AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 270730056X
Éditeur : Editions de Minuit (01/06/1957)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 32 notes)
Résumé :
"Comme dans ces rêves où l'on passe subitement d'un endroit à l'autre, sans transition", Antoine Montès se retrouve un matin dans la ville que quitta sa mère, trente-cinq ans plus tôt, fuyant un mari indigne. Cet étrange fils prodigue, à l'allure invraisemblable, mélange de clochard fou et d'idiot, venu pour toucher l'héritage de son père, s'installe dans ce lieu de misère ; malgré l'aridité du pays, malgré le vent, ce vent mauvais, comme s'il "faisait aussi partie ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
cicou45
  11 juin 2011
Cette histoire raconte celle de Pierre Montès, venu dans une ville qui lui est inconnue ou très peu car c'est cette même ville que sa mère avait quitté 35 ans plus tôt afin de s'éloigner de son mari qui, soit dit en passant, ne méritait pas une telle appellation. Si Pierre se retrouve ici aujourd'hui, cest simplement pour toucher l'héritage de son père. Ce n'est pas simplement cette douleur que l'on découvre après la mort d'un proche ou encore celle d'une famille déchirée qui font réellement l'entité de ce roman, c'est plutôt la découverte par le protagoniste de cette ville étrange et qui s'étonne de tout, et particulièrement de ce vent violent omniprésent. Pierre s'installe ici, du moins pour un temps, sans trop savoir pourquoi et sans que le lecteur ne le sache non plus.
J'ai eu beaucoup de mal à rentre dans ce livre car j'ai trouvé qu'il manquait d'intrigue bien que certains passages soient émouvants et que le lecteur comprend que le l'auteur exprime ici des douleurs qui ne sont pas toujours évidentes à gérer. Cependant, j'ai également eu du mal avec l'écriture de Claude Simon car j'ai trouvé qu'il employait des phrases extrêmement longues, ce qui induit une sorte de lourdeur sur le livre en lui-même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LydiaB
  19 avril 2010
Bien que s'étant toujours défendu d'appartenir à un courant littéraire, on ne peut cependant pas s'empêcher de penser que Claude Simon est en lien direct avec le Nouveau Roman. Imbrication d'histoires, "style coriace", on a quand même du mal à rentrer dans l'oeuvre.
Commenter  J’apprécie          110
brigetoun
  03 septembre 2011
Comme les Géorgiques, et par rapport à ses plus grands livres, une ligne romanesque presque linéaire.
Mais un très beau livre pour lequel j'ai de la tendresse. Pour les personnages bien entendu et d'abord le héros ce Saint François très laïque et apparemment paumé, bien entier. Pour les notations précises mais sans insister, en ambiance, sur la société de la ville. Pour la présence de celle-ci et du vent, toujours, du vent. Pour le partage vent/argent au gouvernement de la ville.
Pour la souplesse sensuelle de l'écriture. Comme toujours
Commenter  J’apprécie          30
isaoubienrien
  23 octobre 2013
Pour ce qui est de Claude Simon, c'est un écrivain magnifique et je ne souhaite pas ici laisser une critique véritablement de fond : je n'ai pas follement apprécié ce roman qui me semble mêler l'artifice littéraire et la grandeur d'un style. J'ai eu trop de difficultés à me fixer sur Montès et son évolution, ballotée entre des moments qui ne nourrissaient pas mon plaisir de lire. Je reste sur mes préférences pour le "Tramway" et "La Route des Flandres". J'irai bientôt du côté du "Le Jardin des plantes"...
Commenter  J’apprécie          21
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Claire45Claire45   20 août 2016
cette colère (...) en premier lieu contre elle-même, c'est à dire sa condition forcée de femme, et plus encore que de femme : de jeune fille, comme une aggravation du premier état, de cette disponibilité qui est comme l'essence même du genre féminin : cette conscience de n'être qu'un vide, un récipient, un vase, ou plus brutalement un trou, attendant d'être rempli, et encore cette virginité, cet hymen, cette fragile membrane, ce mur qui les sépare (les jeunes filles) de ce futur qui les attire et les indigne à la fois, de sorte que tout effort en vue d'échapper ou de dominer leur condition tourne irrémédiablement à une tentative d'autodestruction.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
brigetounbrigetoun   03 septembre 2011
