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EAN : 9782363081728
387 pages
Éditeur : Arléa (10/01/2019)
4/5   46 notes
Résumé :
«Ce qui était effrayant pour les enfants, c’était l’inconsistance de l’atmosphère qui régnait autour d’eux. Il allait sans doute se passer quelque chose, mais on ne savait quoi. Tous ces adultes étaient réunis pour ça, décider ce que serait leur vie à eux, les enfants.»

En cette fin de XIXe siècle, l’avenir est incertain pour les enfants Sézeneau. Après le drame qui a causé la mort de leur mère, les garçons sont envoyés en pension. Les trois filles, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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jeunejane
  17 juin 2019
Marie Sizun nous livre la suite de "La gouvernante suédoise" dans ce roman qu'elle a intitulé "Les soeurs aux yeux bleus.
L'auteure nous avoue avoir construit ces deux romans à partir de ses origines suédoises, de quelque photos jaunies, de secrets de famille et d'un prénom qu'elle n'osait jamais prononcer dans son enfance.
L'histoire commence à la fin du XIXème siècle, moment où la jeune maman de cinq enfants Hulda meurt bien loin de sa Suède à Meudon, non loin de Paris.
Les deux frères seront envoyés dans une école prestigieuse avec pensionnat. Les trois soeurs suivront le père, Léonard, invité à séjourner à Saint-Petersbourg avec Livia, la gouvernante et plus car affinités depuis longtemps déjà.
Ils vivent chez un comte qui, avec sa femme aiment la culture française. Léonard Sézeneau est négociant en vins de Bordeaux et ses affaires ne seront jamais resplendissantes.
Ensuite, ils regagnent la France, invités à vivre chez Baptiste, frère de Léonard et veuf depuis peu.
Les trois soeurs s'y ennuient à mourir.
Seule Alice, la plus jeune arrivera vaille que vaille à étudier et trouver un emploi à Paris contre la volonté de son père, un vrai tyran.
On entre dans le XXème siècle, le roman est riche en détails qui nous renseignent sur la vie d'alors, aussi bien les loisirs dans la station balnéaire que les problèmes de santé avec la tuberculose, la condition des femmes...
Les dernières pages se terminent en 1939, quelque mois avant la seconde guerre mondiale.
L'intérêt du roman réside dans la qualité du style de Marie Sizun et de sa plume très délicate, son imagination aussi car construire une histoire romancée très complète sur sa famille, il faut énormément de talent.
Comme dans ses autres romans, on y retrouve, la relation très importante avec la mère, et les rapports d'amour filial et de tension avec le père.
Un très beau roman qu'on ne peut pas lire trop vite car on raterait toute la qualité de l'écrit.
Des personnages bien attachants aussi sauf Léonard le père. Méritait-il tout ce respect de la part de ses filles ?
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Annette55
  01 juin 2019
Je n'ai pas lu « La gouvernante-suedoise » qui se terminait en 1877, à la mort tragique de Hulda , l'épouse de Léonard Sézeneau, protestant austère mère de cinq enfants : deux garçons et trois filles dont un bébé ...
J'ai passé un merveilleux moment en compagnie de Marie Sizun dont c'est mon troisième livre....
Que va t- il advenir des cinq enfants , traumatisés , brisés par la mort de leur mère et la découverte d'un certain drame familial qui en est la cause ...?
Les garçons envoyés en pension, presque jamais visités par leur père trouveront leur voie ...

Léonard et ses filles s'exilent à Saint - Petersbourg, chez le comte Sergueï.B, un ami , charmant et cultivé et son épouse sémillante ,Irina, avec sa jolie voix cascadante mère de Sophia et Aglaïa,
deux petites filles qui deviendront les amies des trois soeurs ....
Très bientôt le voile se lèvera imperceptiblement sur les raisons de la mort d'Hulda, Livia la gouvernante devra s'effacer devant l'attitude glacée, l'hostilité grandissante des soeurs , voire la haine ....
Je n'en dirai pas plus.
Nous pénétrons dans l'intimité de cette famille meurtrie de 1877 à 1939...
