, sachez qu'au récit du poète succède une longue interview de Robert Silverberg (dans laquelle il exprime d'ailleurs sa profonde affection pour la France). Même si certaines questions peuvent paraître un peu saugrenues ou hors de propos, l'entretien a le mérite de retracer la carrière de l'auteur et d'aborder les différents grands thèmes que l'on retrouve souvent dans les ouvrages du maître.
Si « Le dernier chant d'Orphée » n'apporte au final rien de plus au mythe grec d'origine, voilà une lecture malgré tout fort agréable, que ce soit grâce à la qualité du style de Silverberg que parce qu'il est toujours bon de se replonger dans ces grands mythes antiques qui demeurent aujourd'hui encore bien présents dans la mémoire collective.
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OumG
  25 février 2017
Orphée maître des secrets de la musique, qui sont ceux de l'univers. Orphée maître des divers mystères. Ceux du divin, ceux de la mort. Orphée s'initiant aux mystères partout où il va. Orphée, immortel et mortel. Vivant et revivant sans cesse son destin.
C'était plutôt intrigant. J'espérais fascinant. Mais l'Orphée de Silverberg n'inspire pas Silverberg. Qu'elle est laborieuse et sans ressort cette quête des argonautes. Et cette fin abrupte et sans relief. J'ai cherché la poésie, et Orphée.
(pour les intéressés par l'auteur, le livre contient une longue interview. Et une préface de Durastanti analysant les thèmes de prédilection.)
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cyan
  18 janvier 2019
(...)
L'histoire est une réécriture des différents mythes autour du personnage d'Orphée et de ses voyages. le lecteur en quête de distraction pourra n'y voir qu'un récit d'aventures et y prendre plaisir: c'est bien raconté, il y a de nombreuses péripéties et il se passe un tas de choses.
Mais le roman propose plusieurs niveaux de lecture. Robert Silverberg aborde de nombreux sujets plus sérieux et y développe (succinctement, le livre est très court) une réflexion que j'ai trouvée très intéressante sur des notions philosophiques, religieuses, métaphysiques: quête de soi, essence de la divinité, prédestination, importance de l'art, intolérance, foi, etc.
Si ces questions ne vous intéressent pas, vous ne serez pas gêné-e-s pour autant dans votre lecture, ça reste toujours accessible et ce n'est jamais pompeux ou ennuyeux.
J'ai dévoré ce livre que j'ai énormément aimé et j'ai hâte de découvrir d'autres titres de Robert Silverberg 🙂
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Bookworm84
  15 octobre 2013
Revivre la tragédie d'Orphée, qui perdit celle qu'il aimait 2 fois : quand elle mourut et quand, alors qu'il la ramenait des enfers, il se retourna alors qu'Hadès le lui avait interdit, condamnant ainsi la jeune femme à retourner pour toujours au royaume des morts. Suivre Orphée dans ses aventures avec Jason et ses Argonautes. Assister à sa fin, lorsqu'il est confronté à la furie des Ménades.
Voilà à quoi nous invite Robert Silverberg dans ce Dernier chant d'Orphée. Un chant charmant, un chant empli de mythologie mais, malheureusement, qui reste trop près du mythe, trop "récitatif" à mon goût. Je n'ai pas ressenti ce souffle épique qui pourtant traverse les mythes, durant ma lecture. Je n'ai pas éprouvé cette emphase. C'est dommage, car le sujet m'intéressait grandement et Silverberg est un grand nom. Mais ce Dernier chant ne m'a guère convaincue, perdu entre respect du mythe trop classique et ton un peut trop indifférent, comme éloigné. Seul l'épisode d'Eurydice m'a émue. Il manque de la passion, du souffle, dans ce roman.
Une déception, même si la lecture en elle-même se fait plutôt facilement.
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Stephiboux
  16 septembre 2013
le mythe d'Orphée est peut-être l'un des plus connus : Orphée, jeune demi-dieu joueur de lyre, tenant son don d'Apollon lui-même est amoureux fou d'Eurydice. A peine sont-ils mariés qu'un accident enlève la vie à la jeune femme. Fou de chagrin, Orphée voyage jusqu'aux Enfers afin de récupérer sa bien-aimée. Là il passe un marché avec Hadès, maître des lieux : Eurydice retournera avec Orphée chez les vivants à la condition que le jeune homme sortent du royaume des ombres sans se retourner. Mais les Dieux, qui décident de nos destinées, jouent autrement et alors qu'Orphée s'apprête à retrouver la lumière du jour, un doute s'empare de lui et il ne peut s'empêcher de vérifier si Eurydice est toujours en train de le suivre. Il la perd fatalement une seconde fois.