lorsque je l'ai vu là, assis en face de moi, avec cette figure d'épouvantail à moineaux, cette tête de noyé qu'on aurait tout juste repêché l'heure d'avant à la plage et amené ici directement sans même prendre la peine de l'essuyer, ou plutôt de le rincer, ou plutôt de l'essorer, avec ces cheveux noirs trop longs de dix centimètres et cet appareil de photo d'au moins cent mille francs accroché sur son ventre alors qu'aucun clochard de la ville n'aurait seulement voulu, si vous le lui aviez donné, de cet imperméable qui doit lui servir à la fois de tenue de sortie et de chemise de nuit probablement, à moins qu'il ne dorme pas, ne se couche pas, promène toute la nuit dans les rues cette dégaine de rescapé de Buchenwald simplement pour rendre service aux mères de famille dont les enfants ne veulent pas dormir, quoique même pour ça il ne serait probablement d'aucune utilité puisque, paraît-il, il 'y a qu'aux gosses qu'il ne réussisse pas à faire peur à en juger par les trois ou quatre qui sont toujours à courir derrière lui pour qu'il les photographie et leur donne une de ces sucettes dont il fait sans doute provision le matin avant de sortir comme d'autres font provision de cigarettes ou de petite monnaie. Oui, les enfants et les femmes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
brigetounbrigetoun   03 septembre 2011
Il y avait toujours, près de la pompe, une femme en train de laver, comme il y avait toujours, suspendues en permanence à plusieurs fenêtres, des lessives multicolores dansant sur leurs cordes, et le soir la place s'animait de nouveau, se peuplait encore une fois avant la nuit de cris, d'enfants se poursuivant, de femmes aux tabliers et aux cheveux ébouriffés par le vent, et parfois un groupe de joueurs de boules, et aussi les gitans avec leurs pantalons effrangés, leurs costumes élimés, ou même loqueteux, mais toujours arrogants, dédaigneux, parés de foulards aux teintes suaves et claires sous leurs visages bruns, et encore les quatre ou cinq éternels arabes affamés, doux, lugubres, nostalgiques, hors du temps supprimé, sortis des lointaines et ombreuses avenues de l'Histoire où semblaient passer les cortèges de visages guerriers aux mêmes sombres moustaches, aux mêmes regards ardents et tristes, indifférents, sur le fond verdoyant et fertile des pays conquis, de cette même et rouge campagne arrosée de sang fertile et de fertile sueur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
PigranellePigranelle   22 octobre 2013
[...] ceux de l'espèce nouvelle qui installe, fabrique et vend vitrines, mannequins et camelote : sorte de ver blanc et mou de fabrication récente, issu – ventre, appétits, cupidité, insolence et paresse – non de l'Histoire, du Temps, de la chair fécondée, mais selon toute apparence du coït entre l'automobile et le radiateur de chauffage central, totalement inapte à se mouvoir autrement qu'à l'aide d'un moteur, à se distraire qu'en technicolor et à concevoir qu'en monnaie-papier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
brigetounbrigetoun   03 septembre 2011
comme si l'élan pris sitôt qu'il avait tourné le dos au zinc l'avait projeté directement dans la chambre où il se tenait maintenant, apparemment décontenancé derrière son masque sombre, comme s'il ne se rappelait plus très bien ce qui l'avait poussé là, le col déboutonné, le noeud de cravate descendu, tandis que peu à peu se répandait autour de lui la violent odeur du Pernod.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Claude Simon (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Simon
Conférence exceptionnelle à l?ESCP Europe avec Branko Milanovic, économiste serbo-américain à l?occasion de la sortie de son livre « Les inégalités mondiales. le destin des classes moyennes, les ultra-riches et l?égalité des chances ». Avec également Emmanuel LEVY, journaliste économie à Marianne et la participation de Claude SIMON, professeur émérite à l'ESCP Europe, co-auteur de "Stop au mirage de la croissance" (L?Atelier) et "L'idéologie néolibérale" (Temps présent).
Branko Milanovic est un des chercheurs les plus reconnus sur les inégalités, ex-économiste en chef à la Banque mondiale (1993-2001), senior scholar au Luxembourg Income Study Center (LIS) et visiting presidential professor à la City University of New York (CUNY). Il viendra présenter en français son livre devenu un classique d?économie « Global Inequality : A new approach for the age of Globalization » qui sera disponible en français dès le 7 février (La Découverte).
Branko Milanovic intervient dans cette conférence sur les grandes tendances économiques qui guident notre monde à partir d?un constat majeur : les gagnants de la mondialisation sont les 1 % des pays riches et les classes moyennes en formation des pays émergents, tout particulièrement la Chine ; et les perdants sont les classes populaires et moyennes des pays avancés. Son analyse empirique sur une longue période et à grande échelle donne les perspectives nécessaires pour révéler les évolutions déterminantes de nos sociétés ces prochaines décennies.
Pour aller plus loin : Lire "Les inégalités mondiales" https://bit.ly/2RJAAFJ
Conférence organisée par les éditions La Découverte et l'ESCP Euope le 7 février 2019.
+ Lire la suite
autres livres classés : nouveau romanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Claude Simon

Quel prix littéraire Claude Simon a-t-il reçu en 1985 ?

Prix Nobel de littérature
Prix Goncourt
Prix Femina
Prix Victor-Rossel

10 questions
8 lecteurs ont répondu
Thème : Claude SimonCréer un quiz sur ce livre