Le plus important ce sont les descriptions de la société russe et française, les désordres , la guerre , la fin d'une époque pour la Russie.....de la fin du 19e , début du 20e, ainsi que celle du statut de la femme, tentant de conquérir sa liberté et son indépendance sous les traits d'Alice ,qui affrontera son père, ce père silencieux , qui n'embrasse pas ses filles , distant, autoritaire , rigide , droit dans ses bottes, intransigeant , d'un autre âge , orgueilleux , l'image d'un protestant austère , abusif, confiné dans ses certitudes même s'il aime profondément ses trois filles et si celles - ci l'adorent .....
Secrets de famille, nombreux rebondissements , maladie, coups durs , confinement dans une éducation étouffante pleine de questions ...., dignité nouvelle trouvée enfin par les femmes.
L'écriture est fluide, le style tout en nuances , pétri de pudeur, de légères notes tendres, suscitant une émotion intense chez le lecteur .
L'auteur nous parle à l'oreille , pudique , précise, lors de petits chapitres qui ne lassent pas, avec une force entraînante , une vérité qui touche au coeur ....
Un livre à l'étonnante force romanesque lu une après - midi et une grande partie de la nuit , un ouvrage plutôt féminin , séduisant , chaleureux , pas léger , profond qui nous bouleverse ....nous émeut, nous enchante ...si l'on aime les destins contrariés d’une famille originale , les fêlures, les douleurs et les joies ,les contraintes et le conformisme de la fin du 19e et l’esprit nouveau de liberté soufflant ....début 20 e.
Je ne regrette pas de l'avoir acheté , il me reste beaucoup d'ouvrages de Marie-Sizun, à découvrir cette dame à l'écriture enchanteresse
400 pages ... dévorées .
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diablotin0
  01 mai 2019
Je ne prenais pas grand risque en ouvrant le dernier roman de Marie Sizun, je savais que j'allais passer un bon moment d'intimité. le risque tout de même est de se sentir un peu orphelin en refermant le livre !
« Les soeurs aux yeux bleus » est la suite de « la gouvernante suédoise »
On retrouve dans ce livre, Léonard et ses enfants après la mort de sa femme ainsi que Livia, cette gouvernante qui est et va rester le lien entre toute cette famille que l'on va suivre jusqu'au début de la seconde guerre mondiale.
De Meudon, là où nous avions laissé cette famille , nous partons à St Petersburg avant de revenir en France dans un petit village de Vendée.
Marie Sizun nous relate ici l'histoire de cette famille ( sa famille) en mettant en avant le poids des secrets, le poids des non-dits, et le poids de l'héritage familial.
Je n'ai cessé de penser tout au long de ma lecture à Rafael Chirbes lorsqu'il est écrit dans son livre « tableau de chasse » : «On passe la première partie de sa vie à s'habiller et la seconde à se déshabiller (…)on ne se déshabille pas aisément et avec ordre, mais qu'on y met au contraire de la brutalité, et des lambeaux restent collés aux corps. Ces lambeaux qui se prennent dans nos jambes et nous empêchent de marcher librement pendant la seconde partie de notre vie, nous les appelons mémoire »
Ce livre , comme tous les livres de Marie Sizun, a ce quelque chose qui fait que je me sens liée aux personnages et que j'ai toujours un petit pincement au coeur de les quitter. Je dois toujours prendre un soin particulier pour choisir ma nouvelle lecture après un roman de Marie Sizun.
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sabine59
  10 septembre 2021
J'ai aimé enchaîner directement sur le devenir des personnages de " La gouvernante suédoise". Il sera surtout ici question de la génération suivante, celle des enfants de Léonard et de sa défunte femme, Hulda. En particulier ces soeurs très liées, Louise, Eugénie et Alice, les soeurs aux yeux bleus....
Un destin de jeunes filles solitaires, tristes, au départ. Tout au long du livre, j'ai pesté contre leur attachement si peu compréhensible à un père rigide ( ce qui ne l'a pas empêché d'avoir une maîtresse! , quelle hypocrisie), égocentrique, les étouffant de son autorité froide, les voulant toujours là, à ses côtés ! Mais fin 19 ème siècle, les filles étaient ainsi soumises au père. Devenir ce que l'on appelait une vieille fille ou passer du joug paternel à celui du mari, telle était la vie tracée d'une femme...