Dans ce roman, Robert Silverberg prend la voix d'Orphée et nous raconte toute son histoire à la première personne : sa naissance et, de manière très philosophique ce que signifie être un demi-dieu (Orphée est fils d'une muse), son amour et sa perte d'Eurydice, et puis le reste de sa vie : sa participation à l'aventure de Jason et des Argonautes pour récupérer la toison d'or, sa rencontre avec Ulysse après la Guerre de Troie, le temps qu'il a passé en Egypte, auprès des prêtres de Pharaon... jusqu'à sa mise à mort par les femmes de son peuples, alors qu'il essaie de leur faire comprendre que leur dieu sauvage Dionysos n'est qu'une autre face du dieu pus civilisé qu'est Apollon.
Le discours d'Orphée dans ce roman, outre l'histoire en elle-même qu'il nous conte, est un peu particulier. L'auteur profite de ce statut de demi-dieu pour donner à Orphée une connaissance du monde plutôt philosophique : Orphée a conscience que quelque soit le dieu vénéré, Dionysos, Apollon, Poséidon ou encore Seth, Osiris ou Isis, tous ne sont que les différentes facettes d'un dieu unique, un Zeus tout puissant par qui tout a commencé. de même, pour Orphée, tout semble recommencer à l'infini ou disons plutôt qu'il semble connaître son avenir aussi bien que son passé et que le futur de l'humanité (il fait un moment référence à des philosophes bien plus proches de nous dans le temps). Présent futur et passé se confondent. Je ne me suis personnellement pas arrêté à ces aspects philosophiques que j'ai du mal à comprendre et dont je n'ai pas compris l'intérêt dans ce roman.
Rien de très fantasy ou fantastique non plus ici, si ce n'est le merveilleux intrinsèque à la mythologie. Dans un sens ce roman m'a fait pensé à Lavinia d'Ursula le Guin, où l'auteur raconte l'histoire de ce personnage mythologique à la première personne et d'une manière plutôt réaliste, mis à part quelques fantômes et autres créatures mythologiques. Alors que dans l'interview qui clôture l'ouvrage, l'auteur dit s'attacher à l'humain, ici la figure des dieux et de leur pouvoir de décision sans limite transparaît et semble excusez beaucoup de comportements/décisions humaines sans rien apporter de plus à un roman qui pour moi reste une simple version parmi d'autre du mythe.
Lien : http://echosdoutremonde.blog..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   02 janvier 2014
Tu vas me demander pourquoi je me suis retourné. Après tout, Hadès me l'avait formellement interdit. Voici ma réponse : aucun de nous ne peut dévier de la route que lui ont tracée les dieux. Je devais me retourner et jeter ce coup d’œil fatal, tout comme Oedipe a dû assassiner le vieillard rencontré à la croisée des chemins. De la même façon, Agamemnon, grand seigneur parmi les hommes, a été contraint de ramener à Troie sa maîtresse Cassandre, provoquant le courroux de sa cruelle épouse, Clytemnestre. Et Jason, sur son Argo, n'a eu d'autre choix que de s'attirer la vengeance sanglante de Médée.
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boudiccaboudicca   28 novembre 2013
C'est la musique qui me rend indispensable ; c'est elle qui fait de moi le demi-dieu que je suis. A travers elle, je contribue à apporter du sens au cosmos. La musique, ce sont les mathématiques des dieux. Mes chants, mes quartets, mes symphonies, la plus humble de mes mélodies, tous alimentent la clarté sous-jacente qui donne sa cohésion à l'univers.
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TwiTwiTwiTwi   22 décembre 2012
J'ai compris qu'il était de mon devoir de faire connaître au nôtre [monde] les harmonies célestes à travers mon jeu et mon chant et de transmettre grâce à la musique tout ce qui fait la raison, la beauté et l'unité d'Apollon, participant ainsi à la construction harmonique. Il m'apparu clairement que, pour accomplir un tel dessein, je devrais à la fois parcourir le monde, affronter de grandes souffrances, fournir des efforts incessants et payer de ma vie, encore et encore, si je voulais aider à pérenniser la structure miraculeuse édifiée par les dieux.
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OumGOumG   21 février 2017
La musique, ce sont les mathématiques des dieux. Mes chants, mes quartets, mes symphonies, la plus humble de mes mélodies, tous alimentent la clarté sous-jacente qui donne sa cohésion à l'univers.
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Vidéo de Robert Silverberg
Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
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