C'est la petite dernière, Alice, qui osera se libérer de leur prison. Louise et Eugénie suivront bien plus tard, après le décès paternel. Début 20 ème, nous assistons avec intérêt à l'évolution ( certes lente) des mentalités, les femmes s'émancipent un peu, Alice travaille et gagne son indépendance.
le parcours des soeurs, tantes de la mère de l'auteure ( Lô dans l'histoire) est tout aussi romanesque que dans le premier tome. Une histoire familiale passionnante, tourmentée ,depuis la Suède jusqu'en France. Ces soeurs aux yeux bleus m'ont beaucoup touchée.
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visages
  12 juin 2019
Ce roman faisant suite à "La gouvernante suédoise", M.Sizun le commence par un rappel du contexte: le départ d'Hulda à priori morte de chagrin, la relation adultère de Léonard avec Livia la gouvernante de leurs cinq enfants, la scission entre la famille suédoise et française.
Peut-être parce qu'il a une allure de saga, je n'ai pas retrouvé l'émotion habituelle des romans de M.Sizun. Plus long que beaucoup de ses autres oeuvres, il m'a semblé que les mots avaient moins de poid, comme si le fait de s'autoriser la longueur retirait la nécessité du "choix juste" des mots. Pour autant, M.Sizun comme toujours, nous dresse de beaux portraits de femmes, à la fois fragiles et fortes. Fragiles par le poid d'un secret de famille qui fait courir une sensibilité à fleur de peau , d'autant plus qu'il ne ne peut pas être nommé même lorsqu'il est identifié. Fortes parce qu'il y a ce désir et cet impératif de se délester de ce passé. C'est peut-être plus une quête de la liberté qu'une démarche féministe même s'il est vrai que l'émancipation de l'autoritarisme du père et du mari est indispensable...J'ai bien sûr retrouvé avec plaisir le talent de cette auteur pour décrire le lien maternel, la force du lien fraternel (sororal, mais que ce mot est dur à l'oreille!), et la puissance de l'amour passion, thèmes chers à M.Sizun , avec toujours ce fil conducteur de secret de famille et l'attente du père.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   17 juin 2019
Pour Alice, la vie continue. Malgré l'échec de cette première histoire d'amour, ou peut-être grâce à cet échec, assumé, compris, elle va de l'avant : non seulement elle s'est fait, comme on dit, une raison - quoi ? ce n'était que cela, ces grands sentiments ? -, mais c'est une carapace qu'elle construit autour d'elle-même et qui la garantit des pièges sentimentaux.
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diablotin0diablotin0   01 mai 2019
Jamais Alice n'oubliera le visage glacé avec lequel son père l'a accueillie, à son arrivée, cette figure sombre, fermée, crispée de reproches silencieux. (...) l'impardonnable, c'est son indépendance.
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diablotin0diablotin0   30 avril 2019
Pour la petite, muette de saisissement, c'est comme une aura de bonheur et d'amour qui l'enveloppe. Une grâce qui l'habite. De ces instants de joie parfaite dont, quand on a la chance d'en avoir connu un, on se souvient la vie entière.
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Annette55Annette55   01 juin 2019
«  Non, jamais, ses trois petites filles aux yeux bleus , il ne pourrait les abandonner.Elles étaient tout ce qu’il lui restait de Hulda. Rien d’autre ne comptait .
Mais qu’allait - advenir d’elles ?
Et dans un temps bien proche ... »
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Annette55Annette55   20 septembre 2020
«  La pièce était baignée de la lumière indécise d’une fenêtre voilée par la chute épaisse et incessante des flocons de neige.
L’appartement était silencieux , et le seul bruit venu de l’extérieur était celui du glissement des traîneaux attelés à des chevaux dont le pas s’étouffait dans la neige.
On entendait parfois , comme irréel , le claquement d’un fouet ou le juron d’un cocher » .
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